mardi 11 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2210719 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 8ème Chambre |
| Avocat requérant | TRORIAL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 juillet 2022,, Mme A B, représentée par Me Trorial, demande au tribunal :
1°) de l'admettre, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler la décision du 31 janvier 2022 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a classé sans suite sa demande de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour et de renouvellement de son titre de séjour, ensemble la décision implicite de rejet née du silence gardé pendant plus de deux mois par cette même autorité sur le recours gracieux formé contre la décision du 31 janvier 2022 ;
3°) d'annuler l'arrêté du 27 décembre 2021 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé le renouvellement de son titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office et lui a interdit de retourner sur le territoire français pendant une durée d'un an ;
4°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, ou, à défaut, de réexaminer sa demande dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son avocate en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que cette dernière renonce à percevoir la part contributive de l'Etat, ou à lui verser directement dans l'hypothèse où l'aide juridictionnelle lui serait refusée.
Elle soutient que :
- la décision attaquée du 31 janvier 2022 a été prise par une autorité incompétente, dès lors qu'elle ne comporte aucun nom de signataire ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation, tant en droit qu'en fait, en méconnaissance des articles L. 211-2 et suivants du code des relations entre le public et l'administration ;
- elle est entachée d'un défaut de base légale, dès lors qu'elle ne comporte aucune mention des textes légaux au vu desquels elle a été prise ;
- elle est illégale par voie d'exception, dès lors qu'elle se fonde sur l'arrêté du 27 décembre 2021, qui est lui-même illégal ; en effet, cet arrêté, par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé le renouvellement de son titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office et lui a interdit de retourner sur le territoire français pendant une durée d'un an, est entaché de plusieurs erreurs de fait substantielles, notamment quant à sa date et son lieu de naissance, sa nationalité, d'une absence d'examen approfondi, sérieux et personnalisé de sa situation, d'une erreur de droit quant aux dispositions légales applicables, dès lors qu'elle aurait dû se voir appliquer les stipulations du protocole franco-tunisien relatif à la gestion concertée des migrations du 28 avril 2008 et non les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- elle est illégale, dès lors qu'elle remplit les conditions prévues à l'article 2 du protocole franco-tunisien relatif à la gestion concertée des migrations du 28 avril 2008 et qu'elle aurait dû se voir délivrer une autorisation provisoire de séjour sur le fondement de ces stipulations ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
Les parties ont été informées le 7 mai 2024, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de ce que les conclusions dirigées contre la décision du 31 janvier 2022, ensemble la décision implicite née du silence gardé pendant plus de deux mois par le préfet des Hauts-de-Seine sur le recours gracieux formé contre cette décision, sont irrecevables, dès lors que la demande de titre de séjour présentée par Mme B a précédemment été rejetée par un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine en date du 27 décembre 2021 et que le courriel en date du 31 janvier 2022 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a informé l'intéressée du classement sans suite de son dossier ne constitue pas, dans les circonstances de l'espèce, une décision susceptible de recours.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 mai 2024, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la requête est irrecevable en raison de sa tardiveté ;
- les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Un mémoire complémentaire a été produit pour Mme B le 11 mai 2024, qui n'a pas été communiqué.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 20 mars 2023.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- l'ordonnance n°2210717 du juge des référés en date du 25 août 2022.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République de Tunisie en matière de séjour et de travail du 17 mars 1988 modifié ;
- le protocole relatif à la gestion concertée des migrations entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République tunisienne signé à Tunis le 28 avril 2008 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le décret n°2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Saïh a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A B, ressortissante tunisienne née le 7 novembre 1994, est entrée sur le territoire français le 12 octobre 2015 sous couvert d'un passeport revêtu d'un visa de long séjour portant la mention " étudiant ". Par la suite, elle a bénéficié de plusieurs titres de séjour portant la mention " étudiant ", dont le dernier a expiré le 5 décembre 2021. En octobre 2021, elle a sollicité, via le site " démarches-simplifiées.fr ", la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour auprès des services de la préfecture des Hauts-de-Seine, sur le fondement des stipulations de l'article 2 du protocole relatif à la gestion concertée des migrations entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République tunisienne du 28 avril 2008. Le 4 décembre 2021, elle a également sollicité, via le site " démarches-simplifiées.fr ", le renouvellement de son titre de séjour portant la mention " étudiant ". Par un arrêté du 27 décembre 2021, le préfet des Hauts-de-Seine a rejeté la demande de titre de séjour de Mme B, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et lui a interdit de retourner sur le territoire français pendant une durée d'un an. Par ailleurs, par une décision du 31 janvier 2022, le préfet des Hauts-de-Seine a classé sans suite la demande présentée par Mme B. Par la présente requête, cette dernière demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 27 décembre 2021 et la décision du 31 janvier 2022, ensemble la décision implicite née du silence gardé pendant plus de deux mois par le préfet des Hauts-de-Seine sur le recours gracieux formé contre cette décision.
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Par une décision du 20 mars 2023, le bureau d'aide juridictionnelle établi près le tribunal judiciaire de Pontoise a admis Mme B au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Ainsi, les conclusions tendant à l'admission de la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire sont devenues sans objet. Par suite, il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la recevabilité des conclusions dirigées contre la décision du 31 janvier 2022 et de la décision implicite de rejet du recours gracieux formé contre cette décision :
3. La demande de titre de séjour présentée par Mme B ayant été rejetée par un arrêté en date du 27 décembre 2021, le courriel en date du 31 janvier 2022 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a classé sans suite le dossier de l'intéressée doit être regardé comme destiné à informer cette dernière de la clôture de ce dossier sur le site " démarches-simplifiées.fr ". Dès lors, ce courriel ne constitue pas, dans les circonstances de l'espèce, une décision susceptible de recours. Par suite, et ainsi que les parties en ont été informées, les conclusions dirigées contre la décision du 31 janvier 2022, ensemble la décision implicite née du silence gardé pendant plus de deux mois par le préfet des Hauts-de-Seine sur le recours gracieux formé contre cette décision, sont irrecevables et doivent être rejetées.
En ce qui concerne la fin de non-recevoir opposée par le préfet des Hauts-de-Seine :
4. Aux termes de l'article L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque la décision portant obligation de quitter le territoire français prise en application des 3°, 5° ou 6° de l'article L. 611-1 est assortie d'un délai de départ volontaire, le tribunal administratif est saisi dans le délai de trente jours suivant la notification de la décision.
L'étranger peut demander le bénéfice de l'aide juridictionnelle au plus tard lors de l'introduction de sa requête en annulation. /Le tribunal administratif statue dans un délai de trois mois à compter de sa saisine. ". Aux termes de l'article L. 611-1 du même code : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ;
() ".
5. Il incombe à l'administration, lorsqu'elle oppose une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté d'une action introduite devant une juridiction administrative, d'établir la date à laquelle la décision attaquée a été régulièrement notifiée à l'intéressé. En cas de retour à l'administration, au terme du délai de mise en instance, du pli recommandé contenant la décision, la notification est réputée avoir été régulièrement accomplie à la date à laquelle ce pli a été présenté à l'adresse de l'intéressé, dès lors du moins qu'il résulte soit de mentions précises, claires et concordantes portées sur l'enveloppe, soit, à défaut, d'une attestation du service postal ou d'autres éléments de preuve, que le préposé a, conformément à la réglementation en vigueur, déposé un avis d'instance informant le destinataire que le pli était à sa disposition au bureau de poste. À cet égard, doit être regardé comme portant des mentions précises, claires et concordantes suffisant à constituer la preuve d'une notification régulière le pli recommandé retourné à l'administration auquel est rattaché un volet " avis de réception " sur lequel a été apposée par voie de duplication la date de vaine présentation du courrier, et qui porte, sur l'enveloppe ou sur l'avis de réception, l'indication du motif pour lequel il n'a pu être remis.
6. Si le préfet des Hauts-de-Seine invoque une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête et produit une copie de l'avis de réception rattaché au pli recommandé, il ressort toutefois de ce document que l'adresse de Mme B n'est pas lisible. Dès lors, le préfet des Hauts-de-Seine n'établit pas que l'arrêté du 27 décembre 2021 a été régulièrement notifié à la requérante en l'absence de mentions précises, claires et concordantes portées sur l'avis de réception. Par suite, la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête doit être écartée.
En ce qui concerne les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 27 décembre 2021 :
7. Aux termes des stipulations de l'article 2 du protocole franco-tunisien du 28 avril 2008 susvisé : " () 2.2.1. Les étudiants tunisiens résidant en France et désireux d'y trouver un premier emploi auront accès à l'ensemble des offres d'emploi et de stages disponibles en France. / 2.2.2. Une autorisation de séjour d'une durée de validité de six mois, renouvelable une fois, est délivrée de plein droit au ressortissant tunisien qui, ayant achevé avec succès, dans un établissement d'enseignement supérieur français habilité au plan national () un cycle de formation conduisant à un diplôme au moins équivalent au master ou à la licence professionnelle, souhaite compléter sa formation par une première expérience professionnelle en France dans la perspective de son retour en Tunisie. Pendant la durée de cette autorisation, le ressortissant tunisien est autorisé à chercher et à exercer un emploi ouvrant droit à une rémunération au moins égale à une fois et demie la rémunération mensuelle minimale en vigueur en France. A l'issue de la période mentionnée au premier alinéa, le ressortissant tunisien titulaire d'un emploi ou justifiant d'une promesse d'embauche satisfaisant aux conditions énoncées ci-dessus, est autorisé à séjourner en France pour l'exercice de son activité professionnelle, sans que la situation de l'emploi ne lui soit opposable () ". Il résulte de ces stipulations qu'un ressortissant tunisien ayant achevé avec succès sa formation supérieure, puis ayant été admis provisoirement à exercer une activité pendant six mois, est de plein droit autorisé à séjourner en France pour y occuper un emploi, à la seule condition que sa rémunération soit au moins égale à une fois et demie la rémunération mensuelle minimale en vigueur en France.
8. Il ressort des termes de l'arrêté contesté du 27 décembre 2021 que pour refuser à Mme B le renouvellement de son titre de séjour, le préfet des Hauts-de-Seine s'est fondé sur les dispositions de l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ainsi, il ne résulte pas des termes de cet arrêté attaqué ni des pièces du dossier que le préfet des Hauts-de-Seine ait examiné la demande de la requérante tendant à la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour sur le fondement des stipulations de l'article 2 du protocole relatif à la gestion concertée des migrations entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République tunisienne du 28 avril 2008, fondement légal de sa demande initiale, l'intéressée étant au demeurant de nationalité tunisienne et non marocaine, comme cela est pourtant mentionné dans ledit arrêté. Par suite, le préfet en n'examinant pas la situation de la requérante au regard des stipulations de l'article 2 du protocole précité, a entaché sa décision d'illégalité.
9. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que la décision du 27 décembre 2021 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a rejeté la demande de titre de séjour de Mme B doit être annulée ainsi que, par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an et fixation du pays de destination.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
10. Le présent jugement, eu égard au motif d'annulation retenu, et après examen de l'ensemble des autres moyens de la requête, implique pour son exécution que le préfet des Hauts-de-Seine délivre une autorisation provisoire de séjour à Mme B l'autorisant à travailler et réexamine sa demande de titre de séjour. Par suite, il y a lieu d'enjoindre au préfet de délivrer cette autorisation et de réexaminer la situation de l'intéressée dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, sans qu'il y ait lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais d'instance :
11. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat, partie perdante dans la présente instance, le versement d'une somme de 1 000 euros à Me Trorial, conseil de Mme B, au titre de l'article L. 761- 1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
DECIDE :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire de Mme B.
Article 2 : L'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 27 décembre 2021 est annulé.
Article 3 : Il est enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer à Mme B une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler et de procéder au réexamen de sa demande dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 4 : L'Etat versera à Me Trorial la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au préfet des Hauts-de-Seine.
Délibéré après l'audience du 15 mai 2024, à laquelle siégeaient :
M. Bertoncini, président,
Mme Saïh, première conseillère,
Mme Cuisinier-Heissler, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 juin 2024.
La rapporteure,
Signé
Z. Saïh
Le président,
Signé
T. Bertoncini La greffière,
Signé
M. C
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026