Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2206436

jeudi 24 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2206436
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCABINET FEDARC AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B pour contester les décisions de la commune de Nanterre fixant la consolidation de son accident de trajet et le plaçant en congé maladie ordinaire. En cours d’instance, le requérant s’est désisté de ses conclusions principales (annulation, injonction, expertise et dépens), ce dont le tribunal lui a donné acte. La commune de Nanterre a été condamnée à verser 1 000 euros à M. B au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 27 avril 2022, M. B, représenté par Me Azoulay, demande au tribunal :

1°) d'annuler les décisions des 5 octobre 2021 et 2 novembre 2021 par lesquelles la commune de Nanterre (Hauts-de-Seine) a estimé que son accident de trajet du 25 juin 2020 était consolidé au 31 décembre 2020 et l'a placé en congé maladie ordinaire à demi-traitement du 8 octobre au 3 novembre 2021, ensemble la décision portant rejet implicite de son recours gracieux du 30 décembre 2021 dirigé contre ces décisions ;

2°) d'enjoindre à la commune de Nanterre de reconnaître son accident de trajet du 25 juin 2020 comme étant imputable au service jusqu'à sa parfaite consolidation, ou, à tout le moins, de réexaminer sa situation, dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) à titre subsidiaire, de désigner un expert pour fixer sa date de consolidation, son taux d'incapacité permanente partielle et son aptitude à reprendre ses fonctions ;

4°) de condamner la commune de Nanterre aux dépens de l'instance ;

5°) de mettre à la charge de la commune de Nanterre la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 5 juillet 2024, la commune de Nanterre conclut au non-lieu à statuer, dès lors que M. B a obtenu satisfaction en cours d'instance.

Par un courrier du 15 juillet 2024, la présidente de la 3ème chambre du tribunal a demandé au conseil du requérant, sur le fondement des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, de produire, dans un délai d'un mois à compter de la réception de ce courrier, soit un mémoire, soit une lettre indiquant qu'il est inutile de répliquer, mais que les conclusions de la requête sont maintenues, soit une lettre de désistement pur et simple. Le requérant a été informé qu'à défaut de réception de la confirmation du maintien des conclusions de la requête dans le délai imparti, il serait réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions.

Par un mémoire, enregistré le 12 août 2024, M. B, représenté par Me Azoulay, doit être regardé comme se désistant de ses conclusions, à l'exception de celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; / () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; / () ".

2. En premier lieu, par un mémoire enregistré le 12 août 2024, M. B doit être regardé comme se désistant de ses conclusions aux fins d'annulation, d'injonction, d'expertise et tendant à la condamnation de la commune de Nanterre aux dépens de l'instance. Ce désistement partiel devant être regardé comme pur et simple, il convient donc d'en donner acte sur le fondement des dispositions précitées du 1° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

3. En second lieu, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la commune de Nanterre la somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par ces motifs, le tribunal ordonne :

Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions de M. B aux fins d'annulation, d'injonction, d'expertise et tendant à la condamnation de la commune de Nanterre aux dépens de l'instance.

Article 2 : La commune de Nanterre versera la somme de 1 000 euros à M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à la commune de Nanterre.

Fait à Cergy, le 24 octobre 2024.

La présidente de la 3ème chambre,

signé

C. ORIOL

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.