LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2210769

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2210769

lundi 22 août 2022

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2210769
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantSEBAN ET ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 1er août 2022, et un mémoire enregistré le 16 août 2022, M. C et son enfant mineure A C, qu'il déclare représenter, représentés par Me Arvis, demandent au juge des référés:

1°) sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision révélée par le communiqué de presse du 25 juin 2022 sur le site internet de la commune de Colombes annonçant la suspension de l'exploitation de la patinoire Philippe Candéloro et sa fermeture définitive ;

2°) d'enjoindre au maire de la commune de Colombes de procéder à la réouverture de la patinoire Philippe Candéloro dans un délai de sept jours à compter de l'ordonnance à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Colombes la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- la condition d'urgence est remplie, dès lors que la décision attaquée préjudicie à l'intérêt général en ce que la patinoire participe au rayonnement et à l'attractivité de la commune, comme aux intérêts des agents publics affectés à la patinoire, les personnels des clubs, licenciés des clubs et usagers de l'équipement ;

- il existe des moyens de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de décision contestée :

o elle a été prise par une autorité incompétente ;

o elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une erreur sur l'exactitude matérielle des faits ; la patinoire ne présente aucun risque pour la sécurité des usagers ; les sommes annoncées pour la rénovation de la patinoire sont sans fondement ; les chiffres indiqués relatifs aux coût des dépenses énergétiques sont erronés ;

o elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation sur les motifs budgétaires.

Par un mémoire en défense enregistré le 17 août 2022, la commune de Colombes représentée par la SELARL Seban et associés agissant par Me Seban conclut au rejet de la requête et demande que soit mise à la charge de M. C la somme de 2500 euros au titre des frais non compris dans les dépens ;.

Elle fait valoir que :

- la requête est irrecevable ; l'acte attaqué ne constitue pas une décision ; le requérant ne justifie pas de son intérêt à agir ;

- en tout état de cause, la requête est mal fondée ; la condition d'urgence n'est pas remplie ; les moyens soulevés ne sont pas propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision litigieuse ;

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête n° 2211516, enregistrée le 1er août 2022, par laquelle M. C demande l'annulation de la décision en cause.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Thierry, vice-président, en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les demandes en référé.

Les parties ont été régulièrement été convoquées à l'audience publique du 18 août 2022 à 9 heures 00.

Ont été entendus au cours de l'audience publique, tenue en présence de Mme Courbet, greffière d'audience :

- le rapport de M. Thierry, juge des référés ;

- les observations orales de Me Arvis, représentant de M. C ; et Me Conerardy pour la commune de Colombes

La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Par un communiqué de presse du 25 juin 2022 publié sur son site internet, la commune de Colombes a annoncé la suspension de l'exploitation publique de la patinoire municipale Philippe Candéloro. Par la présente requête, M. C, pour lui-même et en tant que représentant légal de son enfant A C demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'ordonner la suspension de cette décision et de la décision de fermeture définitive qu'il estime y être liée.

Sur la recevabilité de la requête :

2. Il résulte de l'instruction, et il n'est pas contesté, que la commune de Colombes a décidé de la cessation provisoire de l'exploitation de la patinoire Philippe Candéloro, qui ne rouvrira ainsi pas ses portes au public et aux clubs qu'elle accueillait habituellement à partir de début septembre. Il n'en résulte pas, en revanche que la fin de son exploitation a fait l'objet d'un acte administratif, même implicite, en dépit de ce que la municipalité a fait part de son intention de prendre cette décision. La commune indique ainsi dans ses écritures que la fin de l'exploitation de cet équipement sportif sera soumis au vote du conseil municipal lors de sa séance du 10 octobre 2022.

3. Dans ces conditions, M. C n'est pas recevable à demander la suspension d'une décision de fermeture définitive de la patinoire.

Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

4. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".

5. En premier lieu, la condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé d'une mesure de suspension doit être regardée comme satisfaite lorsque la décision contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension d'une telle décision, d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de celle-ci sur la situation de ce dernier ou le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit être appréciée objectivement et globalement compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'affaire.

6. Il résulte de l'instruction que la décision de ne pas rouvrir la patinoire municipale au mois de septembre empêchera le public ainsi que les licenciés des clubs de patinage exerçant leur activité à la patinoire Philippe Candéloro, d'utiliser cet équipement au moins jusqu'au mois d'octobre 2022 et les privera ainsi d'une activité de loisir et d'une pratique sportive. Il ressort toutefois des indications et pièces produites par la commune que la patinoire ne dispose plus de système propre de production de froid et que son fonctionnement est subordonné à la location de groupe froids. Le contrat de location de cet équipement qui s'est élevé à près de 82 000 euros pour une année scolaire a pris fin en juin 2022 et les groupes ont été récupérés par le bailleur. Il résulte par ailleurs de ces mêmes indications que la commune n'a pas voté de crédits de fonctionnement pour la patinoire, dont les recettes ne représentent qu'environ 20% des dépenses liées à son fonctionnement, pour le second semestre 2022. Dans ces circonstances eu égard aux contraintes financières et matérielles liées à la remise en fonctionnement de la patinoire, alors que le conseil municipal doit se prononcer sur la poursuite ou non de l'exploitation le 10 octobre, la conditions d'urgence, qui doit s'apprécier globalement, exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative ne peut être regardée comme remplie.

7. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner la légalité de la décision litigieuse, ni de se prononcer sur l'intérêt à agir de M. C, qu'au moins une des deux conditions auxquelles l'article L. 521-1 du code de justice administrative subordonne la suspension de l'exécution d'une décision administrative n'est pas satisfaite. Dans ces conditions les conclusions à fin de suspension de M. C doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'injonction et sur l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

8. Les conclusions à fin de suspension de la décision litigieuse de M. C devant être rejetées, il s'ensuit que doivent l'être également, d'une part, ses conclusions à fin d'injonction, puisque la présente décision n'appelle ainsi aucune mesure d'exécution, et d'autre part, celles tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ces dispositions faisant obstacle à ce que le tribunal fasse bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge.

9. Il n'y a pas lieu, par ailleurs, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. C la somme demandée par la commune de Colombes au titre des frais non compris dans les dépens qu'il a exposés.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 :Les conclusions de commune de Colombes relatives aux frais non compris dans les dépens sont rejetées.

Article 3 :La présente ordonnance sera notifiée à M. C et à la commune de Colombes.

Fait à Cergy, le 22 août 2022.

Le juge des référés,

signé

P. Thierry

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 22107692

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions