LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2213967

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2213967

lundi 6 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2213967
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation4ème Chambre
Avocat requérantCABINET LANES & CITTADINI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I. Par une requête enregistrée le 7 octobre 2022 sous le numéro 2213967, la société Sedifrais Monsoult Logistic, représentée par Me Mendès, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 10 février 2022 par laquelle l'inspectrice du travail a refusé d'autoriser le licenciement pour motif disciplinaire de M. A B ; ensemble la décision implicite de rejet née du silence du ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion sur le recours hiérarchique porté à l'encontre de cette décision ;

2°) d'enjoindre à l'inspectrice du travail de procéder au réexamen de la demande d'autorisation de licenciement dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision du ministre du travail est insuffisamment motivée ;

- la matérialité des faits est établie ;

- la demande d'autorisation de licenciement ne présente aucun lien avec les mandats du salarié.

Par un mémoire enregistré le 4 juillet 2023, M. A B, représenté par Me Cittadini, conclut au rejet de la requête et demande à ce que la somme de 6 000 euros soit mise à la charge de la société Sedifrais Monsoult Logistic au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que :

- la requête de la société Sedifrais Monsoult Logistic est irrecevable, dès lors que la décision expresse du ministre du travail du 21 septembre 2022 s'est substituée à la décision implicite de rejet, laquelle a ainsi disparu de l'ordonnancement juridique ;

- les moyens soulevés par la société requérante ne sont pas fondés.

Par un mémoire enregistré le 5 juillet 2023, le ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion conclut au rejet de la requête. Il fait valoir que les moyens ne sont pas fondés.

La clôture de l'instruction a été fixée au 14 juillet 2023.

II. Par une requête enregistrée le 17 novembre 2022 sous le numéro 2215708, la société Sedifrais Monsoult Logistic, représentée par Me Mendès, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 10 février 2022 de l'inspectrice du travail portant refus d'autorisation de licenciement de M. B ;

2°) d'annuler la décision du 21 septembre 2022 par laquelle le ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion a confirmé la décision du 10 février 2022 de l'inspectrice du travail ;

3°) d'enjoindre à l'administration de procéder au réexamen de la demande d'autorisation de licenciement dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision du ministre du travail est entachée d'un vice de procédure ;

- la décision de l'inspectrice du travail est insuffisamment motivée ;

- la matérialité des faits est établie et les faits sont d'une gravité suffisante pour justifier un licenciement ;

- la décision du ministre du travail est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- la demande d'autorisation de licenciement ne présente aucun lien avec les mandats de l'intéressé.

Par un mémoire enregistré le 6 juillet 2023, M. A B, représenté par Me Cittadini, conclut au rejet de la requête et demande à ce que la somme de 6 000 euros soit mise à la charge de la société Sedifrais Monsoult Logistic au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire enregistré le 5 juillet 2023, le ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion conclut au rejet de la requête. Il fait valoir que les moyens ne sont pas fondés.

Un mémoire a été enregistré le 12 avril 2024 pour la société Sedifrais Monsoult Logistic, et n'a pas été communiqué.

La clôture de l'instruction a été fixée au 14 juillet 2023.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- le code du travail ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Bourragué,

- les conclusions de M. Lebdiri, rapporteur public,

- les observations de Me Mendès, pour la société Sedifrais Monsoult Logistic,

- et les observations de Me Lanes, pour M. B.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B exerce les fonctions de cariste au sein de la société Sedifrais Monsoult Logistic. Il détient les mandats de membre titulaire du comité social et économique, de conseiller du salarié, de membre du conseil de la caisse primaire d'assurance maladie du Val-d'Oise et de délégué syndical CGT. Le 11 décembre 2021, la société Sedifrais Monsoult Logistic a sollicité de l'inspection du travail l'autorisation de procéder au licenciement de M. B pour motif disciplinaire. Par une décision du 10 février 2022, l'inspectrice du travail a refusé d'autoriser ce licenciement. Par un courrier du 4 avril 2022 réceptionné le 11 avril 2022, la société Sedifrais Monsoult Logistic a formé un recours hiérarchique à l'encontre de cette décision. Du silence gardé par le ministre du travail est née une décision implicite de rejet. Par une décision du 21 septembre 2022, le ministre du travail a confirmé la décision de l'inspectrice du travail. La société requérante demande l'annulation de ces décisions.

