jeudi 5 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2210528 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 11ème Chambre |
| Avocat requérant | VIEGAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires complémentaires, enregistrés les 12 juillet 2022,
28 août 2023 et 11 septembre 2023, Mme A B, représentée par Me Viegas, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 25 mai 2022 par laquelle la rectrice de l'académie de Versailles a refusé de renouveler son contrat ;
2°) d'enjoindre à toute autorité compétente de réexaminer la question du renouvellement de son contrat sous peine d'une astreinte de 100 euros par jour à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de condamner l'Etat à lui verser une somme d'un montant provisoire de 30 000 euros en réparation des préjudices qu'elle a subis et ordonner, si besoin, une expertise afin d'évaluer son entier préjudice ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
En ce qui concerne les conclusions à fin d'annulation :
- la décision attaquée méconnait l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration dès lors qu'elle n'a pas été informée de son droit à consulter son dossier et qu'elle a été dans l'impossibilité de prendre connaissance des griefs qui lui sont reprochés alors que la décision attaquée a été prise en considération de sa personne ;
- elle constitue une discrimination fondée sur un motif syndical en méconnaissance des dispositions de l'article 6 de la loi du 13 juillet 1983, des dispositions de la loi du 27 mai 2008, notamment ses articles 2 et 4, des dispositions de l'article 2 du traité sur l'Union européenne, de l'article 19 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, des articles 21 et 26 de la charte européenne des droits fondamentaux de l'Union européenne ainsi que l'article 14 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales qui interdisent toute discrimination ;
- elle méconnait les dispositions de l'article 6 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen en ce qu'elle la prive du principe constitutionnel d'égal accès aux emplois publics ;
- elle est fondée sur des faits matériellement inexacts ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle est entachée d'un détournement de pouvoir.
En ce qui concerne les conclusions indemnitaires :
- la responsabilité de l'Etat est engagée en raison de l'illégalité fautive de la décision attaquée ;
- elle est fondée à solliciter l'indemnisation d'un préjudice moral et financier provisoirement évalué à 30 000 euros et dont l'évaluation finale pourra, si besoin, faire l'objet d'une expertise.
Par un mémoire en défense, enregistrés le 9 février 2023, la rectrice de l'académie de Versailles conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions indemnitaires en absence de demande préalable ayant donné lieu à une décision susceptible de lier le contentieux.
Par un mémoire enregistré le 13 novembre 2024 et non communiqué, Mme B a présenté des observations en réponse au moyen d'ordre public.
Une note en délibéré, présentée pour Mme B, a été enregistrée le 15 novembre 2024 et n'a pas été communiquée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen ;
- le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne ;
- la charte européenne des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;
- la loi du 27 mai 2008 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Robert, premier conseiller ;
- les conclusions de Mme Charlery, rapporteure publique ;
- et les observations de Me Viegas, représentant Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B a été recrutée en qualité d'agent contractuel aux fonctions d'enseignante en lettres modernes au sein du collège Victor Hugo à Sarcelles dans l'académie de Versailles du
22 février 2017 au 31 août 2017. Par la suite, elle été renouvelée annuellement dans les mêmes fonctions du 1er septembre 2017 au 31 août 2022 au sein de différents établissements scolaires de l'académie de Versailles. Pour l'année scolaire 2020-2021, elle était affectée simultanément aux collèges Paul Eluard de Garges-les-Gonesse et Albert Schweitzer de Soisy-sous-Montmorency et bénéficiait d'une décharge partielle d'activité pour motif syndical à hauteur de 0,11 équivalent temps plein (ETP), soit deux heures hebdomadaires. Suite à plusieurs signalements des chefs des deux établissements précités, Mme B a été informée qu'elle ferait l'objet d'une visite-conseil par l'inspection pédagogique régionale de lettres le 21 mars 2022, ce qu'elle a refusé par courrier du
18 mars 2022. A la suite de ce refus, elle a fait l'objet d'une inspection sur pièces suivie d'un rapport du 14 avril 2022 faisant état de difficultés substantielles dans sa manière de servir. Par la présente requête, Mme B sollicite l'annulation de la décision, notifiée oralement le 25 mai 2022, par laquelle son contrat n'a pas été renouvelé pour l'année scolaire suivante.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable ".
