LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2215389

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2215389

jeudi 30 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2215389
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation12ème Chambre
Avocat requérantKOSZCZANSKI & BERDUGO

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite de la Commission nationale d’agrément et de contrôle (CNAC) du CNAPS ayant rejeté le recours de M. B... contre le refus de renouvellement de sa carte professionnelle d’agent de sécurité. Le tribunal retient que les faits de mise en cause pour des infractions graves, invoqués par le CNAPS pour justifier le refus sur le fondement de l’article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, ne sont pas établis, faute d’éléments probants produits par l’administration. En conséquence, la décision est entachée d’une erreur d’appréciation. Le tribunal enjoint au CNAPS de délivrer la carte professionnelle à M. B... dans un délai de deux mois.

Texte intégral

Par une requête et un mémoire enregistrés les 10 novembre 2022 et 3 octobre 2025, M. A... B..., représenté par Me Berdugo, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite née le 15 septembre 2022 par laquelle la commission nationale d’agrément et de contrôle (CNAC) du conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a rejeté son recours préalable dirigé contre la décision du 24 juin 2022 par laquelle le directeur du CNAPS a refusé de renouveler sa carte professionnelle d’agent de sécurité ;

2°) d’enjoindre au conseil national des activités privées de sécurité de lui délivrer une carte professionnelle autorisant l'exercice de la profession d'agent de sécurité privée dans le délai d'un mois suivant la notification de la décision à intervenir et sous astreinte de 150 euros par jour de retard, ou à défaut de réexaminer sa situation ;

3°) de mettre à la charge du conseil national des activités privées de sécurité la somme de 2 500 euros au titre des frais d’instance.

Il soutient que :
la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
l’habilitation des agents ayant procédé à la consultation des fichiers judiciaires à l’occasion de l’enquête administrative n’est pas produite ;
l’intéressé n’a pas été informé de l’enquête administrative le concernant, en méconnaissance de l’article L. 114-6 du code de la sécurité intérieure ;
il n’a pas été entendu préalablement à la décision contestée ;
la décision attaquée est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure.

Par un mémoire en défense enregistré le 1er octobre 2025, le conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) conclut au rejet de la requête.

Le CNAPS fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Des pièces, produites par M. B..., ont été enregistrées le 2 octobre 2025 et n’ont pas été communiquées.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de la sécurité intérieure ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. d’Argenson ;
- les conclusions de Mme Charlery, rapporteure publique.


Considérant ce qui suit :

M. A... B... a sollicité le renouvellement de sa carte professionnelle en qualité d’agent privé de sécurité le 21 avril 2022. Il demande l’annulation de la décision implicite née le 15 septembre 2022 par laquelle la commission nationale d’agrément et de contrôle (CNAC) du conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a rejeté son recours préalable dirigé contre la décision du 24 juin 2022 par laquelle le directeur du CNAPS a refusé de renouveler sa carte professionnelle d’agent de sécurité.

Aux termes de l’article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure : « Nul ne peut être employé ou affecté pour participer à une activité mentionnée à l'article L. 611-1 : (…) 2° S'il résulte de l'enquête administrative, ayant le cas échéant donné lieu à consultation, par des agents du Conseil national des activités privées de sécurité spécialement habilités par le représentant de l'Etat territorialement compétent et individuellement désignés, des traitements de données à caractère personnel gérés par les services de police et de gendarmerie nationales relevant des dispositions de l'article 31 de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, à l'exception des fichiers d'identification, que son comportement ou ses agissements sont contraires à l'honneur, à la probité, aux bonnes mœurs ou sont de nature à porter atteinte à la sécurité des personnes ou des biens, à la sécurité publique ou à la sûreté de l'Etat et sont incompatibles avec l'exercice des fonctions susmentionnées ».

En l’espèce, le directeur du CNAPS a refusé le 24 juin 2022 de renouveler la carte professionnelle d’agent de sécurité de M. B... au motif qu’il a été « mis en cause pour les faits d’aide à l’entrée et à la circulation ou au séjour irréguliers d’un étranger en France ou dans Etat partie à la convention de Schengen, en bande organisée, faits commis le 24/07/2019 à Puteaux (92), importation en contrebande et en bande organisée de produits du tabac manufacturé, faits commis le 24/07/2019 à Puteaux (92), exécution en bande organisée d’un travail dissimulé ,fait commis le 24/07/2019 à Puteaux (92), blanchiment aggravé, concours à une opération de placement, dissimulation ou conversion du produit d’un délit, fait commis le 01/01/2018 à Puteaux (92), recel de ces biens provenant d’un délit, puni d’une peine n’excédant pas cinq ans d’emprisonnement, faits commis du 08/01/2012 au 31/12/2018 à Cergy (95) ». M. B... conteste cette mise en cause et soutient qu’il n’a jamais été auditionné par un quelconque service de police pour ces faits. Il produit l’extrait du bulletin n°3 de son casier judiciaire daté du 7 juillet 2022 qui ne comporte aucune mention, et l’administration n’a produit en défense aucun élément permettant d’établir que l’intéressé aurait fait l’objet de poursuites ni même qu’il aurait été auditionné ou effectivement mis en cause pour les faits susmentionnés. Dans ces conditions, les faits imputés à M. B... ne sont pas établis et ne peuvent donc justifier le refus de lui renouveler sa carte professionnelle. La décision du 24 juin 2022 par laquelle le CNAPS a opposé un refus à la demande de renouvellement de carte professionnelle de M. B... est ainsi entachée d’une erreur d’appréciation et doit donc, pour ce motif, être annulée.

Sur les conclusions aux fins d’injonction :

Il y a lieu d’enjoindre au CNAPS de délivrer à M. B... une carte professionnelle l’autorisant à exercer l’activité d’agent de sécurité privée, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Sur les conclusions relatives aux frais de l’instance :

Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge du CNAPS la somme de 1 500 euros à verser à M. B... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


D É C I D E :



Article 1er : La décision du 24 juin 2022 par laquelle le conseil national des activités privées de sécurité a refusé de renouveler la carte professionnelle de M. B... est annulée.

Article 2 : Il est enjoint au conseil national des activités privées de sécurité de délivrer à M. B... une carte professionnelle dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : Le conseil national des activités privées versera à M. B... une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A... B... et au conseil national des activités privées de sécurité.


Délibéré après l’audience du 9 octobre 2025, à laquelle siégeaient :

M. d’Argenson, président,
Mme Sénécal, première conseillère,
Mme Koundio, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 octobre 2025.


Le président-rapporteur,


signé

P.-H. d’ArgensonL’assesseur le plus ancien dans l’ordre du tableau,

signé

I. Sénécal
Le greffier,

signé


V. Guillaume


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions