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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2206799

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2206799

lundi 4 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2206799
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantLEJARD ZAÏRE SELTENE AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par requête enregistrée le 12 mai 2022, M. C A, représenté par Me Seltene, avocate désignée d'office, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 10 mai 2022 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit et a assorti ces décisions d'une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an, ainsi que la décision portant signalement dans le système d'information Schengen ;

2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- cette décision a été prise par une autorité incompétente ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

Sur la décision portant refus de délai de départ volontaire :

- elle a été prise par une autorité dont la compétence n'est pas établie ;

- elle a été prise sur le fondement du 3° du II de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont les dispositions sont contraires à la directive " retour " ;

- elle est entachée d'une erreur de fait ;

- elle est entachée d'une erreur de droit, le préfet s'étant estimé à tort en situation de compétence liée ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

Sur la décision fixant le pays de renvoi :

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

- elle a été prise par une autorité incompétente ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'une erreur de droit, faute pour le préfet de s'être prononcé sur les quatre conditions cumulatives de l'article L 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation ;

- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

Par un mémoire en défense, enregistré le 20 juin 2022, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête en faisant valoir qu'elle n'appelle aucune observation de sa part et produit les pièces constitutives du dossier.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a désigné Mme B pour statuer en qualité de juge du contentieux de l'éloignement sur les requêtes instruites selon les dispositions selon les dispositions de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Lorin, magistrate désignée, qui a soulevé d'office le moyen tiré de l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre le signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, qui ne présente aucun caractère décisoire ;

- les observations de Me Seltene, avocate désignée d'office, représentant M. A, qui conclut aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens, à l'exception de celui tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué auquel elle renonce expressément. Elle soutient, en outre, que :

- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

- cette décision comme celles refusant l'octroi d'un délai de départ et lui interdisant de retourner sur le territoire, sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de la durée de son séjour en France et de son insertion professionnelle ;

- et les observations de M. A, assisté de Mme D, interprète en langue arabe ;

- le préfet des Hauts-de-Seine n'étant ni présent ni représenté.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant égyptien né le 17 juillet 1985, demande l'annulation de l'arrêté du 10 mai 2022 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit et a assorti ces décisions d'une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.

Sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision de signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen :

2. Aux termes de l'article L. 613-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel est notifiée une interdiction de retour sur le territoire français est informé qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, conformément à l'article 24 du règlement (UE) n° 2018/1861 du Parlement européen et du Conseil du 28 novembre 2018 sur l'établissement, le fonctionnement et l'utilisation du système d'information Schengen (SIS) dans le domaine des vérifications aux frontières, modifiant la convention d'application de l'accord de Schengen et modifiant et abrogeant le règlement (CE) n° 1987/2006 () ".

3. En informant M. A qu'il ferait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen pour la durée de l'interdiction de retour, le préfet n'a pas pris de décision mais a mis en œuvre l'information prévue par les dispositions précitées. Dès lors, les conclusions tendant à l'annulation d'une décision de signalement, qui sont dépourvues d'objet dès l'origine, doivent être rejetées comme étant irrecevables.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'arrêté pris en toutes ses dispositions :

4. Aux termes des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, les mesures de police doivent être motivées et " comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ". Aux termes des articles L. 613-1 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les décisions portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et refusant un délai de départ volontaire sont motivées.

5. D'une part, la décision obligeant M. A à quitter le territoire français vise les dispositions du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur le fondement desquelles elle a été prise et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle expose les circonstances de fait propres à la situation personnelle de M. A, en précisant qu'il a déclaré être entré irrégulièrement en France en 2018 et n'a pas accompli de démarches en vue d'obtenir la régularisation de sa situation administrative, l'intéressé n'étant titulaire d'aucun titre de séjour. Elle précise également qu'il n'est pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, dès lors qu'il est célibataire, sans charge de famille, ne dispose pas de liens suffisamment anciens, intenses et stables en France et n'allègue pas être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine. Dès lors, cette décision comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et permet ainsi au requérant d'en contester utilement le bien-fondé.

6. D'autre part, la décision refusant un délai de départ volontaire à M. A vise les articles L. 612-1 à L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les dispositions des 1° et 4° de ce dernier article. Elle indique que le requérant ne justifie d'aucune circonstance particulière pour s'être maintenu irrégulièrement sur le territoire français et précise également que l'intéressé a déclaré, lors de son audition par les services de police, qu'il n'envisageait pas un retour dans son pays d'origine et ne se conformerait pas à la mesure d'éloignement prise à son encontre. Dans ces conditions, la décision attaquée comporte l'ensemble des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement.

7. Par ailleurs, la décision fixant le pays de destination vise les articles L. 721-3 à L. 721-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle rappelle la nationalité de M. A et précise que cette décision ne contrevient pas aux stipulations précitées. Ainsi, l'arrêté attaqué énonce les considérations de droit et de fait sur lesquelles le préfet s'est fondé pour fixer le pays de destination.

8. Enfin, la décision portant interdiction de retour sur le territoire français opposée à M. A pendant une durée d'un an vise les dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle indique notamment que M. A dont elle rappelle la date d'entrée en France, ne dispose pas de fortes attaches sur le territoire et ne justifie d'aucune circonstance humanitaire particulière faisant obstacle au prononcé de cette interdiction portée à un an. Dès lors, cette décision comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement.

9. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré l'insuffisance de motivation des décisions attaquées doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

10. En premier lieu, il ne ressort ni des termes de l'arrêté attaqué, ni des autres pièces du dossier que la situation de M. A n'aurait pas fait l'objet d'un examen approfondi préalablement à l'édiction de l'arrêté litigieux. Ce moyen doit par suite être écarté.

11. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ".

12. Si M. A fait valoir la durée de son séjour en France depuis 2018, il ne démontre pas l'ancienneté de sa résidence habituelle sur le territoire français en l'absence de toute pièce justificative. Il ressort par ailleurs du procès-verbal de son audition réalisée le 10 mai 2022 par les services de police que l'intéressé est célibataire, sans charge de famille en France et n'est pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où résident ses parents et où il a vécu au moins jusqu'à l'âge de 33 ans. Par ailleurs, la seule circonstance qu'il exercerait une activité professionnelle depuis son arrivée sur le territoire ne permet pas de considérer que le centre de ses intérêts privés et familiaux serait durablement établi en France. Dès lors, le préfet n'a pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et n'a ainsi pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, la décision attaquée n'est pas entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de M. A. Ces moyens doivent par suite être écartés.

En ce qui concerne la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :

13. En premier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet se serait estimé en situation de compétence liée avant de décider de prendre une mesure d'éloignement du territoire à l'encontre de M. A.

14. En deuxième lieu, le moyen tiré de ce que l'article L. 511-1-II-3° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au demeurant abrogé à la date de la décision attaquée, seraient contraires aux objectifs de la directive " retour ", n'est pas assorti des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé et ne peut qu'être écarté.

15. En troisième lieu, le préfet a refusé d'accorder un délai de départ volontaire à l'intéressé pour les motifs énoncés au point 6 du présent jugement et qui ne sont pas contestés. Il ressort par ailleurs du procès-verbal de son audition par les services de police, que le requérant n'a accompli aucune démarche en vue d'obtenir la régularisation de sa situation administrative en France et a clairement indiqué qu'il s'opposerait à une éventuelle mesure d'éloignement du territoire susceptible d'être prise à son encontre. Par suite, et contrairement à ce qu'il soutient, le préfet n'a commis aucune erreur de fait en retenant ces deux motifs pour lui refuser l'octroi d'un délai de départ volontaire. Ce moyen doit ainsi être écarté.

16. En quatrième lieu, si le requérant fait valoir la durée de son séjour en France, il n'en justifie pas ainsi qu'il a été précédemment énoncé. M. A est par ailleurs célibataire et sans charge de famille et ne démontre pas avoir noué des liens personnels particuliers sur le territoire français. Ainsi, il ne ressort d'aucune de ces circonstances, ni même de l'insertion professionnelle dont il entend se prévaloir, que le préfet de police aurait entaché la décision attaquée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

17. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".

18. Si M. A soutient qu'il craint de subir des persécutions s'il devait retourner en Egypte, il n'assortit ses allégations d'aucune précision ni d'aucune pièce justificative susceptible d'établir les risques personnels et actuels auxquels il serait exposé en cas de retour dans son pays d'origine. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

19. En premier lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. " Aux termes de l'article L. 612-10 de ce code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / () ".

20. Il incombe à l'autorité compétente qui prend une décision d'interdiction de retour d'indiquer dans quel cas susceptible de justifier une telle mesure se trouve l'étranger. Elle doit par ailleurs faire état des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans son principe et dans sa durée, sa décision, eu égard notamment à la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. Elle doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifient sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.

21. Il ressort des termes de l'arrêté attaqué que le préfet a pris la décision contestée en considération de la durée du séjour en France de l'intéressé et de l'absence de fortes attaches sur le territoire français. Le préfet n'était pas tenu de se prononcer sur la menace éventuelle à l'ordre public que pouvait constituer la présence en France de l'intéressé ou l'absence de précédentes mesure d'éloignement du territoire à laquelle il se serait soustraite, dès lors que ces critères n'étaient pas au nombre de ceux justifiant la décision en litige. Le préfet n'a ainsi commis aucune erreur de droit en s'abstenant de se prononcer sur ces critères.

22. En deuxième lieu, compte tenu de la durée du séjour en France de M. A qui n'est présent que depuis 2018, à l'absence d'attaches familiales établies sur le territoire et dès lors que l'intéressé ne justifie d'aucune circonstance humanitaire susceptible de faire obstacle à l'interdiction de retour sur le territoire qui lui est opposée, le préfet des Hauts-de-Seine n'a pas commis d'erreur d'appréciation en prononçant cette décision et en portant cette interdiction à une durée d'un an. Par suite, ce moyen doit être écarté.

23. En dernier lieu, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 12 du présent jugement.

24. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais liés à l'instance.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A et au préfet des Hauts-de-Seine.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 juillet 2022.

La magistrate désignée,

Signé

C. B La greffière,

Signé

O. El Moctar

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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