mercredi 12 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2213585 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Référés urgents |
| Avocat requérant | ABECASSIS |
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Drevon-Coblence, vice-présidente, en application des dispositions des articles L. 779-1 et R. 779-1 et suivants du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience publique du 11 octobre 2022 à 16 heures.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique tenue en présence de
Mme Soulier, greffière d'audience :
- le rapport de Mme Drevon-Coblence, juge des référés ;
- les observations orales de Me Arvis, pour M. B, également présent, qui reprennent leurs conclusions et leurs moyens, en prenant acte de ce que le préfet a justifié de la compétence du signataire de l'arrêté attaqué ; ils soutiennent en outre que :
* l'intervention de la commune de Bruyères-sur-Oise n'est pas recevable faute d'intérêt à agir ; ses conclusions sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées ; cette commune s'est montrée inopportunément interventionniste s'agissant d'un terrain appartenant à une personne privée ;
* la requête est recevable dès lors que le préfet n'établit pas, par les pièces produites, l'heure précise de notification de l'arrêté contesté, le document qui a été remis à M. B le 6 octobre 2022 ne comportant pas la mention de l'heure exacte de cette notification par l'officier de police judiciaire de la gendarmerie nationale ; l'irrecevabilité soulevée par le préfet pour 41 minutes est particulièrement déloyale et de nature à placer les occupants du terrain dans une grande insécurité juridique ;
* le délai de 24 heures pour quitter les lieux n'est pas justifié ni proportionné dès lors qu'aucune situation dangereuse n'est à craindre pour les occupants ou les riverains des lieux occupés dans un contexte de pénurie de carburants en France ;
* les documents sur lesquels le préfet du Val-d'Oise s'est fondé auraient dû être communiqués aux occupants du terrain ;
* les risques d'atteinte à la sécurité, la salubrité et la tranquillité publiques ne sont pas établis ; il n'existe pas de risque particulier lié à la route voisine du terrain occupé ;
* il n'est pas contesté, à l'issue de l'audience que la vente du terrain occupé doit être signée par la propriétaire le 26 octobre 2022 ;
- les observations orales de M. C, représentant le préfet du Val-d'Oise, qui reprend ses conclusions et observations écrites et fait valoir que la requête est irrecevable ; il fait également valoir qu'il s'agit d'une demande, de la part de la préfecture, que les communes, en pareille situation, soient parties à l'instance dès lors qu'elles disposent d'informations précises sur les atteintes à la salubrité et à la sécurité des lieux occupés ; il fait valoir que les branchements sur le tableau électrique présentent un risque et un réel danger pour les occupants du terrain comme pour les riverains, que le terrain ne présente aucun assainissement, que le hangar situé sur le terrain menace de s'écrouler et que la circulation des poids lourds à proximité des lieux occupés est très dense et, partant, dangereuse ; il précise en outre que le délai de 24 heures octroyé par l'arrêté pour évacuer les lieux est parfaitement légal ; il indique également au tribunal que l'arrêté n'a pas été pris en considération de la situation personnelle de la propriétaire des lieux mais des risques pour l'ordre public que l'installation illicite des occupants fait naître sur le terrain concerné ;
- les observations orales de Me Rasamoelina, représentant la commune de Bruyères-sur-Oise, en présence de M. A, maire adjoint de cette commune ; Me Rasamoelina reprend ses observations écrites et fait valoir que la commune a parfaitement intérêt à agir dès lors que l'occupation illicite créé un trouble à l'ordre public sur son territoire ; que les risques d'atteinte à la sécurité publique, à la salubrité publique et à la tranquillité publiques sont établis ; M. A précise en outre que la commune de Bruyères-sur-Oise, dont il est maire adjoint depuis 26 ans, prend très au sérieux la problématique des gens du voyage aux devants desquels il se rend lui-même de manière très régulière, et doit néanmoins intervenir, dans la limite de ses pouvoirs de police, lorsqu'un risque manifeste à la sécurité et à la salubrité publiques est avéré.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par arrêté du 6 octobre 2022, pris en application de la loi du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage, le préfet du Val-d'Oise a mis en demeure les occupants sans titre du terrain situé au 116 chemin du Jacloret, sur le territoire de la commune de Bruyères-sur-Oise, de quitter les lieux dans un délai de vingt-quatre heures à compter de la notification de cet arrêté et les a informés qu'à défaut d'exécution de cette mesure dans le délai imparti, il serait procédé à leur évacuation forcée. Par la présente requête, M. B, qui fait partie des occupants sans titre, conteste cet arrêté.
2. Aux termes de l'article L. 779-1 du code de justice administrative : " Les requêtes dirigées contre les décisions de mise en demeure de quitter les lieux mentionnées au II bis de l'article 9 de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage sont présentées, instruites et jugées dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat. / Sauf renvoi à une formation collégiale, l'audience se déroule sans conclusions du rapporteur public ". Aux termes de l'article R. 779-1 du même code : " Les requêtes dirigées contre les décisions de mise en demeure de quitter les lieux mentionnées au II bis de l'article 9 de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage sont présentées, instruites et jugées selon les dispositions du présent code applicables aux requêtes en annulation, sous réserve des dispositions du présent chapitre ".
3. Aux termes de l'article 1er de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage : " I. - Les communes participent à l'accueil des personnes dites gens du voyage et dont l'habitat traditionnel est constitué de résidences mobiles installées sur des aires d'accueil ou des terrains prévus à cet effet. () ". Aux termes de l'article 9 de la même loi : " I.-Dès lors qu'une commune remplit les obligations qui lui incombent en application de l'article 2, son maire ou, à Paris, le préfet de police peut, par arrêté, interdire en dehors des aires d'accueil aménagées le stationnement sur le territoire de la commune des résidences mobiles mentionnées à l'article 1er. Ces dispositions sont également applicables aux communes non inscrites au schéma départemental mais dotées d'une aire d'accueil, ainsi qu'à celles qui décident, sans y être tenues, de contribuer au financement d'une telle aire ou qui appartiennent à un groupement de communes qui s'est doté de compétences pour la mise en œuvre du schéma départemental. () II.-En cas de stationnement effectué en violation de l'arrêté prévu au I, le maire, le propriétaire ou le titulaire du droit d'usage du terrain occupé peut demander au préfet de mettre en demeure les occupants de quitter les lieux. / La mise en demeure ne peut intervenir que si le stationnement est de nature à porter atteinte à la salubrité, la sécurité ou la tranquillité publiques. / La mise en demeure est assortie d'un délai d'exécution qui ne peut être inférieur à vingt-quatre heures. Elle est notifiée aux occupants et publiée sous forme d'affichage en mairie et sur les lieux. Le cas échéant, elle est notifiée au propriétaire ou titulaire du droit d'usage du terrain. () Lorsque la mise en demeure de quitter les lieux n'a pas été suivie d'effets dans le délai fixé et n'a pas fait l'objet d'un recours dans les conditions fixées au II bis, le préfet peut procéder à l'évacuation forcée des résidences mobiles, sauf opposition du propriétaire ou du titulaire du droit d'usage du terrain dans le délai fixé pour l'exécution de la mise en demeure. () II bis.-Les personnes destinataires de la décision de mise en demeure prévue au II, ainsi que le propriétaire ou le titulaire du droit d'usage du terrain peuvent, dans le délai fixé par celle-ci, demander son annulation au tribunal administratif. Le recours suspend l'exécution de la décision du préfet à leur égard ".
4. Le requérant soutient que l'arrêté est entaché d'un vice de procédure, faute pour le préfet de démontrer avoir été saisi par la commune ou le propriétaire du terrain en cause. Il ressort toutefois des pièces du dossier que la gérante de la SCI Jacloret Les Bruyères, propriétaire des lieux, a porté plainte le 29 septembre 2022 contre cette occupation illicite du terrain lui appartenant, laquelle a donné lieu à un rapport de constatations en date du 29 septembre 2022 à 9 heures et à un rapport d'information en date du 30 septembre 2022, tous deux établis par la police municipale de Bruyères-sur-Oise. Il ressort également des pièces qu'un arrêté en date du 30 septembre 2022 du maire de cette commune portant mise en demeure aux occupants d'évacuer la parcelle, dont les occupants sans titre ont été informés le même jour, a été transmis au préfet du Val-d'Oise. Le moyen tiré de ce que le préfet n'aurait pas été saisi d'une demande en méconnaissance du II de l'article 9 précité de la loi du 5 juillet 2000 doit dès lors être écarté.
5. Il ne ressort pas des pièces du dossier que l'arrêté attaqué, qui mentionne les considérations de fait et de droit sur lesquelles il se fonde, est insuffisamment motivé.
6. Aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable. ". Aux termes de l'article L. 121-2 de ce code : " Les dispositions de l'article L. 121-1 ne sont pas applicables : / 1° En cas d'urgence ou de circonstances exceptionnelles () "
7. Le requérant soutient que l'arrêté attaqué méconnaît les droits de la défense ainsi que les dispositions des articles L. 120-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration relatives au respect d'une procédure contradictoire. Toutefois il ressort des dispositions précitées des articles 9 et 9-1 de la loi du 5 juillet 2000 que le législateur a entendu déterminer l'ensemble des règles de procédure administrative et contentieuse auxquelles sont soumises l'intervention et l'exécution des décisions par lesquelles l'autorité préfectorale met en demeure les occupants de quitter les lieux. Dès lors et en tout état de cause, les articles L. 120-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration ne sauraient être utilement invoqués. Il en est de même du moyen tiré de la méconnaissance des droits de la défense. Le préfet fait d'ailleurs valoir en défense sans être contesté que cet arrêté a été régulièrement publié et que son contenu a été affiché sur les lieux, notifié aux occupants sans droit ni titre de la parcelle litigieuse et porté à leur connaissance par les services de gendarmerie. Par suite, le requérant n'est pas fondé, en tout état de cause, à soutenir que le droit à une procédure contradictoire et les droits de la défense auraient été méconnus.
8. Pour prendre la décision en litige, le préfet du Val d'Oise a estimé que du fait de raccordements illégaux à un compteur électrique accessible à tout public, à la borne incendie diminuant ainsi la pression du réseau utilisé par les services compétents, obérant de fait leur capacité opérationnelle, et du fait que le terrain occupé est dépourvu de tout raccordement au réseau d'assainissement, cette installation illégale des gens du voyage portait atteinte à la salubrité, à la sécurité et à la tranquillité publiques. Il ressort des pièces du dossier que le terrain occupé, dont il est constant qu'il n'est pas viabilisé et équipé pour permettre l'accueil des gens du voyage, ne comporte ni électricité, ni eau, ni assainissement, ni sanitaires. Si les requérants soutiennent que l'occupation de ce terrain ne porte pas atteinte à la sécurité, à la salubrité et à la tranquillité publiques, il ressort des pièces du dossier et notamment du rapport de constatations en date du 29 septembre 2022 et du rapport d'information en date du 30 septembre 2022 établis par la police municipale de Bruyères-sur-Oise, ainsi que des différentes observations formulées à l'audience, que M. B et les autres occupants sont entrés sans autorisation sur le terrain et ont effectué des branchements illicites sur un compteur d'électricité, sans qu'il ne soit établi, malgré les affirmations en ce sens d'ailleurs contestées en défense par le préfet du Val-d'Oise et la commune, que ces branchements comporteraient toutes les précautions de sécurité nécessaires à un tel usage. Les occupants des lieux ont également procédé à des branchements sur la borne incendie qui doit pouvoir être utilisée par les services d'incendie et de secours en cas de besoin, ce qui n'est pas assuré du fait de ce branchement. En outre, le requérant n'établit pas, comme il l'allègue et alors que le préfet du Val-d'Oise et la commune le contestent, que les équipements des caravanes permettraient de pallier durablement l'absence sur le terrain de sanitaires adaptées à l'accueil d'un nombre important d'occupants et de toute installation permettant la gestion collective des eaux usées générées. Le préfet et la commune font également valoir, pour finir, que les lieux présentent une dangerosité particulière du fait de la circulation de poids lourds à proximité immédiate du terrain situé dans une zone d'échanges logistiques, de la présence d'un hangar en ruine qui présente des risques d'écroulement et de puisards qui s'apparentent à des fosses avec risque de chutes. Dans ces conditions, l'installation de M. B et des autres occupants sans titre sur le terrain sis 116 chemin du Jacloret, sur le territoire de la commune de Bruyères-sur-Oise, lequel n'est pas adapté à un accueil prolongé des gens du voyage, porte atteinte à la salubrité et la sécurité publiques. Par suite, en édictant la mesure litigieuse, le préfet du Val-d'Oise n'a commis ni erreur de droit au regard de l'article 9 de la loi du 5 juillet 200, ni erreur de fait ni erreur d'appréciation.
9. La mise en demeure prévue à l'article 9 précité de la loi du 5 juillet 2000, qui a pour seul objet de faire respecter les règles d'accueil des gens du voyage fixées par cette loi et les dispositions réglementaires prises pour son application, n'a ni pour objet ni effet de porter atteinte à la liberté d'aller et venir des intéressés ou à leur droit à une vie privée et familiale normale protégée par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Au demeurant, le requérant n'établit pas que lui et sa famille ne pourraient pas s'installer dans d'autres aires d'accueil aménagées pour les gens du voyage, voire dans d'autres campings de la région.
10. Aucune disposition de la loi du 5 juillet 2000 ne faisait obligation au préfet du Val-d'Oise de proposer aux occupants un autre terrain ou de les reloger avant de prononcer la mise en demeure litigieuse.
11. Aux termes de l'article 9 de la loi du 5 juillet 2000, la mise en demeure de quitter les lieux est assortie d'un délai d'exécution qui ne peut être inférieur à vingt-quatre heures. Il ressort des mentions de l'arrêté en litige que le préfet a ordonné aux occupants de quitter les lieux dans un délai de vingt-quatre heures. Eu égard à l'atteinte à la sécurité et à la salubrité publiques que cette occupation illégale est de nature à entraîner, ce délai n'est pas disproportionné. Dans ces conditions, le préfet du Val-d'Oise n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en accordant ce délai.
12. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B doivent être rejetées, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions qu'il présente sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
13. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par la commune de Bruyères-sur-Oise sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir soulevée par M. B.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Bruyères-sur-Oise sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D B et au préfet du Val-d'Oise.
Copie en sera adressée à la commune de Bruyères-sur-Oise.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 octobre 2022.
La magistrate désignée, La greffière,
Signé signé
E. Drevon-Coblence Mme E
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026