2. Les requêtes n°2213967 et n°2215708 ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite du ministre du travail :

3. Les conclusions de la requête n°2213967 dirigées contre la décision implicite de rejet née le 11 août 2022 du silence gardé par le ministre du travail sur le recours hiérarchique formé par la société Sedifrais Monsoult Logistic à l'encontre de la décision du 10 février 2022 de l'inspectrice du travail, doivent être regardées comme dirigées contre la décision du 21 septembre 2022, qui s'y est substituée, par laquelle la ministre a expressément confirmé la décision de l'inspectrice du travail.

Sur les conclusions à fin d'annulation des décisions du 10 février 2022 et du 21 septembre 2022 :

4. En premier lieu, lorsque le ministre rejette le recours hiérarchique qui lui est présenté contre la décision de l'inspecteur du travail statuant sur la demande d'autorisation de licenciement formée par l'employeur, sa décision ne se substitue pas à celle de l'inspecteur. Par suite, les moyens critiquant les vices propres dont serait entachée la décision du ministre ne peuvent être utilement invoqués, au soutien des conclusions dirigées contre cette décision. Il s'ensuit que le moyen soulevé par la société Sedifrais Monsoult Logistic tiré de ce que la décision de la ministre du travail serait entachée d'un vice de procédure doit, en tout état de cause, être écarté comme inopérant.

5. En deuxième lieu, la décision de l'inspectrice du travail vise les articles du code du travail relatifs au licenciement pour motif disciplinaire, notamment ses articles L. 2411-1, L. 2411-5, et suivants. La décision vise également la demande d'autorisation de licenciement pour motif disciplinaire de la société Sedifrais Monsoult Logistic, les faits reprochés à M. B, les mandats du salarié et la réalisation d'une enquête contradictoire. Il s'ensuit que la décision de l'inspectrice du travail comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.

6. En troisième lieu, aux termes de l'alinéa premier de l'article L. 2411-8 du code du travail : " Le licenciement d'un membre élu du comité d'entreprise, titulaire ou suppléant, ou d'un représentant syndical au comité d'entreprise, ne peut intervenir qu'après autorisation de l'inspecteur du travail. ". L'article L. 1235-1 du même code prévoit que : " () le juge, à qui il appartient d'apprécier la régularité de la procédure suivie et le caractère réel et sérieux des motifs invoqués par l'employeur, forme sa conviction au vu des éléments fournis par les parties après avoir ordonné, au besoin, toutes les mesures d'instruction qu'il estime utiles. () Si un doute subsiste, il profite au salarié. ".

7. Les salariés qui, en vertu du code du travail, bénéficient d'une protection exceptionnelle dans l'intérêt de l'ensemble des travailleurs qu'ils représentent, ne peuvent être licenciés qu'avec l'autorisation de l'inspecteur du travail. S'il est envisagé, le licenciement d'un de ces salariés ne doit pas être en rapport avec les fonctions représentatives normalement exercées par l'intéressé ou avec son appartenance syndicale. Dans le cas où le licenciement est motivé par un comportement fautif, il appartient à l'inspecteur du travail et, le cas échéant, au ministre du travail, de rechercher, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, si les faits reprochés au salarié sont d'une gravité suffisante pour justifier son licenciement, compte tenu de l'ensemble des règles applicables à son contrat de travail et des exigences propres à l'exécution normale du mandat dont il est investi.

8. Pour refuser de faire droit à la demande d'autorisation de licencier M. B fondée sur six griefs relatifs à des actions indirectes de ce dernier visant à déstabiliser les chefs d'équipe en encourageant l'insubordination des collaborateurs envers l'encadrement, à des menaces fréquentes et récurrentes de sa part envers les collaborateurs et les directeurs, à des dénigrements, des propos insultants tenus directement envers les collaborateurs, à des attitudes hostiles envers le personnel et à un acharnement à l'encontre d'un chef d'équipe, le ministre du travail s'est fondé sur la circonstance que la matérialité de ces griefs n'était pas établie. Un sixième grief relatif au monnayage par M. B de ses services pour les contentieux avec la direction et à des pressions pour la rédaction de plaintes signées sans le consentement des personnes a été considéré par le ministre comme établi mais n'étant pas d'une gravité suffisante pour justifier un licenciement.

9. En premier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. B ait eu une influence déterminante sur les salariés pour les encourager à l'insubordination envers les chefs d'équipe. La circonstance que M. B ait contribué à la rédaction d'un courrier syndical le 3 mars 2021 adressé au directeur de la société Sedifrais ne suffit pas à elle seule à établir cette influence supposée.

10. En deuxième lieu, pour établir la matérialité des menaces, dénigrements et propos insultants que M. B aurait proférées à l'encontre d'autres salariés ou de responsables de l'entreprise, la société requérante se borne à produire des témoignages non datés, non circonstanciés et qui ne sont pas concordants. Par ailleurs, les témoins cités ne sont pas identifiés et les faits relatés remontent parfois à plusieurs années. Dès lors, un doute subsiste sur la matérialité de ces faits.

11. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. B ait eu une attitude hostile envers le personnel. La société se borne à relater des faits vagues et peu circonstanciés s'apparentant à des attitudes hautaines, des provocations par le regard, un manque de politesse dont serait à l'origine le salarié. Toutefois, les cinq témoignages attestant de ces attitudes ne sont pas suffisamment circonstanciés pour établir avec certitude l'hostilité décrite.

12. En quatrième lieu, la société soutient que la réalité des agissements de M. B envers un chef d'équipe est établie par les pièces produites à l'instance. Toutefois, d'une part, il n'est pas démontré que la souffrance au travail exprimée par ce chef d'équipe serait exclusivement liée à des agissements de M. B. D'autre part, les éléments de preuve d'un acharnement de la part de M. B ne sont pas présentés par la société requérante. Le chef d'équipe concerné relate des faits anciens ou reproche à M. B d'avoir fait gagner à un salarié un recours contentieux contre lui, ce qui aurait pour conséquence de discréditer tous les chefs d'équipe. Les témoignages apportés par six salariés, s'ils confirment une situation sociale tendue au sein de la société, n'indiquent toutefois pas la teneur des agissements reprochés à M. B.

13. En cinquième lieu, il ressort des pièces du dossier, et notamment des attestations concordantes de deux salariés et des déclarations des salariés lors de l'enquête contradictoire de l'inspectrice du travail, que M. B a contraint un agent de la société à recopier un modèle de plainte rédigé par ses soins. Ce comportement, qui ne peut être rattaché à l'exercice normal des mandats exercés par le salarié, constituent un manquement aux obligations professionnelles et revêt un caractère fautif. Toutefois, eu égard à l'absence d'antécédents et à la portée des actes en cause, le comportement fautif de M. B n'est pas d'une gravité suffisante pour justifier une sanction de licenciement.

14. Enfin, la société requérante ne peut utilement soutenir que le licenciement serait sans lien avec le mandat exercé par M. B dès lors qu'il ne s'agit pas du motif de refus retenu par les décisions litigieuses.

15. Il résulte de ce qui précède que c'est sans commettre d'erreur de fait ou d'erreur d'appréciation que le ministre du travail a refusé d'autoriser le licenciement de M. B. Les conclusions aux fins d'annulation des décisions du 10 février et du 21 septembre 2022 doivent, par suite, être rejetées et, par voie de conséquence et en tout état de cause, les conclusions aux fins d'injonction, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir soulevée par M. B.

Sur les frais de l'instance :

16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante en l'espèce, la somme réclamée à ce titre par la société Sedifrais Monsoult Logistic.

17. En revanche, il y a lieu de mettre à la charge de la société Sedifrais Monsoult Logistic la somme de 1 500 euros à verser à M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par ces motifs, le tribunal décide :

Article 1er : Les requêtes de la société Sedifrais Monsoult Logistic sont rejetées.

Article 2 : La société Sedifrais Monsoult Logistic versera à M. B la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société Sedifrais Monsoult Logistic, à la ministre du travail, de la santé et des solidarités et à M. A B.

Délibéré après l'audience du 15 avril 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Bories, présidente,

M. Bourragué, premier conseiller,

Mme Goudenèche, conseillère,

Assistés de Mme Nimax, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 mai 2024.

Le rapporteur,

signé

S. BourraguéLa présidente,

signé

C. BoriesLa greffière,

signé

S. Nimax

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Nos 2213967 et 2215708

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions