jeudi 4 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2215137 |
| Type | Décision |
| Recours | Exécution d'un jugement |
| Publication | D |
| Formation | 9ème Chambre |
| Avocat requérant | CARLHIAN JENNY |
Vu la procédure suivante :
Par un jugement n°1803490, 1803491, 1809910, et 1800320 rendu le 1er décembre 2020, ce tribunal a annulé, au titre de l'instance n° 1803490, la décision du 9 janvier 2018 par laquelle le directeur du centre hospitalier René Dubos de Pontoise a admis M. A à la retraite d'office pour invalidité non imputable au service à compter du 26 octobre 2016, a annulé, au titre de l'instance 1803491, le titre de recettes émis le 2 février 2018 à son encontre pour un montant de 12 996,10 euros et l'a déchargé de cette somme et a mis à la charge du centre hospitalier la somme globale de 500 euros à verser à Me Carlhian en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et celle de 1 500 euros à M. A en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, au titre des instances 1803490 et 1803491.
Par une lettre en date 3 février 2022, M. A a saisi le centre hospitalier René Dubos quant à l'exécution du jugement s'agissant de l'exécution des suites de l'annulation de la décision du 9 janvier 2018 en faisant valoir qu'il appartient à l'administration de prendre une nouvelle décision.
Par un mémoire, enregistrée le 13 avril 2022, M. A a informé le Tribunal des difficultés qu'il rencontrait pour obtenir l'exécution de ce jugement et il demande :
1) d'enjoindre au centre hospitalier de régulariser sa situation administrative afin que soit régulièrement prononcé sa radiation des cadres et son admission à faire valoir ses droits à la retraite, de prendre une nouvelle décision sous astreinte de 500 euros par jour de retard dans un délai de sept jours à compter de la notification de la décision à intervenir et jusqu'à l'exécution du jugement du 1er décembre 2020.
2) de mettre à la charge du centre hospitalier René Dubos la somme de 1 200 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que le centre hospitalier René Dubos n'a toujours pas pris de nouvelle décision s'agissant de son admission à la retraite.
Par des courriers des 5 mai et 8 juillet 2022, le tribunal a saisi l'administration de la demande d'exécution du requérant.
Le président du Tribunal a, par une ordonnance en date du 3 novembre 2022, ouvert, en application de l'article R. 921-6 du code de justice administrative, une procédure juridictionnelle en vue de prescrire les mesures d'exécution du jugement.
Par un mémoire et une pièce complémentaire enregistrés les 6 février et 13 septembre 2023, l'Hôpital Nord-Ouest Val-d'Oise (NOVO) venant aux droits du centre hospitalier René Dubos de Pontoise représenté par Me Beaulac, fait valoir qu'il a saisi le conseil médical hospitalier le 2 février 2023. Il produit à l'appui de ses écritures une décision du 8 septembre 2023 admettant M. A à la retraite d'office pour invalidité à compter du 26 octobre 2016.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le jugement n° n°1803490, 1803491, 1809910, et 1800320 du 1er décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Par une lettre du 7 mars 2024, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen d'ordre public tiré du non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'exécution sous astreinte de la requête devenues dépourvues d'objet dès lors que l'hôpital NOVO a pris une nouvelle décision en date du 8 septembre 2023 en exécution du jugement n°1803490, 1803491, 1809910, et 1800320.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Le Griel,
- les conclusions de Mme Chabrol, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution. / Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte. ". Il appartient au juge, pour examiner la demande d'exécution, de tenir compte tant des circonstances de droit et de fait existant à la date de sa décision que des diligences déjà accomplies par les parties tenues de procéder à l'exécution de la chose jugée ainsi que de celles qui sont encore susceptibles de l'être.
2. Par le jugement susvisé, le tribunal a annulé la décision du 9 janvier 2018 par laquelle le directeur du centre hospitalier René Dubos de Pontoise a prononcé l'admission à la retraite d'office pour invalidité de M. A avec effet au 26 octobre 2016 au motif que cette décision n'a pas été précédée de la consultation de la commission de réforme. M. A fait valoir que ce jugement n'a pas été pleinement exécuté en tant qu'aucune nouvelle décision n'a été prise relative à son admission à la retraite pour invalidité.
3. Il résulte de l'instruction que le directeur de l'Hôpital NOVO venant aux droits du centre hospitalier René Dubos de Pontoise a admis M. A à la retraite d'office pour invalidité à effet du 26 octobre 2016, par une nouvelle décision en date du 8 septembre 2023, prise en exécution du jugement du 1er décembre 2020 et après avis du conseil médical siégeant en formation plénière, créé par décret n° 2022-351 relatif aux conseils médicaux dans la fonction publique hospitalière et remplaçant les comités médicaux et les commissions de réforme. Il s'ensuit que l'administration a exécuté le jugement susvisé en cours de procédure d'exécution juridictionnelle et que dès lors les conclusions à fin d'exécution sous astreinte du requérant ont perdu leur objet. Il n'y a dès lors pas lieu d'y statuer.
4. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Hôpital NOVO, le versement à M. A de la somme de 1 200 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'exécution et d'astreinte de M. A.
Article 2 : L'Hôpital NOVO versera la somme de 1 200 euros à M. A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à Hôpital Nord-Ouest Val-d'Oise.
Délibéré après l'audience du 19 mars 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Le Griel, présidente,
Mme Colin, première conseillère ;
Mme Debourg, conseillère ;
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 avril 2024
L'assesseure la plus ancienne,
signé
C. COLIN
La présidente rapporteure
signé
H. LE GRIEL
La greffière,
signé
E. PRADEL
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour ampliation, la greffière.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA03101
La Cour administrative d’appel de Paris a été saisie par le ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique d’un appel contre un jugement du tribunal administratif de Paris ayant déchargé M. Capitaine de rappels de TVA pour 2016 et 2017. Le litige portait sur l’exonération de TVA des prestations d’hypnose et de thérapie familiale exercées par M. Capitaine, soumises à taxation d’office. La cour a annulé le jugement et rétabli les impositions, jugeant que M. Capitaine, qui ne justifiait pas des diplômes requis pour exercer en tant que psychologue ou psychothérapeute, ne pouvait bénéficier de l’exonération prévue à l’article 261-4-1° du code général des impôts. La décision s’appuie sur les directives européennes 77/388/CEE et 2006/112/CE, ainsi que sur les décrets et arrêtés nationaux relatifs aux professions de psychologue et psychothérapeute.
04/05/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
07/04/2026