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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2208543

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2208543

mardi 6 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2208543
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantPIERRE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 15 juin 2022 et 13 septembre 2022, Mme B, représentée par Me Pierre, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de l'admettre, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;

2°) d'annuler l'arrêté du 10 juin 2022 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de lui délivrer le titre de séjour qu'elle sollicitait, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé son pays de destination ;

3°) d'enjoindre à l'administration de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, à défaut, de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délai ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou, pour le cas où elle ne serait pas admise à titre définitif au bénéfice de l'aide juridictionnelle, le versement de cette somme à son bénéfice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'application des dispositions de l'article L. 313-11 7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- il a été pris au terme d'une procédure irrégulière : l'avis rendu par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) n'étant pas produit par le préfet, il ne lui est pas possible de s'assurer que celui-ci a été rendu conformément à l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis et aux articles R. 425-11, R. 425-13 et R. 611-1 et R. 611-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- il a été pris en méconnaissance des stipulations de l'article 6, 7) de l'accord franco-algérien ;

- il porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- il est entaché d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle et professionnelle.

Par un mémoire en défense, enregistré le 13 avril 2023, le préfet du Val-d'Oise conclut au rejet de la requête et communique les pièces constitutives du dossier de Mme B.

Par un mémoire complémentaire, enregistré le 14 avril 2023, Mme B, représentée par Me Pierre, maintient les conclusions précitées et soulève deux moyens nouveaux.

Elle soutient que :

- le collège de médecins de l'OFII a commis une erreur d'appréciation en considérant qu'elle pourrait bénéficier des soins adaptés à son état de santé en Algérie ;

- le collège de médecins de l'OFII n'a pas procédé à un examen complet de sa situation dès lors qu'il n'avait pas connaissance de l'ensemble des éléments relatifs à son état de santé et notamment de la pathologie grave, dont elle pourrait être atteinte (diagnostic en cours) ;

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-algérien relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour en France des ressortissants algériens et de leurs familles du 27 décembre 1968 modifié ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Après avoir entendu au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Zaccaron Guérin, conseillère rapporteure ,

- et les observations de Me Grolleau, substituant Me Pierre, représentant Mme B.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B, ressortissante algérienne née en 1984, est entrée en France le 17 février 2019 et a été mise en possession de plusieurs autorisations provisoires de séjour pour soins dont la dernière expirait le 8 octobre 2021. Le 21 décembre 2021, elle a sollicité son admission au séjour sur le fondement des stipulations de l'article 6, 7) de l'accord franco-algérien susvisé. Par un arrêté du 10 juin 2022 dont Mme B demande l'annulation, le préfet du Val-d'Oise a rejeté sa demande, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé son pays de destination.

Sur l'admission, à titre provisoire, à l'aide juridictionnelle :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président () ".

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce et eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de Mme B, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne les moyens dirigés contre l'avis rendu par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration :

4. En premier lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention "vie privée et familiale" est délivré de plein droit : () 7. au ressortissant algérien, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse pas effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays () ". En outre, aux termes de l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. Les orientations générales mentionnées au troisième alinéa de l'article L. 425-9 sont fixées par arrêté du ministre chargé de la santé. " Aux termes de l'article R. 425-12 du même code : " Le rapport médical mentionné à l'article R. 425-11 est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à partir d'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement le demandeur ou par un médecin praticien hospitalier inscrits au tableau de l'ordre, dans les conditions prévues par l'arrêté mentionné au deuxième alinéa du même article. Le médecin de l'office peut solliciter, le cas échéant, le médecin qui suit habituellement le demandeur ou le médecin praticien hospitalier. Il en informe le demandeur. Il peut également convoquer le demandeur pour l'examiner et faire procéder aux examens estimés nécessaires. " Enfin, aux termes de l'article R.425-13 du même code : " Le collège à compétence nationale mentionné à l'article R. 425-12 est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du même article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège. Le collège peut délibérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle. L'avis est rendu par le collège dans un délai de trois mois à compter de la transmission du certificat médical. Lorsque le demandeur n'a pas présenté au médecin de l'office ou au collège les documents justifiant son identité, n'a pas produit les examens complémentaires qui lui ont été demandés ou n'a pas répondu à la convocation du médecin de l'office ou du collège qui lui a été adressée, l'avis le constate. L'avis est transmis au préfet territorialement compétent, sous couvert du directeur général de l'office ".