3. Un agent dont le contrat est arrivé à échéance n'a aucun droit au renouvellement de celui-ci. Il en résulte qu'alors même que la décision de ne pas renouveler ce contrat est fondée sur l'appréciation portée par l'autorité compétente sur l'aptitude professionnelle de l'agent et, de manière générale, sur sa manière de servir et se trouve ainsi prise en considération de la personne, elle n'est - sauf à revêtir le caractère d'une mesure disciplinaire - ni au nombre des mesures qui ne peuvent légalement intervenir sans que l'intéressé ait été mis à même de prendre connaissance de son dossier, ni au nombre de celles qui doivent être motivées en application des dispositions, aujourd'hui applicables, de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Il s'ensuit que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 121-1 du code précité et de ce que Mme B n'aurait pas été mise à même de prendre connaissance de son dossier doivent être écartés comme étant inopérants. En tout état de cause, il ressort des pièces du dossier que, à la suite des deux rapports défavorables à son renouvellement émis le 30 mars 2022 par les principales des collèges Paul Eluard et Albert Schweitzer, la requérante a été reçue par les services du rectorat de Versailles le 14 avril 2022 et a pu présenter ses observations sur les griefs émis à son encontre.
4. En deuxième lieu, si, comme il a été dit, un agent public qui a été recruté par un contrat à durée déterminée ne bénéficie d'aucun droit au renouvellement de son contrat, l'administration ne peut légalement décider, au terme de son contrat, de ne pas le renouveler, que pour un motif tiré de l'intérêt du service. Un tel motif s'apprécie au regard des besoins du service ou de considérations tenant à la personne de l'agent.
5. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du compte-rendu d'entretien en date du
25 mai 2022 que la décision attaquée est fondée sur l'inspection sur pièces dont Mme B a fait l'objet le 14 avril 2022 à la suite de son refus d'une visite-conseil programmée le 21 mars 2022.
Le rapport de cette inspection, qui s'est basée sur l'étude des cahiers des élèves de Mme B, ainsi que des cahiers de textes numériques, relevés de note et bulletins trimestriels de ses deux classes, fait état de difficultés pédagogiques en relevant notamment que " les compétences visées par l'enseignement du français en 3e ne semblent donc que partiellement appréhendées " et que
" Mme B ne semble disposer que d'une maitrise partielle des savoirs disciplinaires et de leur didactique si bien que son enseignement ne correspond pas à ce qui est attendu d'un professeur de lettres. Elle n'a pas appliqué les conseils donnés lors de la visite de mars 2021 () " et conclut en relevant que " Mme B n'a que partiellement rempli ses missions d'enseignante cette année, notamment en termes d'évaluation et de suivi des élèves () En ne respectant pas le rythme et le calendrier qu'imposent le retour des notes et la rédaction des bulletins, elle nuit à la bonne tenue des conseils de classe et au travail collectif de l'établissement en faveur des élèves. ". Si Mme B soutient que cette évaluation sur pièces ne prend pas en compte les documents qu'elle avait transmis le jour même de l'inspection, elle ne produit qu'un courriel émis le 14 avril 2022 à 22h23, soit postérieurement à l'édiction du rapport d'inspection précité. En outre, les difficultés pédagogiques relevées dans ce rapport d'inspection sont corroborées par le rapport de la principale du collège Paul Eluard du 30 mars 2022, qui fait état de manquements professionnels de la requérante et en conclut que son renouvellement dans l'établissement à la rentrée prochaine " n'est pas souhaitable ", ainsi que par le rapport de la principale du collège Albert Schweitzer du même jour qui précise notamment que " () Toutes les absences de madame B ne sont pas justifiées et mes demandes de régularisation restent sans réponse. Au niveau pédagogique, au premier trimestre déjà, Madame B n'avait pas complété les bulletins. Ils ont été envoyés aux familles sans les appréciations en Français. Au second trimestre, et ceci jusqu'aux conseils de classe, aucune note n'était saisie et aucun contrôle rendu aux élèves. () Madame B n'a pas non plus corrigé les rapports de stage de 3ème, ce sont finalement ses collègues qui se sont répartis les dossiers. () Au sujet de ses absences, Madame B me dit mettre du travail sur l'ENT pour ses élèves. Au sujet des bulletins non complétés et de l'absence de notes, elle me dit qu'elle a eu des problèmes sans précision aucune. Mes demandes concernant ses absences restent sans réponse et j'attends encore ses justificatifs. () Tous les manquements professionnels de Madame B nuisent à la scolarité des élèves et à l'image du collège. () J'émets un avis défavorable à son renouvellement ". Un précédent rapport établi par la direction d'un autre collège le 28 mars 2019 faisait déjà état de manquements professionnels concernant des absences non justifiées, des contrôles non effectués et des notes non saisies. Enfin, si Mme B entend contester le bien-fondé des griefs qui lui sont reprochés en produisant notamment des attestations élogieuses émanant d'anciens collègues et de la principale du collège où elle avait exercé des fonctions d'assistante pédagogique entre 2014 et 2017, ainsi que le rapport d'inspection établi le 6 mars 2020 à la suite d'une visite-conseil lui étant plus favorable, ces documents ne sont pas de nature à remettre en cause le bien-fondé des critiques qui lui ont été adressées au titre de l'année scolaire 2021-2022. Dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier que, en refusant de reconduire le contrat de Mme B pour l'année scolaire 2022-2023, la rectrice de l'académie de Versailles aurait commis une erreur manifeste dans l'appréciation des aptitudes professionnelles de l'intéressée, se soit fondée sur des faits matériellement inexacts ou aurait agi pour des motifs étrangers à l'intérêt du service.