LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2211815

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2211815

jeudi 5 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2211815
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation1ère Chambre
Avocat requérantPAMLAW - AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés le 12 août 2022, le 15 novembre 2022 non communiqué et le 21 mars 2024, les sociétés par actions simplifiées (SAS) On Tower Trance et Free Mobile, représentées par Me Martin, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 8 juin 2022 par lequel le maire de la commune de Malakoff a fait opposition à la déclaration préalable de travaux n°DP92046222778 de la société On Tower France pour le remplacement de trois antennes relais existantes et l'agrandissement de deux fausses cheminées existantes sur un terrain situé 52 rue Paul Vaillant Couturier à Malakoff ;

2°) d'enjoindre au maire de la commune de Malakoff de procéder à une nouvelle instruction de la demande de déclaration préalable de la société On Tower France dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Malakoff une somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elles soutiennent que :

- l'arrêté attaqué méconnait les dispositions de l'article UA7 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Malakoff ;

- il méconnait les dispositions de l'article UA10 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Malakoff dès lors que :

* la règle de prospect posée par ce texte ne s'applique pas aux installations techniques en toiture dont le sort est réglé par les dispositions spécifiques du dernier alinéa de l'article UA10 ;

* le projet est conforme aux dispositions spécifiques du dernier alinéa de l'article UA10 du règlement du plan local d'urbanisme relatif aux installations techniques en toiture.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 31 août 2022 et le 10 avril 2024, la commune de Malakoff, représentée par Me Belhomme, conclut au rejet de la requête et, en outre, à ce qu'il soit mis à la charge des sociétés requérantes une somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Vu :

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Beauvironnet,

- et les conclusions de Mme Garona, rapporteure publique.

Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. La SAS On Tower France a déposé, le 18 mai 2022, une déclaration préalable portant sur le remplacement de trois antennes relais existantes, l'agrandissement de deux fausses cheminées servant à leur camouflage et l'ajout de modules d'activation de petite taille sur le toit d'un immeuble situé 52 rue Paul Vaillant Couturier à Malakoff. Par un arrêté du 8 juin 2022, le maire de la commune de Malakoff a fait opposition à cette déclaration préalable. Par la présente requête, la société On Tower France et la société Free Mobile demandent au tribunal l'annulation de cette décision.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Aux termes des dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Malakoff relatives à l'application du règlement aux constructions existantes : " Lorsqu'une construction existante n'est pas conforme aux dispositions applicables dans la zone où elle se situe, l'autorisation d'exécuter des travaux ne peut être accordée que pour des travaux qui n'aggravent pas la non-conformité de la construction avec ces dispositions ou sont sans effet à leur égard ". L'article UA7 du règlement du plan local d'urbanisme relatif à l'implantation des constructions par rapport aux limites séparatives prévoit que : " () l'implantation sur au moins une des limites est obligatoire dans une bande de 15 mètres comptée à partir de l'alignement ou du reculement imposé sur une hauteur minimale de 9 mètres. () / Lorsque l'implantation sur l'une ou les deux limites est obligatoire sur une hauteur minimale de 9 mètres, les constructions peuvent s'écarter des limites séparatives joignant l'alignement au-delà de 9 mètres à condition que les parties situées en retrait soient reculées des limites d'une distance au moins égale à la différence d'altitude entre le point le plus haut de la partie en retrait et le point le plus haut de la partie sur limites ". L'article UA10 du règlement du plan local d'urbanisme relatif à la hauteur des constructions dispose que : " La hauteur maximale des constructions, hormis les installations techniques en toiture, est fixée à : () 21 mètres à l'égout et au faîtage dans le reste de la zone. () / Hauteur relative compte tenu des voies adjacentes : () / Dans le reste de la zone, la hauteur en tout point du bâtiment doit être au plus égale à la distance horizontale séparant ce point de l'alignement opposé, existant ou projeté. () / Mesure de la hauteur : / La hauteur des constructions est mesurée à partir du sol naturel avant tous travaux d'affouillement ou d'exhaussement. () / Installations techniques en toiture : / Les installations techniques sur toiture sont autorisées dans la limite de 3 mètres supplémentaires à condition qu'elles soient reculées des façades d'une distance au moins égale à leur hauteur. () ".

3. En premier lieu, il ressort d'une lecture combinée de ces dispositions que les installations techniques en toiture, qui ne peuvent être regardées comme des constructions au sens de ces dispositions du règlement du plan local d'urbanisme, n'entrent pas dans le champ d'application de la règle d'implantation des constructions par rapport aux limites séparatives prévue à l'article UA7 du règlement du plan local d'urbanisme. Par suite, cette règle d'implantation n'est pas applicable aux fausses cheminées qui sont l'objet de la déclaration préalable de travaux litigieuse, celles-ci constituant des installations techniques en toiture. Dès lors, les sociétés requérantes sont fondées à soutenir que l'arrêté attaqué est entaché sur ce point d'une erreur de droit. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UA7 du règlement du plan local d'urbanisme doit être accueilli.

4. En second lieu, d'une part, les fausses-cheminées litigieuses doivent être regardées comme des installations techniques en toiture au sens de l'article UA10 du règlement du plan local d'urbanisme. Par suite, elles n'ont pas à être inclues dans le calcul de la hauteur totale du bâtiment, ni, par voie de conséquence, dans celui de la règle de prospect énoncée par cette disposition. Ces dispositions n'étant pas applicables au projet, le motif de refus fondé sur leur méconnaissance est illégal. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UA10 du règlement du plan local d'urbanisme doit être accueilli dans sa première branche.

5. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que ces fausses cheminées, d'une hauteur initiale de 2, 10 mètres, portée à 2, 70 mètres par le projet, sont reculées des façades d'une distance de 1, 90 mètres et ne respectent donc pas les dispositions spécifiques de l'article UA10 du règlement du plan local d'urbanisme relatives aux installations techniques en toiture. Par ailleurs, les travaux projetés, qui ont pour objet d'élargir la hauteur, la largeur et la longueur de ces constructions, auront mécaniquement pour effet de réduire la distance des fausses-cheminées par rapport aux façades et, partant, d'aggraver la non-conformité de celles-ci avec les dispositions précitées de l'article UA10 du règlement du plan local d'urbanisme. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de cette disposition doit être écarté en sa seconde branche.

6. Il résulte de ce qui précède que les motifs d'opposition à la déclaration préalable à travaux tirés de la méconnaissance de l'article UA7 et de la règle de prospect prévue à l'article UA10 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Malakoff ne pouvaient légalement justifier la décision. Toutefois, le maire de la commune de Malakoff pouvait légalement se fonder sur les dispositions spécifiques de l'article UA 10 pour s'opposer à la déclaration préalable des requérantes. Il résulte de l'instruction qu'il aurait pris la même décision s'il n'avait retenu que ce seul motif.

7. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de la requête doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

8. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Malakoff, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par les sociétés On Tower France et Free Mobile au titre des frais exposés par elles et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge des sociétés On Tower France et Free Mobile la somme demandée par la commune de Malakoff au même titre.

D E C I D E :

Article 1er : La requête des sociétés On Tower France et Free Mobile est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société On Tower France, à la société Free Mobile et à la commune de Malakoff.

Délibéré après l'audience du 15 novembre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Edert, présidente,

Mme Chaufaux, première conseillère,

Mme Beauvironnet, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 décembre 2024.

La rapporteure,

E. Beauvironnet

La présidente,

S. Edert

La greffière,

K. Nabunda

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions