mercredi 31 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2208531 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème Chambre |
| Avocat requérant | LAFAY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires complémentaires, enregistrés les 15 juin, 27 juin, 20 juillet, 24 juillet, 26 septembre, 6 octobre, 15 octobre, 6 décembre 2022, les 20 et 30 janvier 2023, et les 16, 21 et 25 avril 2023, M. C B, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler :
- l'arrêté du 10 juin 2022 par lequel le président du service départemental d'incendie et de secours (SDIS) du Val-d'Oise a prononcé sa suspension de fonctions à titre conservatoire pour une période de quatre mois à compter de cette date ;
- l'arrêté du 16 septembre 2022 par lequel le président sur SDIS du Val-d'Oise a prolongé sa suspension de fonctions à titre conservatoire à compter du 10 octobre 2022, ainsi que l'arrêté modificatif du 14 novembre 2022 ;
2°) d'enjoindre au président du SDIS du Val-d'Oise de le réintégrer dans ses fonctions sans délai ;
3°) de mettre à la charge du SDIS du Val-d'Oise la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative
Il soutient que :
En ce qui concerne l'arrêté du 10 juin 2022 :
- cet arrêté est entaché de l'incompétence de son signataire ;
- il est entaché de vices de procédure tirés du défaut de saisine du conseil de discipline, du défaut de convocation devant ce conseil dans un délai minimum de quinze jours avant la date de sa séance et du fait qu'il n'a pas été informé des griefs formulés à son encontre ni mis en mesure de présenter des observations écrites ou orales ;
- cet arrêté a été pris au-delà du délai de trois ans dont dispose l'administration pour engager une procédure disciplinaire à compter du moment où elle a connaissance des faits reprochés à l'agent ;
- il est entaché d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 723-39 du code de la sécurité intérieure ;
- il est entaché d'un détournement de pouvoir dès lors que cette mesure de suspension est en réalité une sanction déguisée qui a porté atteinte à ses droits et à sa dignité, a altéré sa santé et a mis fin à son évolution professionnelle ;
- il méconnaît le principe " non bis in idem " dès lors qu'il a déjà été sanctionné pour les faits objet de sa suspension par le centre hospitalier René Dubos ;
- il méconnaît le respect de la présomption d'innocence.
En ce qui concerne l'arrêté du 16 septembre 2022 :
- cet arrêté est entaché d'une insuffisance de motivation ; la motivation de cet arrêté n'est pas identique à celle de l'arrêté de suspension initial ;
- il est entaché d'un vice de procédure tiré du défaut de saisine du conseil de discipline ;
- il est entaché d'erreurs de fait ;
- il est illégal dès lors que le code de la sécurité intérieure ne prévoit pas de possibilité de renouvellement d'une mesure de suspension.
En ce qui concerne l'arrêté du 14 novembre 2022 :
- cet arrêté est illégal dès lors qu'il a été adopté au-delà du délai imparti à l'administration pour modifier l'arrêté du 16 septembre 2022 ;
- cette arrêté est illégal dès lors qu'il ne pouvait le signer sans un ordre écrit en provenance de sa hiérarchie.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 29 septembre et 6 décembre 2022, le SDIS du Val-d'Oise, représenté par Me Lafay, conclut, dans le dernier état de ses écritures, au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de M. B sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- les conclusions dirigées contre l'arrêté du 16 septembre 2022 sont irrecevables dès lors que, s'agissant d'un acte administratif distinct de l'arrêté du 10 juin 2022, il doit faire l'objet d'un recours distinct ;
- les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de la sécurité intérieure ;
- le code de justice administrative.
Par ordonnance du 5 janvier 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 1er février 2023.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Fléjou,
- les conclusions de M. Goupillier, rapporteur public,
- les observations de M. B,
- et les observations de Mme A, pour le SDIS du Val-d'Oise.
Des notes en délibéré, présentées par M. B, ont été enregistrées les 5 et 24 mai 2023.
Considérant ce qui suit :
1. M. B est engagé en qualité de sapeur-pompier volontaire, affecté principalement au centre d'incendie et de secours de Neuville-sur-Oise (Val-d'Oise). Par un arrêté du 10 juin 2022, le président du conseil d'administration du service départemental d'incendie et de secours (SDIS) du Val-d'Oise l'a suspendu de ses fonctions pour une durée de quatre mois. Par un arrêté du 16 septembre 2022, il a décidé du renouvellement de cette suspension à compter du 10 octobre suivant. Cet arrêté a été modifié par un arrêté du 14 novembre suivant. Dans le dernier état de ses écritures, M. B demande au tribunal d'annuler ces trois arrêtés et de le rétablir dans ses fonctions de sergent-chef de sapeur-pompier volontaire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article R. 723-39 du code de la sécurité intérieure : " L'autorité de gestion peut suspendre de ses fonctions le sapeur-pompier volontaire auteur d'une faute grave, qu'il s'agisse d'un manquement à ses obligations de sapeur-pompier volontaire ou d'une infraction de droit commun. Elle doit saisir sans délai le conseil de discipline départemental mentionné à l'article R. 723-77. La suspension cesse de plein droit lorsque la décision disciplinaire a été rendue. La durée de cette suspension ne peut excéder quatre mois. / Si, à l'expiration de ce délai, aucune décision n'a été prise par l'autorité de gestion, l'intéressé, sauf s'il est l'objet de poursuites pénales, est rétabli dans ses fonctions ". La mesure provisoire de suspension prévue par ces dispositions ne présente pas, par elle-même, un caractère disciplinaire. Elle est uniquement destinée à écarter temporairement un agent du service, en attendant qu'il soit statué disciplinairement ou pénalement sur sa situation. Elle peut être légalement prise dès lors que l'administration est en mesure d'articuler à l'encontre de l'intéressé des griefs qui ont un caractère de vraisemblance suffisant et qui permettent de présumer que celui-ci a commis une faute grave.
En ce qui concerne l'arrêté du 10 juin 2022 :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci () ".
4. M. B soutient que l'arrêté contesté est illégal au motif qu'il ne comporte pas le nom et le prénom de son signataire. Il ressort en effet de cet arrêté que seules la fonction et la signature de celui-ci y figurent, l'arrêté débutant par " le président du conseil d'administration du service départemental d'incendie et de secours, chevalier de la Légion d'honneur " et se terminant par la mention " le président ", au-dessus de la signature de celui-ci. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que M. B est affecté au SDIS du Val-d'Oise depuis de nombreuses années et qu'il a adressé, dans le cadre de la procédure de suspension contestée par sa requête, plusieurs courriers à " M. Luc Strehaiano, président du conseil d'administration service départemental d'incendie et de secours ". Il ne pouvait ainsi ignorer l'identité précise du signataire de l'acte en la personne de M. D. Par suite, les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte et de la méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration doivent être écartés.
5. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que, suite à un reportage de l'émission " Envoyé spécial " diffusé sur la chaîne France 2 en 2016, mettant au jour un système de délivrance frauduleuse de diplômes de service de sécurité incendie et d'assistance à personnes (SSIAP), une instruction judiciaire a été ouverte. Il est en outre constant que, dans le cadre de celle-ci, M. B a été mis en examen au mois de janvier 2022, du chef des infractions suivantes : faux dans un document administratif constatant un droit, fraude dans un examen ou un concours public, complicité de fourniture frauduleuse de document administratif par un chargé de mission de service public, corruption passive, sollicitation ou acceptation d'avantages par une personne chargée de mission de service public, ce dont le SDIS du Val-d'Oise a été informé par son conseil. Sur la base des éléments précités, le caractère de vraisemblance et de gravité des faits reprochés au requérant était suffisant pour justifier la mesure de suspension prise à son encontre le 10 juin 2022 au regard de l'intérêt du service. A cet égard, contrairement à ce que soutient le requérant, la circonstance que les extraits des fichiers de traitement des antécédents judiciaires des services de police et de gendarmerie qu'il produit, qui n'ont pas pour objet de recenser les statuts des personnes mises en cause dans le cadre d'instructions judiciaires et dont l'administration n'avait pas connaissance à la date de la décision attaquée, ne fassent pas mention des faits pour lesquels il est mis en examen, ne présage en rien de son innocence et n'était pas de nature à remettre en cause le bien-fondé de la décision de suspension précitée eu égard à la vraisemblance et à la gravité des faits reprochés. Par suite, les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 723-39 du code de la sécurité intérieure doivent être écartés.
6. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier, pour les mêmes motifs que ceux évoqués au point précédent, que l'arrêté attaqué n'a pas été pris pour des motifs étrangers à l'intérêt du service. En outre, si M. B soutient que cet arrêté a porté atteinte à ses droits et à sa dignité, a altéré sa santé et a mis fin à son évolution professionnelle, il n'apporte aucun élément de nature à démontrer que l'administration aurait eu, par la décision querellée, l'intention de le sanctionner. Dans ces conditions, le moyen tiré du détournement de pouvoir ne peut qu'être écarté.
7. En quatrième lieu, aucun texte n'enferme dans un délai déterminé l'exercice de l'action disciplinaire ni même ne fait obligation à l'autorité investie du pouvoir disciplinaire d'engager une procédure disciplinaire. En tout état de cause, l'arrêté attaqué, qui ne constitue pas une sanction, n'est pas au nombre des décisions qui doivent être précédées du respect des garanties que procure la procédure disciplinaire, en particulier de la communication du dossier individuel de l'agent ou de la possibilité de présenter des observations écrites ou orales. Par suite, les moyens tirés des vices de procédure qui affecteraient l'arrêté contesté ne peuvent qu'être écartés comme inopérants.
8. En cinquième lieu, comme il a été dit au point 7, l'arrêté attaqué ne constituant pas une sanction, les moyens tirés de la méconnaissance du principe " non bis in idem " et de la méconnaissance de la présomption d'innocence ne peuvent qu'être écartés comme inopérants.
En ce qui concerne l'arrêté du 16 septembre 2022 :
9. En premier lieu, s'il est constant que l'arrêté du 16 septembre 2022 comportait des erreurs sur l'identité de M. B, sur son lieu d'affectation ainsi que sur les poursuites pénales dont il faisait l'objet, il ressort des pièces du dossier que le SDIS du Val-d'Oise a pris un arrêté modificatif du 14 novembre 2022, notifié à l'intéressé le 21 novembre suivant, afin de rectifier ces erreurs de plume. Par suite, l'arrêté du 16 septembre 2022, modifié par l'arrêté du 14 novembre 2022, n'est entaché d'aucune erreur de fait et le moyen doit être écarté.
10. En second lieu, si M. B soutient que l'arrêté du 16 septembre 2022 est illégal dès lors que sa motivation n'est pas identique à celle de l'arrêté du 10 juin précédent, aucun texte ni aucun principe jurisprudentiel n'impose une telle identité alors, au demeurant, que ces incohérences étaient dues aux erreurs de plume rectifiées par l'arrêté du 14 novembre 2022. En tout état de cause, l'arrêté attaqué, qui ne constitue pas une sanction, n'est pas au nombre des décisions qui doivent faire l'objet d'une motivation aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Par suite, M. B ne saurait utilement se prévaloir de ce que l'arrêté en litige serait entaché d'une insuffisance ou d'un défaut de motivation.
11. En troisième lieu, aucun texte n'enferme dans un délai déterminé l'exercice de l'action disciplinaire ni même ne fait obligation à l'autorité investie du pouvoir disciplinaire d'engager une procédure disciplinaire. Le moyen tiré de l'absence de saisine du conseil de discipline pour les faits reprochés est ainsi sans incidence sur la légalité de l'arrêté contesté.
12. En quatrième et dernier lieu, il est constant que M. B a été mis en examen du chef des infractions : faux dans un document administratif constatant un droit, fraude dans un examen ou un concours public, complicité de fourniture frauduleuse de document administratif par un chargé de mission de service public, corruption passive, sollicitation ou acceptation d'avantages par une personne chargée de mission de service public. Si M. B conteste les faits à l'origine de cette mesure et produit un courrier qu'il a adressé au procureur de la République en juin 2022 pour demander à ne plus être placé sous le statut de mis en examen, il ne conteste pas qu'à la date du 16 septembre 2022, il faisait toujours l'objet de poursuites pénales. Dans ces conditions, le SDIS du Val-d'Oise pouvait valablement, en application des dispositions précitées de l'article L. 723-39 du code de la sécurité intérieure, prolonger la première mesure de suspension par l'arrêté attaqué du 16 septembre 2022 et le moyen ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne l'arrêté du 14 novembre 2022 :
13. En premier lieu, si M. B soutient que l'arrêté modificatif du 14 novembre 2022 aurait été adopté " hors délai " pour avoir été édicté plus de deux mois après l'arrêté qu'il entendait modifier, il ne résulte d'aucun texte ni d'aucun principe jurisprudentiel que le SDIS du Val-d'Oise était tenu d'adopter ce dernier arrêté dans un tel délai de deux mois. En tout état de cause, compte tenu des dates d'adoption des deux actes, le moyen manque en fait.
14. En second lieu, aux termes de l'article R. 723-35 du code de la sécurité intérieure dispose que : " Tout sapeur-pompier volontaire doit obéissance à ses supérieurs ". Toutefois, ces dispositions n'ont ni pour objet ni pour effet d'interdire à un sapeur-pompier volontaire de satisfaire une demande émanant d'une personne autre que son supérieur hiérarchique. En tout état de cause, le refus de signer l'arrêté en litige n'a pas d'incidence sur sa légalité et le moyen ne peut qu'être écarté.
15. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B doivent être rejetées, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée en défense ni sur la recevabilité des moyens de légalité externe soulevés par M. B.
Sur les conclusions accessoires :
16. Par voie de conséquence du rejet des conclusions à fin d'annulation présentées par M. B, ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code justice administrative doivent également être rejetées. Par ailleurs, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de M. B la somme demandée par le SDIS du Val-d'Oise sur le fondement de ces mêmes dispositions au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
Par ces motifs, le tribunal décide :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions du SDIS du Val-d'Oise présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au service départemental d'incendie et de secours du Val-d'Oise.
Délibéré après l'audience du 2 mai 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Coblence, présidente,
Mme Fléjou, première conseillère et Mme Moinecourt, conseillère,
assistées de Mme Charleston, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 mai 2023.
La rapporteure,
signé
V. Fléjou
La présidente,
signé
E. CoblenceLa greffière,
signé
D. Charleston
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026