mardi 25 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2212177 |
| Type | Décision |
| Recours | Exécution d'un jugement |
| Publication | D |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | YON |
Vu la procédure suivante :
Par le jugement n° 1910881 en date du 22 novembre 2021, le Tribunal a annulé la décision implicite de refus de communiquer à M. A les informations le concernant figurant dans le fichier national des interdits d'acquisition et de détention d'armes (FINIADA), née du silence gardé par le préfet des Hauts-de-Seine. Le même jugement a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine ou au préfet territorialement compétent de communiquer à M. A les informations le concernant figurant dans le fichier national des interdits d'acquisition et de détention d'armes dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement et mis à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par une lettre en date du 28 janvier 2022 enregistrée le même jour, M. A, représenté par Me Yon, avocat, a informé le Tribunal des difficultés qu'il rencontrait pour obtenir l'exécution de ce jugement.
Par un mémoire enregistré le 18 février 2022, M. A, représenté par Me Yon, a informé le Tribunal que le préfet des Hauts-de-Seine lui avait effectivement transmis la fiche " FINIADA " mais qu'il n'avait toujours pas réglé la somme de 1 500 euros mise à la charge de l'État au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative par le jugement du 22 novembre 2022.
Le président du Tribunal a, par une ordonnance en date du 24 août 2022, ouvert, en application de l'article R. 921-6 du code de justice administrative, une procédure juridictionnelle en vue de prescrire les mesures d'exécution du jugement.
Par un mémoire en défense enregistré le 7 juin 2023, le préfet des Hauts-de-Seine soutient que le jugement n° 19100881 du 21 novembre 2021 a été exécuté et qu'il n'y a, par suite, plus lieu de statuer sur la requête de M. A.
Le préfet des Hauts-de-Seine fait valoir, d'une part, que M. A a reçu par un courrier du 15 décembre 2021, sa fiche d'inscription au " FINIADA " et, d'autre part, qu'il a procédé, le 10 février 2023, au versement de la somme de 1 636,27 euros, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sur le compte bancaire de l'intéressé.
Le préfet des Hauts-de-Seine a joint à son mémoire un certificat administratif en date du 7 juin 2023 relatif au virement de la somme de 1 636,27 euros.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le jugement n° 1910881 du 22 novembre 2021, devenu définitif ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Kelfani, président, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution. / Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte. ".
2. L'exécution du jugement n° 1910881 en date du 22 novembre 2021 comporte notamment pour l'État l'obligation de payer la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative à la requérante. Dans ses dernières écritures, M. A soutient que cette somme ne lui a pas été versée et que, dans cette mesure, le jugement n'a pas été entièrement exécuté.
3. Toutefois, il ressort du mémoire en défense du préfet des Hauts-de-Seine et du certificat administratif qui y est annexé que le jugement n° 1910881 en date du 22 novembre 2021, en tant qu'il a notamment mis à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, est entièrement exécuté depuis le 10 février 2023.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A est devenue sans objet.
D É C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. A.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet des Hauts-de-Seine.
Délibéré après l'audience du 19 juin 2023, à laquelle siégeaient :
M. Kelfani, président, M. Prost, premier conseiller, et M. Villette, conseiller.
Rendu public par mise au disposition au greffe le 25 juillet 2023.
Le rapporteur,
signé
K. Kelfani
L'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,
signé
F.-X. ProstLa greffière,
signé
A. Chanson
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 2212177
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506265
**Sujet principal** : Demande d'exécution d'une ordonnance de référé ayant suspendu un refus de titre de séjour et enjoint à l'administration de réexaminer la situation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution, car l'administration a pris une nouvelle décision (un refus de titre de séjour daté du 7 janvier 2026), ce qui a assuré l'exécution de l'ordonnance initiale. La demande est donc devenue sans objet. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (3°) et L. 911-4 du code de justice administrative.
07/04/2026