LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2210631

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2210631

jeudi 19 janvier 2023

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2210631
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantMOREAU BECHLIVANOU

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés le 27 juillet 2022, le 16 octobre 2022, le 9 décembre 2022 et le 29 décembre 2022, M. D B, représenté par Me Moreau-Bechlivanou, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 6 juillet 2022 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans ;

2°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de renouveler son titre de séjour ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros à verser à son conseil, Me Moreau Bechlivanou, en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;

- il méconnaît les droits de la défense ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'intérêt supérieur des enfants tel que garanti par la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- il est à tort fondé sur le motif qu'il présente une menace à l'ordre public.

Par un mémoire en défense, enregistré le 7 octobre 2022, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Moinecourt, conseillère,

- et les observations de Me Moreau-Bechlivanou, représentant M. B.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant malien né le 4 juin 1987, indique être entré sur le territoire français en 2006. Il a été titulaire de titres de séjour en qualité de parent d'enfant français du 9 mai 2017 au 8 mai 2018, titre renouvelé une fois du 31 octobre 2018 au 30 octobre 2020, dont il a à nouveau sollicité le renouvellement le 7 octobre 2020. Par la présente requête, M. B doit être regardé comme demandant au tribunal l'annulation de l'arrêté du 6 juillet 2022 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a rejeté sa demande, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.

Sur la demande d'aide juridictionnelle à titre provisoire :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ".

3. Il ressort des pièces du dossier que M. B a déposé une demande d'aide juridictionnelle le 27 juillet 2022 sur laquelle il n'a pas encore été statué. Eu égard aux délais qui s'imposent à la présente procédure et à la situation de M. B il y a donc lieu de faire droit à sa demande de l'admettre à l'aide juridictionnelle provisoire.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

4. En premier lieu, aux termes des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, les mesures de police doivent être motivées et " comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".

5. Si M. B soutient que l'arrêté attaqué du 6 juillet 2022 est insuffisamment motivé, il ressort des pièces du dossier que celui-ci comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Il vise notamment les dispositions au regard desquelles le droit au séjour de M. B a été examiné, l'article L. 611-1 (3°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur lequel se fonde l'obligation de quitter le territoire français, ainsi que les articles L. 612-8 et L. 612-10 au visa desquels l'interdiction de retour sur le territoire français a été édicté. Il fait également état de la situation personnelle et professionnelle de M. B de manière circonstanciée. Par conséquent, le moyen tiré de son insuffisante motivation ne peut qu'être écarté.

6. En deuxième lieu, M. B soutient que son droit à être entendu a été méconnu dès lors qu'il ne lui a pas été demandé de justifier sa situation avant de rejeter sa demande de titre de séjour. Toutefois, lorsqu'il demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour, l'étranger est appelé à préciser les motifs qui, selon lui, sont susceptibles de justifier que lui soit accordé un droit au séjour en France. L'intéressé doit produire, à l'appui de sa demande, tous éléments susceptibles de venir à son soutien. Il lui est également possible, lors du dépôt de cette demande, lequel doit, en principe, faire l'objet d'une présentation personnelle du demandeur en préfecture, d'apporter toutes les précisions qu'il juge utiles à l'agent de préfecture chargé d'enregistrer sa demande, voire de s'informer des conséquences d'un éventuel refus opposé à sa demande. Enfin, il lui est loisible, tant que sa demande est en cours d'instruction, de faire valoir des observations écrites complémentaires, au besoin en faisant état de nouveaux éléments, ou de demander, auprès de l'autorité préfectorale, un entretien afin d'apporter oralement les précisions et compléments d'information qu'il juge utiles. M. B n'établit ni même n'allègue qu'il aurait vainement sollicité un entretien avec les services préfectoraux, ni qu'il aurait été empêché de présenter ses observations avant que ne soit prise la décision litigieuse. Par suite, la seule circonstance que l'intéressé n'ait pas été invité à formuler des observations en amont de l'édiction de l'arrêté contesté n'est pas de nature à permettre de le regarder comme ayant été privé de son droit à être entendu. Dès lors, le moyen, tiré de l'irrégularité de la procédure suivie, faute de respect du principe du contradictoire, ne peut qu'être écarté.

7. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Par ailleurs, le premier paragraphe de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant stipule que : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. () ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir dirigé contre un refus de séjour, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.

