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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2209201

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2209201

mercredi 13 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2209201
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantSELARL GOUTAL ALIBERT & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 27 juin 2022 et le 11 juillet 2022, la société par actions simplifiée (SAS) Free Mobile, représentée par Me Martin, demande à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision du 7 février 2022 par laquelle le maire de la commune de Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine) a fait opposition à sa déclaration préalable n° DP09207821E0058 pour l'implantation d'une station relais de téléphonie mobile sur un bâtiment situé 59, avenue de Verdun, ensemble la décision par laquelle le maire de la commune de Villeneuve-la-Garenne a implicitement rejeté son recours gracieux du 28 mars 2022 dirigé contre cette décision ;

2°) à titre principal, d'enjoindre au maire de la commune de Villeneuve-la-Garenne de lui délivrer une décision de non-opposition dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard, ou, à titre subsidiaire, de réinstruire sa déclaration préalable dans le même délai d'un mois ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Villeneuve-la-Garenne la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la condition d'urgence est remplie, dès lors qu'il existe un intérêt public à ce que le territoire national soit couvert par le réseau de téléphonie mobile de tous les opérateurs et que le territoire de la commune de Villeneuve-la-Garenne n'est à cet égard que partiellement couvert par le réseau Free Mobile, alors pourtant que la société a pris des engagements envers l'Etat en termes de couverture et de qualité de service et se trouve de ce fait dans l'obligation de mettre en œuvre une gestion prévisionnelle à court ou très moyen terme de l'implantation de ses équipements, s'agissant notamment des réseaux 4 G, THD et surtout 5 G ;

- plusieurs moyens sont propres à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée :

. elle est entachée d'un vice d'incompétence ;

. le motif sur lequel elle est fondée, selon lequel le projet en cause ne respecte pas l'article UF 11 du plan local d'urbanisme de la commune de Villeneuve-la-Garenne, manque en fait, dès lors, d'une part, qu'aucune disposition légale n'impose aux opérateurs de téléphonie mobile de regrouper leurs installations sur un même site et d'assurer une mutualisation, au demeurant juridiquement impossible en l'espèce, et, d'autre part, que le projet tend à la mise en place de fausses cheminées qui respectent l'aspect extérieur des constructions ;

. il en va de même du motif selon lequel le projet méconnaît l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, dès lors qu'il n'est pas précisé et encore moins établi en quoi, de par ses dimensions et son implantation, il porterait atteinte au bâtiment concerné ;

. elle est entachée d'erreurs de droit et d'appréciation au regard des bases légales sur lesquelles elle est fondée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 8 juillet 2022, la commune de Villeneuve-la-Garenne, représentée par Me Peynet, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de la SAS Free Mobile au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- la condition d'urgence n'est pas remplie, dès lors que la SAS Free Mobile n'établit pas que le projet combattu doit l'aider à satisfaire ses engagements en termes de couverture du territoire ;

- aucun des moyens soulevés n'est propre à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée ;

- si tel était néanmoins le cas, il appartiendra au juge des référés de neutraliser les éventuels motifs illégaux de la décision attaquée.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête n° 2209389, enregistrée le 22 juin 2022, par laquelle la SAS Free Mobile demande l'annulation de la décision attaquée.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Oriol, vice-présidente, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes en référé.

Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience publique du 11 juillet 2022 à 10 heures.

Ont été entendus au cours de l'audience publique, tenue en présence de Mme Dieng, greffière d'audience :

- le rapport de M. Oriol, juge des référés ;

- les observations orales de Me Candelier, substituant Me Martin, représentant la SAS Free Mobile, qui conclut aux mêmes fins que ses écritures par les mêmes moyens ;

- et les observations orales de Me Delesalle, substituant Me Peynet, représentant la commune de Villeneuve-la-Garenne, qui conclut aux mêmes fins que ses écritures par les mêmes moyens.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. La société par actions simplifiée (SAS) Free Mobile a déposé, le 16 décembre 2021, une déclaration préalable n° DP09207821E0058 portant sur l'installation d'une station relais composée d'antennes camouflées dans trois fausses cheminées et d'installations techniques de petite taille en pied, sur le toit d'un bâtiment situé 59, avenue de Verdun à Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine). Par décision du 7 février 2022, le maire de cette commune a fait opposition à cette déclaration préalable. Par la présente requête, la SAS Free Mobile demande à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article

L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de cette décision, ensemble celle par laquelle le maire de la commune de Villeneuve-la-Garenne a implicitement rejeté son recours gracieux du 28 mars 2022.

Sur les conclusions à fin de suspension :

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".

En ce qui concerne l'urgence :

3. Il résulte de ces dispositions que la condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé d'une mesure de suspension doit être regardée comme remplie lorsque la décision contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension d'une telle décision, d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de celle-ci sur la situation de ce dernier, ou le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit être appréciée objectivement compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'affaire.

