mardi 4 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2215454 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | DUCROT ASSOCIES - DPA |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n° 2215454 du 29 septembre 2023, le juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a, sur la demande de la commune de Garges-lès-Gonesse, prescrit une expertise contradictoire confiée à M. A, expert, en vue de déterminer l'origine des désordres affectant les luminaires installés lors de l'opération de réhabilitation du parvis de l'hôtel de ville à Garges-lès-Gonesse (95140).
Par lettre enregistrée le 22 décembre 2023, M. A, expert, demande au juge des référés de mettre hors de cause la société BLDWATERDESIGN.
La demande a été communiquée à la société Architecture Environnement Infrastructure, à la société Eiffage Energies Systèmes, à la société Lightec Concept, et à la commune de Garges-Lès-Gonesse, qui n'ont pas produit d'observations.
Par un mémoire enregistré le 16 février 2024, la société Viola, représentée par Me. Ducrot, demande au juge des référés d'étendre les opérations d'expertise à la société Iguzzini Illuminazione France, en sa qualité de fournisseur de la société Viola dans les travaux concernés par l'expertise
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-3 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, à la demande de l'une des parties formée dans le délai de deux mois qui suit la première réunion d'expertise, ou à la demande de l'expert formée à tout moment, étendre l'expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées par l'ordonnance, ou mettre hors de cause une ou plusieurs des parties ainsi désignées. () ".
Sur la demande présentée par l'expert :
2. Il résulte de l'instruction que la société BLDWATERDESIGN n'a pas participé à la mise en place des luminaires concernés par la demande d'expertise. La demande de l'expert tendant à la mise hors de cause de la société BLDWATERDESIGN est utile et n'est contestée par aucune des parties. Il y a lieu d'y faire droit.
Sur la demande présentée par la société Viola :
3. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les premiers vice-présidents des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ".
4. Il résulte de l'instruction que la première réunion concernant les mesures d'expertise prescrites par l'ordonnance du 29 septembre 2023 a eu lieu le 6 décembre 2023. Par suite, la demande de la société Viola, présentée plus de deux mois suivant la première réunion d'expertise à laquelle la partie était présente, est tardive. Dès lors, la demande ne peut qu'être rejetée comme manifestement irrecevable.
O R D O N N E :
Article 1er : La société BLDWATERDESIGN est mise hors de cause.
Article 2 : La requête de la société Viola est rejetée.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Viola, à la société Architecture Environnement Infrastructure, à la société BLDWATERDESIGN, à la société Lightec Concept, à la société Eiffage Energie Systèmes, à la commune de Garges-lès-Gonesse et à M. A, expert.
Fait à Cergy, le 4 juin 2024.
Le premier vice-président, juge des référés,
Signé
F. Beaufaÿs
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2215454
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026