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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2206351

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2206351

mercredi 22 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2206351
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation11ème Chambre
Avocat requérantPINTO OLINDA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 4 mai 2022, Mme D E épouse B, représentée par Me Pinto, demande au tribunal :

1°) de l'admettre provisoirement à l'aide juridictionnelle ;

2°) d'annuler pour excès de pouvoir les décisions en date du 24 février 2022 par lesquelles le préfet du Val-d'Oise a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français, a fixé un délai de départ volontaire à trente jours et a déterminé le pays d'éloignement ;

3°) d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un titre de séjour sous astreinte de 20 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros à verser à Me Pinto en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation à percevoir la part contributive de l'État à l'aide juridictionnelle ou, à défaut, si le bénéfice de l'aide juridictionnelle ne lui était pas accordé, à son profit.

Mme E épouse B soutient que :

* L'arrêté attaqué :

- a été pris à l'issue d'une procédure irrégulière au regard du contenu de l'avis médical et de la composition du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) ;

- est insuffisamment motivé, dès lors qu'il repose sur un avis médical, lui-même insuffisamment motivé ;

- est entaché d'un défaut d'examen sérieux et particulier de sa situation ;

- méconnaît les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entaché d'une erreur d'appréciation ;

- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

* La décision portant obligation de quitter le territoire français :

- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

* La décision fixant le délai de départ volontaire à trente jours :

- est insuffisamment motivée ;

- est entachée d'une erreur de droit, dès lors que le préfet a fixé de manière automatique ce délai méconnaissant l'étendue de sa compétence ;

- est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.

Par un mémoire en défense enregistré le 27 janvier 2023, le préfet du Val-d'Oise conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.

Mme E épouse B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 24 octobre 202Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Bertoncini, président, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme E épouse B, née le 25 septembre 1988 à Adzope en Côte d'Ivoire, pays dont elle a la nationalité, déclare être entrée en France le 7 juillet 2019 et a sollicité le 1er septembre 2021, un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 24 février 2022, dont elle demande l'annulation, le préfet du Val-d'Oise a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français, a fixé un délai de départ volontaire à trente jours et a déterminé le pays d'éloignement.

Sur l'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle :

2. Mme E épouse B a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du bureau d'aide juridictionnelle du 24 octobre 2022. Par suite, les conclusions de la requête tendant à l'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire sont devenues sans objet.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'arrêté dans son ensemble :

3. En premier lieu, aux termes des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, les mesures de police doivent être motivées et " comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".

4. L'arrêté attaqué vise notamment les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, fondement de la demande de titre de séjour de l'intéressée. Le préfet du Val-d'Oise, d'une part, a cité l'avis du 31 janvier 2022 du collège de médecins de l'OFII, établi conformément au modèle figurant à l'annexe C de l'arrêté du 27 décembre 2016, qui comporte les mentions prévues aux a, b et c de l'article 6 de cet arrêté, d'autre part, fait état de sa situation personnelle, médicale et familiale. Il a également indiqué que si l'état de santé de la requérante nécessitait une prise en charge médicale, le défaut de traitement ne devrait pas entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Par suite, et alors même que certaines des mentions sont rédigées à l'aide d'une formule stéréotypée Mme E épouse B n'est pas fondée à soutenir que le préfet du Val-d'Oise a insuffisamment motivé la décision du 24 février 2022 portant refus de séjour. En outre, en application des dispositions du I de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la décision attaquée portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision portant refus d'un titre de séjour, dès lors que cette dernière est régulièrement motivée, ainsi qu'il a été dit au-dessus. Enfin, la décision par laquelle le préfet accorde à l'étranger un délai de trente jours pour exécuter spontanément l'obligation de quitter le territoire français qui lui est faite ne saurait, eu égard à son objet et ses effets, être regardée comme ayant le caractère d'une décision défavorable que dans l'hypothèse, ce qui n'est pas le cas en l'espèce, où l'étranger avait saisi le préfet d'une demande tendant à ce que lui soit accordé un délai de départ volontaire supérieur à trente jours ou fait état de circonstances tenant à sa situation personnelle de nature à justifier que lui soit accordé un tel délai, à titre exceptionnel. Ainsi, l'arrêté attaqué qui comporte l'énoncé des considérations de droit et de faits qui en constituent le fondement et qui n'avait pas à indiquer les raisons pour lesquelles le préfet du Val-d'Oise n'accordait pas un délai supérieur à trente jours, est suffisamment motivé. Dès lors, le moyen ne peut qu'être écarté.

5. En deuxième lieu, il ne ressort ni des termes des décisions contestées, ni d'aucune autre pièce du dossier, que le préfet du Val-d'Oise n'aurait pas procédé à un examen sérieux et particulier de la situation personnelle de Mme E épouse B avant de prendre l'arrêté attaqué.

6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'État. / Sous réserve de l'accord de l'étranger et dans le respect des règles de déontologie médicale, les médecins de l'office peuvent demander aux professionnels de santé qui en disposent les informations médicales nécessaires à l'accomplissement de cette mission. Les médecins de l'office accomplissent cette mission dans le respect des orientations générales fixées par le ministre chargé de la santé. / Si le collège de médecins estime dans son avis que les conditions précitées sont réunies, l'autorité administrative ne peut refuser la délivrance du titre de séjour que par une décision spécialement motivée. (). ". Aux termes de l'article R. 425-11 du même code : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre le titre de séjour " portant la mention vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé () ". Et aux termes de l'article R. 425-12 du même code : " Le rapport médical mentionné à l'article R. 425-11 est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à partir d'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement le demandeur ou par un médecin praticien hospitalier inscrits au tableau de l'ordre, dans les conditions prévues par l'arrêté mentionné au deuxième alinéa du même article. Le médecin de l'office peut solliciter, le cas échéant, le médecin qui suit habituellement le demandeur ou le médecin praticien hospitalier. Il en informe le demandeur. Il peut également convoquer le demandeur pour l'examiner et faire procéder aux examens estimés nécessaires. ".

7. Sous réserve des cas où la loi attribue la charge de la preuve à l'une des parties, il appartient au juge administratif, au vu des pièces du dossier, et compte tenu, le cas échéant, de l'abstention d'une des parties à produire les éléments qu'elle est seule en mesure d'apporter et qui ne sauraient être réclamés qu'à elle-même, d'apprécier si l'état de santé d'un étranger nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve de l'absence d'un traitement approprié dans le pays d'éloignement, sauf circonstance humanitaire exceptionnelle. La partie qui justifie d'un avis du médecin de l'OFII qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays d'éloignement. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires. Si le demandeur entend contester le sens de cet avis, il appartient à lui seul de lever le secret relatif aux informations médicales qui le concernent, afin de permettre au juge de se prononcer en prenant en considération l'ensemble des éléments pertinents, notamment l'entier dossier du rapport médical au vu duquel s'est prononcé le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, en sollicitant sa communication, ainsi que les éléments versés par le demandeur au débat contradictoire.

8. D'une part, en versant aux débats, l'avis du 31 janvier 2022 du collège de médecins de l'OFII, composé des docteurs Levy-Attias, Laumond et Mauze, le préfet du Val-d'Oise justifie de l'existence de l'avis médical exigé par la législation en vigueur, alors qu'il ne résulte d'aucun texte ni d'aucun principe qu'il aurait dû procéder à la communication de cet avis. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que le docteur A, auteur du rapport médical, en date du 25 janvier 2022, qui a été transmis au collège des médecins le lendemain, n'a pas siégé en tant que membre du collège des médecins de l'OFII. D'autre part, lorsque l'avis médical porte la mention " Après en avoir délibéré, le collège des médecins de l'OFII émet l'avis suivant ", cette mention du caractère collégial de l'avis fait foi jusqu'à preuve contraire. En l'espèce, l'avis médical contesté porte la mention " Après en avoir délibéré, le collège des médecins de l'OFII émet l'avis suivant " et est signé par les trois médecins composant le collège des médecins de l'OFII. Dans ces conditions, et en l'absence de commencement de preuve contraire, Mme E épouse B n'établit pas que l'avis médical du 31 janvier 2022 a été émis à la suite d'une procédure irrégulière. Dès lors, le moyen ne peut qu'être écarté.

9. D'autre part, pour refuser de délivrer le titre de séjour à Mme E épouse B, sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet du Val-d'Oise s'est notamment fondé sur l'avis précité du collège des médecins de l'OFII, mentionnant que si l'état de santé de la requérante nécessite une prise en charge médicale, le défaut de traitement de sa pathologie ne devrait pas entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Les pièces produites par Mme E épouse B, en particulier le certificat médical du 3 août 2021 qui mentionne notamment qu'elle est suivie par le docteur C, responsable du département de médecine interne de l'hôpital Lariboisière à Paris " pour une affection chronique nécessitant un traitement et un suivi régulier multidisciplinaire qui ne peut être effectué dans son pays d'origine dans des conditions optimales ", ne sont pas de nature à remettre en cause l'avis médical contesté et l'appréciation portée par le préfet du Val-d'Oise sur sa situation médicale. Par suite, elle n'est pas fondée à soutenir que le préfet du Val-d'Oise a méconnu les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et a commis une erreur d'appréciation. Dès lors, le moyen ne peut qu'être écarté.

10. En quatrième et dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1°) Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ".

11. Mme E épouse B, en soutenant être entrée en France le 7 juillet 2019, se prévaut d'une ancienneté sur le territoire français de moins de trois années à la date de l'arrêté en litige. En outre, elle n'est pas dépourvue d'attaches familiales dans son pays d'origine où résident son époux, ses trois enfants mineurs, sa mère, sa fratrie et où elle a vécu jusqu'à l'âge de 30 ans. Enfin, l'intéressée ne justifie d'aucune insertion particulière à la société française. Dans ces conditions et pour les motifs également exposés au point 9, Mme E épouse B, qui n'établit pas avoir fixé le centre de ses intérêts privés en France, n'est pas fondée à soutenir que le préfet du Val-d'Oise, en édictant l'arrêté en litige, a porté atteinte à sa vie privée et familiale et a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Dès lors, le moyen ne peut qu'être écarté.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

12. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 11, Mme E épouse B n'est fondée à soutenir ni que le préfet du Val-d'Oise a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni qu'il a entaché la décision l'obligeant à quitter le territoire français d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle, dont médicale.

En ce qui concerne la décision lui accordant un délai de départ volontaire de trente jours :

13. En premier lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. Elle peut prolonger le délai accordé pour une durée appropriée s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. L'étranger est informé par écrit de cette prolongation. ".

14. Il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme E épouse B ait expressément demandé le bénéfice d'une prolongation du délai de départ volontaire de droit commun de trente jours ou qu'elle ait fait valoir des éléments justifiant que ce délai soit prolongé. En outre, la seule circonstance, que le préfet du Val-d'Oise n'ait pas estimé nécessaire de prolonger, de sa propre initiative, au-delà de trente jours le délai de départ volontaire de la requérante, n'est pas de nature à révéler qu'il s'est estimé en situation de compétence liée vis à vis de ce délai de principe. Il en résulte que le moyen tiré de ce que le préfet du Val-d'Oise a commis une erreur de droit et a méconnu l'étendue de sa compétence doit être écarté.

15. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 11, Mme E épouse B n'est pas fondée à soutenir que le préfet du Val-d'Oise a entaché la décision fixant le délai de départ volontaire à trente jours d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle, dont médicale. Dès lors, le moyen doit être écarté.

16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête de Mme E épouse B doivent être rejetées.

Sur les conclusions accessoires :

17. Les conclusions à fin d'annulation ayant été rejetées, il en va de même, par voie de conséquence, de ses conclusions à fin d'injonction et de celles présentées sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D É C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle de Mme E épouse B.

Article 2 : La requête de Mme E épouse B est rejetée.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme D E épouse B et au préfet du Val-d'Oise.

Délibéré après l'audience du 8 mars2023, à laquelle siégeaient :

M. Bertoncini, président,

M. Robert, premier conseiller,

M. Dupin, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 mars 2023.

Le président-rapporteur,

signé

T. BertonciniL'assesseur le plus ancien

dans l'ordre du tableau,

signé

D. RobertLa greffière,

signé

M. F

La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

N°2206351

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