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article 6 de la loi susvisée du 13 juillet 1983, désormais codifié à l'article L. 131-1 du code général de la fonction publique : " () Aucune distinction, directe ou indirecte, ne peut être faite entre les fonctionnaires en raison de leurs opinions politiques, syndicales, philosophiques ou religieuses, de leur origine, de leur orientation sexuelle ou identité de genre, de leur âge, de leur patronyme, de leur situation de famille ou de grossesse, de leur état de santé, de leur apparence physique, de leur handicap ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie ou une race () ". Il appartient au juge administratif, dans la conduite de la procédure inquisitoire, de demander aux parties de lui fournir tous les éléments d'appréciation de nature à établir sa conviction. Cette responsabilité doit, dès lors qu'il est soutenu qu'une mesure a pu être empreinte de discrimination, s'exercer en tenant compte des difficultés propres à l'administration de la preuve en ce domaine et des exigences qui s'attachent aux principes à valeur constitutionnelle des droits de la défense et de l'égalité de traitement des personnes. S'il appartient au requérant qui s'estime lésé par une telle mesure de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles de faire présumer une atteinte à ce dernier principe, il incombe au défendeur de produire tous ceux permettant d'établir que la décision attaquée repose sur des éléments objectifs étrangers à toute discrimination. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si la décision contestée devant lui a été ou non prise pour des motifs entachés de discrimination, se détermine au vu de ces échanges contradictoires. En cas de doute, il lui appartient de compléter ces échanges en ordonnant toute mesure d'instruction utile.
7. Mme B soutient que la décision de refus de nouvellement de son contrat repose sur des motifs discriminatoires dès lors que les critiques concernant sa manière de servir sont, en réalité, dues aux absences engendrées par sa décharge partielle d'activité pour motif syndical. Toutefois, si les rapports rédigés par les principales des collèges Paul Eluard et Albert Schweitzer évoquent tous deux les absences de Mme B, ce ne sont pas ses absences pour motif syndical qui lui sont reprochées, mais l'absence de justifications de ses autres absences. En outre, ainsi qu'il a été exposé au point 5, la décision de non-renouvellement du contrat de Mme B repose principalement sur le caractère insatisfaisant de sa manière de servir, notamment en ce qui concerne l'évaluation et le suivi des élèves. Dans ces conditions, les pièces versées au dossier ne sont pas de nature à faire présumer l'existence d'une discrimination syndicale. Par suite, Mme B n'est pas fondée à soutenir que la décision attaquée repose sur des motifs entachés de discrimination.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article 6 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen : " () Tous les citoyens () sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents. ".
9. Le refus de renouvellement du contrat d'un agent public ne constitue pas une opération de recrutement soumise au principe d'égal accès aux emplois publics en vertu de l'article 6 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen. En tout état de cause, il résulte d'aucune pièce du dossier que la décision attaquée méconnaitrait le principe précité.
10. En cinquième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points précédents, il ne ressort pas des pièces du dossier que le refus de renouvellement du contrat de Mme B aurait été pris pour des raisons étrangères à l'intérêt du service. Par suite, le moyen tiré d'un détournement de pouvoir doit être écarté.
11. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme B doivent être rejetées. Par suite, doivent également être rejetées les conclusions aux fins d'injonction, ainsi que les conclusions indemnitaires et celles relatives aux frais d'instance.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la rectrice de l'académie de Versailles.
Délibéré après l'audience du 14 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. d'Argenson, président,
M. Prost, premier conseiller,
M. Robert, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 décembre 2024.
Le rapporteur,
signé
D. Robert
Le président,
signé
P.-H. d'ArgensonLe greffier,
signé
V. Guillaume
La République mande et ordonne à la ministre de l'Education nationale en ce qui la concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2210528
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026