LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2211321

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2211321

mercredi 31 août 2022

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2211321
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantRIQUIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et deux mémoires complémentaires enregistrés les 16, 29 et 31 août 2022, Mme B A, représentée par Me Verdier, demande au juge des référés, statuant par application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision du 14 juillet 2022 par laquelle la présidente de l'Université Paris Nanterre a constaté son ajournement aux examens de la troisième année de licence en droit pour l'année universitaire 2021/2022 ;

2°) d'enjoindre à l'Université Paris Nanterre de prendre une décision lui permettant de repasser les enseignements constitutifs des unités d'enseignement (UE) non validées de troisième année de licence, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, et ce dans l'attente de la décision du juge du fond ;

3°) de mettre à la charge de l'Université Paris Nanterre la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la condition d'urgence est remplie dès lors que la décision attaquée fait obstacle à l'obtention de son année universitaire puis à la poursuite de ses études supérieures d'autant plus qu'elle présente des difficultés psychologiques importantes qui aggravent sa situation ;

- il existe plusieurs moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :

. elle est entachée d'un vice de procédure, en ce que les résultats de la première session d'examens ont été publiés le 8 juin 2022 et la seconde session d'examens a débuté le 13 juin, alors que la délibération de la commission de la formation et de la vie universitaire (CVFU) de l'Université Paris Nanterre du 26 février 2020 fixe une durée minimale d'une semaine entre les résultats de la première session d'examens et le déroulement de la seconde ;

. elle est entachée d'une faute d'organisation du service, les résultats de la première session d'examens ayant été publiés tardivement, le 8 juin 2022, sans que le début des épreuves de la seconde session soit repoussé ;

. elle est entachée d'une erreur de droit, dès lors que l'arrêté de nomination du jury d'examen en date du 22 décembre 2021 a été signé par une autorité incompétente, du fait de la non transmission de l'arrêté de délégation de signature concernant cette décision au recteur, en violation des dispositions des articles L. 712-1 et L. 719-7 du code de l'éducation, n'a pas fait l'objet d'une publicité adéquate et suffisante et a été publié plus de deux mois après la date de début de la rentrée universitaire, le 13 septembre 2021, en méconnaissance de la règle fixée lors de la délibération de la CFVU.

Par deux mémoires en défense enregistrés les 26 et 31 août 2022, l'Université Paris Nanterre, représentée par Me Riquier, conclut au rejet de la requête et demande en outre au juge des référés de mettre à la charge de Mme A une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- la condition d'urgence n'est pas remplie ;

- il n'existe pas de doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée :

. elle n'est pas entachée d'une erreur de droit, dès lors que le calendrier des examens de seconde session a été publié plus de quinze jours avant le début de ces examens, que la requérante n'apporte pas la preuve qu'elle aurait eu la communication de son relevé de notes final moins d'une semaine avant le déroulé de ces examens, et que les examens de seconde session du semestre 6 n'ont commencé que le 20 juin, lui laissant plus d'une semaine de préparation ;

. la requérante ne peut se prévaloir d'une faute dans l'organisation du service, dès lors que la présente instance a trait à la légalité d'un acte, et qu'elle n'a eu aucune incidence sur sa situation personnelle ;

. elle n'est pas entachée d'un vice de procédure, dès lors que l'arrêté de nomination du jury d'examen, signé par une autorité compétente, a bien été publié sur le site Internet de l'université et que l'arrêté de délégation de signature a bien été transmis au rectorat comme le confirme un bordereau d'envoi daté du 4 octobre 2021, que la requérante qui n'apporte aucun élément permettant de définir la date précise à laquelle sa formation a commencé n'établit pas, à supposer qu'il existerait un vice de procédure concernant la date de publication de cette décision, qu'elle se serait vue privée d'une quelconque garantie et que cette circonstance n'aurait pu exercer une influence sur le sens de la décision contestée dans la mesure où elle a bénéficié d'un délai de plus de 5 mois et demi pour pouvoir prendre connaissance de la composition de ce jury.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'éducation ;

- le code de justice administrative.

Le Président du Tribunal a désigné Mme Van Muylder, vice-présidente, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience publique du 29 août 2022 à 9 heures 45.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme C ;

- les observations orales de Me Toihiri, substituant Me Verdier, représentant Mme A, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens ;

- et les observations orales de Me Gevaudan, substituant Me Riquier, représentant l'Université Paris Nanterre, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens.

La clôture d'instruction a été différée au 31 août 2022 à 14h en application de l'article R. 522-8 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B A est étudiante en formation continue en troisième année de licence de droit, session 2021/2022, à l'Université Paris Nanterre. Par une décision matérialisée par un relevé de notes du 14 juillet 2022, la présidente de l'Université Paris Nanterre l'a ajournée aux examens. Par la présente requête, Mme A demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de cette décision et d'enjoindre à la présidente de l'Université Paris Nanterre de prendre, dans un délai de quinze jours à compter de l'ordonnance à intervenir, une décision lui permettant de repasser les enseignements non validés de sa troisième année de licence dans le délai déterminé par la délibération de la CVFU du 26 février 2020.

Sur la suspension de l'exécution de la décision d'ajournement :

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".

3. Par ailleurs, si les actes administratifs doivent être pris selon les formes et conformément aux procédures prévues par les lois et règlements, un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable, suivie à titre obligatoire ou facultatif, n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise ou qu'il a privé les intéressés d'une garantie. L'application de ce principe n'est pas exclue en cas d'omission d'une procédure obligatoire, à condition qu'une telle omission n'ait pas pour effet d'affecter la compétence de l'auteur de l'acte.

4. Aucun des moyens invoqués par Mme A et analysés ci-dessus n'est propre, en l'état de l'instruction, à faire naître un doute sérieux quant à la légalité des délibérations en litige.

5. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'apprécier la condition d'urgence, que les conclusions de Mme A tendant à la suspension de l'exécution de la décision du 14 juillet 2022 par laquelle la directrice de l'Université Paris Nanterre a constaté son ajournement aux examens de la troisième année de licence en droit pour l'année universitaire 2021/2022 ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les conclusions aux fins d'injonction :

6. La présente ordonnance n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions aux fins d'injonction présentées par Mme A ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

7. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Université Paris Nanterre, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à Mme A une somme que celle-ci réclame au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit à la demande présentée sur ce fondement par l'Université Paris Nanterre.

O R D O N N E :

Article 1er :La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de l'Université Paris Nanterre au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et à l'Université Paris Nanterre.

Fait à Cergy, le 31 août 2022.

La juge des référés,

signé

C. C

La République mande et ordonne au ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions