vendredi 19 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2212171 |
| Type | Décision |
| Recours | Exécution d'un jugement |
| Publication | D |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | MOHAMMAD |
Vu la procédure suivante :
Par le jugement n° 1705148 en date du 12 octobre 2018, le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du préfet du Val-d'Oise en date du 6 avril 2017 par laquelle le préfet du Val-d'Oise avait rejeté la demande de M. A tendant à l'admission au séjour en France, dans le cadre du regroupement familial, de son épouse et de leurs quatre enfants. Le même jugement a enjoint au préfet du Val-d'Oise de procéder à un nouvel examen de la demande de regroupement familial présentée par l'intéressé dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement et mis à la charge de l'État la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par une lettre en date du 19 février 2019, le requérant, représenté par la SCP Catherine Robert Sophie Patte Ahmed Khiari, huissiers de justice associés, a saisi le Conseil d'État d'une demande tendant à ce que la somme de 1 000 euros mise à la charge de l'État par le jugement n° 1705148 en date du 12 octobre 2018 lui soit payée.
Par une lettre en date du 24 février 2020, le délégué à l'exécution du Conseil d'État a transmis cette demande au président du Tribunal administratif de Cergy-Pontoise.
Par une lettre en date du 27 février 2020, M. A, représenté par la SCP Catherine Robert Sophie Patte Ahmed Khiari, a saisi le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise d'une demande tendant à ce que la somme de 1 000 euros mise à la charge de l'État par le jugement n° 1705148 en date du 12 octobre 2018 lui soit payée.
Par une lettre en date du 6 avril 2020, le président du Tribunal a invité le préfet du Val-d'Oise à " justifier de la nature et de la date des mesures qui ont été prises pour assurer l'exécution du jugement ou de (lui) faire connaître les raisons qui pourraient retarder ou empêcher cette exécution ".
Par une lettre en date du 7 juin 2022, le président du Tribunal a rappelé au préfet du Val-d'Oise les termes de sa lettre en date du 6 avril 2020.
Par une ordonnance en date du 24 août 2022, le président du Tribunal a ouvert, en application de l'article R. 921-6 du code de justice administrative, une procédure juridictionnelle en vue de prescrire les mesures d'exécution du jugement.
Par une lettre en date du 2 octobre 2023, le président de la formation de jugement a demandé au préfet du Val-d'Oise de justifier du paiement à M. A de la somme de 1 000 euros mentionnée dans le jugement n° 1705148 en date du 12 octobre 2018.
Par un mémoire enregistré le 16 octobre 2023, le préfet du Val-d'Oise, en réponse à la demande du Tribunal en date du 2 octobre 2023, a informé le Tribunal qu'il a procédé au paiement de la somme de 1 023, 52 euros correspondant au montant fixé dans la décision du 12 octobre 2018 assorti des intérêts au taux légal et que le virement bancaire est intervenu le 29 septembre 2019.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le jugement n° 1705148 du 12 octobre 2018, devenu définitif ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu, au cours de l'audience publique, le rapport de M. Kelfani, président.
Considérant ce qui suit :
1. Il ressort des pièces du dossier, notamment des écritures du préfet du Val-d'Oise enregistrées le 16 octobre 2023, que le jugement n° 1705148 du 12 octobre 2018 doit être désormais regardé comme entièrement exécuté en tant qu'il a mis à la charge de l'État la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
2. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A est devenue sans objet.
D É C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. A.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet du Val-d'Oise.
Délibéré après l'audience du 20 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Kelfani, président, Mme Louazel, conseillère, et M. Villette, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 juillet 2024.
Le rapporteur,
signé
K. Kelfani
La conseillère,
signé
M. LouazelLa greffière,
signé
A. Chanson
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2212171
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506265
**Sujet principal** : Demande d'exécution d'une ordonnance de référé ayant suspendu un refus de titre de séjour et enjoint à l'administration de réexaminer la situation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution, car l'administration a pris une nouvelle décision (un refus de titre de séjour daté du 7 janvier 2026), ce qui a assuré l'exécution de l'ordonnance initiale. La demande est donc devenue sans objet. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (3°) et L. 911-4 du code de justice administrative.
07/04/2026