mercredi 12 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2212917 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | LE BRIERO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 19 septembre 2022, la société par action simplifiée Biogaz du pays de France, représentée par Me Bodart, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 1er avril 2022 par laquelle le maire de Mesnil-Aubry s'est opposé à la déclaration préalable ayant pour objet la division en vue de construire une unité de méthanisation agricole sur une parcelle cadastrée Section V numéro 6, sise lieu-dit " la voie qui faut " à Mesnil-Aubry (95 720) ainsi que la décision d'opposition du même jour, par laquelle le maire de Mesnil-Aubry a procédé au retrait de la décision d'opposition à déclaration préalable initiale et a notamment opposé un second motif de refus de sa demande ; ensemble, la décision du 20 juillet 2022 par laquelle le maire du Mesnil-Aubry a rejeté le recours gracieux formé par elle à l'encontre de ces deux décisions ;
2°) de mettre à la charge de la commune du Mesnil-Aubry, la somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision du 1er avril 2022 initialement prise par le maire de Mesnil-Aubry, méconnaît l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, dès lors qu'elle ne précise pas les nom et prénom de son signataire ;
- la décision du 1er avril 2022 qui porte retrait de la première décision d'opposition à la déclaration préalable qui lui avait été adressée méconnaît l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration dès lors que ce retrait n'a pas été précédé d'une procédure contradictoire et qu'elle n'a pas été invitée à produire ses observations sur ce retrait ;
- les décisions attaquées ont été prises en méconnaissance des articles A 1 et A2 du règlement du plan local d'urbanisme du Mesnil-Aubry et de l'article L. 152-1 du code de l'urbanisme ;
- les décisions attaquées ont été prises en méconnaissance de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 mars 2023, la commune du Mesnil-Aubry, représentée par Me Le Briero, conclut au rejet de la requête et demande que soit mise à la charge de la société par action simplifiée Biogaz du pays de France, la somme de 2 500 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable dès lors que la société requérante ne justifie pas du respect des formalités de notification des recours gracieux et contentieux, prescrites par l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme ;
- les moyens soulevés par la société par action simplifiée Biogaz du pays de France ne sont pas fondés.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur deux moyens relevés d'office, tiré de :
- l'irrecevabilité des conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté initial d'opposition à la déclaration préalable numéro DP 95 395 22 00002, daté du 1er avril 2022, dès lors que cet arrêté a été retiré par la décision d'opposition à déclaration préalable rectificative du même jour et qu'il a ainsi disparu de l'ordonnancement juridique ;
- l'incompétence du maire du Mesnil-Aubry pour se prononcer sur la déclaration préalable litigieuse dès lors qu'en application des articles R. 422-1, R. 422-2, L. 422-1 et L. 422-2 du code de l'urbanisme, le préfet est compétent pour se prononcer sur " un projet faisant l'objet d'une déclaration préalable ", lorsqu'il porte sur " les ouvrages de production, de transport, de distribution et de stockage d'énergie ".
Par un courrier enregistré le 14 juin 2023 et communiqué le même jour, la commune du Mesnil-Aubry a formulé des observations sur le moyen relevé d'office tiré de l'incompétence de son maire pour se prononcer sur la déclaration préalable litigieuse.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Zaccaron Guérin, conseillère rapporteure,
- les conclusions de M. Louvel, rapporteur public,
- et les observations de Me Guilbeau, représentant la société par action simplifiée Biogaz du pays de France, et de Me Le Briero, représentant la commune de Mesnil-Aubry.
Considérant ce qui suit :
1. Le 11 février 2022, la société par action simplifiée Biogaz du pays de France a déposé une déclaration préalable de division de la parcelle cadastrée Section V numéro 6, sise lieu-dit " la voie qui faut " à Mesnil-Aubry (95 720) en vue d'y construire une unité de méthanisation agricole. Par une première décision datée du 1er avril 2022, le maire du Mesnil-Aubry s'est opposé à cette déclaration préalable. Puis, par une seconde décision datée du même jour, il a annulé et remplacé la première, et mentionné deux motifs de refus du projet de division de parcelle. Le recours gracieux formé à l'encontre de ces deux décisions a été rejeté par le maire de Mesnil-Aubry le 20 juillet 2022. La société par action simplifiée Biogaz du pays de France demande l'annulation de ces trois décisions.
