jeudi 1 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2206289 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C+ |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | BAZIN |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n° 2207647/12-3 du 26 avril 2022, le président du tribunal administratif de Paris a transmis au tribunal administratif de Cergy-Pontoise, en application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, le dossier de la requête de M. A B, enregistrée le 1er avril 2022.
Par cette requête, enregistrée au tribunal administratif de Cergy-Pontoise le 27 avril 2022 sous le n° 2206289, M. B, représenté par Me Bazin, demande au tribunal :
1°) d'annuler, pour excès de pouvoir, les arrêtés du 28 mars 2022 par lesquels le préfet de police de Paris l'a obligé à quitter le territoire français, a refusé de lui octroyer un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de trente-six mois en l'informant de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- le préfet s'est fondé sur des faits matériellement inexacts en retenant qu'il ne justifiait pas de documents d'identité ou de voyage en cours de validité alors qu'il est titulaire d'un titre de séjour italien portant la mention " casi speciali " valable jusqu'au 18 octobre 2022 ;
- cette décision méconnaît les dispositions du 5°) de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que son comportement ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article préliminaire du code de procédure pénale garantissant le droit à un procès équitable, dès lors qu'il est convoqué à une audience du tribunal correctionnel le 29 septembre 2022.
S'agissant de la décision refusant de lui octroyer un délai de départ volontaire :
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ce qu'il n'existe aucun risque de soustraction à l'obligation de quitter le territoire français.
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation en ce qu'elle prévoit qu'il sera reconduit à destination du pays dont il a la nationalité ou qui lui a délivré un titre de voyage en cours de validité ou encore tout autre pays dans lequel il établit être légalement admissible, alors qu'il est titulaire d'un titre de séjour italien ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est illégale en tant que fondée sur une décision portant obligation de quitter le territoire français sans délai elle-même illégale ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, dès lors que son comportement n'est pas constitutif d'une menace pour l'ordre public ;
- elle est entachée d'une erreur de droit, en tant qu'elle porte signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, dès lors qu'il est titulaire d'un titre de séjour italien.
Par un mémoire en défense enregistré le 29 juin 2022, le préfet de police de Paris conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- à titre principal, elle est irrecevable car tardive ;
- à titre subsidiaire, les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de procédure pénale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Sitbon, conseiller ;
- et les conclusions de M. Camguilhem, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant ivoirien né le 14 février 1994, a fait l'objet de deux arrêtés du préfet de police de Paris du 28 mars 2022 qui l'ont obligé à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, ont fixé le pays de destination et l'ont interdit de retour pendant une durée de trente-six mois avec signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen. Par la présente requête, M. B demande au tribunal l'annulation de ces deux arrêtés.
Sur la fin de non-recevoir soulevée en défense :
2. D'une part, aux termes de l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas assortie d'un délai de départ volontaire, le président du tribunal administratif peut être saisi dans le délai de quarante-huit heures suivant la notification de la mesure. / () ".
3. D'autre part, selon l'article 13 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne dont les droits et libertés reconnus dans la présente convention ont été violés, a droit à l'octroi d'un recours effectif devant une instance nationale, alors même que la violation aurait été commise par des personnes agissant dans l'exercice de leurs fonctions officielles. ".
4. Il résulte des dispositions précitées du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, interprétées à la lumière du droit au recours effectif, garanti notamment par les stipulations précitées de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, que l'étranger à l'encontre duquel une obligation de quitter le territoire français non assortie d'un délai de départ volontaire a été édictée, doit pouvoir bénéficier d'un délai de recours effectif de quarante-huit heures pour contester cette décision. Il s'ensuit que lorsqu'une obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire est notifiée à un étranger placé en garde à vue, lequel ne peut régulièrement déposer son recours auprès des services de police, le délai de recours contre ces décisions ne court pas à compter de leur notification mais à compter du moment où il est mis fin à la garde à vue.
5. Il ressort des pièces du dossier que M. B a reçu notification par voie administrative des arrêtés contestés le 29 mars 2022 à 13 heures 05 alors qu'il était placé en garde à vue pour être entendu sur des faits de violences volontaires sur conjoint en présence de mineurs. Le délai de recours contre ces arrêtés a donc commencé à courir le 30 mars 2022 à 14 heures 42, date et heure auxquelles M. B a été placé sous contrôle judiciaire. Par suite, la requête de M. B, présentée au greffe du tribunal administratif de Paris le 1er avril 2022 à 14 heures 34, ne l'a pas été tardivement. Dès lors, la fin de non-recevoir soulevée par le préfet doit être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
6. En premier lieu, M. B soutient que cette décision repose sur des faits matériellement inexacts en ce que le préfet a retenu qu'il ne justifiait pas de documents d'identité ou de voyage en cours de validité alors qu'il est titulaire d'un titre de séjour italien. Il ressort néanmoins des termes de la décision contestée que le préfet n'a pas retenu que M. B était dépourvu de tout document d'identité ou de voyage mais a simplement relevé qu'il n'était pas titulaire d'un titre de séjour, d'un document provisoire ou d'une autorisation provisoire de séjour lui permettant de se maintenir en France. Le moyen tiré de l'erreur de fait doit donc être écarté comme inopérant.
7. En deuxième lieu, si M. B soutient que son comportement ne constitue pas une menace à l'ordre public, il ne peut utilement s'en prévaloir à l'encontre de l'obligation qui lui a été faite de quitter le territoire qui n'est fondée que sur le refus définitif de sa demande de protection internationale le 20 mai 2017 conformément au 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du 5° de l'article L. 611-1 de ce code, qui n'est pas le fondement légal de la décision litigieuse, est inopérant.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement, publiquement et dans un délai raisonnable, par un tribunal indépendant et impartial, établi par la loi, qui décidera, soit des contestations sur ses droits et obligations de caractère civil, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle. () ". Selon l'article préliminaire du code de procédure pénale : " I. La procédure pénale doit être équitable et contradictoire et préserver l'équilibre des droits des parties. () ".
9. Si M. B soutient que la décision attaquée porte atteinte à son droit au procès équitable garanti par les stipulations et dispositions précitées au motif qu'il ne pourra pas se rendre à l'audience correctionnelle à laquelle il est convoqué le 29 septembre 2022, à la date où la décision attaquée a été prise, l'intéressé disposait de la faculté de se faire représenter par un conseil et de venir à nouveau en France pour assister à l'audience. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire français, qui n'emporte, en tout état de cause, pas par elle-même interdiction de revenir sur le territoire, aurait méconnu les stipulations et dispositions précitées doit être écarté.
10. Il résulte de ce qui précède que les conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
11. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; / () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il a fait l'objet. ". Selon l'article L. 612-3 de ce code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité (), qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation (). ".
12. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier, et notamment de l'attestation de titulaire d'un contrat EDF de septembre 2021 et du titre de séjour italien que le requérant peut à bon droit produire pour la première fois devant le juge, que M. B n'était pas dépourvu de garanties de représentation suffisantes à la date de la décision attaquée. Par suite, le risque de soustraction à la mesure d'éloignement, qui fonde le refus du préfet d'accorder un délai de départ volontaire à l'intéressé, n'est pas établi. M. B est donc fondé à soutenir que la décision litigieuse a été prise en méconnaissance des dispositions précitées des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
13. En second lieu, le préfet doit être regardé en défense comme demandant au tribunal de neutraliser au besoin ce motif au profit de celui tiré de la menace pour l'ordre public que constitue le comportement de M. B, qui fonde également la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire. Néanmoins, si l'intéressé est poursuivi pour des faits graves de violences volontaires sur sa conjointe devant ses enfants, pour lesquels il a été placé sous contrôle judiciaire et convoqué à une audience correctionnelle, il ressort des pièces du dossier qu'il n'a pas fait l'objet d'une condamnation pénale à la date de la décision attaquée et que sa conjointe a ultérieurement retiré sa plainte. En outre, si le préfet fait valoir en défense que M. B a fait l'objet de plusieurs signalements pour des faits de vol, les pièces qu'il produit ne suffisent pas à établir qu'il soit l'auteur de ces infractions, dont les circonstances ne sont au demeurant pas précisées, et dès lors en outre qu'il n'en a pas fait état dans l'arrêté attaqué. Dans ces circonstances, le comportement de M. B ne constituant pas une menace pour l'ordre public, la demande de neutralisation du motif tiré du risque de soustraction à l'obligation de quitter le territoire français présentée par le préfet en défense ne peut être qu'écartée.
14. M. B est donc fondé à demander l'annulation de la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
15. En premier lieu, si M. B soutient que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en ordonnant sa reconduite à destination du pays dont il a la nationalité ou du pays qui lui a délivré un titre de voyage en cours de validité ou encore de tout pays dans lequel il établit être légalement admissible alors qu'il est titulaire d'un titre de séjour italien en cours de validité, il n'établit pas, ni même n'allègue, avoir demandé à être reconduit vers l'Italie. Le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation dont serait entachée la décision litigieuse doit donc être écarté.
16. En deuxième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ". Selon l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ".
17. M. B se prévaut de ce que son titre de séjour italien comporte la mention " casi speciali " qui lui a été accordé à raison des risques encourus dans son pays d'origine. En l'absence néanmoins de toute précision sur la nature des risques auxquels il prétend être exposé, cette seule mention ne suffit pas à les établir. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations et dispositions précitées ne peut, dès lors, qu'être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français et information de signalement aux fins de non-admission dans le fichier d'information Schengen :
18. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit l'obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / () ".
19. Ainsi qu'il a été dit aux points 11 à 13 du présent jugement, la décision refusant d'accorder à M. B un délai de départ volontaire est illégale. Celui-ci est donc fondé à soutenir que la décision l'interdisant de revenir sur le territoire durant trente-six mois et l'informant de son signalement aux fins de non-admission dans le fichier d'information Schengen est illégale par exception d'illégalité de cette décision, qui en constitue la base légale, et à en demander, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens dirigés contre cette décision, l'annulation.
Sur les frais liés au litige :
20. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme que réclame M. B sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par ces motifs, le tribunal décide :
Article 1er : Les décisions du 28 mars 2022 du préfet de police de Paris portant refus de délai de départ volontaire et interdiction de retour sur le territoire français, assortie d'une information de signalement aux fins de non-admission dans le fichier d'information Schengen, sont annulées.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de police de Paris.
Délibéré après l'audience du 10 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Oriol, présidente,
Mme C et M. Sitbon, conseillers,
Assistés de Mme Ricaud, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er décembre 2022.
Le rapporteur,
Signé
J. Sitbon
La présidente,
Signé
C. Oriol La greffière,
Signé
V. Ricaud
La République mande et ordonne au préfet de police de Paris en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour ampliation,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026