8. Si M. B soutient qu'il réside en France depuis 2006, les éléments produits au dossier, en particulier le jugement de relaxe le concernant du 20 septembre 2017 ainsi que le rapport de l'aide sociale à l'enfance (ASE) du 31 janvier 2022, ne contribuent qu'à établir sa présence depuis 2017. Si M. B soutient par ailleurs qu'il contribue à l'entretien et à l'éducation de ses deux enfants, de nationalité française par leur mère et dont il est séparé, nés en 2015 et en 2018, il ressort des pièces du dossier que la caisse d'allocation familiale a été contrainte en mai 2022 d'adresser une demande de paiement direct à son employeur de la pension alimentaire qui a été mise à sa charge par un jugement du 1er octobre 2020, non versée entre mars 2021 et avril 2022. Si M. B allègue qu'il avait pourtant régulièrement réglé la somme due jusqu'à cette date, il ne l'établit pas. En outre, s'il ressort de l'attestation du 7 octobre 2022 établie par l'intervenante du commissariat du Raincy (Seine-Saint-Denis) où ont lieu, deux fois par mois, les rencontres de M. B avec ses deux enfants, que celles-ci ont désormais lieu dans le calme, il ressort de la note d'information de l'ASE de la Seine-Saint-Denis du 31 janvier 2022, que M. B a demandé en 2017 le placement de son fils aîné C et qu'il s'est à l'époque " présenté trois fois à l'ASE avant de couper tout contact aussi bien avec les services sociaux qu'avec son fils ". A, pour s'en défendre, M. B soutient que c'est par esprit de revanche envers son ancienne conjointe, qui lui avait confié l'enfant pour aller au chevet de son père en Guadeloupe, qu'il avait sollicité ce placement, il ressort toutefois des pièces du dossier, notamment de la note d'information de l'ASE, que ce placement s'est poursuivi jusqu'au 25 août 2021, date à laquelle les enfants ont été remis au domicile maternel avec une mesure d'assistance éducative. Il n'est en outre pas contesté que M. B a fait l'objet de plusieurs procédures judiciaires, d'un rappel à la loi pour des faits de violence sur conjoint avec incapacité de moins de huit jours, d'une relaxe pour des faits de violence sur conjoint sans incapacité, et, en 2019, d'une mise en examen pour des faits de violence sur conjoint ou ex-conjoint avec incapacité supérieure à huit jours et de menaces de mort. Il ressort également des pièces du dossier que M. B est désormais dans l'attente d'être jugé pour de nouveaux faits de violence sur son ancienne compagne. En outre, si M. B produit quatre et cinq bulletins de salaire relatifs aux années 2021 et 2022 respectivement, ces documents ne permettent pas d'établir une insertion professionnelle stable et durable sur le territoire français. Enfin, si M. B a fait l'objet d'un placement sous contrôle judiciaire par une ordonnance du 5 juin 2020, et qu'il ressort des termes de l'ordonnance du 22 septembre 2022 qu'il était toujours maintenu à cette date, cette mesure fait seulement obligation à l'autorité préfectorale de s'abstenir de mettre à exécution l'obligation de quitter le territoire français mais est sans incidence sur sa légalité et sur celle de la décision refusant un délai de départ volontaire ou de l'interdiction de retour, décisions qui n'auront d'effet que lorsque la mesure d'éloignement pourra être exécutée, soit d'office par l'administration, soit spontanément par M. B, dans l'hypothèse où le juge d'instruction mettrait fin à son contrôle judiciaire. Dans ces conditions, M. B, qui ne saurait au surplus utilement se prévaloir d'un jugement du juge aux affaires familiales du 7 novembre 2022, postérieur à la date d'édiction de l'arrêté attaqué, n'est pas fondé à soutenir que les décisions attaquées méconnaissent les stipulations précitées de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, ni qu'elles portent une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de ce qu'elles sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation ne saurait davantage être accueilli.

9. En quatrième et dernier lieu, si M. B soutient que l'arrêté est fondé à tort sur le motif de ce qu'il représenterait une menace à l'ordre public, il ne ressort pas des termes de l'arrêté attaqué qu'il s'est fondé sur ce motif. Le moyen soulevé ne peut donc qu'être écarté.

10. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. B tendant à l'annulation de l'arrêté attaqué doivent être rejetées. Il en va de même, par voie de conséquence, de ses conclusions à fin d'injonction, ainsi que de celles présentées sur le fondement des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Par ces motifs, le tribunal décide :

Article 1 : M. B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : La requête de M. B est rejetée.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D B, à Me Moreau-Belchivanou, conseil de M. B, et au préfet des Hauts-de-Seine.

Délibéré après l'audience du 5 janvier 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Oriol, présidente,

Mme E et M. Sitbon, conseillers,

Assistés de Mme Ricaud, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 janvier 2023.

La rapporteure,

Signé

L. E

La présidente,

Signé

C. OriolLa greffière,

Signé

V. Ricaud

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour ampliation,

La greffière

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions