mercredi 4 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2211640 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 10ème Chambre |
| Avocat requérant | OFFICIO AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 8 août 2022 et le 10 septembre 2024, M. A B, représenté par Me Bazin, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle la commune de Nanterre a rejeté sa demande de réintégration présentée le 19 mai 2022 ;
2°) de condamner la commune de Nanterre à lui payer la somme totale de 120 000 euros au titre de l'indemnisation des préjudices subis du fait des fautes commises par la commune, somme assortie des intérêts au taux légal à compter du 19 mai 2021 ;
3°) d'enjoindre à la commune de Nanterre de procéder à la régularisation de sa situation, et notamment à son reclassement sur un poste administratif ainsi qu'à la régularisation de ses droits à la retraite sur l'ensemble de la période d'éviction irrégulière, dans le délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Nanterre la somme de 2 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il appartient à la commune de Nanterre de procéder à son reclassement dès lors que la commission de réforme interdépartementale a considéré, lors de la séance du 16 mai 2017, qu'il n'était pas inapte à toutes fonctions et préconisé la mise en œuvre d'une procédure de reclassement, et que le comité médical a indiqué dans son avis du 7 juin 2018, qu'il était apte à exercer des fonctions sur un poste de reclassement administratif ;
- le refus persistant de la commune de Nanterre de le réintégrer, alors même qu'elle avait indiqué dans un courrier du 16 mai 2017 suivre l'avis de la commission de réforme interdépartementale, constitue une illégalité fautive de nature à engager sa responsabilité ; il révèle l'existence d'une discrimination en raison de son état de santé en méconnaissance de l'article L. 131-1 du code général de la fonction publique ;
- l'illégalité fautive entachant son absence de réintégration lui a causé un préjudice financier de 80 000 euros, un préjudice de carrière qui peut être évalué à 5 000 euros ainsi qu'un préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence évalués à 35 000 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 juin 2024, la commune de Nanterre, représentée par Me Cochereau, conclut au rejet de la requête et demande que soit mise à la charge de M. B la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le décret n°85-1054 du 30 septembre 1985 ;
- le décret n°86-68 du 13 janvier 1986 ;
- le décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Louvel ;
- les conclusions de M. Belhadj, rapporteur public ;
- et les observations de Me Lemoine, substituant Me Bazin, représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, animateur territorial de la commune de Nanterre, titularisé en 2001, a été placé en raison de son état de santé en congé de longue durée du 3 avril 2009 au 2 mars 2014, puis, ayant épuisé ses droits à congé de longue durée, en disponibilité d'office à compter du 3 mars 2014. La commission de réforme interdépartementale, après avoir confirmé le 21 septembre 2015 la position du comité médical départemental en faveur de l'inaptitude définitive du requérant à toutes fonctions et son admission à la retraite anticipée pour invalidité, a finalement émis, lors d'une séance du 9 mai 2017, un avis défavorable à l'admission anticipée à la retraite pour invalidité de M. B et préconisé la mise en oeuvre d'une procédure de reclassement. Le 16 mai 2017, la commune de Nanterre a informé le requérant qu'elle suivrait cet avis. Le 7 juin 2018, le comité médical départemental, appelé à examiner à nouveau la situation de M. B s'est prononcé en faveur de l'inaptitude définitive aux fonctions d'animateur, de l'aptitude à des fonctions sur un poste administratif, de la prolongation de la mise en disponibilité d'office à compter du 1er décembre 2016 dans l'attente du reclassement à mettre en œuvre selon les préconisations du médecin de prévention ainsi qu'à l'aptitude à la reprise des fonctions sur le poste de reclassement dès notification par l'employeur. Par lettre recommandée du 19 mai 2022, reçue le 20 mai, M. B a adressé à la commune de Nanterre une demande tendant, d'une part, à son reclassement sur un poste administratif et la régularisation de sa situation sans délai et, d'autre part, à l'indemnisation des préjudices qu'il estime avoir subis du fait des manquements de la commune, notamment à son obligation de reclassement. Aucune réponse n'a été apportée à cette demande. Par la présente requête, M. B demande l'annulation de la décision implicite par laquelle la commune de Nanterre a rejeté sa demande de réintégration ainsi que la condamnation de la commune de Nanterre à lui payer la somme totale de 120 000 euros au titre de l'indemnisation des préjudices subis du fait des fautes commises par la commune.