mardi 28 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2205652 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | BATTAIS |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance en date du 15 avril 2022, la présidente du tribunal administratif de Versailles a transmis au tribunal administratif de Cergy-Pontoise, la requête de Mme B.
Par cette requête enregistrée au tribunal administratif de Versailles le 30 mars 2022 et des mémoires, enregistrés au greffe du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, le 15 avril 2022, 28 mars et 27 octobre 2023, Mme B, représentée par Me Battais, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 7 octobre 2021 par laquelle le président de l'université Paris Nanterre a prononcé son ajournement à l'issue de la seconde session d'examens du master 2 mention " organisation de la santé et protection sociale ", ensemble, la décision du 30 janvier 2022, par laquelle le président de l'université Paris Nanterre a implicitement rejeté le recours gracieux formé contre cette décision ;
2°) d'enjoindre à l'université Paris Nanterre, à titre principal, de lui délivrer le diplôme de master 2 mention " organisation de la santé et protection sociale ", à titre subsidiaire, d'organiser une nouvelle séance de rattrapage pour l'épreuve de langue anglaise, en distanciel en lui faisant bénéficier d'un tiers temps, et à titre infiniment subsidiaire, l'autoriser à redoubler son année en conservant le bénéfice de ses résultats pendant cinq ans conformément aux aménagements prévus à raison de son handicap, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la décision de refus de redoublement n'est pas motivée, alors qu'elle doit être regardée comme ayant sollicité, la validation de son diplôme de master 2 et la faculté de redoubler son année ;
- la décision créatrice de droit par laquelle la responsable pédagogique a considéré dans un courriel du 28 juin 2021 que son absence à l'épreuve d'anglais du social était justifiée ne pouvait être retirée sans que ne soit organisée une procédure contradictoire préalable ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que le jury d'examen l'a déclarée défaillante à l'UE " Compétences linguistiques S9 " au titre de l'année universitaire 2020-2021 au motif qu'elle n'avait pas justifié de son absence à l'épreuve d'anglais du social organisée en seconde session d'examens alors qu'elle est porteuse de plusieurs handicaps ayant donné lieu à un aménagement des épreuves d'examen de la part du service médical de l'université et qu'elle s'est manifestée dès le 13 juin 2021 afin de se voir proposer une nouvelle date de passage de cette épreuve, ce qui aurait dû inciter ce jury à accéder à cette demande ou, à tout le moins, décider de conserver la note de 8,7/20 qu'elle a obtenue dans cette matière au cours de la première session d'examen, en conformité avec le principe de " seconde chance " inscrit dans les M3C de l'université Paris Nanterre ;
- elle méconnaît le principe du droit à l'erreur reconnu par l'article L. 123-1 du code des relations entre le public et l'administration dès lors qu'elle a seulement omis de se présenter à l'examen d'anglais social, que cette erreur est isolée et qu'elle l'a reconnue dans un délai raisonnable tout en sollicitant la possibilité de présenter à nouveau l'examen ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 novembre 2023, l'université de Paris Nanterre conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme B une somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- à titre principal, la requête est irrecevable dès lors que :
- elle est dépourvue de moyens et de conclusions, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative ;
- les moyens de la requête ont été soulevés dans son mémoire complémentaire enregistré postérieurement à l'expiration du délai de recours contentieux de sorte que les moyens sont irrecevables ;
- à titre subsidiaire, les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 21 juillet 2023.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- les modalités de contrôle des connaissances et des compétences 2020-2024 approuvées par la CFVU du 26 février 2020, modifiées par délibération de la CFVU du 11 octobre 2021 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Zaccaron Guérin, rapporteure,
- et les conclusions de M. Louvel, rapporteur public.
