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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2215154

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2215154

vendredi 21 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2215154
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantLOEHR

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, des pièces et mémoires complémentaires, enregistrés les 4 mai, 29 et 30 août 2022, et les 1er août et 29 décembre 2023, M. B A, représenté par Me Loehr, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 13 avril 2022 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;

2°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention vie privée et familiale, dans un délai de sept jours à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 300 euros par jour de retard ; à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours, et de lui remettre une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans cette attente ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros à verser à son conseil au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, ou à lui-même en cas de rejet de sa demande d'aide juridictionnelle.

Par deux mémoires en défense, enregistrés les 30 août 2022 et 10 août 2023, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête au motif que ses moyens ne sont pas fondés.

Par un jugement du 31 août 2022, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, d'une part, a fait droit aux conclusions de la requête tendant à l'annulation des décisions, contenues dans l'arrêté attaqué, obligeant M. A à quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays de destination et lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée d'un an et, d'autre part, a renvoyé devant une formation collégiale les conclusions de la requête de M. A tendant à l'annulation de la décision par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a rejeté sa demande de délivrance d'un titre de séjour.

Par un mémoire récapitulatif produit en application de l'article R. 611-8-1 du code de justice administrative, enregistré le 7 mai 2024, M. A conclut, s'agissant de la

décision portant refus de titre de séjour, aux mêmes fins que la requête, sauf à constater un non-lieu à statuer dès lors qu'il lui a été délivré un titre de séjour.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; / () ".

2. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l'introduction de sa requête, M. A s'est vu délivrer un titre de séjour valable jusqu'au 26 novembre 2024. Par suite, les conclusions présentées par M. A aux fins, d'une part, d'annulation de la décision du 13 avril 2022 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de lui délivrer un titre de séjour et, d'autre part, d'injonction de délivrance d'un titre de séjour, sont devenues sans objet, de sorte qu'il n'y a plus lieu d'y statuer.

3. En second lieu, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat au profit de M. A, dont il n'est pas établi qu'il bénéficie de l'aide juridictionnelle, la somme de 1 200 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. A aux fins d'annulation de la décision du 13 avril 2022 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de lui délivrer un titre de séjour et d'injonction de délivrance d'un titre de séjour.

Article 2 : L'Etat versera la somme de 1 200 euros à M. A en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête, présenté sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au préfet des Hauts-de-Seine.

Fait à Cergy-Pontoise, le 21 juin 2024.

Le président de la 2ème chambre,

signé

C. Huon

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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