vendredi 5 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2207418 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | CABINET MONCONDUIT ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 mai 2022, Mme A B, représentée par Me Monconduit, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 20 avril 2022 en tant que le préfet du Val-d'Oise a refusé de renouveler son titre de séjour et l'a obligée à quitter le territoire français ou, à titre subsidiaire, d'annuler le même arrêté en tant qu'il l'a obligée à quitter le territoire français ;
2°) d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise ou au préfet territorialement compétent de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " étudiant " ou " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délais et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, dans un délai de sept jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
En ce qui concerne la décision de refus de séjour :
- cette décision est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur de fait révélant une erreur de droit, en lui opposant l'absence de détention d'un visa de long séjour alors qu'elle est entrée en France sous couvert d'un visa D et qu'elle a été mise en possession de deux titres de séjour valant visa de long séjour, dont le dernier expirait le 22 juillet 2021 ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 9 de l'accord-franco-algérien, dès lors que le préfet a ajouté une condition tenant à la détention d'un visa long séjour " étudiant ", et que son visa " chercheur-scientifique " suffit ;
- elle méconnait le titre III du protocole annexé à l'accord franco-algérien et l'article 9 de cet accord ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- cette décision est illégale en raison de l'illégalité dont est elle-même entachée la décision de refus de séjour ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 juillet 2022, le préfet du Val-d'Oise conclut au rejet de la requête et communique les pièces utiles au dossier.
Il fait valoir que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour des ressortissants algériens et de leurs familles modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Zaccaron Guérin, conseillère, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, ressortissante algérienne née en 1992, est entrée en France le 8 janvier 2020 sous couvert d'un visa D portant la mention " scientifique chercheur ", et a été mise en possession de titres de séjour dont le dernier expirait le 22 juillet 2021. Le 5 avril 2022, elle a sollicité un changement de statut en qualité d'étudiante, sur le fondement du titre III 1° du protocole de l'accord franco-algérien susvisé. Par un arrêté du 20 avril 2022, le préfet du Val-d'Oise lui a refusé la délivrance d'un certificat de résidence, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Mme B demande au tribunal l'annulation des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision de refus de séjour :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. À cet effet, doivent être motivées les décisions qui [] restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
3. Alors que l'exigence de motivation n'implique pas que les décisions visées à l'article L. 211-2 précité mentionnent l'ensemble des éléments particuliers de la situation de l'intéressée, la décision de refus de séjour comporte les considérations de droit et de fait qui constituent son fondement. Par suite, le moyen tiré de son insuffisante motivation manque en fait et doit dès lors être écarté.
4. En deuxième lieu, il ne ressort ni des mentions de la décision attaquée, qui contient des informations précises sur la situation de Mme B, ni des pièces du dossier, que le préfet du Val-d'Oise n'a pas procédé à un examen de sa situation personnelle avant de refuser de l'admettre au séjour sur le territoire français. La circonstance qu'il a également examiné la situation de Mme B sur le fondement de 6- 3 de l'accord franco-algérien, comme il a loisir de le faire, ne peut faire regarder la décision comme dépourvue d'un examen de la situation particulière de l'intéressée. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen de sa situation doit être écarté.
5. En troisième lieu, d'une part, aux termes du titre III du protocole annexé à l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Les ressortissants algériens qui suivent un enseignement, un stage ou font des études en France et justifient de moyens d'existence suffisants (bourses ou autres ressources) reçoivent, sur présentation, soit d'une attestation de pré-inscription ou d'inscription dans un établissement d'enseignement français, soit d'une attestation de stage, un certificat de résidence valable un an, renouvelable et portant la mention " étudiant " ou " stagiaire ". () ". Aux termes de l'article 9 du même accord : " () Pour être admis à entrer et séjourner plus de trois mois sur le territoire français au titre des articles 4, 5,7, 7 bis al. 4 (lettre c et d) et du titre III du protocole, les ressortissants algériens doivent présenter un passeport en cours de validité muni d'un visa de long séjour délivré par les autorités françaises () ". Il résulte de ces stipulations que la délivrance d'un certificat de résidence portant la mention " étudiant " est subordonnée à la production d'un visa de long séjour.
6. D'autre part, aux termes de l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Si l'étranger séjourne déjà en France, sa demande est présentée dans les délais suivants : / 1° L'étranger qui dispose d'un document de séjour mentionné aux 2° à 8° de l'article L. 411-1 présente sa demande de titre de séjour entre le cent-vingtième jour et le soixantième jour qui précède l'expiration de ce document de séjour lorsque sa demande porte sur un titre de séjour figurant dans la liste mentionnée à l'article R. 431-2. () ". Aux termes de l'article L. 411-1 du même code : " Sous réserve des engagements internationaux de la France ou du livre II, tout étranger âgé de plus de dix-huit ans qui souhaite séjourner en France pour une durée supérieure à trois mois doit être titulaire de l'un des documents de séjour suivants : ()/2° Un visa de long séjour conférant à son titulaire, en application du second alinéa de l'article L. 312-2, les droits attachés à une carte de séjour temporaire ou à la carte de séjour pluriannuelle prévue aux articles L. 421-9 à L. 421-11 ou L. 421-13 à L. 421-24, ou aux articles L. 421-26 et L. 421-28 lorsque le séjour envisagé sur ce fondement est d'une durée inférieure ou égale à un an ; / 3° Une carte de séjour temporaire ; / 4° Une carte de séjour pluriannuelle ; / 5° Une carte de résident ; / 6° Une carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE ; / 7° Une carte de séjour portant la mention " retraité " ; / 8° L'autorisation provisoire de séjour prévue aux articles L. 425-4, L. 425-10 ou L. 426-21. ". ; Il résulte de ces dispositions que lorsqu'un étranger présente, après l'expiration du délai de renouvellement du titre qu'il détenait précédemment, une nouvelle demande de titre de séjour, cette demande de titre doit être regardée comme une première demande.
7. Il ressort des pièces du dossier que Mme B a sollicité le renouvellement de son certificat de résidence " scientifique chercheur " dans le délai de deux mois prévu par les dispositions précitées et qu'elle a été mise sous récépissé jusqu'au 20 janvier 2022. Le 29 décembre 2021 Mme B a sollicité le changement de sa situation. Il est constant qu'à cette date elle ne bénéficiait plus de titre de séjour en cours de validité et n'était pas détentrice d'une autorisation provisoire de séjour prévue aux articles L. 425-4, L. 425-10 ou L. 426-21, sa demande changement de statut devait donc être regardée comme une première demande, soumise à la présentation d'un passeport muni d'un visa de long séjour. Si l'intéressée fait valoir qu'elle disposait d'un visa " chercheur-scientifique ", ce dernier était expiré depuis le 24 février 2020. Par suite, le préfet du Val-d'Oise a pu, sans commettre d'erreur de droit, de fait ou sans ajouter de condition à l'article 9 de l'accord franco-algérien lui refuser la délivrance d'un certificat de résidence étudiant pour le seul motif qu'elle ne disposait pas de visa de longue durée étudiant, alors même qu'elle justifierait du caractère réel et sérieux de ses études et de moyens d'existence suffisants.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article 7-f) de l'accord franco-algérien susvisé : " Les ressortissants algériens qui viennent en France pour mener des travaux de recherche ou dispenser un enseignement universitaire, reçoivent sous réserve d'une entrée régulière, un certificat de résidence valable un an portant la mention " scientifique ". Aux termes de l'article 9 du même accord : " () Pour être admis à entrer et séjourner plus de trois mois sur le territoire français au titre des articles 4, 5,7, 7 bis al. 4 (lettre c et d) et du titre III du protocole, les ressortissants algériens doivent présenter un passeport en cours de validité muni d'un visa de long séjour délivré par les autorités françaises () ".Si Mme B devait être regardée comme reprochant au préfet du Val-d'Oise de lui avoir opposé l'absence de détention d'un visa de long séjour pour lui refuser le la demande de renouvellement de son certificat de résidence " scientifique-chercheur ", il ressort toutefois des termes de la décision attaquée, que le préfet s'est fondé sur l'unique circonstance, que Mme B n'en remplissait plus les conditions de délivrance dès lors que " son contrat de recherche au sein du laboratoire institut Pascal dans lequel elle exerçait s'est achevé " et ne lui a ainsi pas opposé l'absence de détention d'un tel visa de long séjour. Dans ces conditions, le préfet du Val-d'Oise n'a commis aucune erreur de fait et de droit en refusant de renouveler le certificat de résidence temporaire portant la mention " scientifique-chercheur " de Mme B.
9. En dernier lieu, l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales stipule : " 1°) Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2°) Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
10. Mme B expose avoir quitté l'Algérie dans le but de parfaire sa formation dans un domaine " hautement qualifié et très recherché " et précise que la " cohérence et le caractère réel, sérieux et méritant de son parcours universitaire caractérise une vie privée intense sur le territoire français ". Elle ajoute que la décision attaquée, qui porte un arrêt brutal au cursus de Master 2 et l'empêche d'achever ce cycle universitaire porte une atteinte disproportionnée à son droit à la vie privée et familiale tel que reconnu par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Toutefois, à la date de la décision attaquée, Mme B, résidait en France depuis seulement deux ans et quatre mois, et en outre, les deux certificats de résidence temporaires qui lui ont été délivrés entre le 23 janvier 2020 et le 22 juillet 2021, en qualité de " scientifique chercheur ", ne lui donnaient pas vocation à se maintenir sur le territoire français à l'issue de son contrat de recherche au sein du laboratoire Institut Pascal. Enfin, Mme B ne justifie pas d'une intégration professionnelle ou sociale particulière sur le territoire français. Dans ces conditions, le préfet du Val-d'Oise n'a pas porté au droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels la décision de refus de séjour a été prise et n'a ainsi pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et n'a pas davantage entaché sa décision d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
11. En premier lieu, il résulte de ce qui précède qu'aucun des moyens soulevés par Mme B contre la décision refusant de lui délivrer un certificat de résidence algérien n'est fondé. Dès lors, l'intéressée n'est pas fondée à soutenir que la décision l'obligeant à quitter le territoire français doit être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de ce refus de titre de séjour.
12. En second lieu, et pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 8, le préfet du Val-d'Oise n'a ni méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de cette décision sur la situation personnelle de Mme B.
13. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation des décisions en date du 20 avril 2022, par lesquelles le préfet du Val-d'Oise a refusé de lui délivrer un certificat de résidence algérien portant la mention " étudiant " et l'a obligée à quitter le territoire français.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
14. Il résulte de ce qui précède que la présente décision n'appelle aucune mesure d'exécution et que Mme B ne peut prétendre à la condamnation de l'Etat au paiement de frais non compris dans les dépens. Par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte tout comme celles présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être également rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 :Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au préfet du Val-d'Oise.
Délibéré après l'audience du 18 avril 2023 à laquelle siégeaient :
Mme Edert, présidente,
M. Baude, premier conseiller,
Mme Zaccaron Guérin, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 mai 2023.
La rapporteure,
signé
C. Zaccaron Guérin La présidente,
signé
S. Edert
La greffière,
signé
M. C
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 22074182
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026