jeudi 14 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2213301 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 11ème Chambre |
| Avocat requérant | NUNES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés respectivement les 29 septembre 2022 et 26 juillet 2023, Mme A D, représentée par Me Sadoun, qui s'est substitué à Me Nunes, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 26 janvier 2021, par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays d'éloignement ;
2°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " salarié " ou, à défaut, la mention " vie privée et familiale " dans le délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme D soutient que :
En ce qui concerne l'arrêté attaqué dans son ensemble :
- il est entaché d'un défaut de motivation ;
- il a été pris à l'issue d'une procédure irrégulière, dès lors que la commission du titre de séjour n'a pas été saisie en application des articles L. 312-1, L. 312-2 et L. 313-14, alors en vigueur, du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il est entaché d'un défaut d'examen particulier et complet de sa situation personnelle révélant une erreur de droit ;
- il méconnait son droit à être entendue en méconnaissance des stipulations des articles 41 et 51 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne du 7 décembre 2000, ensemble l'article 6 du traité sur l'Union européenne ;
- il méconnaît les dispositions de l'articles 5 et du 4° de l'article 6 de la directive n°2008/115/CE ;
- il méconnaît les dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnaît les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il méconnaît les dispositions de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il est entaché d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle et familiale ;
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- elle est entachée d'une erreur de droit, dès lors que sa demande de titre séjour a été, à tort, examinée sur le fondement de l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 ;
- elle est entachée d'une erreur de droit, dès lors qu'elle justifie des conditions pour bénéficier d'une admission exceptionnelle au séjour ;
- elle est entachée d'une erreur de fait, dès lors qu'elle justifie avoir toutes ses attaches familiales en France ;
- elle méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour et est dépourvue de base légale ;
- elle est entachée d'erreurs de fait, manifeste d'appréciation et de droit ;
- elle méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense enregistré le 30 juin 2023, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que, d'une part, la requête est irrecevable en raison de sa tardiveté, d'autre part, les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Mme D a admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision en date du 16 mai 2022, désignant Me Nunes.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- l'accord franco-marocain en matière de séjour et de travail du 9 octobre 1987 modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. d'Argenson, président ;
- et les observations de Me Sadoun, représentant Mme D.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D, ressortissante marocaine née le 12 septembre 1998, est entrée en France le 3 août 2016 sous-couvert d'un visa Schengen court séjour. Elle a sollicité le 8 septembre 2020 son admission exceptionnelle au séjour. Par un arrêté du 26 janvier 2021, dont elle demande l'annulation, le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays d'éloignement.
Sur les moyens communs à l'arrêté du 26 janvier 2021 :
2. L'arrêté contesté a été signé par M. E B, sous-préfet d'Antony et de Boulogne-Billancourt, qui bénéficiait, en vertu de l'arrêté PCI n°2020-112 du 31 août 2020 régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du même jour, d'une délégation du préfet des Hauts-de-Seine à l'effet de signer les refus de délivrance de titre de jour, les obligations de quitter le territoire français, assorties ou non d'un délai de départ volontaire et les décisions fixant le pays de destination. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire français a été signée par une autorité incompétente manque en fait et doit être écarté.
3. L'arrêté contesté comporte les considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement. Dès lors, le moyen tiré d'une insuffisance de motivation doit être écarté.
4. Il ne ressort pas des pièces du dossier, en particulier de la fiche de renseignements dûment complétée et signée par l'intéressée le 8 septembre 2020, que le préfet des Hauts-de-Seine n'aurait pas, avant de prendre l'arrêté contesté, procédé à un examen sérieux et approfondi de la situation de Mme D, celui-ci ayant examiné l'admission exceptionnelle au séjour de l'intéressée. Dès lors, le moyen tiré du défaut d'examen particulier de sa situation administrative doit être écarté.
5. Si l'arrêté attaqué mentionne que Mme D a sollicité un titre de séjour sur le fondement de l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, qu'elle n'aurait pas sollicité, et sur celui de l'admission exceptionnelle au séjour, cette circonstance est sans influence sur la légalité de la décision portant refus de séjour, le préfet des Hauts-de-Seine ayant bien examiné la demande d'admission exceptionnelle de Mme D au séjour. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
6. Les dispositions des articles 5 et 6 de la directive n°2008/115/CE du 16 décembre 2008 relative aux normes et procédures communes applicables dans les États membres au retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier ayant été transposées par la loi n°2011-672 du 16 juin 2011 relative à l'immigration, à l'intégration et à la nationalité, Mme D ne peut utilement se prévaloir, à l'appui de son recours dirigé contre un acte administratif non réglementaire, de ces dispositions, dont il n'est pas démontré qu'elle n'aurait pas fait l'objet des mesures de transpositions nécessaires.
7. Si les dispositions de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ne sont pas en elles-mêmes invocables par un étranger faisant l'objet d'une mesure d'éloignement telle qu'une obligation de quitter le territoire français, celui-ci peut néanmoins utilement invoquer le principe général du droit de l'Union, relatif au respect des droits de la défense, et qui implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision portant obligation de quitter le territoire français, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne. Il ne saurait cependant être interprété comme obligeant l'autorité nationale à entendre dans tous les cas l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur la décision en cause. En outre, une atteinte au droit d'être entendu n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle une décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision.
8. En l'espèce, Mme D a présenté une demande de titre de séjour et, à cette occasion, a eu la possibilité de faire valoir tous éléments justifiant qu'elle soit autorisée à séjourner en France et ne soit pas contraint de quitter ce pays. En outre, il ne ressort d'aucune pièce du dossier, et il n'est pas même soutenu, que la requérante aurait été empêchée de faire valoir ses observations dans le cadre de la procédure ayant abouti à l'arrêté attaqué, ni qu'elle ait sollicité en vain un entretien avec les services préfectoraux, ni même encore qu'elle disposait d'informations pertinentes tenant à sa situation personnelle qu'elle aurait pu utilement porter à la connaissance de l'administration avant que ne soit pris l'arrêté attaqué et qui, si elles avaient été communiquées à temps, auraient été susceptibles d'y faire obstacle. Par suite, le moyen tiré de ce qu'elle aurait été privée de son droit à être entendue ne peut qu'être écarté.
9. L'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est relatif aux conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis à séjourner en France, soit au titre de la vie privée et familiale, soit au titre d'une activité salariée. Dès lors que l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 prévoit la délivrance de titres de séjour au titre d'une activité salariée, un ressortissant marocain souhaitant obtenir un titre de séjour au titre d'une telle activité ne peut utilement invoquer les dispositions de l'article L. 313-14 à l'appui d'une demande d'admission au séjour sur le territoire national. Toutefois, les stipulations de cet accord n'interdisent pas au préfet, dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire dont il dispose sur ce point, d'apprécier, en fonction de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation de la situation d'un ressortissant marocain qui ne remplirait pas les conditions auxquelles est subordonnée la délivrance de plein droit d'un titre de séjour en qualité de salarié.
10. Mme D soutient qu'elle est entrée en France le 3 août 2016, qu'elle vit en concubinage depuis avril 2019 avec un ressortissant turc séjournant en France sous-couvert d'une carte pluriannuelle valable jusqu'en 2026, dont sont issus deux enfants nés respectivement les 6 avril 2020 et 4 avril 2022, et que son premier enfant a été diagnostiqué le 4 avril 2023 comme présentant des troubles du neurodéveloppement et du spectre autistique et a besoin d'un suivi médical en France. Toutefois, la communauté de vie dont la requérante se prévaut est de moins de deux ans à la date de la décision attaquée, le second enfant étant né postérieurement à cette décision. La maladie du premier enfant a également été diagnostiquée postérieurement à l'arrêté attaqué et n'a donc pas d'incidence sur sa légalité. Il n'est pas établi, en tout état de cause, que cet enfant ne pourrait pas bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. En outre, Mme D n'apporte pas la preuve qu'elle serait dépourvue d'attaches familiales dans son pays d'origine où elle a vécu au moins jusqu'à l'âge de 18 ans, un membre de sa fratrie résidant au Maroc, et ne fait état d'aucun obstacle à ce que son conjoint la suive, le cas échéant, dans son pays d'origine. S'agissant de son insertion professionnelle, la circonstance, que l'intéressée a exercé à temps partiel des fonctions d'aide à domicile depuis 2017, n'est pas de nature à établir, à la date de la décision attaquée, l'existence de motifs exceptionnels qui justifieraient son admission exceptionnelle au séjour en qualité de salariée. Par ailleurs, il ne ressort ni des pièces du dossier, ni des termes de l'arrêté en litige, que le préfet des Hauts-de-Seine aurait opposé à la requérante le fait qu'elle ne bénéficiait pas d'un visa long séjour et d'un contrat de travail visé, l'intéressée ne pouvant en outre invoquer utilement les termes de la circulaire du 28 novembre 2012. Dans ces conditions, Mme D n'est pas fondée à soutenir que le préfet des Hauts-de-Seine aurait entaché son arrêté d'une erreur manifeste d'appréciation, d'une erreur de fait ou d'une erreur de droit tant au regard de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que sur le fondement de son pouvoir discrétionnaire de régularisation. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté.
11. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors en vigueur : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit : () 7° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France, appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'intéressé, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine, sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée, et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, sans que la condition prévue à l'article L. 313-2 soit exigée. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République "
12. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 10, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que celui tiré de l'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de l'arrêté litigieux sur sa situation personnelle et familiale doivent être écartés.
13. Aux termes du deuxième alinéa de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors en vigueur : " L'autorité administrative est tenue de soumettre pour avis à la commission mentionnée à l'article L. 312-1 la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par l'étranger qui justifie par tout moyen résider en France habituellement depuis plus de dix ans. (). ". Aux termes de L. 312-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors en vigueur : " La commission est saisie par l'autorité administrative lorsque celle-ci envisage de refuser de délivrer ou de renouveler une carte de séjour temporaire à un étranger mentionné à l'article L. 313-11 () ".
14. Il résulte de ce qui a été dit aux points 10 et 12 du présent jugement que Mme D ne remplit ni les conditions pour la délivrance d'un titre de séjour de plein droit sur le fondement du 7° de l'article L. 313-11 dans sa rédaction applicable au litige, ni ne justifie d'une ancienneté de résidence en France de dix années. Le préfet des Hauts-de-Seine n'étant dès lors pas tenu, en application de l'article L. 312-2 du code précité, de soumettre son cas à la commission du titre de séjour avant de rejeter sa demande, le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté.
15. Si Mme D soutient que le préfet des Hauts-de-Seine a méconnu les dispositions de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors applicable, elle n'assortit son moyen d'aucune précision permettant d'en apprécier son bien-fondé.
16. Aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. "
17. La décision de refus de séjour attaquée, à la date où elle a été prise, n'a pas pour objet, ni pour effet de séparer Mme D de son enfant ni de séparer ce dernier de son père. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
18. La décision portant refus de séjour n'étant pas illégale, le moyen tiré de cette illégalité et soulevé, par voie d'exception, à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français, doit être écarté.
19. Pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 10, 12 et 17, les moyens tirés d'erreurs de fait et de droit et d'erreurs manifestes d'appréciation doivent être écartés.
20. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 17, le moyen tiré de la méconnaissance de l'intérêt supérieur de son enfant, garanti par l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
21. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir soulevée par le préfet des Hauts-de-Seine, que la requête de Mme D, doit être rejetée dans toutes ses conclusions.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A D et au préfet des Hauts-de-Seine.
Délibéré après l'audience du 30 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. d'Argenson, président,
M. Robert, premier conseiller,
Mme Bocquet conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 décembre 2023.
Le président-rapporteur,
signé
P.-H. d'ArgensonL'assesseur le plus ancien
dans l'ordre du tableau,
signé
D. Robert
La greffière,
signé
M. C
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
N°2213301
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026