jeudi 15 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2212157 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | GABORIT RUCKER SAVIGNAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 6 septembre 2022, Mme D C, représentée par Me Savignat, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 29 mars 2022 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler son titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour " vie privée et familiale " dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
La décision portant refus de renouvellement de titre de séjour :
- n'est pas motivée ;
- est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'elle n'a eu communication ni du rapport médical du médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), ni de l'avis du collège de médecins de l'OFII, ni même des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine ;
- a été prise en méconnaissance des droits de la défense ;
- est entachée d'un vice de procédure dès lors que la composition du collège de médecins de l'OFII était irrégulière et que l'avis n'a pas été rendu dans le délai de trois mois en méconnaissance de l'article R. 425-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- est entachée d'une erreur de droit dès lors que le titre de séjour précédemment délivré aurait dû l'être pour une durée d'un an, de sorte qu'à la date de la décision attaquée du 29 mars 2022, aucune décision de refus de renouvellement ne pouvait intervenir ;
- méconnait l'article R. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
La décision portant obligation de quitter le territoire français :
- est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- méconnait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
La décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- n'est pas motivée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 novembre 2022, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête et fait valoir que les moyens ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 27 octobre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 14 novembre 2022.
Vu :
- les décisions attaquées ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour et des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique, le rapport de Mme Garona, conseillère.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D C, ressortissante russe, née le 30 juin 1971, est entrée en France le 31 janvier 2020, munie d'un visa C. Le 28 janvier 2021, elle a sollicité la délivrance d'un titre de séjour, sur le fondement de l'article L. 313-11 11° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de son état de santé et a obtenu le titre de séjour sollicité, valable du 5 mai au 4 novembre 2021. Le 6 décembre 2021, la requérante a sollicité le renouvellement de son titre de séjour sur le même fondement, devenu l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par l'arrêté attaqué du 29 mars 2022, le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler son titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.
Sur la décision portant refus de renouvellement de titre de séjour :
2. En premier lieu, la décision attaquée vise l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'avis du collège de médecins de l'OFII du 10 mars 2022, mentionne que l'état de santé de l'intéressée nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité mais qu'eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays d'origine, elle peut y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. Ainsi, et alors même que la décision n'indique pas en quoi la situation médicale de la requérante aurait évolué, elle comporte les considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement et est par suite suffisamment motivée.
3. La circonstance que le rapport médical du médecin de l'OFII, l'avis du collège de médecins de cet établissement et les informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine n'ont pas été communiqués à la requérante est sans influence sur la légalité de la décision attaquée dès lors qu'il ne résulte pas des articles R. 425-11 à R. 425-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qu'elle invoque, ni d'aucune autre disposition, que l'autorité préfectorale serait tenue de communiquer au demandeur le rapport médical et l'avis précités. Par suite la décision attaquée n'a pas été rendue à la suite d'une procédure irrégulière.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable ".
5. Si la requérante soutient qu'elle n'a pas été mise à même de présenter sa défense, elle doit être regardée comme invoquant implicitement les dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration. Toutefois, il résulte des termes mêmes de ces dispositions qu'elles ne peuvent être utilement invoquées à l'encontre de la décision en litige, laquelle est intervenue en réponse à la demande de titre de séjour présentée par Mme C le 6 décembre 2021. Par suite, le moyen doit être écarté comme inopérant.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 425-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le collège à compétence nationale mentionné à l'article R. 425-12 est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du même article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège. / Le collège peut délibérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle. / L'avis est rendu par le collège dans un délai de trois mois à compter de la transmission du certificat médical. Lorsque le demandeur n'a pas présenté au médecin de l'office ou au collège les documents justifiant son identité, n'a pas produit les examens complémentaires qui lui ont été demandés ou n'a pas répondu à la convocation du médecin de l'office ou du collège qui lui a été adressée, l'avis le constate. / L'avis est transmis au préfet territorialement compétent, sous couvert du directeur général de l'office ".
7. D'une part, il ressort des mentions de l'avis du collège de médecins de l'OFII du 10 mars 2022, produit en défense, qui font foi jusqu'à preuve contraire, non apportée en l'espèce, que ce collège était composé des docteurs Levy-Attias, Signol et Ortega et que le docteur B, médecin instructeur, ne siégeait pas au sein de ce collège. D'autre part, il ressort du bordereau de transmission que le rapport médical du médecin instructeur a été transmis au collège de médecins de l'OFII le 4 mars 2022. Dès lors, l'avis du collège de médecin de l'OFII, rendu le 10 mars 2022, l'a été dans le délai de trois mois prévu par les dispositions précitées. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'irrégularité de l'avis du collège de médecins de l'OFII doit être écarté.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an () ".
9. Mme C soutient qu'à la date de la décision attaquée du 29 mars 2022, aucune décision de refus de titre de séjour ne pouvait lui être opposée dès lors qu'elle a précédemment bénéficié d'un titre de séjour délivré en raison de son état de santé valable du 5 mai au 4 novembre 2021, soit pour une durée de six mois alors qu'elle aurait dû bénéficier d'un titre de séjour d'une durée d'un an en vertu des dispositions citées au point précédent et qu'en conséquence, le préfet aurait dû préalablement abroger le précédent titre de séjour. Si, par ces allégations, Mme C doit être regardée comme excipant de l'illégalité de son précédent titre de séjour en ce qu'il ne l'autorise à séjourner en France que pour une durée de six mois, ce moyen doit être écarté comme inopérant, dès lors que le titre de séjour précédent, délivré le 5 mai 2021, est devenu définitif. En tout état de cause, la seule circonstance que le précédent titre de séjour de Mme C lui a été délivré pour une durée inférieure à un an, en méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne permet pas de considérer qu'il était en conséquence valide jusqu'au 4 mai 2022. Dès lors, le moyen tiré de ce que le préfet aurait dû préalablement procéder à son abrogation avant de refuser à la requérante le renouvellement de son titre de séjour, ne peut qu'être écarté.
10. En cinquième lieu, la partie qui justifie d'un avis du collège de médecins de l'OFII qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires. En cas de doute, il lui appartient de compléter ces échanges en ordonnant toute mesure d'instruction utile.
11. Pour refuser de renouveler le titre de séjour sollicité, le préfet a estimé, à l'instar de l'avis du collège de médecins de l'OFII du 10 mars 2022, que l'état de santé de Mme C nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité mais qu'eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays d'origine, elle peut y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. Pour contester ces conclusions, l'intéressée se borne à soutenir que, compte tenu de sa situation individuelle, le préfet des Hauts-de-Seine ne pouvait refuser le renouvellement de son titre de séjour. Par ces seules allégations, la requérante n'apporte pas la preuve qui lui incombe de ce qu'elle ne peut bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
12. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ".
13. Si la requérante soutient qu'elle est entrée en France au mois de janvier 2020 accompagnée de sa mère qui est toujours présente sur le territoire français, que sa fille unique est titulaire d'une carte de séjour temporaire en qualité d'étudiant, valable jusqu'en avril 2023 et qu'elle n'a plus d'attache en Russie, ni en Arménie dès lors qu'elle est divorcée et que son frère est décédé, il ressort des pièces du dossier que, compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce et notamment de la durée et des conditions de séjour de Mme C, dont la fille ne dispose que d'un titre de séjour portant la mention " étudiant " qui ne lui donne pas vocation à séjourner en France au-delà de la durée de ses études, et du fait qu'elle n'établit pas que sa mère séjournerait régulièrement en France, ni qu'elle soit dépourvue d'attaches dans son pays d'origine, où elle a vécu jusqu'à l'âge de 49 ans, la décision attaquée du préfet des Hauts-de-Seine n'a pas porté au droit de Mme C au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Pour les mêmes motifs, le préfet des Hauts-de-Seine n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
14. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que le moyen tiré de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français par voie de conséquence de l'illégalité du refus de séjour doit être écarté.
15. En second lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
16. Le moyen relatif aux risques encourus par un ressortissant étranger en cas de retour dans son pays d'origine est inopérant à l'encontre de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français.
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
17. Il ressort des termes de la décision attaquée qu'elle vise les dispositions des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et indique que l'intéressée est entrée en France au mois de janvier 2020, qu'elle n'apporte pas la preuve de la réalité de ses liens personnels et familiaux en France, qui seraient anciens, intenses et stables, compte tenu notamment du fait qu'elle a vécu dans son pays d'origine jusqu'à l'âge de 49 ans et où elle n'établit pas être isolée. Dans ces conditions, la décision portant interdiction de retour sur le territoire français, qui comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, est suffisamment motivée.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 29 mars 2022 doivent être rejetées et, par voie de conséquence, celles aux fins d'injonction et d'astreinte ainsi que celles présentées au titre des frais liés au litige.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D C et au préfet des Hauts-de-Seine.
Délibéré après l'audience du 25 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Buisson, président,
Mme Garona, conseillère,
Mme L'Hermine, conseillère,
Assistés par Mme Galan, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 décembre 2022.
La rapporteure,
signé
E. Garona
Le président,
signé
L. Buisson
La greffière,
signé
M. A
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026