mardi 28 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2214203 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | CABINET BERGER THIRY & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 14 octobre 2022 et le 14 septembre 2023, M. et Mme A, représentés par Me Duhau, demandent au tribunal dans le dernier état de leurs écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 25 avril 2022 par lequel le maire de la commune de Vanves a accordé un permis de construire à la société SEFRI-CIME Activités et Services en vue de construire un ensemble immobilier de 40 logements sur un terrain situé 14, 16 et 18 rue du docteur C D dans la commune, ensemble la décision du 14 août 2022 rejetant leur recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Vanves une somme de 5000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- le dossier de demande de permis de construire était incomplet, faute pour le pétitionnaire d'indiquer comment les démolitions seront réalisées, de justifier de sa qualité de propriétaire des constructions à démolir et de comporter les précisions nécessaires pour vérifier la conformité du permis avec les dispositions des articles UD4.2.2, UD11.4 et UD12.5, du règlement du plan local d'urbanisme ;
- l'arrêté attaqué méconnaît l'article UD3 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Vanves, dès lors que l'accès au parc de stationnement souterrain présente un risque pour la sécurité des usagers et des résidents ;
- il méconnaît les dispositions de l'article UD 4.2.2 du règlement du plan local d'urbanisme, dès lors que le projet ne comporte pas de dispositif de traitement des eaux souillées recueillies dans le parc de stationnement ;
- il méconnaît les dispositions de l'article UD 6.2 du règlement du plan local d'urbanisme, dès lors que le permis prévoit à l'alignement de la rue D des balcons en saillie d'une hauteur de moins de 5,5 m par rapport au niveau du trottoir ;
-il méconnaît l'article UD7 du règlement du plan local d'urbanisme, dès lors que l'implantation de la façade ouest du projet par rapport à la limite séparative opposée ne respecte pas la marge de retrait minimal prescrite par ces dispositions ;
- il méconnaît l'article UD10 du règlement du plan local d'urbanisme, dès lors que la hauteur du projet excède la hauteur maximale autorisée de 12 mètres ;
- il méconnaît l'article UD11 du règlement du plan local d'urbanisme, dès lors que le projet porte atteinte aux lieux avoisinants ;
- il méconnaît l'article UD11.4 du règlement du plan local d'urbanisme, dès lors que les clôtures prévues ne respectent pas les dispositions de cet article relatives à la hauteur maximale des clôtures ;
- il méconnaît l'article UD12.5 du règlement du plan local d'urbanisme, dès lors que les locaux de stationnement des deux-roues ne sont pas aisément accessibles et présentent des risques pour la circulation des cyclistes et motocyclistes, contraints d'emprunter la rampe d'accès automobile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 septembre 2023, la commune de Vanves représentée par Me Baillon conclut au rejet de la requête et demande en outre à ce qu'il soit mis à la charge des requérants, la somme de 4 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. et Mme A ne sont pas fondés.
Par un mémoire enregistré le 22 juin 2023, la SCCV Vanves rue du Docteur D et la SAS SEFRI-CIME Activités et Services, représentées par Me Cassin, concluent au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge solidaire des requérants, la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que la requête est irrecevable et que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
-le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
-le rapport de M. Baude, rapporteur,
-les conclusions de M. Louvel, rapporteur public,
-et les observations de Me Castera, représentant la commune de Vanves, et de Me Cassin, représentant la société SEFRI-CIME Activités et Services et la SCCV Vanves Rue du Dr D.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 25 avril 2022 le maire de la commune de Vanves a accordé un permis de construire à la société SEFRI-CIME activités et services en vue de construire un ensemble immobilier de 40 logements, en R+3, pour 2 322 m² de surface de plancher, sur un terrain situé 14, 16 et 18 rue du docteur C D dans la commune. Le projet comporte l'aménagement d'un parc de stationnement en sous-sol de 41 places. Il prévoit la démolition des maisons d'habitation existantes. Par la présente requête, les requérants demandent au tribunal l'annulation de l'arrêté du 25 avril 2022 et de la décision du 14 août 2022 rejetant leur recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
Sur l'incomplétude de la demande de permis de construire :
2. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
3. En premier lieu, aux termes de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme : " Les demandes de permis de construire, d'aménager ou de démolir et les déclarations préalables sont adressées par pli recommandé avec demande d'avis de réception ou déposées à la mairie de la commune dans laquelle les travaux sont envisagés : / - a) Soit par le ou les propriétaires du ou des terrains, leur mandataire ou par une ou plusieurs personnes attestant être autorisées par eux à exécuter les travaux ; () ".
4. Il ressort des pièces du dossier que la demande comportait l'attestation de la société pétitionnaire et qu'elle avait qualité pour demander la délivrance du permis de construire. La commune n'ayant pas à s'assurer de la validité ou de l'authenticité de cette attestation, dès lors qu'il n'est ni soutenu ni établi qu'elle disposait au moment où elle a statué d'information de nature à établir un quelconque caractère frauduleux, le moyen manque en fait et il y a lieu de l'écarter.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend une notice précisant :/ 1° L'état initial du terrain et de ses abords indiquant, s'il y a lieu, les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants ; / 2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet : a) L'aménagement du terrain, en indiquant ce qui est modifié ou supprimé ; b) L'implantation, l'organisation, la composition et le volume des constructions nouvelles, notamment par rapport aux constructions ou paysages avoisinants ; c) Le traitement des constructions, clôtures, végétations ou aménagements situés en limite de terrain ; d) Les matériaux et les couleurs des constructions ; e) Le traitement des espaces libres, notamment les plantations à conserver ou à créer ; f) L'organisation et l'aménagement des accès au terrain, aux constructions et aux aires de stationnement ".
6. Aux termes de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend également un plan de masse des constructions à édifier ou à modifier coté dans les trois dimensions. Ce plan de masse fait apparaître les travaux extérieurs aux constructions, les plantations maintenues, supprimées ou créées et, le cas échéant, les constructions existantes dont le maintien est prévu. / Il indique également, le cas échéant, les modalités selon lesquelles les bâtiments ou ouvrages seront raccordés aux réseaux publics ou, à défaut d'équipements publics, les équipements privés prévus, notamment pour l'alimentation en eau et l'assainissement. // Lorsque le terrain n'est pas directement desservi par une voie ouverte à la circulation publique, le plan de masse indique l'emplacement et les caractéristiques de la servitude de passage permettant d'y accéder. / Lorsque le projet est situé dans une zone inondable délimitée par un plan de prévention des risques, les côtes du plan de masse sont rattachées au système altimétrique de référence de ce plan. ". Et aux termes de l'article R. 431-10 du même code : " Le projet architectural comprend également : a) Le plan des façades et des toitures ; lorsque le projet a pour effet de modifier les façades ou les toitures d'un bâtiment existant, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur ; b) Un plan en coupe précisant l'implantation de la construction par rapport au profil du terrain ; lorsque les travaux ont pour effet de modifier le profil du terrain, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur ; c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain ; d) Deux documents photographiques permettant de situer le terrain respectivement dans l'environnement proche et, sauf si le demandeur justifie qu'aucune photographie de loin n'est possible, dans le paysage lointain. Les points et les angles des prises de vue sont reportés sur le plan de situation et le plan de masse. ".
7. Contrairement à ce que soutiennent les requérants, les dispositions précitées n'imposent nullement au pétitionnaire de préciser les modalités de démolition des bâtiments existants. Par suite le moyen tiré de ce que le dossier de demande de permis de construire serait incomplet faute de préciser comment les démolitions seront réalisées doit être écarté.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article UD4.2.2 du plan local d'urbanisme : " tout aménagement en surface susceptible d'être souillé par des substances polluantes, particulièrement les aires de stationnement de plus de 10 places, doit être doté d'un dispositif de traitement avant rejet adapté pour garantir une protection efficace de la qualité des eaux. ". Dès lors que l'article UD 4.2.2 ne s'applique qu'aux aménagements de surface et non, comme en l'espèce aux parkings en sous-sol, les requérants ne font pas fondés à soutenir que les plans du dossier de demande auraient dû faire figurer un séparateur d'hydrocarbure. Par suite le moyen est inopérant et doit être écarté.
9. En quatrième lieu, si les requérants font valoir que l'insuffisance du dossier de demande de permis ne permet pas au service instructeur de s'assurer que le projet respecte les articles UD 11.4 et UD 12.5 du règlement du plan local d'urbanisme, la notice architecturale comporte des précisions sur les clôtures aménagées à l'alignement de la rue C D et le plan de masse sur les clôtures en limite séparative. La pièce graphique, conjuguée aux plans de niveau et de façade, est pour sa part suffisante pour permettre au service instructeur d'apprécier l'impact du projet sur les lieux avoisinants. Enfin la notice architecturale et le plan du sous-sol suffisent à apprécier les conditions d'implantation et de desserte des locaux destinés aux deux-roues. Par suite, les pièces du permis de construire ont mis à même le service instructeur d'apprécier la conformité du projet avec, respectivement, les dispositions des articles UD11.4 et UD12.5 du règlement du plan local d'urbanisme.
Sur la conformité du permis de construire avec le règlement du plan local d'urbanisme de la commune :
10. En premier lieu, aux termes de l'article UD3 du règlement du plan local d'urbanisme : " " Tout projet peut être refusé si les accès présentent un risque pour la sécurité des usagers des voies de desserte ou pour celle des personnes utilisant ces accès. Cette sécurité doit être appréciée compte tenu, notamment, de la position des accès, de leur configuration ainsi que de la nature et de l'intensité du trafic. "
11. Il ressort des pièces du dossier que l'immeuble de 40 logements comportera un parc de stationnement souterrain de 41 places sur un niveau dont l'accès vers et depuis la rue D sera assuré par une rampe à double voie. L'accès se substituant à l'accès existant desservant les trois constructions destinées à la démolition, sera situé à proximité du croisement des rues Aristide Briand et D, laquelle est une impasse, circonstances de nature à modérer la vitesse de circulation des véhicules et à limiter aux seuls riverains l'usage de la voie. En outre la rue D est rectiligne et offre aux automobilistes une visibilité satisfaisante sur l'accès à la rampe. Par suite le permis n'est pas de nature à créer des risques particuliers pour la sécurité des usagers et résidents et il y a lieu d'écarter le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées.
12. En deuxième lieu, aux termes de l'article UD 4.2.2 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune : " Tout aménagement en surface susceptible d'être souillé par des substances polluantes, particulièrement les aires de stationnement de plus de 10 places, doit être doté d'un dispositif de traitement avant rejet adapté pour garantir une protection efficace de la qualité des eaux. ".
13. Compte tenu de ce qui a été dit au point 8, les dispositions de cet article ne sont pas applicables au projet querellé.
14. En troisième lieu, aux termes de l'article UD 6.2 du règlement du plan local d'urbanisme : " () Sous réserve du règlement de voirie, les saillies et balcons sont autorisés à condition de ne pas dépasser 0,80 m de débord à compter du nu de la façade, et d'être situés à plus de 5,5 m de hauteur comptés depuis le niveau du trottoir. /En cas de construction en recul de l'alignement ou de la limite de fait de la voie privée ou de l'emprise publique, les saillies sont autorisées quelle que soit leur hauteur d'implantation. ".
15. Il ressort des pièces du dossier que si le projet comporte deux balcons en façade nord-est donnant sur l'alignement de la rue D, dont la hauteur est inférieure à 5,5 mètres, ces balcons qui constituent des saillies, sont implantés en recul par rapport à cet alignement et autorisés quelle que soit leur hauteur d'implantation. Ils sont donc conformes aux dispositions de l'article UD6.2 du règlement. Par suite le moyen doit être écarté.
16. En quatrième lieu, aux termes de l'article UD7.3 du règlement du plan local d'urbanisme : " Calcul des retraits. Le retrait est mesuré perpendiculairement à compter de tout point de chaque partie de construction comportant ou non des baies jusqu'au point de la limite séparative qui en est le plus proche. En tout point d'une partie de construction comportant des baies, le retrait doit être au moins égal à la hauteur de la partie de construction en ce point diminuée de 3 mètres (H-3m), avec un minimum de 8 mètres. Pour le calcul des retraits, la hauteur désigne la différence d'altitude entre le point de la construction ou partie de construction concernée et le point de la limite séparative le plus proche pris au niveau du fonds voisin ".
17. Il résulte de ces dispositions que la largeur minimale de la marge de retrait que doit respecter une construction nouvelle par rapport à la limite séparative la plus proche résulte de la différence entre la hauteur de celle-ci et l'élévation de la limite séparative par rapport au terrain naturel, diminuée ensuite de 3 mètres.
18. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du plan masse, s'agissant de la façade, pourvue de baies, de la partie de construction implantée face à limite séparative nord du n°11 Villa Franco-Russe (" cage 2 "), que le point le plus élevé de cette construction s'élève à +84,18 NGF et que le point de la limite séparative le plus proche s'élève à + 74,05 NGF. La hauteur pour déterminer la marge de retrait est donc de 10,13 mètres, la distance entre la façade et la limite séparative étant de 7,13 mètres, elle doit se situer au minimum à 8 mètres pour respecter les dispositions précitées. L'implantation de cette façade, à 8,61 mètres de la limite séparative, est donc conforme aux dispositions précitées -ci.
19. S'agissant de la façade, pourvues également de baies, de la partie de construction implantée face à la limite séparative ouest du n°11 Villa Franco-Russe (" cage 1 "), il ressort des pièces du dossier, et notamment du plan PC3.2, que le point le plus élevé de cette construction s'élève à +83.41 NGF et que le point de la limite séparative le plus proche s'élève à + 72,23 NGF. La hauteur entre ces deux points étant donc de 11,18 mètres, la distance entre la façade et la limite séparative doit donc être au moins égale à 8,18 mètres pour respecter les dispositions précitées. L'implantation de cette façade à 8,29 mètres de la limite séparative est donc conforme aux dispositions précitées.
20. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions UD7.3 doit être écarté dans ses deux branches.
21. En cinquième lieu, aux termes des dispositions de l'article UD10.1 du règlement du plan local d'urbanisme : " La hauteur maximale des constructions ou parties de construction est mesurée à compter du terrain naturel jusqu'au point le plus haut de la partie de construction ou de la construction (au faîtage ou au sommet de l'acrotère). Pour les terrains en pente, la hauteur est mesurée en tout point de la construction à partir du terrain naturel. Les ouvrages tels que souches de cheminées et de ventilation, antennes, machineries d'ascenseur, locaux techniques ne sont pas comptés dans le calcul des hauteurs dès lors qu'ils sont implantés en retrait de 3 mètres minimum des façades ou des pignons et qu'ils n'excèdent pas une hauteur de 3,50 mètres. Pour l'application de cette règle, le retrait de 3 m n'est pas obligatoire pour les éléments techniques nécessaires à la mise aux normes des constructions existantes et pour les souches de cheminées des constructions comportant moins de 2 logements ". Et aux termes de l'article UD10.2 : " Hors du secteur UDb, la hauteur maximale des constructions est limitée à 12 mètres ".
22. Il ressort des pièces du dossier que la hauteur maximale du projet, comprenant l'édicule abritant la machinerie d'ascenseur situé à moins de 3 mètres du mur pignon est, est de 11,36 mètres- valeur résultant de la différence entre le niveau NGF du faîtage, soit 86,56, et l'élévation du sol naturel avant travaux, variable en fonction de la déclivité du terrain d'emprise du bâtiment, soit 75,20 au droit de cet édicule. Cette hauteur, inférieure à la limite maximale de 12 mètres, était ainsi conforme aux dispositions précitées. Par suite le moyen doit être écarté.
23. En sixième lieu, aux termes de l'article UD11.1 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune : " En référence à l'article R.111-21 du code de l'urbanisme, la situation des constructions, leur architecture, leurs dimensions, leur aspect extérieur doivent être adaptés au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains, ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales ".
24. Il ressort des pièces du dossier que le projet prévoit la construction de deux bâtiments de logement collectif accolés l'un à l'autre, en R+2 + attique, d'une emprise au sol de 794,23 m², présentant des hauteurs de 9 à 12 mètres, implantés à l'alignement de la rue C D ou en retrait de 2 mètres de celle-ci afin d'animer la façade sur rue. Ils sont dotés de balcons et de toitures terrasse ou en pente et s'adossent aux limites séparatives est et ouest au niveau de leur jonction avec l'alignement de la voie publique. Les façades seront en parement de plaquette ton clair ou ton moyen, ou de pierre ton clair, enduit blanc, enduit ton beige. Les toitures en pente seront en zinc.
25. Les lieux avoisinants sont caractérisés par un front bâti continu dense de maisons mitoyennes et d'immeubles de dimensions modestes. Ils ne présentent pas d'unité architecturale particulière et ni ne forment une composition urbaine notable. Il en résulte que le projet, au regard notamment de ses volumes, hauteurs et façades, n'y portera pas atteinte, alors que sa conception traduit un effort pour introduire des séquences et des rythmes de nature à atténuer la linéarité du front bâti continu le long de la rue D. Par suite les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le permis méconnaît les dispositions précitées.
26. En septième lieu, aux termes des dispositions de l'article UD11.4.1 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune : " () Pour les constructions destinées en partie ou en totalité à de l'habitation, les clôtures situées à l'alignement ou à la limite de fait de la voie privée, ne peuvent pas comporter de parties pleines sur une hauteur supérieure à 1,10 mètre, comptée à partir du terrain naturel. Les clôtures situées sur limites séparatives ne doivent pas excéder une hauteur totale de 2 mètres comptée à partir du terrain naturel. Dans le cas de terrain en pente, la hauteur moyenne de la clôture ne doit pas excéder 2 mètres comptée à partir du terrain naturel. Les clôtures situées sur limites séparatives doivent être en priorité constituées d'un écran végétal doublé ou non d'un grillage incorporé à la haie afin de permettre des continuités végétales et écologiques. "
27. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du plan masse, que le permis conserve le mur de clôture existant au sud et les grillages existants sur le pourtour de l'unité foncière et que les héberges de plusieurs constructions voisines existantes sont implantées en limites séparatives. Si les requérants soutiennent que la hauteur des grillages n'est pas conforme aux dispositions précitées, le projet n'a toutefois pas pour objet de modifier les grillages, qui sont conservés. Par suite les travaux faisant l'objet du permis de construire sont étrangers aux dispositions précitées. Le moyen tiré de leur méconnaissance doit être écarté.
28. En huitième lieu, aux termes de l'article UD12.5 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune : " 12.5.1 Pour les constructions nouvelles à destination d'habitat comportant plus de 2 logements : - Un local aisément accessible doit être aménagé pour stationner les vélos. Ce local doit être d'une superficie au moins égale à 1,5% de la surface de plancher, avec un minimum de 5 m2. - Un espace réservé au stationnement des deux roues motorisées doit être aménagé au sein des aires de stationnement. Cet espace doit être d'une superficie au moins égale à 1% de la surface de plancher, avec un minimum de 5 m2. ".
29. Le projet comporte deux locaux dédiés au stationnement des vélos dont l'un est situé au sous-sol et un local dédié au stationnement des deux-roues motorisés, situé à la naissance de la rampe d'accès menant à la voie publique. Ces locaux seront desservis par les circulations intérieures du parc de stationnement communes aux véhicules et aux deux-roues et dont la rampe d'accès présente une largeur suffisante pour accueillir deux voies distinctes pour accéder ou quitter le parc de stationnement. Il ne ressort pas des caractéristiques des circulations intérieures du parc de stationnement et de l'immeuble que la localisation de l'un des deux locaux à vélos en sous-sol nuira à la commodité de son accès, ni que la localisation du local dédié aux motocycles, à proximité de la rampe, présente des risques particuliers. Par suite les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le projet, qui comporte au demeurant une surface dédiée au stationnement des vélos notablement supérieure à celle prescrite par le règlement, n'est pas, eu égard aux risques qu'il présente pour les cyclistes et motocyclistes, conforme aux dispositions précitées. Le moyen doit être écarté.
30. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense, qu'il y a lieu de rejeter les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 25 avril 2022.
Sur les frais liés au litige :
31. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Elle peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
32. Ces dispositions font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Vanves, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. et Mme A demandent au titre des frais qu'ils ont exposés et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge des requérants les sommes que la commune et les sociétés SCCV Vanves rue du Docteur D et SAS SEFRI-CIME Activités et Services demandent au titre des frais qu'elles ont exposés et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er :La requête de M. et Mme A est rejetée.
Article 2 :Les conclusions présentées par la commune de Vanves au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Les conclusions présentées par les sociétés SCCV Vanves rue du docteur C D et SAS SEFRI-CIME Activités et Services au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 :Le présent jugement sera notifié à M. et Mme E A, à la commune de Vanves et aux sociétés SCCV Vanves rue du docteur C D et SAS SEFRI-CIME activités et services.
Délibéré après l'audience du 7 mai 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Edert, présidente,
M. Baude, premier conseiller,
Mme Chaufaux, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 mai 2024.
Le rapporteur,
signé
F.-E. Baude
La présidente,
signé
S. Edert La greffière,
signé
S. Le Gueux
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
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01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026