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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2213790

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2213790

vendredi 2 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2213790
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantCABINET GARRIGUES BEAULAC ASSOCIES

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de radiation des cadres prise par le centre hospitalier René Dubos. L’hôpital a fait valoir qu’il avait réintégré la requérante, rendant le litige sans objet. Faute pour Mme B d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai imparti, le tribunal l’a réputée s’être désistée en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Par ordonnance, il a donné acte de ce désistement.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 11 octobre 2022, Mme A B demande au tribunal d'annuler de la décision du 14 septembre 2022 par laquelle la directrice des ressources humaines du centre hospitalier René Dubos a prononcé sa radiation des cadres pour non renouvellement de sa disponibilité à compter du 14 septembre 2022.

Par un mémoire en défense enregistré le 9 mars 2023, l'hôpital Nord-Ouest du Val-d'Oise venant aux droits du centre hospitalier René Dubos, représenté par Me Beaulac, conclut au non-lieu à statuer sur la requête.

Il fait valoir que, par une décision en date du 5 décembre 2022, il a fait droit à la demande de Mme B en procédant à sa réintégration dans les effectifs de l'établissement à compter du 14 septembre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part, aux termes de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement ou, au Conseil d'Etat, le président de la chambre chargée de l'instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. ". Aux termes de l'article R. 222-1 du même code : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ".

2. D'autre part, aux termes de l'article R. 611-8-6 du même code : " Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. ".

3. Compte tenu de l'état du dossier, Mme B a été invitée, par un courrier du tribunal du 13 mars 2023, à produire soit un mémoire, soit une lettre confirmant expressément le maintien de ses conclusions, soit une lettre de désistement pur et simple, dans un délai d'un mois. Ce courrier l'informait qu'elle serait réputée s'être désistée de l'ensemble des conclusions de sa requête, faute de confirmation de sa part dans le délai d'un mois qui lui était imparti.

4. Ce courrier a été adressé à la requérante par l'intermédiaire de l'application " Télérecours " le 13 mars 2023. En application de l'article R. 611-8-6 du code de justice administrative, et en l'absence d'accusé de lecture de ce courrier, la requérante est réputée en avoir reçu notification dans le délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du courrier. Le délai d'un mois imparti à Mme B pour confirmer expressément le maintien de ses conclusions, est désormais venu à expiration sans qu'une telle confirmation soit intervenue. Dans ces conditions, la requérante doit, en vertu des dispositions, ci-dessus rappelées, de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, être réputée s'être désistée de sa requête. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ce désistement.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme B.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et à l'hôpital Nord-Ouest Val-d'Oise.

Fait à Cergy le 2 août 2024.

La présidente de 9ème chambre

signé

H. LE GRIEL

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour ampliation, le greffier

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