lundi 12 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2211729 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | RIQUIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 août 2022, Mme A B, représentée par Me Chouki, avocate, demande, au juge des référés statuant par application des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision, en date du 8 juin 2022, par laquelle le président de l'Université Paris-Nanterre a rejeté sa candidature tendant à son inscription en première année du master " Psychologie sociale du travail et des organisations " au titre de l'année universitaire 2022-2023 ;
2°) d'enjoindre à l'Université Paris-Nanterre de valider sa demande d'admission en Master 1 mention " Psychologie sociale du travail et des organisations " sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Université Paris-Nanterre la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme B soutient que :
- la condition d'urgence est remplie compte tenu de la proximité de la rentrée de l'année universitaire 2022-2023 ;
- il existe plusieurs moyens propres à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, qui :
* a été signée par une autorité dont la compétence n'est pas avérée ;
* est insuffisamment motivée ;
* méconnaît les dispositions de l'article L. 114-5 du code des relations entre le public et l'administration, dès lors qu'elle n'a bénéficié d'aucun délai pour régulariser sa situation ;
* le refus au motif de l'absence de son relevé de notes du 5e semestre est disproportionné au regard des conséquences qu'il implique pour elle et pour la continuité de son cursus universitaire alors que sa candidature n'a même pas été examinée.
Par un mémoire en défense enregistré le 2 septembre 2022, l'Université Paris-Nanterre, représentée par Mme Riquier, avocat, conclut au rejet de la requête de Mme B et à ce que la somme de 1 000 euros soit mise à la charge de la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
L'Université Paris-Nanterre fait valoir que :
- l'urgence n'est pas établie, dès lors que l'imminence de la rentrée universitaire ne saurait caractériser, à elle seule, une situation d'urgence ; en outre, la requérante s'est elle-même placée dans une situation d'urgence en ne fournissant pas un dossier de candidature complet et n'apporte aucune précision quant à sa situation personnelle et académique ; par ailleurs, elle ne démontre pas avoir effectué une demande auprès du recteur et ne justifie pas pourquoi elle a attendu plus de deux mois pour introduire une requête en référé-suspension ;
- aucun moyen n'est propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, qui :
* a été prise par une autorité dont la compétence est établie, dès lors que la décision de refus d'admission n'a pas à faire l'objet d'une signature de son auteur mais précise le nom et la fonction de son auteur, à savoir le président de l'Université ;
* n'est pas entachée d'un défaut de motivation, dès lors que les raisons du refus d'admission y sont clairement énoncées ;
* n'est pas entachée d'une erreur de droit, dès lors que l'intéressée a disposé d'un délai de sept jours afin de régulariser son dossier et était parfaitement informée de ce délai supplémentaire ainsi que de la nature des pièces complémentaires à fournir ;
* n'est pas entachée d'une erreur d'appréciation, dès lors que l'intéressée disposait des compétences et des prérequis nécessaires pour pouvoir déposer son dossier sur la plateforme e-candidat dans les délais impartis.
Mme B, représentée par Me Chouki, a produit des pièces le 7 septembre 2022 à 10 heures 02 et à 19 heures 19.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête n° 2212243, enregistrée le 25 août 2022, par laquelle Mme B l'annulation de la décision contestée.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code de justice administrative.
Le président du Tribunal a désigné M. Kelfani, vice-président, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu, au cours de l'audience publique du 8 septembre 2022, tenue en présence de Mme Courbet, greffière :
- le rapport de M. Kelfani, juge des référés ;
- les observations de Me Chouki et de Mme B ;
- et les observations de Me Gevaudan, avocate, substituant Me Riquier.
Mme B, représentée par Me Chouki, a produit des pièces au cours de l'audience.
Mme B, représentée par Me Chouki, a produit des pièces le 9 septembre 2022 à 8 heures 58.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision, en date du 8 juin 2022, par laquelle le président de l'Université Paris-Nanterre a rejeté sa candidature tendant à son inscription en première année du master " Psychologie sociale du travail et des organisations " au titre de l'année universitaire 2022-2023.
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
3. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le demandeur et de l'argumentation présentée en défense, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.
4. Mme B ne présente aucune argumentation relative à l'urgence qui s'attacherait à ce qu'il soit statué sur sa demande. La seule proximité de la rentrée universitaire ne saurait y suppléer, alors surtout que l'intéressée, domiciliée à Romainville, n'établit pas avoir essuyé des refus d'inscription en première année d'un master comparable à celui auquel elle souhaitait s'inscrire à l'Université Paris-Nanterre de la part de toutes les autres Universités situées en région parisienne et proposant une telle formation. La condition d'urgence posée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'étant ainsi pas satisfaite, les conclusions aux fins de suspension présentées par la requérante, et, par voie de conséquence, toutes les autres conclusions de la requête de Mme B doivent être rejetées.
5. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de l'Université Paris-Nanterre présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de l'Université Paris-Nanterre présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et à l'Université Paris-Nanterre.
Copie en sera adressée à la rectrice de l'académie de Versailles.
Fait, à Cergy-Pontoise, le 12 septembre 2022.
Le juge des référés,
signé
K. Kelfani
La République mande et ordonne à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026