Sur la fin de non-recevoir opposée en défense par la commune du Mesnil-Aubry :
2. Aux termes de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme : " En cas () de recours contentieux à l'encontre d'un certificat d'urbanisme, ou d'une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code () l'auteur du recours est tenu, à peine d'irrecevabilité, de notifier son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation. () L'auteur d'un recours administratif est également tenu de le notifier à peine d'irrecevabilité du recours contentieux qu'il pourrait intenter ultérieurement en cas de rejet du recours administratif. / La notification prévue au précédent alinéa doit intervenir par lettre recommandée avec accusé de réception, dans un délai de quinze jours francs à compter du dépôt du déféré ou du recours () ".
3. En l'espèce, la décision d'opposition à déclaration préalable litigieuse ne constitue pas une décision d'occupation ou d'utilisation des sols entrant dans le champ d'application de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. Dans ces conditions, la société Biogaz du pays de France n'était pas tenue, à peine d'irrecevabilité, de notifier son recours au maire du Mesnil-Aubry. Par suite, la fin de non-recevoir opposée en ce sens par la commune du Mesnil-Aubry doit être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la seconde décision du 1er avril 2022 d'opposition à déclaration préalable :
En ce qui concerne le moyen soulevé d'office, tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté attaqué :
4. Le code de l'urbanisme dispose, en son article R. 422-1 : " Lorsque la décision est prise au nom de l'Etat, elle émane du maire, sauf dans les cas mentionnés à l'article R. 422-2 où elle émane du préfet. " ; en son article R. 422-2 : " Le préfet est compétent pour délivrer le permis de construire, d'aménager ou de démolir et pour se prononcer sur un projet faisant l'objet d'une déclaration préalable dans les communes visées au b de l'article L. 422-1 et dans les cas prévus par l'article L. 422-2 dans les hypothèses suivantes : () b) Pour les ouvrages de production, de transports, de distribution et de stockage d'énergie lorsque cette énergie n'est pas destinée, principalement, à une utilisation directe par le demandeur ; () " ; en son article L. 422-1 : " L'autorité compétente pour délivrer le permis de construire, d'aménager ou de démolir et pour se prononcer sur un projet faisant l'objet d'une déclaration préalable est : / a) Le maire, au nom de la commune, dans les communes qui se sont dotées d'un plan local d'urbanisme ou d'un document d'urbanisme en tenant lieu, ainsi que dans les communes qui se sont dotées d'une carte communale après la date de publication de la loi n° 2014-366 du 24 mars 2014 pour l'accès au logement et un urbanisme rénové. Dans les communes qui se sont dotées d'une carte communale avant cette date, le maire est compétent, au nom de la commune, après délibération du conseil municipal. En l'absence de décision du conseil municipal, le maire est compétent, au nom de la commune, à compter du 1er janvier 2017. Lorsque le transfert de compétence à la commune est intervenu, il est définitif ; / b) Le préfet ou le maire au nom de l'Etat dans les autres communes. / Les demandes de permis de construire, d'aménager ou de démolir ainsi que les déclarations préalables sur lesquelles il n'a pas été statué à la date du transfert de compétence restent soumises aux règles d'instruction et de compétence applicables à la date de leur dépôt. " ; en son article L. 422-2 : " Par exception aux dispositions du a de l'article L. 422-1, l'autorité administrative de l'Etat est compétente pour se prononcer sur un projet portant sur : () b) Les ouvrages de production, de transport, de distribution et de stockage d'énergie, ainsi que ceux utilisant des matières radioactives ; un décret en Conseil d'Etat détermine la nature et l'importance de ces ouvrages () ".
5. La déclaration préalable de division déposée par la société Biogaz du pays de France en vue de construire, sur un terrain sis " la voie qui faut " à Mesnil-Aubry, concerne une unité de méthanisation qui constitue un ouvrage de production, de transports, de distribution et de stockage d'énergie au sens des dispositions précitées. En application de ces mêmes dispositions, seul le préfet du Val-d'Oise, était compétent pour se prononcer sur la déclaration préalable de la société. Il s'ensuit, que le maire du Mesnil-Aubry a entaché son arrêté d'incompétence que celui-ci doit, pour ce motif, être annulé.
En ce qui concerne le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme :
6. Aux termes de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme : " Lorsque, compte tenu de la destination de la construction ou de l'aménagement projeté, des travaux portant sur les réseaux publics de distribution d'eau, d'assainissement ou de distribution d'électricité sont nécessaires pour assurer la desserte du projet, le permis de construire ou d'aménager ne peut être accordé si l'autorité compétente n'est pas en mesure d'indiquer dans quel délai et par quelle collectivité publique ou par quel concessionnaire de service public ces travaux doivent être exécutés. ".
7. Ces dispositions poursuivent notamment le but d'intérêt général d'éviter à la collectivité publique ou au concessionnaire d'être contraints, par le seul effet d'une initiative privée, de réaliser des travaux d'extension ou de renforcement des réseaux publics de distribution d'eau, d'assainissement ou d'électricité et de garantir leur cohérence et leur bon fonctionnement, en prenant en compte les perspectives d'urbanisation et de développement de la collectivité. Il en résulte qu'un permis de construire ne peut être accordé lorsque, d'une part, des travaux d'extension ou de renforcement de la capacité de réseaux publics sont nécessaires à la desserte de la construction projetée et, d'autre part, l'autorité compétente n'est pas en mesure d'indiquer dans quel délai et par quelle collectivité publique ou par quel concessionnaire de service public ces travaux doivent être exécutés, après avoir, le cas échéant, accompli les diligences appropriées pour recueillir les informations nécessaires à son appréciation.
8. En l'espèce, l'arrêté du 1er avril 2022, portant opposition à déclaration préalable est fondé sur la circonstance que la demande de division en vue de permettre la construction de l'unité de méthanisation agricole " nécessiterait une extension du réseau électrique estimée à 1 800 mètres en dehors du terrain d'assiette de l'opération pour un coût prévisionnel de 101 095 euros HT à la charge intégrale de la commune du Mesnil-Aubry " et qu'il est dès lors " impossible pour la commune du Mesnil-Aubry d'indiquer sous quel délai cette extension, de par sa longueur et son coût, pourrait être réalisée. ".
9. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que la société Enedis, en sa qualité de gestionnaire du réseau public de distribution d'électricité de la commune du Mesnil-Aubry, dans un avis réputé favorable du 1er avril 2022, a estimé que la durée des travaux serait de six à neuf mois à compter de l'édiction d'un ordre de service par la collectivité compétente en matière d'urbanisme et de l'accord du client. Dans ces conditions, la société requérante est fondée à soutenir qu'en s'opposant à la déclaration préalable au motif qu'il était impossible d'indiquer sous quel délai les travaux d'extension pourraient être réalisés, le maire du Mesnil-Aubry a méconnu l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme.
Sur les conclusions tendant à l'annulation de la première décision d'opposition à déclaration préalable datée du 1er avril 2022 :
10. Ainsi qu'il a été dit aux points 4 à 10 du présent jugement, le second arrêté du 1er avril 2022, qui annulait et remplaçait la première décision du même jour, doit être annulé. Par l'effet de cette annulation, la première décision d'opposition à déclaration préalable retirée est rétablie dans l'ordonnancement juridique. Toutefois, celle-ci a également été signée par le maire de Mesnil-Aubry, et est dès lors également entachée d'incompétence. Dans ces conditions, cette décision initiale d'opposition à déclaration préalable, doit également être annulée.
11. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, les autres moyens de la requête ne sont pas, en l'état de l'instruction, susceptibles de fonder l'annulation de la décision de préemption contestée.
Sur l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
12. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
13. D'une part, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de la commune du Mesnil-Aubry, la somme demandée par la société requérante, au titre des frais non compris dans les dépens qu'elle a exposés.
14. D'autre part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative faisant obstacle à ce que soit mise à la charge de la société requérante, qui n'est pas la partie perdante, une somme à ce titre, les conclusions de la commune du Mesnil-Aubry, en ce sens, doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Les arrêtés du 1er avril 2022 du maire du Mesnil-Aubry et sa décision du 20 juillet 2022 rejetant le recours gracieux formé leur encontre, sont annulés.
Article 2 :Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Les conclusions de la commune du Mesnil-Aubry présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 :Le présent jugement sera notifié à la société Biogaz du pays de France et à la commune du Mesnil-Aubry.
Délibéré après l'audience du 4 juillet 2023 à laquelle siégeaient :
M. Thierry, président,
M. Baude, premier conseiller,
Mme Zaccaron Guérin, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 juillet 2023.
La rapporteure,
signé
C. Zaccaron Guérin Le président,
signé
P. Thierry
La greffière,
signé
S. Le Gueux
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 22129172
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026