Les parties n'étant ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, étudiante inscrite en master 2 " organisation de la santé et protection sociale " à l'université Paris Nanterre au titre de l'année universitaire 2020-2021, a été ajournée par délibération du jury d'examen de ce master, à l'issue de la 2e session d'examens en raison d'une absence injustifiée à l'épreuve d'anglais social à laquelle elle ne s'est pas présentée. Par la présente requête, Mme B doit être regardée comme demandant au tribunal, l'annulation de la délibération du jury d'examen de ce master 2, révélée par le relevé de notes du 7 octobre 2021 signé par le président de l'université Paris Nanterre et prononçant son ajournement au master et de la décision du 30 janvier 2022 par laquelle le président de l'université a implicitement rejeté son recours gracieux contre cette décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de la disposition G24 des modalités de contrôle des connaissances et des compétences 2020-2024 (M3C) de l'université Paris Nanterre : " L'obtention d'un diplôme national à l'université Paris Nanterre n'est pas subordonnée à un nombre d'année d'études défini. / Tout étudiant qui ne valide pas intégralement son année peut solliciter son redoublement en constituant une demande de maintien dans la formation. L'étudiant qui n'a pas validé intégralement une année et qui ne bénéficie pas du dispositif AJAC doit alors constituer une demande de maintien dans la formation dans les délais prévus par l'établissement. Après examen par le jury d'année, l'étudiant bénéficie d'une autorisation de maintien d'un an dans la formation ou d'un refus motivé de maintien dans la formation. () " En outre, selon la procédure détaillée dans les " Procédures et calendriers d'inscription à l'université Paris Nanterre " au titre de l'année universitaire 2021-2022 : " () Inscrit(e) en 2020/2021 en () seconde année de Master, () vous souhaitez redoubler. Vous devez suivre la procédure ci-dessous. () La procédure de demande de maintien dans la formation est la suivante : / - Après la publication des résultats des jurys de la première session, () les étudiant(e)s ajourné(e)s peuvent télécharger, sur le site de l'université, un dossier de demande de maintien dans la formation ; / - Le dossier dûment complété doit être en possession du secrétariat pédagogique de la formation au plus tard une semaine avant le jury de seconde session () / - Avant de prendre sa décision, la présidente ou le président de l'université sollicite l'avis consultatif d'un(e) enseignant(e) chargé d'examiner les demandes. / - Si une décision de maintien dans la formation est prononcée, muni(e) de votre autorisation de maintien dans la formation, vous devrez vous connecter sur le site des réinscriptions () pour réaliser votre réinscription en ligne. () ".
3. Il ne ressort d'aucune pièce du dossier que Mme B ait sollicité de l'université une demande de maintien dans sa formation selon les dispositions précitées, ni que la décision du 7 octobre 2021 attaquée révélerait une décision de refus de redoublement dans la seconde année de master.
4. En deuxième lieu, aux termes de la disposition G 29 des M3C de l'université de Paris Nanterre : " Le jury délibère souverainement à partir de l'ensemble des résultats obtenus par l'étudiant. Ses délibérations ne sont pas publiques. Le jury n'est pas tenu de justifier ses décisions. Le jury veille au respect des M3C générales et spécifiques et à l'égalité de traitement entre les étudiants. / Sous réserve de respecter le principe d'égalité de traitement entre les étudiants, le jury est compétent pour harmoniser les notes proposées par les correcteurs et correctrices. () Pour répondre à des cas spécifiques et sans enfreindre l'égalité de traitement, le jury d'examen pourra décider d'attribuer le résultat " ABJ " (c'est-à-dire Absence Justifiée) en lieu et place d'une ABI. Cependant, le jury d'examen ne peut substituer à l'ABI que l'ABJ. " Par ailleurs, la disposition G 28 des M3C de l'université Paris Nanterre dispose : " Aucune note ne peut être attribuée par une autre instance que le jury. Tant que le jury n'a pas délibéré, les notes communiquées aux étudiants, notamment via l'ENT, le sont à titre indicatif : elles restent provisoires dans l'attente de la délibération du jury. / Selon la procédure détaillée dans " Procédures et calendriers d'inscription à l'université Paris Nanterre ", un formulaire de signalement des erreurs matérielles permet aux étudiants de signaler au secrétariat pédagogique les éventuelles erreurs dans la saisie des notes sur le logiciel de scolarité. "
5. Il résulte des dispositions précitées que le seul jury d'examen est compétent pour décider d'attribuer le résultat " absence justifiée " en lieu et place d'une " absence injustifiée". Il s'ensuit que Mme B ne peut se prévaloir du courriel de la responsable pédagogique de son master 2 le 28 juin 2021 l'informant qu'elle considérerait son absence à l'épreuve d'anglais du social comme justifiée et qu'une note de 0/20 lui serait attribuée, pour soutenir que le jury d'examen aurait dû lui attribuer une " absence justifiée " à l'épreuve d'anglais social.
6. En troisième lieu, aux termes de la disposition G 10 des M3C de l'université de Paris Nanterre : " Un étudiant reconnu absent à une évaluation organisée dans le cadre d'un EC ou d'une UE est déclaré défaillant à l'EC et/ou à l'UE concerné, que l'absence soit justifiée ou non. Dans ce cas, l'étudiant se verra attribuer le résultat " ABI " pour l'EC et/ ou l'UE concerné. / Si l'absence à une (et une seule) évaluation de contrôle continu est due à un cas de force majeure (hospitalisation, convocation à un concours ou un examen officiel), l'enseignant responsable est en droit de proposer ou d'imposer à l'étudiant(e) : / - soit le résultat ABJ (c'est-à-dire Absence justifiée) pour l'évaluation manquée ; / soit une évaluation de substitution permettant un contrôle des connaissances et des compétences de difficulté analogue à l'épreuve manquée, dans le respect de l'égalité de traitement entre les étudiant(e)s. / Les justificatifs originaux du cas de force majeure (hospitalisation, convocation à un concours ou un examen officiel), mentionnant clairement la date à laquelle l'étudiant a été absent, doivent être présentés aux enseignants concernés dès le retour de l'étudiant, et dans un délai maximal de 5 jours après la date de l'évaluation manquée. ". Aux termes de la disposition G15 des M3C : " () Les notes inférieures à la moyenne au sein d'UE non validées ou non compensées ne peuvent être reportées de la première à la seconde session. L'étudiant doit se soumettre aux épreuves de la seconde session, et seule la note obtenue en seconde session sera prise en compte pour le résultat global de l'étudiant et la tenue du jury se déroulant à l'issue de la seconde session ".
7. D'une part, il ressort des pièces du dossier et n'est d'ailleurs pas contesté par Mme B, qu'elle a simplement omis de se présenter à l'épreuve d'anglais du social, programmée le 11 juin 2021. En outre, il n'est ni établi ni allégué par la requérante que cette absence serait justifiée par un cas de force majeure qui l'aurait empêché de se présenter à cette épreuve, la circonstance qu'elle soit porteuse de handicaps et bénéficiaire, à ce titre, d'un aménagement des épreuves d'examens, ne figurant pas dans la liste de ces cas de force majeure retenus par la disposition G 10 précitée. D'autre part, Mme B ayant obtenu la note de 8,7/20 à l'épreuve d'anglais du social au cours de la première session d'examen, soit une note inférieure à 10, elle devait se soumettre aux épreuves de la seconde session et seule la note obtenue en seconde session pouvait être prise en compte pour fixer sa moyenne globale. Dans ces conditions, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision du jury d'examen serait entachée d'un vice de procédure ou d'une erreur matérielle justifiant son annulation.
8. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 123-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Une personne ayant méconnu pour la première fois une règle applicable à sa situation ou ayant commis une erreur matérielle lors du renseignement de sa situation ne peut faire l'objet, de la part de l'administration, d'une sanction, pécuniaire ou consistant en la privation de tout ou partie d'une prestation due, si elle a régularisé sa situation de sa propre initiative ou après avoir été invitée à le faire par l'administration dans le délai que celle-ci lui a indiqué. " Les dispositions précitées ne sont pas utilement invocables à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir dirigé contre la décision d'ajournement litigieuse. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 123-1 du code des relations entre le public et l'administration est inopérant et doit dès lors être écarté.
9. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense par l'université Paris Nanterre, que les conclusions en annulation de Mme B doivent être rejetée ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte.
Sur les frais liés au litige :
10. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. "
11. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'université Paris Nanterre qui n'est pas partie perdante à l'instance, la somme demandée à ce titre par Mme B.
12. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de Mme B, la somme demandée par l'université Paris Nanterre sur le fondement de ces dispositions, au titre des frais non compris dans les dépens qu'elle a exposés.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 :Les conclusions présentées par l'université Paris Nanterre sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à l'université Paris Nanterre.
Délibéré après l'audience du 7 mai 2024 à laquelle siégeaient :
Mme Edert, présidente,
Mme Chaufaux, première conseillère,
Mme Zaccaron Guérin, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 mai 2024.
La rapporteure,
C. Zaccaron Guérin La présidente,
S. Edert
La greffière,
S. Le Gueux
La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 22056522
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026