Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2210232
mardi 23 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2210232 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | BAROK AVOCATS |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 10 mars 2022, sous le n° 2203911, la SARL NEW LINK, représentée par Me Di Vizio, avocat, demande au Tribunal de :
1°) condamner l'État à lui verser la somme de 920 0000 euros avec intérêts au taux légal à compter de mars 2020, en réparation des préjudices subis en conséquence des mesures gouvernementales prises durant la gestion de la crise sanitaire causée par l'épidémie de Covid-19 ;
2°) mettre à la charge de l'État la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par une ordonnance en date du 12 mai 2022, la présidente de la 10ème chambre du Tribunal a transmis le dossier de la requête de la SARL NEW LINK au président du Tribunal administratif de Paris.
Par une ordonnance en date du 30 mai 2022, le président du Tribunal administratif de Paris a transmis le dossier de la requête de la SARL NEW LINK au Conseil d'État.
Par une ordonnance en date du 13 juillet 2022, le président de la section du contentieux du Conseil d'État a attribué au Tribunal administratif de Cergy-Pontoise le jugement de la requête de la SARL NEW LINK.
Vu les pièces d'où il ressort que la requête de la SARL NEW LINK a été enregistrée au greffe du Tribunal, postérieurement à l'ordonnance en date du 13 juillet 2022, sous le n° 2210232 et les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement () peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. ". Aux termes de l'article R. 611-8-2 du même code : " Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier () ". Aux termes de l'article R. 611-8-6 du code précité : " Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai () ". Enfin, l'article R. 222-1 du code mentionné ci-dessus dispose : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements () ".
2. Il résulte de l'instruction que la demande prévue par les dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative a été transmise au conseil de la requérante au moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1 du même code, dite " Télérecours ", et que la " mise à disposition " et la " première consultation " de cette demande au sens de l'article R. 611-8-6 du code précité sont intervenues respectivement les 30 et 31 mai 2024. Le délai de quarante jours imparti à la requérante, à compter de cette date à minuit, pour confirmer expressément le maintien de ses conclusions est venu à expiration sans qu'une telle confirmation soit intervenue. Dans ces conditions, la SARL NEW LINK doit, en vertu des dispositions, ci-dessus rappelées, de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, être réputée s'être désistée de sa requête.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la SARL NEW LINK.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SARL NEW LINK et à la ministre du travail, de la santé et des solidarités.
Fait, à Cergy-Pontoise, le 23 juillet 2024.
signé
K. Kelfani
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.