6. Eu égard, d'une part, à l'intérêt public qui s'attache à la couverture du territoire national par les réseaux de téléphonie mobile de cinquième génération (5 G), que la SAS Free Mobile a été autorisée à déployer le 12 novembre 2020 avec l'objectif d'en assurer l'accès à partir de 3 000 sites à compter du 31 décembre 2022 et de 10 500 sites trois ans plus tard, et, d'autre part, aux intérêts propres de la société, qui a pris vis-à-vis de l'Etat des engagements de couverture du territoire national non encore atteints, la condition d'urgence prévue par les dispositions précitées de l'article L. 521-1 du code de justice administrative est réputée remplie. Pour s'en défendre, la commune de Villeneuve-la-Garenne ne saurait utilement contester, en arguant de ce qu'elles ont été établies par la SAS Free Mobile elle-même, la pertinence des cartes versées à l'instance, desquelles il ressort que le territoire de la commune de Villeneuve-la-Garenne est insuffisamment couvert par les réseaux de téléphonie mobile, notamment 4 G et 5 G, et par les antennes relais déjà implantées de la société Free Mobile.

En ce qui concerne le doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :

7. En premier lieu, aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. ".

8. Il résulte de ces dispositions que, si les constructions projetées portent atteinte aux paysages naturels avoisinants, l'autorité administrative compétente peut refuser de délivrer le permis de construire sollicité ou l'assortir de prescriptions spéciales. Pour rechercher l'existence d'une atteinte à un paysage naturel de nature à fonder le refus de permis de construire ou les prescriptions spéciales accompagnant la délivrance de ce permis, il lui appartient d'apprécier, dans un premier temps, la qualité du site naturel sur lequel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur le site. Les dispositions de cet article excluent qu'il soit procédé dans le second temps du raisonnement, pour apprécier la légalité des permis de construire délivrés, à une balance d'intérêts divers en présence, autres que ceux visés à l'article R. 111-27 cité ci-dessus.

9. Pour édicter la décision contestée du 7 février 2022, le maire de la commune de Villeneuve-la-Garenne s'est fondé sur ce que le projet de la SAS Free Mobile d'installation d'une station relais de téléphonie mobile sur le bâtiment situé 59, avenue de Verdun, de par ses dimensions et son implantation, portait atteinte au bâtiment et n'était par conséquent pas conforme aux dispositions précitées de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme. Toutefois, il ne résulte pas de l'instruction qu'en amont de la décision, le maire aurait recherché s'il existait en l'espèce une atteinte à un paysage naturel sur le site d'implantation du projet et, le cas échéant, si le projet envisagé était susceptible d'avoir un impact sur ce site. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que le motif selon lequel le projet en cause méconnaît les dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme n'est pas matériellement établi est propre, en l'état de l'instruction, à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée du 7 février 2022. Il en va de même des moyens tirés de ce que cette décision serait entachée d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation au regard des dispositions de cet article.

10. En second lieu, aux termes de l'article UF 11 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Villeneuve-la-Garenne intitulé " Aspect extérieur des constructions et aménagement de leurs abords - protection des éléments de paysage " : " () Ouvrages, constructions et dispositifs techniques / () 3) Les antennes d'émission ou de réception (radios, téléphones, télévisions), y compris les paraboles, doivent être intégrées dans la conception des constructions et être installées, le cas échéant, dans le cadre d'antennes collectives. Leur installation devra s'accompagner de dispositions visant à les rendre le moins visibles possible depuis la rue ; / () ".

11. Pour édicter la décision contestée du 7 février 2022, le maire de la commune de Villeneuve-la-Garenne s'est également fondé sur ce que le projet de la SAS Free Mobile ne respectait pas les dispositions précitées de l'article UF 11 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Villeneuve-la-Garenne, dès lors, d'une part, qu'il porte sur des antennes isolées qui auraient pu s'intégrer dans le dispositif d'antennes relais déjà existant sur le bâtiment voisin situé 57, avenue de Verdun, et, d'autre part, que les antennes en cause, bien que couvertes de cheminées, mesurent trois mètres de hauteur et représentent plus de

11 % de la hauteur totale du bâtiment, de sorte qu'elles sont très visibles depuis l'espace public, dans des rues de surcroît très empruntées. Toutefois, comme le relève la SAS Free Mobile, l'article UF 11 du règlement en cause n'impose pas l'implantation du projet dans le cadre d'antennes collectives, qui n'est qu'un objectif, au demeurant rendu impossible en l'espèce par le refus non contesté du propriétaire du bâtiment situé au n° 57 de l'avenue de Verdun d'accueillir une nouvelle station relais. En outre, au vu des photomontages versés à l'instance par la SAS Free Mobile, les antennes relais en débat, en retrait de la rue et intégrées dans trois fausses cheminées s'assimilant à celles existantes, doivent être regardées comme poursuivant un objectif d'esthétique urbaine. Dès lors, le moyen tiré de ce que le motif selon lequel le projet en cause méconnaît les dispositions de l'article UF 11 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Villeneuve-la-Garenne n'est pas matériellement établi est propre, en l'état de l'instruction, à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée du 7 février 2022. Il en va de même des moyens tirés de ce que cette décision serait entachée d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation au regard des dispositions de cet article.

12. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun autre moyen n'est susceptible, en l'état du dossier, de fonder la suspension sollicitée.

13. Il résulte de ce qui précède que les deux conditions prévues par l'article L. 521-1 du code de justice administrative sont remplies. Par suite, il y a lieu de prononcer la suspension de l'exécution de la décision du 7 février 2022 par laquelle le maire de la commune de Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine) a fait opposition à la déclaration préalable n° DP09207821E0058 de la SAS Free Mobile pour l'implantation d'une station relais de téléphonie mobile sur un bâtiment situé 59, avenue de Verdun, ensemble la décision par laquelle le maire de la commune de Villeneuve-la-Garenne a implicitement rejeté le recours gracieux de la société du 28 mars 2022 dirigé contre cette décision.

Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :

14. Lorsque le juge suspend un refus d'autorisation ou une opposition à une déclaration après avoir censuré l'ensemble des motifs que l'autorité compétente a énoncés dans sa décision conformément aux prescriptions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ainsi que, le cas échéant, les motifs qu'elle a pu invoquer en cours d'instance, il doit, s'il est saisi de conclusions à fin d'injonction, ordonner à l'autorité compétente de délivrer l'autorisation ou de prendre une décision de non-opposition. Il n'en va autrement que s'il résulte de l'instruction que les dispositions en vigueur à la date de la décision ainsi suspendue interdisent de l'accueillir pour un motif que l'administration n'a pas relevé, ou que, par suite d'un changement de circonstances, la situation de fait existant à la date de l'ordonnance y fait obstacle. La décision de l'administration prise en exécution de cette injonction ne revêt toutefois qu'un caractère provisoire dans l'attente du jugement à intervenir sur la requête tendant à l'annulation de l'autorisation d'urbanisme ou de la déclaration préalable en cause.

15. En l'espèce, il ne résulte pas de l'instruction que les dispositions en vigueur à la date de l'arrêté suspendu interdiraient que la demande de la SAS Free Mobile puisse être accueillie pour un motif que l'administration n'a pas relevé, ou que, par suite d'un changement de circonstances, la situation de fait existant à la date de la présente ordonnance y ferait obstacle. Par suite, il doit être enjoint au maire de la commune de Villeneuve-la-Garenne, par une décision qui revêtira un caractère provisoire jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la requête en annulation n° 2209389, de prendre une décision de non-opposition à la déclaration préalable déposée par la SAS Free Mobile, dans un délai de deux mois à compter de la notification de la présente ordonnance. A ce stade, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais liés au litige :

16. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de lettre à la charge de la commune de Villeneuve-la-Garenne la somme de 2 000 euros à verser à la SAS Free Mobile sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. En revanche, les conclusions de la commune de Villeneuve-la-Garenne présentées sur le même fondement ne peuvent qu'être rejetées.

O R D O N N E :

Article 1er : L'exécution de la décision du 7 février 2022 par laquelle le maire de la commune de Villeneuve-la-Garenne a fait opposition à la déclaration préalable n° DP09207821E0058 de la SAS Free Mobile pour l'implantation d'une station relais de téléphonie mobile sur un bâtiment situé 59, avenue de Verdun, ensemble la décision par laquelle le maire de la commune de Villeneuve-la-Garenne a implicitement rejeté le recours gracieux de la société du 28 mars 2022 dirigé contre cette décision, est suspendue jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur sa légalité.

Article 2 : Il est enjoint au maire de la commune de Villeneuve-la-Garenne, par une décision qui revêtira un caractère provisoire jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la requête en annulation n° 2209389, de prendre une décision de non-opposition à la déclaration préalable déposée par la SAS Free Mobile, dans un délai de deux mois à compter de la notification de la présente ordonnance.

Article 3 : La commune de Villeneuve-la-Garenne versera la somme de 2 000 euros à la SAS Free Mobile sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Les conclusions de la requête de la SAS Free Mobile sont rejetées pour le surplus.

Article 5 : Les conclusions de la commune de Villeneuve-la-Garenne présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 6 : La présente ordonnance sera notifiée à la SAS Free Mobile et à la commune de Villeneuve-la-Garenne.

Fait à Cergy, le 13 juillet 2022.

La juge des référés,

Signé

C. Oriol

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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