lundi 19 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2210990 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | FRECHE & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 5 août 2022 sous le n° 2210990 au greffe du tribunal, et un mémoire enregistré le 9 septembre 2022, l'établissement public territorial Vallée Sud - Grand Paris, représenté par la SELARL Valadou - Josselin et Associés, demande au juge des référés dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'ordonner une expertise, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, en présence de la société AD Inge, de la société Conexdata, de la société Enedis sis chez Protys, de la société GRDF Île-de-France Ouest sis chez Protys, de la société Orange, de la société Prizz Infrstructure - Augez Alexis, de la SEVESC sis chez Protys, de la société SFR, de la société SFR Fibre SAS, de la société Veolia Eau, du département des Hauts-de-Seine, de la commune de Malakoff, de la commune de Châtillon, du ministère des Armées, de M. C, de la SCI Le Soleil Levant, du syndicat des copropriétaires de l'immeuble cadastré section A n° 270 et de la société Geos Ingénieurs Conseils afin d'apprécier l'état actuel des immeubles et ouvrages susceptibles d'être affectés par les travaux de désamiantage et de déconstruction du stade nautique sis 57 rue Jean Bouin à Chatillon (92320) ainsi que les désordres qui pourraient survenir au cours des travaux prévus, en indiquant les mesures de nature à les prévenir ou à y remédier ;
2°) de statuer sur les dépens.
Il soutient qu'afin de prévenir toutes contestations et de pouvoir remédier aux désordres pouvant intervenir lors des travaux, un référé préventif est utile. La maîtrise d'œuvre des travaux a été confiée la société AD Inge. Les travaux sont prévus à compter du mois d'octobre 2022 jusqu'au mois de juin 2023. Le marché de services d'investigations et d'ingénierie géotechniques, de pollution des sols et d'ingénierie hydrogéologique a été attribué à la société Géos.
Par un mémoire, enregistré le 19 août 2022, la société Géos doit être regardée comme demandant sa mise hors de cause.
Par un mémoire, enregistré le 22 août 2022, la société Orange ne s'oppose pas à la mesure d'expertise.
Par deux mémoires, enregistrés les 23 août et 4 septembre 2022, M. et Mme C ne s'opposent pas à la mesure d'expertise sollicitée et demandent au juge des référés de :
1°) compléter la mission confiée à l'expert afin que ce dernier examine les mesures mises en œuvre pour assurer la sécurité de la circulation des piétons autour du chantier, celles pour assurer la tranquillité et le repos de riverains et celles pour éviter les émanations de poussières vers les propriétés avoisinantes ;
2°) octroyer un délai de 4 mois à l'expert à compter du jour de la consignation pour la remise de son premier rapport ;
3°) rejeter la demande disant qu'il n'y a pas lieu à appliquer l'article L. 761-1 du code de justice administrative[BP1].
Par un mémoire, enregistré le 8 septembre 2022, le ministre des Armées demande sa mise hors de cause.
La requête a été communiquée à la société AD Inge, à la société Conexdata, à la société Enedis sis chez Protys, à la société GRDF Île-de-France Ouest sis chez Protys, à la société Prizz Infrstructure - Augez Alexis, de la SEVESC sis chez Protys, de la société SFR, de la société SFR Fibre SAS, de la société Veolia Eau, au département des Hauts-de-Seine, à la commune de Malakoff, à la commune de Châtillon, , à la SCI Le Soleil Levant, au syndicat des copropriétaires de l'immeuble cadastré section A n° 270 et à la société Geos Ingénieurs Conseils qui n'ont pas présenté de mémoire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a désigné M. B, premier vice-président du tribunal, pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
Sur la demande d'expertise :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. / Il peut notamment charger un expert de procéder, lors de l'exécution de travaux publics, à toutes constatations relatives à l'état des immeubles susceptibles d'être affectés par des dommages ainsi qu'aux causes et à l'étendue des dommages qui surviendraient effectivement pendant la durée de sa mission () ".
2. L'établissement public territorial Vallée Sud - Grand Paris entreprend en tant que maître d'ouvrage des travaux de désamiantage et de déconstruction du stade nautique sis 57 rue Jean Bouin à Chatillon (92320). La maîtrise d'œuvre des travaux a été confiée la société AD Inge. Lesdits travaux, prévus du mois d'octobre 2022 jusqu'au mois de juin 2023, sont, par leur ampleur, susceptibles d'affecter les immeubles et ouvrages riverains. L'établissement public territorial Vallée Sud - Grand Paris demande la désignation d'un expert.
3. L'expertise demandée par l'établissement public territorial Vallée Sud - Grand Paris, entre dans le champ d'application des dispositions du deuxième alinéa de l'article R. 532-1 du code de justice administrative en tant qu'elle porte sur les constatations relatives à l'état des immeubles susceptibles d'être affectés par des dommages ainsi qu'aux causes et à l'étendue des dommages susceptibles de survenir effectivement pendant la durée de la mission de l'expert. Il y a lieu, dès lors, de faire droit à la demande d'expertise et de fixer la mission de l'expert comme il est précisé à l'article 2 de la présente ordonnance.
Sur la mise hors de cause :
4. La société Géos fait valoir qu'elle n'est pas concernée par la présente procédure, qu'elle n'a proposé aucune offre dans le cadre d'un marché de services d'investigations et d'ingénierie géotechniques, de pollution des sols et d'ingénierie hydrogéologique et qu'il y a une confusion avec une autre société. Il y a lieu, dès lors, en l'état de l'instruction de mettre hors de cause la société Geos. Il y a également lieu, comme le demande l'établissement public territorial Vallée Sud - Grand Paris dans son mémoire du 9 septembre 2022, de faire participer aux opérations d'expertise la société Géos Ingénieurs Conseils, qui est intervient en tant qu'ingénieur conseil du requérant.
5. Le ministre des Armées fait valoir qu'il ne dispose pas de biens sur le territoire de la commune de Châtillon et qu'il n'est pas susceptible d'être concerné par les opérations d'expertise. Il y a lieu, dès lors, en l'état de l'instruction, de le mettre hors de cause.
Sur les conclusions relatives aux dépens :
6. Aux termes de l'article R. 621-13 du code de justice administrative : " Lorsque l'expertise a été ordonnée sur le fondement du titre III du livre V, le président du tribunal ou de la cour, après consultation, le cas échéant, du magistrat délégué () en fixe les frais et honoraires par une ordonnance prise conformément aux dispositions des articles R. 621-11 et R. 761-4. Cette ordonnance désigne la ou les parties qui assumeront la charge de ces frais et honoraires ". Ainsi il n'appartient pas au juge des référés, dans le cadre de la présente instance, de désigner la partie qui supportera la charge des dépens.
ORDONNE :
Article 1er : La société Géos et le ministre des Armées sont mis hors de cause.
Article 2: Mme A D demeurant 37 rue Marcel Bontemps à Boulogne-Billancourt (92100), est désignée en qualité d'expert. Elle aura pour mission :
1°) de prendre connaissance des travaux de désamiantage et de déconstruction du stade nautique sis 57 rue Jean Bouin à Chatillon (92320) ;
2°) de se rendre sur les lieux, de visiter les immeubles et ouvrages riverains qui bordent, voisinent ou jouxtent le programme :
3°) de constater et décrire avec précision l'état de ces immeubles et ouvrages voisins du site de l'opération en mentionnant, s'il y a lieu, l'existence de toute servitude, emprise ou mitoyenneté ; de préciser s'il existe des désordres et/ou des dégradations ; dans l'affirmative, les recenser et les décrire en indiquant notamment s'ils sont inhérents aux fondations, à la nature du sous-sol, à la structure, à un état de vétusté, ou à une autre cause et en particulier au démarrage des travaux ;
4°) de fournir au tribunal les éléments permettant de déterminer, le cas échéant, les causes et l'étendue des dommages qui seraient susceptibles de survenir aux immeubles et ouvrages au cours des travaux mentionnés au 1°) ;
5°) au cas où l'état de ces immeubles et ouvrages nécessiterait des mesures de sauvegarde ou des travaux particuliers de nature à éviter toute aggravation de cet état, d'en indiquer la consistance, le coût et la durée probable de réalisation ; de préciser le cas échéant si la réalisation de certaines de ces mesures de sauvegarde ou de certains de ces travaux présente un caractère d'urgence et, dans l'affirmative, de dire si une dégradation ou une aggravation de l'état présenté actuellement par un immeuble, ou un élément de ces immeubles et ouvrages est susceptible de créer un danger ;
6°) de procéder, à l'issue des travaux, à toutes constatations relatives à l'état desdits immeubles, et ouvrages et de déterminer, le cas échéant, les causes et l'étendue des désordres ; d'indiquer, le cas échéant, les travaux de nature à remédier auxdits désordres ;
7°) de fournir, de façon générale, tous les éléments techniques ou de fait permettant à la juridiction qui serait éventuellement saisie de déterminer, le cas échéant, les responsabilités encourues et les préjudices subis ;
8°) de donner, s'il y a lieu, tous éléments sur les difficultés consécutives à l'existence de servitudes, emprises et mitoyennetés ;
9°) d'annexer au rapport, le cas échéant, les photographies de ses constatations.
L'expert restera saisi jusqu'à l'achèvement des travaux, en juin 2023.
L'expert pourra entendre tous sachants, se faire communiquer tous documents et renseignements, faire toutes constatations ou vérifications propres à faciliter l'accomplissement de sa mission et éclairer le tribunal administratif.
Article 3 : Les opérations de l'expertise auront lieu contradictoirement entre l'établissement public territorial Vallée Sud - Grand Paris, la société AD Inge, la société Conexdata, la société Enedis sis chez Protys, la société GRDF Île-de-France Ouest sis chez Protys, la société Orange, la société Prizz Infrstructure - Augez Alexis, la SEVESC sis chez Protys, la société SFR, la société SFR Fibre SAS, la société Veolia Eau, le département des Hauts-de-Seine, la commune de Malakoff, la commune de Châtillon, M. C, la SCI Le Soleil Levant, le syndicat des copropriétaires de l'immeuble cadastré section A n° 270 et la société Geos Ingénieurs Conseils.
Article 4 : Après avoir prêté serment, l'expert accomplira la mission définie à l'article 2 dans les conditions prévues par les articles R. 621-1 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il ne pourra recourir à un sapiteur sans l'autorisation préalable du président du tribunal administratif.
Article 5 : L'expert remettra un rapport sur l'état initial et, le cas échéant, sur les mesures et travaux de sauvegarde présentant un caractère d'urgence, au plus tard le 17 octobre 2022, adressé en 2 exemplaires au greffe du tribunal administratif. Il établira un rapport complémentaire et définitif adressé en 2 exemplaires au greffe du tribunal administratif, dans les deux mois suivant l'achèvement des travaux prévu en juin 2023. Un exemplaire de ces rapports sera notifié par l'expert à l'établissement public territorial Vallée Sud - Grand Paris et la seule partie des rapports le concernant à chacun des défendeurs. Avec leur accord, ces notifications peuvent s'opérer sous forme électronique. L'expert justifiera auprès du tribunal de la date de réception de ses rapports par les parties.
Article 6 : Les frais de l'expertise seront mis à la charge de la ou des parties désignées dans l'ordonnance par laquelle le président du tribunal liquidera et taxera les frais et honoraires.
Article 7 : Le surplus des conclusions est rejeté.
Article 8 : La présente ordonnance sera notifiée à l'établissement public territorial Vallée Sud - Grand Paris, à la société AD Inge, à la société Conexdata, à la société Enedis sis chez Protys, à la société GRDF Île-de-France Ouest sis chez Protys, à la société Orange, à la société Prizz Infrstructure - Augez Alexis, de la SEVESC sis chez Protys, de la société SFR, de la société SFR Fibre SAS, de la société Veolia Eau, au département des Hauts-de-Seine, à la commune de Malakoff, à la commune de Châtillon, au ministère des Armées, à M. C, à la SCI Le Soleil Levant, au syndicat des copropriétaires de l'immeuble cadastré section A n° 270, à la société Geos, à la société Geos Ingénieurs Conseils et à Mme A D, expert.
Fait à Cergy, le 19 septembre 2022.
Le premier vice-président, juge des référés
Signé
F. B
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
[BP1] Proposition de ne pas y répondre. Il n'y a eu aucune demande chiffrée par aucune partie
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026