jeudi 20 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2212593 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | YESILBAS YUSUF |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires, enregistrés les 13 septembre, 3 et 6 octobre 2022, M. D, représenté par Me Yesilbas, demande au tribunal :
1°) de l'admettre, à titre provisoire, à l'aide juridictionnelle ;
2°) de surseoir à statuer dans l'attente de la décision de l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides ;
3°) d'annuler l'arrêté du 22 août 2022 par lequel le préfet du Val-d'Oise l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours pour rejoindre le pays dont il possède la nationalité ou tout autre pays non membre de l'Union européenne ou avec lequel ne s'applique pas l'acquis de Schengen où il est légalement admissible et a annulé et remplacé tout document de séjour ou administratif éventuellement en sa possession ;
4°) d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un titre de séjour, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou de réexaminer sa situation et de de lui délivrer, dans l'attente, une attestation provisoire de séjour ;
5°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer une attestation de demande d'asile dans un délai de quinze jours courant à compter de la notification du jugement à intervenir, et ce sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
6°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu'il renonce à percevoir la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
Sur la décision refusant la délivrance d'un titre de séjour :
- cette décision a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée et révèle un défaut d'examen de sa situation ;
- elle procède d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- elle méconnait les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle viole l'article L. 313-11 7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- cette décision a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée et procède d'un défaut d'examen de sa situation, dès lors que le réexamen de sa demande d'asile est en cours ;
- elle a été prise en méconnaissance de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;
- elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Sur la décision fixant le pays de renvoi :
- cette décision a été signée par une autorité incompétente ;
- elle méconnait les articles L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17octobre 2022, le préfet du Val-d'Oise, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;
- le décret n°2020-1717 du 28 décembre 2020 modifié ;
- le code de justice administrative.
Le Président du Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a désigné Mme C pour statuer sur les requêtes relevant des procédures prévues aux I bis et III de l'article L. 512-1, à l'article L. 556-1 et à l'article L.742-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Charlery, magistrate désignée, a été entendu au cours de l'audience publique du 18 octobre 2022, les parties n'étant ni présentes ni représentées.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, ressortissant turc né le 1er février 1999, est entré sur le territoire français le 10 septembre 2020, selon ses déclarations, et a sollicité l'asile le 25 septembre 2020. Sa demande a été rejetée par décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 22 octobre 2020, notifiée le 10 novembre 2020. Par un arrêté du 22 août 2022, dont M. D demande l'annulation, le préfet du Val-d'Oise, se fondant sur les dispositions de du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours pour rejoindre le pays dont il possède la nationalité.
Sur les conclusions tendant à l'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président () ".
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce et eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de M. D, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens dirigées contre une décision refusant un titre de séjour :
4. L'arrêté du 22 août 2022 attaqué ne comporte aucune décision refusant au requérant un titre de séjour. Il suit de là que les moyens tirés de ce que cette décision aurait été signée par une autorité incompétente, serait insuffisamment motivée, procéderait d'un défaut d'examen de sa situation et d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnaitrait les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et L. 313-11 7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, doivent être écartés comme inopérants. De même les conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet du Val-d'Oise de délivrer à M. D un titre de séjour ou de réexaminer sa situation à cette fin doivent donc être rejetées.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
5. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que l'arrêté attaqué a été signé par Marie-Paule B, cheffe de bureau de l'intégration et des naturalisations de la préfecture du Val-d'Oise, laquelle disposait d'une délégation de signature à l'effet de signer " toute obligation de quitter le territoire français avec fixation ou non d'un délai de départ volontaire ()" accordée par le préfet du Val-d'Oise par arrêté n°22-128 du 27 juillet 2022, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture n°84. Le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté attaqué doit, par suite, être écarté.
6. En deuxième lieu, aux termes des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, les mesures de police doivent être motivées et " comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ". Et aux termes du 1er alinéa de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée ".
7. La décision attaquée vise les dispositions légales sur lesquelles elle se fonde, notamment les dispositions du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il est fait application et les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Le préfet mentionne également les éléments de fait propres à la situation personnelle de M. D, en énonçant notamment que l'intéressé est entré en France le 10 septembre 2020, a sollicité l'asile le 25 septembre 2020 et que sa demande d'asile a été rejetée par une décision de l'Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides du 22 octobre 2020, notifiée le 10 novembre suivant, qu'il est célibataire et n'établit pas être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine. Par suite, la décision est suffisamment motivée. Il suit de là que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de cette décision doit être écarté.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 542-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin : () / 1° Dès que l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a pris les décisions suivantes : () / e) une décision de clôture prise en application des articles L. 531-37 ou L. 531-38 ; l'étranger qui obtient la réouverture de son dossier en application de l'article L. 531-40 bénéficie à nouveau du droit de se maintenir sur le territoire français ; ". Aux termes de l'article L. 531-40 du même code : " Si, dans un délai inférieur à neuf mois à compter de la décision de clôture prise en application des articles L. 531-37 ou L. 531-38, le demandeur d'asile sollicite la réouverture de son dossier ou présente une nouvelle demande, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides rouvre le dossier et reprend l'examen de la demande au stade auquel il avait été interrompu. () Passé le délai de neuf mois, la décision de clôture est définitive et la nouvelle demande est considérée comme une demande de réexamen. ".
9. Il ressort des pièces du dossier que la demande d'asile de M. D a été rejetée le 22 octobre 2020 par l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides qui a clôturé la demande de l'intéressé, faute d'avoir informé l'Office de son adresse dans un délai raisonnable. Le requérant n'a pas introduit de demande de réouverture de son dossier dans les délais prévus par les dispositions précitées et la décision de clôture est devenue définitive. Si M. D fait valoir qu'il aurait formulé une demande de réexamen auprès de l'Office, cette demande est dépourvue d'effet suspensif et il ne bénéficiait pas, au moment où la décision attaquée a été prise, d'un quelconque droit au maintien sur le territoire. Par conséquent, le moyen tiré de ce que la décision contestée aurait été prise sans un examen préalable complet de sa situation personnelle doit être écarté.
10. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable. ".
11. Il résulte des dispositions du livre VI du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le législateur a entendu déterminer l'ensemble des règles de procédure administrative et contentieuse auxquelles sont soumises l'intervention et l'exécution de la décision par laquelle l'autorité administrative signifie à un étranger l'obligation dans laquelle il se trouve de quitter le territoire français. Dès lors, l'article L. 121-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration ne saurait être utilement invoqué à l'encontre d'une décision portant obligation de quitter le territoire français. Le moyen tiré du non-respect du principe du contradictoire posé par l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration doit donc être écarté.
12. En cinquième lieu, M. D soutient que la décision l'obligeant à quitter le territoire français est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation pour ne pas avoir pris en compte les persécutions qu'il a subies en Turquie en raison de son militantisme en faveur de la cause kurde et faute pour le préfet du Val-d'Oise d'avoir fait état de la demande de réexamen de sa demande d'asile qu'il aurait présentée. Toutefois, d'une part, un tel moyen est seulement opérant à l'encontre de la décision fixant le pays de renvoi, dès lors que la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas pour effet, par elle-même, de renvoyer le requérant dans son pays d'origine, d'autre part, la circonstance que le préfet n'aurait pas fait mention de la demande de réexamen par M. D de sa demande d'asile ne saurait entacher la décision d'erreur manifeste d'appréciation pour les motifs énoncés au point 9 du présent jugement. Il y a donc lieu d'écarter ce moyen.
13. En sixième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
14. Si M. D affirme avoir construit une cellule familiale en France depuis bientôt trois ans, il n'en justifie par aucune pièce. Il ressort des pièces du dossier que M. D, célibataire sans enfant à charge, est entré en France seulement en septembre 2020. Il ne se prévaut d'aucun lien personnel stable, ancien et intense sur le territoire français et n'établit pas qu'il serait dépourvu d'attaches en Turquie où il a lui-même vécu jusqu'à l'âge de 21 ans. Ainsi, par l'arrêté attaqué, le préfet n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels il a été pris. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit par suite être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
15. En premier lieu, par l'arrêté précité au point 5 du présent jugement, n°22-128 du 27 juillet 2022, Mme F B, signataire de la décision en litige, bénéficie du préfet du Val-d'Oise d'une délégation à l'effet de signer " () toute décision fixant le pays de destination ". Le moyen tiré de l'incompétence du signataire de cette décision ne peut donc qu'être écarté.
16. En deuxième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Aux termes du dernier alinéa de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en vigueur à la date de l'arrêté attaqué et anciennement codifié à l'article L. 513-2 de ce code : " () Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ".
17. Si M. D soutient qu'il ne peut retourner sans crainte pour sa sécurité en Turquie où il a subi des persécutions du fait de son militantisme en faveur de la cause kurde, il n'apporte aucune précision ni aucune pièce justificative permettant d'établir les risques actuels et personnels auxquels il serait exposé en cas de retour dans son pays. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations et dispositions précitées doit être écarté.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par M. D tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 22 août 2022 doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fins d'injonction et d'astreinte.
D E C I D E :
Article 1er : M. D est admis, à titre provisoire, à l'aide juridictionnelle.
Article 2 : La requête de M. D est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A D, à Me Yesilbas et au préfet du Val-d'Oise.
Rendu public par mise à disposition du greffe le 20 octobre 2022.
La Magistrate désignée,
signé
C. C Le greffier,
signé
M. E
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026