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article L. 826-3 du code général de la fonction publique : " Le fonctionnaire reconnu inapte à l'exercice de ses fonctions par suite de l'altération de son état de santé dont le poste de travail ne peut être adapté, peut être reclassé dans un emploi d'un autre corps ou cadre d'emplois () s'il a été déclaré en mesure de remplir les fonctions correspondantes. / Le reclassement peut être réalisé par intégration dans un autre grade du même corps, du même cadre d'emplois ou le cas échéant, du même emploi. / Le reclassement est subordonné à la présentation d'une demande par l'intéressé () ". Aux termes de l'article 1er du décret du 30 septembre 1985 relatif au reclassement des fonctionnaires territoriaux reconnus inaptes à l'exercice de leurs fonctions : " Lorsque l'état de santé d'un fonctionnaire territorial ne lui permet plus d'exercer normalement ses fonctions et que les nécessités du service ne permettent pas d'aménager ses conditions de travail, le fonctionnaire peut être affecté dans un autre emploi de son grade. / L'autorité territoriale procède à cette affectation après avis du médecin du travail, ou, lorsqu'il a été consulté, du conseil médical. Cette affectation est prononcée sur proposition du centre national de la fonction publique territoriale ou du centre de gestion lorsque la collectivité ou l'établissement y est affilié. ". Aux termes de l'article 2 du même décret : " Lorsque l'état de santé d'un fonctionnaire territorial, sans lui interdire d'exercer toute activité, ne lui permet pas de remplir les fonctions correspondant aux emplois de son grade, l'autorité territoriale ou le président du Centre national de la fonction publique territoriale ou le président du centre de gestion, après avis du conseil médical, propose à l'intéressé une période de préparation au reclassement en application de l'article L. 826-2 du code général de la fonction publique. L'agent est informé de son droit à une période de préparation au reclassement dès la réception de l'avis du conseil médical, par l'autorité territoriale dont il relève. / La période de préparation au reclassement débute à compter de la réception par l'autorité territoriale ou le président du Centre national de la fonction publique territoriale ou le président du centre de gestion de l'avis du conseil médical ou, sur demande du fonctionnaire intéressé, à compter de la date à laquelle l'avis du conseil médical a été sollicité () ". Aux termes de l'article 37 du décret du 30 juillet 1987 relatif à l'organisation des conseils médicaux, aux conditions d'aptitude physique et au régime des congés de maladie des fonctionnaires territoriaux : " Le fonctionnaire ne pouvant, à l'expiration de la dernière période de congé de longue maladie ou de longue durée, reprendre son service est reclassé dans un autre emploi en application du décret du 30 septembre 1985 susvisé ou admis à bénéficier d'un dispositif de période préparatoire au reclassement. / A défaut, il est soit mis en disponibilité, soit admis à la retraite après avis du conseil médical compétent () ". Aux termes de l'article 19 du décret du 13 janvier 1986 relatif aux positions de détachement, de disponibilité, de congé parental des fonctionnaires territoriaux et à l'intégration : " La mise en disponibilité peut être prononcée d'office à l'expiration des droits statutaires à congés de maladie prévus au premier alinéa du 2°, au premier alinéa du 3° et au 4° de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 et s'il ne peut, dans l'immédiat, être procédé au reclassement du fonctionnaire dans les conditions prévues aux articles 81 à 86 de la loi du 26 janvier 1984 () ".
3. Il résulte de ces dispositions que, lorsqu'un fonctionnaire est reconnu, par suite de l'altération de son état physique, inapte à l'exercice de ses fonctions, il incombe à l'administration de rechercher si le poste occupé par ce fonctionnaire ne peut être adapté à son état physique ou, à défaut, de lui proposer une affectation dans un autre emploi de son grade compatible avec son état de santé. Si le poste ne peut être adapté ou si l'agent ne peut être affecté dans un autre emploi de son grade, il incombe à l'administration de l'inviter à présenter une demande de reclassement dans un emploi d'un autre corps. Il n'en va autrement que si l'état de santé du fonctionnaire le rend totalement inapte à l'exercice de toute fonction.
4. Il ressort des pièces du dossier, ainsi qu'il a été dit au point 1, que la commission de réforme interdépartementale et le comité médical départemental se sont prononcés, respectivement le 9 mai 2017 et le 7 juin 2018, en faveur de l'inaptitude définitive du requérant aux fonctions d'animateur, de son aptitude à exercer d'autres fonctions et qu'ils ont préconisé la mise en œuvre d'une procédure de reclassement. Le comité médical a, en outre, donné un avis favorable à la prolongation de la mise en disponibilité d'office de M. B, pour 16 mois et 2 jours à compter du 1er décembre 2016, dans l'attente du reclassement. Le requérant ayant été reconnu inapte à l'exercice de ses fonctions d'animateur, il incombait à la commune de Nanterre d'accomplir les diligences nécessaires en vue d'assurer l'adaptation de son poste à son état de santé, son changement d'affectation ou son reclassement.
5. Pour justifier des démarches accomplies en vue d'un changement d'affectation puis d'un reclassement de M. B, la commune de Nanterre produit notamment un compte-rendu d'entretien réalisé le 8 février 2018 avec la chargée emploi mobilité et la responsable service emploi formation. Toutefois, cet entretien a eu pour seul objet de faire un point sur la situation professionnelle de M. B et ses attentes et la commune de Nanterre n'établit, ni même n'allègue, avoir proposé au requérant, à cette occasion ou ultérieurement, une affectation dans un autre emploi de son grade compatible avec son état de santé ou l'avoir invité à présenter une demande de reclassement. Si la commune de Nanterre fait valoir, par ailleurs, que M. B n'a manifesté aucune volonté d'être réintégré dans les effectifs de la commune, ainsi qu'en atteste sa demande d'autorisation de créer une micro-entreprise dans le domaine du conseil en bâtiment, déposée le 11 mai 2020, et à laquelle il a été répondu favorablement le 2 juillet 2020, il ressort des pièces du dossier que M. B s'est adressé à plusieurs reprises au service ressources humaines de la commune afin de connaître l'état d'avancement de son dossier et faire part de ses inquiétudes. Il a également demandé la communication de la fiche de poste " coordinateur administration des ressources humaines et finance au CCAS de Nanterre ", correspondant à sa catégorie. Enfin, si la commune de Nanterre soutient qu'il n'existait aucun poste disponible susceptible d'être proposé au requérant, elle n'en justifie pas. Dès lors, M. B est fondé à soutenir que la décision litigieuse est entachée d'illégalité.
6. Il résulte de ce qui précède que la décision implicite de la commune de Nanterre rejetant la demande de reclassement de M. B et maintenant l'intéressé en position de disponibilité d'office, doit être annulée.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
7. Eu égard au motif d'annulation retenu, et en application des dispositions de l'article L. 911-2 du code de justice administrative, le présent jugement n'implique pas que la commune de Nanterre prenne une nouvelle décision dans un sens déterminé mais seulement qu'elle réexamine la situation administrative de M. B, le cas échéant après consultation du comité médical, et ce dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les conclusions indemnitaires :
En ce qui concerne la responsabilité :
8. Il résulte de l'instruction, ainsi qu'il a été dit aux points 4 et 5, que M. B ayant été reconnu inapte à l'exercice de ses fonctions d'animateur mais pas à l'exercice de toutes fonctions, il incombait à la commune de Nanterre de lui proposer une affectation dans un autre emploi de son grade ou de l'inviter à présenter une demande de reclassement dans un emploi d'un autre corps. En manquant à cette obligation, la commune de Nanterre a commis une faute de nature à engager sa responsabilité.
9. M. B soutient également avoir subi des discriminations liées à son état de santé. Toutefois aucun élément ne permet de l'établir et la circonstance qu'il a été maintenu en disponibilité d'office pendant plusieurs années sans que la commune de Nanterre ne cherche à le réintégrer dans ses effectifs n'est pas de nature, à elle seule, à établir qu'il a subi une discrimination en raison de son état de santé, constitutif d'une faute de la commune susceptible d'engager la responsabilité de celle-ci.
En ce qui concerne les préjudices :
10. M. B, qui a seulement été privé d'une chance d'être reclassé n'est pas fondé à demander une indemnité représentant le montant des rémunérations dont il aurait été privé. Il sera fait une juste d'appréciation du préjudice lié à la perte de chance d'être reclassé et du préjudice moral subis par le requérant en les évaluant à la somme globale de 20 000 euros.
11. En revanche, si M. B soutient qu'il a subi également des troubles dans ses conditions d'existence et un préjudice de carrière, il n'apporte aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, ces chefs de préjudices ne peuvent qu'être écartés.
Sur les intérêts :
12. Aux termes de l'article 1231-6 du code civil : " Les dommages et intérêts dus à raison du retard dans le paiement d'une obligation de somme d'argent consistent dans l'intérêt au taux légal, à compter de la mise en demeure. Ces dommages et intérêts sont dus sans que le créancier soit tenu de justifier d'aucune perte () ". Il résulte de ces dispositions que, lorsqu'ils sont demandés, et quelle que soit la date de la demande, les intérêts des indemnités allouées sont dus à compter du jour où la demande de réclamation de la somme principale est parvenue à la partie débitrice ou, à défaut, à compter de la date d'enregistrement au greffe du tribunal administratif des conclusions tendant au versement de cette indemnité.
13. M. B demande que les indemnités allouées par le présent jugement soient assorties des intérêts au taux légal. Il y a lieu de faire droit à cette demande à compter du 20 mai 2022, date de réception de sa demande indemnitaire préalable par la commune de Nanterre.
Sur les conclusions relatives aux frais non compris dans les dépens :
14. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Nanterre, une somme de 1 500 euros à verser à M. B sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. B, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par la commune de Nanterre, au titre des frais qu'elle a exposés et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : La décision implicite par laquelle la commune de Nanterre a rejeté la demande de reclassement présentée par M. B le 20 mai 2022 et maintenu l'intéressé en position de disponibilité d'office, est annulée.
Article 2 : Il est enjoint à la commune de Nanterre de réexaminer la situation administrative de M. B, le cas échéant après consultation du comité médical, dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : La commune de Nanterre versera à M. B une somme de 20 000 euros au titre du préjudice subi par l'intéressé lié à la perte de chance d'être reclassé et au préjudice moral.
Article 4 : Les sommes versées par la commune de Nanterre à M. B au titre de l'indemnisation de ses préjudices porteront intérêt à compter du 20 mai 2022.
Article 5 : La commune de Nanterre versera une somme de 1 500 euros à M. B en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Article 6 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 7 : Les conclusions de la commune de Nanterre relatives aux frais non compris dans les dépens sont rejetées.
Article 8 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la commune de Nanterre.
Délibéré après l'audience du 20 novembre 2024 à laquelle siégeaient :
M. Ouillon, président,
M. Louvel, premier conseiller,
Mme Colin, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 décembre 2024.
Le rapporteur,
signé
T. Louvel
Le président,
signé
S. OuillonLa greffière,
signé
M-J. Ambroise
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2211640
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026