5. Il résulte de ces dispositions dont les garanties qu'elles prévoient sont applicables aux ressortissants algériens, que la régularité de la procédure implique que les documents soumis à l'appréciation du préfet comportent l'avis du collège de médecins et soient établis de manière telle que, lorsqu'il statue sur la demande de titre de séjour, le préfet puisse vérifier que l'avis au regard duquel il se prononce a bien été rendu par un collège de médecins conformément aux dispositions réglementaires précitées.

6. L'avis du 21 avril 2022 rendu par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration sur l'état de santé de Mme B a été versé à l'instance par le préfet du Val-d'Oise, qui justifie ainsi de la saisine de cette instance. En outre, il ressort des pièces du dossier, que le rapport médical prévu à l'article R. 425-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile a été établi le 4 avril 2022 par un médecin du service médical de l'OFII, et transmis à un collège composé de médecins. L'avis du 21 avril 2022 de ce collège, établi conformément aux dispositions précitées, mentionne clairement l'identité des trois médecins le composant, permettant ainsi d'établir que le médecin rapporteur n'en faisait pas partie. Enfin, les signatures manuscrites des médecins de ce collège figurent sur cet avis. Par suite, le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure au regard des dispositions citées au point 5 du présent jugement, doit être écarté.

7. En second lieu, et contrairement aux allégations de Mme B, le rapport médical précité, rédigé sur la base du certificat médical établi par son médecin généraliste et des documents qu'elle a produit, comporte l'ensemble des éléments médicaux dont cette dernière disposait à cette date (pathologies diagnostiquées, traitements et suivis en cours) et mentionne les pathologies en cours de diagnostic. Dans ces conditions, contrairement à ce qui est soutenu, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'avis du collège de médecins de l'OFII a été rendu sans examen complet de sa situation personnelle. Par ailleurs, et en tout état de cause, dès lors que l'avis de ce collège est démuni de valeur contraignante pour l'autorité à laquelle il est délivré, Mme B ne peut utilement se prévaloir d'un tel défaut ni soutenir que le collège a commis une erreur d'appréciation en considérant qu'elle pourra bénéficier effectivement des traitements et suivis adaptés à son état de santé en Algérie.

En ce qui concerne les moyens dirigés contre l'arrêté attaqué :

8. En premier lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : / () / 7) Au ressortissant algérien, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse pas effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays () ".

9. Il appartient à l'autorité administrative, lorsqu'elle envisage de refuser la délivrance d'un certificat de résidence à un ressortissant algérien qui en fait la demande au titre de ces stipulations, de vérifier, au vu de l'avis émis par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, que cette décision ne peut avoir des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur l'état de santé de l'intéressé et, en particulier, d'apprécier, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, la nature et la gravité des risques qu'entraînerait pour celui-ci un défaut de prise en charge médicale dans le pays d'origine. Lorsque le défaut de prise en charge médicale risque d'avoir des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur l'intéressé, l'autorité administrative ne peut refuser le certificat de résidence algérien sollicité que s'il existe des possibilités de traitement approprié de l'affection en cause en Algérie. Si de telles possibilités existent mais que l'intéressé fait valoir qu'il ne peut en bénéficier, soit parce qu'elles ne sont pas accessibles à la généralité de la population, eu égard notamment au coût du traitement ou à l'absence de modes de prise en charge adaptés, soit parce qu'en dépit de leur accessibilité, des circonstances exceptionnelles tirées des particularités de sa situation personnelle l'empêcheraient d'y accéder effectivement, il appartient à cette même autorité, au vu de l'ensemble des informations dont elle dispose, d'apprécier si l'intéressé peut ou non bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine.

10. En outre, la partie qui justifie d'un avis du collège de médecins de l'OFII qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires. En cas de doute, il lui appartient de compléter ces échanges en ordonnant toute mesure d'instruction utile.

11. Pour refuser de délivrer à la requérante le titre de séjour sollicité, le préfet s'est notamment fondé sur l'avis du collège de médecins de l'OFII du 21 avril 2022, dont il s'est approprié la teneur, et a estimé que l'état de santé de Mme B nécessite une prise en charge dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, mais qu'eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays d'origine, elle peut bénéficier d'un traitement approprié dans ce pays, vers lequel son état de santé lui permet de voyager sans risque. Il ressort des pièces du dossier que Mme B souffre notamment d'un diabète de type 1, traité par la mise en place d'une pompe à insuline nécessaire à la stabilisation de son état de santé. Pour établir l'indisponibilité de ce traitement en Algérie, la requérante se borne à produire divers certificats médicaux qui révèlent que la pompe à insuline " Omnipod Dash " qu'elle utilise lui a été prêtée par la société Adelia Medical, ainsi que trois attestations émanant de pharmacies localisées en Algérie, qui indiquent seulement qu'elles ne commercialisent pas le dispositif dénommé " Freestyle libre 2 capteur ", permettant à Mme B d'effectuer une auto-surveillance de son taux de sucre. Les autres documents produits par la requérante, constitués notamment d'un article de presse relatif au système de santé algérien et les documents médicaux qui traitent des autres pathologies dont elle souffre ou encore des diagnostics en cours à la date de l'arrêté attaqué, ne se prononcent pas sur l'indisponibilité alléguée du traitement dans son pays d'origine. En outre, par les pièces qu'elle produit, Mme B n'établit pas davantage qu'elle ne peut pas bénéficier en Algérie du suivi pluridisciplinaire dont elle se prévaut dans sa requête. Enfin, la circonstance que Mme B s'est vue diagnostiquer une nouvelle pathologie nécessitant selon elle, un suivi particulier, non disponible en Algérie, est postérieure à l'arrêté attaquée et en tout état de cause, l'intéressée ne précise pas la nature des traitements et suivis dont elle ne pourrait pas bénéficier à ce titre, dans son pays d'origine. Dans ces conditions, Mme B n'est pas fondée à soutenir que le préfet du Val-d'Oise a commis une erreur d'appréciation dans l'application des stipulations du 7° de l'article 6 de l'accord franco-algérien.

12. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1°) Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2°) Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

13. Mme B soutient qu'elle doit rester en France afin de bénéficier des traitements et suivis adaptés à son état de santé et qu'elle est hébergée chez son cousin depuis son arrivée en France. Toutefois, ainsi qu'il a été énoncé précédemment, la requérante ne démontre pas qu'elle ne pourra pas recevoir un traitement ainsi qu'un suivi, adaptés à son état de santé en Algérie, où elle a vécu jusqu'à l'âge de trente-quatre ans et où résident toujours ses parents et sa fratrie. Dans ces conditions, le préfet du Val-d'Oise, en prenant l'arrêté attaqué, n'a pas porté une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale eu égard aux buts en vue desquels cet arrêté a été pris et n'a ainsi ni méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de cet arrêté sur la situation personnelle de Mme B.

14. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 10 juin 2022 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de lui délivrer le titre de séjour qu'elle sollicitait, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé son pays de destination. Il en résulte que la présente décision n'appelle aucune mesure d'exécution et que Mme B ne peut prétendre à la condamnation de l'Etat au paiement de frais non compris dans les dépens. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction, tout comme celles présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent également être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : Mme B est admise, à titre provisoire, à l'aide juridictionnelle.

Article 2 :Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, et au préfet du Val-d'Oise.

Délibéré après l'audience du 23 mai 2023 à laquelle siégeaient :

M. Thierry, président

M. Baude, premier conseiller,

Mme Zaccaron Guérin, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 juin 2023.

La rapporteure,

C. Zaccaron Guérin Le président,

P. Thierry

La greffière,

S. Le Gueux

La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 22085432

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