mardi 15 juillet 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2211516 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | CABINET ARVIS AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 1er août 2022 et le 17 juin 2024, M. D E, agissant en son nom propre et en sa qualité de représentant légal de sa fille mineure, Mme B E, représenté par Me Arvis, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision, révélée par le communiqué de presse en date du 25 juin 2022, par laquelle le maire de la commune de Colombes a décidé de suspendre l'exploitation de la patinoire " Philippe-Candeloro " ;
2°) d'enjoindre à la commune de Colombes de procéder à la réouverture de la patinoire dans le délai de sept jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Colombes la somme de 2 000 euros à verser au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision contestée a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est entachée de plusieurs erreurs de fait et d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par deux mémoires en défense, enregistrés le 15 mai 2024 et le 17 juillet 2024, la commune de Colombes, représentée par Me Aderno, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. E la somme de 2 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable dès lors, d'une part, qu'elle est dirigée contre un communiqué de presse ne faisant pas grief, d'autre part, que M. E n'a pas qualité pour agir au nom de Mme B E et, enfin, que M. E n'a pas intérêt pour agir en son nom propre ;
- les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Huon, président-rapporteur ;
- les conclusions de M. Chabauty, rapporteur public,
- et les observations de Me Wilhelm, représentant la commune de Colombes.
Considérant ce qui suit :
1. Par la présente requête, M. E demande au tribunal d'annuler la décision, révélée par le communiqué de presse en date du 25 juin 2022, par laquelle le maire de la commune de Colombes a décidé de suspendre l'exploitation de la patinoire communale " Philippe-Candeloro ".
Sur les conclusions aux fins d'annulation
2. M. E, qui réside à Choisy-le Roi (94) n'établit ni même n'allègue qu'il serait personnellement usager de la patinoire " Philippe-Candeloro " et, par suite, ne justifie pas d'un intérêt pour agir à l'encontre de la décision attaquée. Par ailleurs à supposer que Mme B E, alors mineure, ait été usagère de cet équipement, M. E ne justifie pas de sa qualité pour agir en tant que représentant légal de cette dernière. Dans ces conditions, ainsi que le fait valoir la commune de Colombes sans d'ailleurs être contestée, la requête de
M. E, agissant tant en son nom propre qu'au nom de Mme B E est irrecevable et ne peut, pour ce motif, qu'être rejetée en toutes ses conclusions.
Sur les frais liés au litige
3. D'une part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Colombes, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme demandée par M. E au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
4. D'autre part, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de M. E la somme demandée par la commune de Colombes sur le fondement de ces mêmes dispositions.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. E est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Colombes sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D E et à la commune de Colombes.
Délibéré après l'audience du 1er juillet 2025, à laquelle siégeaient :
M. Huon, président ;
Mme A et Mme C, conseillères.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 juillet 2025.
L'assesseure la plus ancienne
signé
E.A
Le président,
signé
C. HUONLa greffière,
signé
S. RIQUIN
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026