jeudi 16 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2213504 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | MAILLARD |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n° 2206867 du 20 septembre 2022, la présidente du tribunal administratif de Versailles a transmis au tribunal administratif de Cergy-Pontoise, en application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, le dossier de la requête de M. C, enregistrée le 9 septembre 2022.
Par cette requête et un mémoire, enregistré le 11 janvier 2023, M. C, représenté par Me Maillard, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 7 septembre 2022 par lequel le préfet des Yvelines l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet territorialement compétent de procéder au réexamen de sa situation, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
3°) d'enjoindre au préfet des Yvelines, ou au préfet territorialement compétent, de procéder à la suppression de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil, en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
En ce qui concerne les décisions portant obligation de quitter le territoire français et refus de délai de départ volontaire :
- elles sont illégales en ce que le préfet s'est cru en situation de compétence liée ;
- elles sont entachées d'une erreur manifeste dans l'appréciation de leurs conséquences sur sa situation personnelle.
En ce qui concerne les décisions portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour sur le territoire français :
- elles sont signées par une autorité incompétente ;
-elles sont insuffisamment motivées ;
- elles sont entachées d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
- elles ont été prises en méconnaissance de son droit d'être entendu consacré à l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
-elles sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elles sont entachées d'une erreur de droit ;
- elles méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et sont, à cet égard, entachées d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elles méconnaissent les stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
En ce qui concerne les décisions portant refus de délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et interdiction de retour sur le territoire français :
- elles sont illégales par exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
En ce qui concerne la décision portant refus de délai de départ volontaire :
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étranges et du droit d'asile.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étranges et du droit d'asile et est, à cet égard, entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Le préfet des Yvelines a produit des pièces, enregistrées le 28 décembre 2022.
La clôture d'instruction a été fixée au 20 janvier 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Gay-Heuzey, conseillère, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant ivoirien né le 6 juin 1981, a fait l'objet, le 6 septembre 2022, d'un contrôle des services de police suite à une infraction routière. Par la présente requête, il demande l'annulation de l'arrêté du 7 septembre 2022 par lequel le préfet des Yvelines l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.
Sur l'admission d'office au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire :
2. Aux termes de l'article 61 du décret du 28 décembre 2020 : " L'admission provisoire est accordée par le président du bureau ou de la section ou le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle ou d'aide à l'intervention de l'avocat sur laquelle il n'a pas encore été statué. ".
3. Dès lors que M. C a présenté une demande d'aide juridictionnelle sur laquelle il n'a pas encore été statué, il y a lieu de l'admettre d'office au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
4. En premier lieu, par un arrêté du 12 mai 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial le même jour, le préfet des Yvelines a donné délégation à M. Bertrand, conseiller d'administration de l'intérieur et de l'outre-mer, directeur des migrations, pour signer tous arrêtés et décisions dans la limite de ses attributions, en cas d'absence ou d'empêchement du préfet, sans qu'il ressorte des pièces du dossier que ce dernier n'ait pas été absent ou empêché lorsqu'il a signé l'arrêté attaqué. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence doit être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. () ".
6. La décision du 7 septembre 2022 par laquelle le préfet des Yvelines a obligé M. C à quitter le territoire français mentionne les considérations de droit et de fait qui la fonde. Par suite, le moyen tiré de son insuffisante motivation doit être écarté comme manquant en fait.
7. En troisième lieu, il ressort des mentions de la décision attaquée que le préfet des Yvelines a procédé à l'examen particulier de la situation personnelle de M. C, en se référant notamment à la présence de son épouse et de sa fille sur le territoire français, nonobstant la circonstance qu'il n'a pas précisé que l'intéressé déclare résider sur le territoire français depuis le mois d'octobre 2018. Par suite, le moyen tiré de l'absence d'examen sérieux de la situation du requérant doit être écarté.
8. En quatrième lieu, il ressort des termes mêmes de la décision attaquée, contrairement à ce que soutient l'intéressé, que le préfet des Yvelines a procédé à l'examen de sa situation sans estimer être en situation de compétence liée pour l'obliger à quitter le territoire français. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.
9. En cinquième lieu, si M. C soutient que la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une erreur de droit, il n'assortit pas ces moyens des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit et le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
10. En sixième lieu, si l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, invoqué par le requérant, ne concerne pas les États membres, mais uniquement les institutions, les organes et les organismes de l'Union, le droit d'être entendu, également invoqué par le requérant, fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Selon la jurisprudence de la Cour de justice de 1'Union européenne, une atteinte au droit d'être entendu n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle une décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision.
11. Si M. C se plaint de ne pas avoir été informé de ce qu'il pouvait faire l'objet d'un arrêté portant obligation de quitter le territoire français et qu'il n'a pas été mis en mesure de présenter des observations avant que le préfet ne prenne la décision en litige, il ressort des pièces du dossier, notamment du procès-verbal de l'entretien conduit le 7 septembre 2022 par les forces de police, qu'il a été interrogé sur sa vie privée, ses moyens financiers ainsi que sa situation administrative, qu'il lui a été demandé s'il avait fait l'objet d'un arrêté de reconduite à la frontière et qu'il a reconnu être en situation irrégulière sur le territoire français. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il aurait sollicité en vain un entretien avec les services préfectoraux, ou qu'il aurait été empêché de présenter spontanément des observations avant que ne soit prise la décision d'éloignement. Ainsi, le préfet n'a pas méconnu le droit d'être entendu de M. C. Par conséquent, le moyen doit être écarté.
12. En septième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
13. Si M. C se prévaut d'une durée de séjour en France de quatre ans et d'attaches familiales et privées importantes sur le territoire, notamment son épouse et sa fille née le 4 avril 2020, il n'est pas établi ni même allégué que son épouse, née comme lui en Côte d'Ivoire, serait en situation régulière sur le territoire français et que la cellule familiale ne pourrait être reconstituée dans le pays d'origine des deux époux. Dans ces conditions, le préfet des Yvelines n'a pas porté au droit au respect de la vie privée et familiale de M. C une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels a été prise la décision attaquée. Par conséquent, M. C n'est pas fondé à soutenir que le préfet des Yvelines a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
14. En huitième lieu, aux termes du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
15. Il résulte de ce qui a été dit au point 11 du présent jugement que M. C n'établit ni même allègue que sa cellule familiale ne pourrait être reconstituée en Côte d'Ivoire avec son épouse et leur fille. Par conséquent, M. C n'est pas fondé à soutenir que le préfet des Yvelines a méconnu les stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
16. En neuvième lieu, il résulte de ce qui a été dit ci-dessus que M. C n'est pas fondé à soutenir que le préfet des Yvelines, en l'obligeant à quitter le territoire français, a commis une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de cette décision sur sa situation personnelle.
Sur la décision portant refus de délai de départ volontaire :
17. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étranges et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / () 2° L'étranger s'est vu refuser la délivrance ou le renouvellement de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour au motif que sa demande était manifestement infondée ou frauduleuse ; / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". "
18. Par les pièces versées au dossier, notamment une capture d'écran, le préfet des Yvelines n'établit pas que M. C se serait vu refuser la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour au motif que sa demande serait manifestement infondée ou frauduleuse, ni qu'il aurait fait l'objet d'une précédente décision portant obligation de quitter le territoire qu'il n'aurait pas exécutée. Il ressort par ailleurs des pièces du dossier que M. C a déclaré son adresse auprès des services de police et qu'il justifie d'un passeport ivoirien en cours de renouvellement. Par suite, le risque de soustraction à la mesure d'éloignement, qui fonde le refus du préfet de lui accorder un délai de départ volontaire, n'est pas établi. M. C est donc fondé à soutenir que la décision litigieuse a été prise en méconnaissance des dispositions précitées du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et à en demander, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens dirigés contre cette décision, l'annulation.
Sur la décision fixant le pays de destination :
19. Il résulte de ce qui a été dit ci-dessus que la décision portant obligation de quitter le territoire par l'intéressé n'est pas illégale. Dès lors, l'exception d'illégalité de cette décision, soulevée à l'appui des conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de destination, doit être écartée.
Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
20. Il résulte de ce qui a été dit ci-dessus que la décision refusant d'accorder à M. C un délai de départ volontaire est illégale. Celui-ci est donc fondé à soutenir que la décision lui interdisant de revenir sur le territoire durant un an et l'informant de son signalement aux fins de non-admission dans le fichier d'information Schengen est illégale par exception d'illégalité de cette décision, qui en constitue la base légale, et à en demander, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens dirigés contre cette décision, l'annulation.
Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :
21. Le présent jugement, qui ne fait droit qu'aux conclusions à fin d'annulation de l'absence de délai de départ volontaire et de l'interdiction de retour sur le territoire français, implique uniquement qu'il soit enjoint au préfet des Yvelines de mettre fin au signalement du requérant dans le système d'information Schengen dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement. A ce stade, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
22. Il ressort de ce qui a été dit au point 3 du présent jugement que M. C est admis d'office au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a donc lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros à verser à Me Maillard dans les conditions fixées aux articles 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve, d'une part, de l'admission définitive de M. C à l'aide juridictionnelle et, d'autre part, que Me Maillard renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Par ces motifs, le tribunal décide :
Article 1er : Il y a lieu d'admettre d'office M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : L'arrêté du préfet des Yvelines du 7 septembre 2022 est annulé en tant qu'il ne prévoit pas de délai de départ volontaire et porte interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.
Article 3 : Il est enjoint au préfet des Yvelines de mettre fin au signalement du requérant dans le système d'information Schengen, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement.
Article 4 : Sous réserve de l'admission de M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre définitif, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros qui sera versée à Me Maillard, conseil de M. C, au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu'il renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, à Me Maillard, conseil de Me C, et au préfet des Yvelines.
Délibéré après l'audience du 2 février 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Oriol, présidente,
Mmes D et Gay-Heuzey, conseillères,
Assistés de Mme Vivet, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 février 2023.
La rapporteure,
Signé
A. GAY-HEUZEY
La présidente,
Signé
C. ORIOL
La greffière,
Signé
M. B
La République mande et ordonne au préfet des Yvelines, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour ampliation,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026