Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2205406

vendredi 27 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2205406
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantSELARL VERPONT AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre les décisions du maire de Colombes autorisant l’abattage de platanes d’alignement. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles L. 350-3 du code de l’environnement et R. 421-23 du code de l’urbanisme. En cours d’instance, les requérants se sont désistés purement et simplement de leur requête. Par un jugement du 27 septembre 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 16 avril 2022, M. K I, Mme R I, Mme F D, M. S D, Mme H E, M. A E, Mme B O, M. L O, Mme G P, M. C P, Mme N J et M. Q M, représentés par Me Lalanne, demandent au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 7 avril 2022 par laquelle le maire de la commune de Colombes a autorisé l'abattage des platanes plantés en alignement avenue Anatole France à Colombes, ensemble la décision du 14 avril 2022 d'y procéder à compter du 19 avril 2022 ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Colombes la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- cette décision méconnait l'article L. 350-3 du code de l'environnement dès lors que d'une part, aucune autorisation exceptionnelle d'abattage n'a été délivrée par le représentant de l'Etat dans le département, et que, d'autre part, cette décision qui porte atteinte à l'interdiction d'abattage d'un alignement arboré le long d'une voie ouverte à la circulation publique n'est justifié par aucun motif valable et ne comporte aucun élément permettant de s'assurer que des mesures d'évitement ou compensatoires ont été envisagées en cas de coupe ;

- elle méconnaît l'article R. 421-23 du code de l'urbanisme dès lors que les alignements litigieux étaient identifiés au plan local d'urbanisme, le maire de Colombes ne pouvait, sans obtenir préalablement une décision de non-opposition à déclaration préalable, autoriser l'abattage des platanes en litige ;

- la réalisation de ces travaux soumis à déclaration préalable sans l'obtention d'une telle décision de non-opposition constitueune infraction pénale au sens de l'article L. 480-4 du code de l'urbanisme ;

- elle méconnaît l'article UD 13 du règlement du plan local d'urbanisme de Colombes dès lors qu'elle n'est motivée par aucun motif d'intérêt général et qu'elle ne projette aucune compensation ;

- elle méconnaît l'article L. 411-1 du code de l'environnement dès lors qu'elle est de nature à porter atteinte à plusieurs espèces d'oiseaux protégés ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 12 mars 2024, la commune de Colombes conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision du 7 avril 2022 et au rejet du surplus des conclusions de la requête.

Elle fait valoir que :

- la décision attaquée a fait l'objet d'un retrait ainsi que l'a constaté le juge des référés dans son ordonnance n°2205405 du 9 mai 2022 de sorte que les conclusions tendant à l'annulation de cette décision ont perdu leur objet ;

- les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne sont pas fondées.

Par un mémoire complémentaire, enregistré le 19 août 2024, les requérants, représentés par Me Lalanne, déclarent se désister purement et simplement de la présente requête.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Zaccaron Guérin a été entendu au cours de l'audience publique.

Les parties n'étant ni présentes ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. Par leur mémoire susvisé du 19 août 2024, les requérants ont déclaré se désister de l'instance. Ce désistement est pur et simple et rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

D E C I D E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de M. K I, Mme R I, Mme F D, M. S D, Mme H E, M. A E, Mme B O, M. L O, Mme G P, M. C P, Mme N J, M. Q M.

Article 2 :Le présent jugement sera notifié à Mme H E et à la commune de Colombes.

Délibéré après l'audience du 13 septembre 2024 à laquelle siégeaient :

Mme Edert, présidente,

Mme Zaccaron Guérin, première conseillère,

Mme Beauvironnet, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 septembre 20204.

La rapporteure,

C. Zaccaron Guérin La présidente,

S. Edert

La greffière,

S. Le Gueux

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 22054062