jeudi 30 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2207090 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 11ème Chambre |
| Avocat requérant | KORAITEM |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n°2210322 du 12 mai 2022, la présidente de la 2ème section du tribunal administratif de Paris a transmis au tribunal administratif de Cergy-Pontoise, en application de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, la requête de M. E C, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Paris le 8 mai 2022.
Par cette requête, M. E C, représenté par Me Koraitem, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 8 novembre 2021, par lequel le directeur général de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) l'a suspendu de ses fonctions d'adjoint administratif au sein de l'Institut de formation en soins infirmiers (IFSI) - Ambroise Paré ;
2°) à titre principal, d'enjoindre au directeur général de l'AP-HP de reconstituer sa carrière et de le rétablir dans sa situation professionnelle qui aurait dû être la sienne si l'acte litigieux n'était jamais intervenu, à compter du 10 novembre 2021, dans un délai de cinq jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) d'enjoindre au directeur général de l'AP-HP de procéder au versement de sa rémunération à compter du jour de sa suspension, dans un délai de cinq jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) d'enjoindre au directeur général de l'AP-HP de le réintégrer dans ses fonctions et son service dans un délai de cinq jours à partir de la notification jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
5°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au directeur général de l'AP-HP de le permuter, muter ou reclasser sur un poste équivalent ou inférieur qu'il serait susceptible d'accepter ou d'occuper eu égard à ses fonctions, sa qualification et son schéma vaccinal, dans un délai de cinq jours et sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement à intervenir, dans le cas où la réintégration dans ses fonctions et son service ne serait pas ordonnée ;
6°) de mettre à la charge de l'AP-HP une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. C soutient que :
- l'arrêté litigieux est entaché d'un vice d'incompétence ;
- il méconnaît le droit de poser des jours de congé annuel prévu par les dispositions du III de l'article 14 de la loi n°2021-1040 relative à la gestion de la crise sanitaire ;
- il est entaché d'un vice de procédure tiré de ce que son employeur ne lui aurait pas proposé de déposer des jours de congé annuel ;
- il est entaché d'une erreur de droit, dès lors que l'administration ne pouvait le suspendre de ses fonctions alors qu'il était en arrêt de maladie et que l'exécution de la décision ne pouvait intervenir qu'à l'issue de son congé de maladie ;
- il méconnaît l'alinéa 2 du III de l'article 14 de la loi n°2021-1040 du 5 août 2021, dès lors qu'il a été privé de ses droits à avancement ;
- il méconnaît l'obligation de rechercher un reclassement rappelé à l'article 14 de la loi n°2021-1040 du 5 août 2021 ;
- il constitue une sanction disciplinaire déguisée prise en méconnaissance du principe du contradictoire ;
- il méconnaît, en l'empêchant d'exercer une activité professionnelle auprès d'un autre employeur, les règles sur le cumul d'activités et, par suite, la liberté du travail et d'entreprendre;
- il méconnaît le principe de continuité du service public.
Par un mémoire en défense enregistré le 17 mai 2024, le directeur général de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) conclut, à titre principal, à l'irrecevabilité de la requête et, à titre subsidiaire, à son rejet au fond.
Il fait valoir que :
- à titre principal, la requête de M. C est tardive ;
- à titre subsidiaire, les moyens invoqués par M. C ne sont pas fondés ;
- à titre infiniment subsidiaire, la décision attaquée doit être annulée en tant que la suspension prend effet avant la fin du congé de maladie de l'intéressé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n°86-33 du 9 janvier 1986 ;
- la loi n°2021-689 du 31 mai 2021 ;
- la loi n°2021-1040 du 5 août 2021 ;
- le décret n°2021-699 du 1er juin 2021 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Prost, premier conseiller ;
- et les conclusions de Mme Charlery, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, adjoint administratif de l'AP-HP, est affecté à l'Institut de formation en soins infirmiers (IFSI) Ambroise Paré. Il a été placé en congé maladie du 6 septembre 2021 au 10 septembre 2021, puis du 13 septembre 2021 au 7 novembre 2021. A son retour de congé maladie, le 8 novembre 2021, le médecin de prévention l'a déclaré apte à la reprise. Il a ensuite été reçu, à 9h00, par la directrice de l'IFSI et son adjointe qui ont constaté qu'il ne remplissait pas ses obligations vaccinales, lui ont appelé le cadre légal en vigueur et les conditions d'application de l'obligation vaccinale, les moyens de régulariser sa situation et les conséquences de son refus vaccinal. Suite à son refus de signer le constat de non-respect de l'obligation vaccinale, M. C a été convoqué par la direction des ressources humaines, à 14h00, pour se voir notifier une décision de suspension de fonctions, convocation à laquelle il ne s'est pas rendu. Par une décision du 8 novembre 2021, il a été suspendu de ses fonctions jusqu'à la production d'un justificatif de vaccination ou de contre-indication à la vaccination. Il a contesté cet arrêté par un recours gracieux en date du 3 janvier 2022, auquel il n'a pas été répondu. Par la présente requête, M. C demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 8 novembre 2021, d'enjoindre à l'AP-HP de reconstituer rétroactivement sa carrière, de le rétablir dans sa situation professionnelle, de procéder au versement des rémunérations qu'il aurait dû percevoir pendant la période où il a été illégalement suspendu de ses fonctions et de procéder à sa réintégration dans ses fonctions au sein de son service.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. En premier lieu, la décision attaquée a été signée par Mme D A, directrice adjointe du département des ressources humaines à la direction des ressources, qui disposait d'une délégation de signature, consentie par une décision du 28 juin 2021 du directeur général de l'AP-HP, publiée le même jour au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture de la région Île-de-France, pour signer l'ensemble des actes, arrêtés et décisions de toute nature ressortissant des attributions et du fonctionnement courant relatifs à la gestion des personnels non médicaux relevant des agents du siège et des pôles d'intérêt commun, dont fait partie l'IFSI Ambroise Paré. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'acte attaqué manque en fait et doit être écarté.
3. En deuxième lieu, d'une part, aux termes de l'article 1er de la loi du 5 août 2021 relative à la gestion de la crise sanitaire : " () C. () 2. Lorsqu'un agent public soumis à l'obligation prévue aux 1° et 2° du A du présent II ne présente pas les justificatifs, certificats ou résultats dont ces dispositions lui imposent la présentation et s'il ne choisit pas d'utiliser, avec l'accord de son employeur, des jours de congés, ce dernier lui notifie, par tout moyen, le jour même, la suspension de ses fonctions ou de son contrat de travail. Cette suspension, qui s'accompagne de l'interruption du versement de la rémunération, prend fin dès que l'agent produit les justificatifs requis. / Lorsque la situation mentionnée au premier alinéa du présent 2 se prolonge au-delà d'une durée équivalente à trois jours travaillés, l'employeur convoque l'agent à un entretien afin d'examiner avec lui les moyens de régulariser sa situation, notamment les possibilités d'affectation, le cas échéant temporaire, sur un autre poste non soumis à cette obligation. ".
4. D'autre part, aux termes de l'article 12 de la même loi du 5 août 2021, dans sa version applicable au litige : " I. - Doivent être vaccinés, sauf contre-indication médicale reconnue, contre la covid-19 : / 1° Les personnes exerçant leur activité dans : / a) Les établissements de santé mentionnés à l'article L. 6111-1 du code de la santé publique () ". Aux termes de l'article 13 de cette même loi, dans sa version applicable au litige : " I. - Les personnes mentionnées au I de l'article 12 établissent : / 1° Satisfaire à l'obligation de vaccination en présentant le certificat de statut vaccinal prévu au second alinéa du II du même article 12. / Par dérogation au premier alinéa du présent 1°, peut être présenté, pour sa durée de validité, le certificat de rétablissement prévu au second alinéa du II de l'article 12. Avant la fin de validité de ce certificat, les personnes concernées présentent le justificatif prévu au premier alinéa du présent 1°. () 2° Ne pas être soumises à cette obligation en présentant un certificat médical de contre-indication. () / II. - Les personnes mentionnées au I de l'article 12 justifient avoir satisfait à l'obligation prévue au même I ou ne pas y être soumises auprès de leur employeur lorsqu'elles sont () agents publics. () V. - Les employeurs sont chargés de contrôler le respect de l'obligation prévue au I de l'article 12 par les personnes placées sous leur responsabilité. () ". Et aux termes de l'article 14 de cette même loi, dans sa version applicable au litige : " I. / B. - A compter du 15 septembre 2021, les personnes mentionnées au I de l'article 12 ne peuvent plus exercer leur activité si elles n'ont pas présenté les documents mentionnés au I de l'article 13 ou, à défaut, le justificatif de l'administration des doses de vaccins requises par le décret mentionné au II de l'article 12. () III. - Lorsque l'employeur constate qu'un agent public ne peut plus exercer son activité en application du I, il l'informe sans délai des conséquences qu'emporte cette interdiction d'exercer sur son emploi ainsi que des moyens de régulariser sa situation. L'agent public qui fait l'objet d'une interdiction d'exercer peut utiliser, avec l'accord de son employeur, des jours de congés payés. A défaut, il est suspendu de ses fonctions ou de son contrat de travail. / La suspension mentionnée au premier alinéa du présent III, qui s'accompagne de l'interruption du versement de la rémunération, prend fin dès que l'agent public remplit les conditions nécessaires à l'exercice de son activité prévues au I. Elle ne peut être assimilée à une période de travail effectif pour la détermination de la durée des congés payés ainsi que pour les droits acquis par l'agent public au titre de son ancienneté. ".
5. Enfin, aux termes de l'article 49-1 du décret du 1er juin 2021 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire dans sa rédaction en vigueur à la date de la décision attaquée, dans sa version applicable au litige : " Hors les cas de contre-indication médicale à la vaccination mentionnés à l'article 2-4, les éléments mentionnés au second alinéa du II de l'article 12 de la loi n° 2021-1040 du 5 août 2021 susvisée sont : / 1° Un justificatif du statut vaccinal délivré dans les conditions mentionnées au 2° de l'article 2-2 ; / 2° Un certificat de rétablissement délivré dans les conditions mentionnées au 3° de l'article 2-2 ". Aux termes de l'article 2-3 du même décret, dans sa version applicable au litige : " Les justificatifs dont la présentation peut être exigée sont générés : / 1° Pour le résultat de l'examen de dépistage virologique ou le certificat de rétablissement, par le système d'information national de dépistage ("SI-DEP") mis en œuvre en application du décret n° 2020-551 du 12 mars 2020 relatif aux systèmes d'information mentionnés à l'article 11 de la loi n° 2020-546 du 11 mai 2020 () 2° Pour le justificatif de statut vaccinal, par le traitement automatisé de données à caractère personnel "Vaccin Covid" mis en œuvre en application du décret n° 2020-1690 du 25 décembre 2020 autorisant la création d'un traitement de données à caractère personnel relatif aux vaccinations contre la covid-19 ; / 3° Pour les justificatifs mentionnés aux 1° et 2° et le justificatif attestant d'une contre-indication médicale à la vaccination, par le traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé "Convertisseur de certificats" mis en œuvre en application du décret du 6 juillet 2021 susvisé, dans sa rédaction issue du décret n° 2021-1060 du 7 août 2021 relatif au traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé "Convertisseur de certificats" ".
6. M. C soutient qu'il a présenté, lors de l'entretien mentionné au point 1 du 8 novembre 2021, une demande de dépôt de congés payés dont le refus serait " incompréhensible " au regard du nombre de congés qu'il avait cumulé et méconnaitrait le III de l'article 14 précité de la loi n°2021-1040 relative à la gestion de la crise sanitaire, ainsi que l'obligation qu'aurait eue son employeur de lui proposer de prendre des congés annuels avant de le suspendre. Toutefois, la faculté qui est offerte à l'agent d'utiliser des jours de congés payés, sous réserve de l'accord de son employeur, n'a que pour objet de permettre à l'agent de différer la date d'effet de la mesure de suspension découlant de l'impossibilité, dans laquelle il s'est placé d'exercer ses fonctions, mais n'est pas une modalité de régularisation de la situation de l'agent, qui refuse de satisfaire à son obligation vaccinale, comme c'est le cas en l'espèce. L'IFSI Ambroise Paré n'était donc tenu ni de proposer une telle modalité à M. C, ni d'accepter une demande en ce sens, demande qui, dans la réalité, n'est pas au demeurant établie. Par suite, les moyens tirés du vice de procédure et de la méconnaissance des dispositions encadrant les droits à congé annuel, et en particulier le III de l'article 14 de la loi n°2021-1040, doivent être écartés.
7. En troisième lieu, M. C soutient que son employeur ne pouvait pas le suspendre de ses fonctions, alors qu'il était en arrêt de maladie et que l'exécution de la décision ne pouvait intervenir qu'à l'issue de son congé de maladie. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le requérant, qui a été déclaré médicalement apte à la reprise le 8 novembre 2021, a indiqué à son administration, dans un courriel daté du 10 novembre 2021, qu'il n'a pas pu consulter de médecin les 8 et 9 novembre 2021 et que son certificat médical de prolongation de son précédent arrêt de travail, daté du 8 novembre 2021, est manifestement antidaté, le bordereau de télétransmission de cet arrêt maladie à l'assurance maladie étant signé par le même praticien à la date du 10 novembre 2021. Dans ces conditions, l'AP-HP, qui a suspendu M. C de ses fonctions deux jours avant son placement en congé de maladie, n'a pas commis d'erreur de droit.
8. En quatrième lieu, en indiquant que la période de suspension n'est pas prise en compte au titre de l'avancement, la décision contestée se borne à tirer les conséquences du III de l'article 14 précité de la loi du 5 août 2021, selon lesquelles cette période ne peut être assimilée à une période de travail effectif pour la détermination de la durée des congés payés ainsi que pour les droits acquis par l'agent public au titre de son ancienneté. Par suite, cette décision ne méconnaît pas les principes de l'avancement dans la fonction publique hospitalière et notamment les articles 66 et suivants, alors en vigueur, de la loi du 9 janvier 1986.
9. En cinquième lieu, contrairement à ce que soutient le requérant, il ne résulte d'aucune disposition légale ou réglementaire que les agents concernés par l'obligation de vaccination prévue par la loi du 5 août 2021 ont droit à se voir proposer un reclassement, lequel n'aurait, en tout état de cause, pas été possible puisque l'obligation vaccinale prévue par la loi n°2021-1040 du 5 août 2021 s'appliquait à tous les personnels des établissements de santé et dans les établissements et services sociaux et médico-sociaux du code de la santé publique, qu'ils fassent ou non partie du personnel soignant. Par suite, le moyen tiré de ce qu'une proposition de reclassement aurait dû intervenir doit être écarté.
10. En sixième lieu, il ressort des énonciations de la décision en litige qu'elle a été prise sur le fondement des dispositions mentionnées aux points 3, 4 et 5 ci-dessus. Cette mesure de suspension sans rémunération, expressément prévue par le III de l'article 14 de la loi du 5 août 2021, est une mesure prise dans l'intérêt de la santé publique, destinée à lutter contre la propagation de l'épidémie de Covid-19 dans un objectif de maîtrise de la situation sanitaire, et n'a pas vocation à sanctionner un éventuel manquement ou agissement fautifs commis par l'agent, qui demeure par ailleurs soumis aux dispositions relatives aux droits et obligations conférés aux agents publics, particulièrement à celles de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983. Il résulte ainsi de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à soutenir que cette mesure de suspension aurait le caractère d'une sanction et que le principe du contradictoire aurait été méconnu.
11. En septième lieu, contrairement à ce que soutient M. C, il ne ressort ni de la décision attaquée, ni d'aucune autre pièce du dossier, qu'il se serait vu imposer de renoncer à toute activité professionnelle en dehors de ses fonctions au sein de son service du fait de sa suspension. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des règles relatives au cumul d'activités manque en fait et doit être écarté. Il va de même, pour le même motif, de la seconde branche du moyen tiré de la méconnaissance de l'atteinte portée à la liberté du travail et d'entreprendre.
12. En dernier lieu, le requérant ne peut sérieusement soutenir que la décision contestée porterait atteinte au bon fonctionnement du système hospitalier et à la continuité du service public, dès lors que l'administration a agi, en l'espèce, en vue de satisfaire l'objectif de valeur constitutionnelle de protection de la santé, dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19, qui a conduit le législateur, eu égard à la situation sanitaire, à instaurer l'obligation vaccinale dont la mesure contestée assure la mise œuvre conformément à l'intérêt général. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'application de la décision ait eu pour effet de limiter anormalement le droit d'accès des usagers au service public hospitalier, ni qu'elle ait porté atteinte à l'objectif de protection de la santé publique, qu'elle avait au contraire pour objet d'assurer, ni au principe de continuité du service public hospitalier.
13. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée en défense par l'AP-HP, que les conclusions aux fins d'annulation de la requête de M. C doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
14. Le présent jugement, qui rejette les conclusions aux fins d'annulation présentées par M. C, n'appelle aucune mesure d'injonction. Par suite, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'AP-HP, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que demande M. C au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E C et au directeur général de de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris.
Délibéré après l'audience du 9 janvier 2025, à laquelle siégeaient :
M. d'Argenson, président,
M. Prost, premier conseiller,
M. Robert, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 janvier 2025.
Le rapporteur,
signé
F.-X. ProstLe président,
signé
P.-H. d'ArgensonLa greffière,
signé
M. B
La République mande et ordonne à la ministre du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles en ce qui la concerne, ou à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2207090
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026