mercredi 6 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2216294 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 10ème Chambre |
| Avocat requérant | PIGASSE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 1er décembre 2022 et le 13 février 2023, Mme B E, représentée par Me Pigasse, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 17 novembre 2022 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine lui a refusé le renouvellement d'un titre de séjour, a édicté à son encontre une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " dans le délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté en litige méconnaît les articles L. 423-7, L. 423-8 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il méconnaît le 5°) de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense enregistré le 10 février 2023, le préfet des Hauts-de-Seine fait valoir que :
- les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination ont été abrogées suite à la délivrance à l'intéressée le 9 janvier 2023 d'une autorisation provisoire de séjour, en sorte que les conclusions à fin d'annulation de ces décisions sont dépourvues d'objet ;
- les moyens dirigés contre la décision portant refus de séjour sont infondés.
Par une ordonnance du 12 janvier 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 13 février 2023 à midi.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- la convention internationale des droits de l'enfant,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Dupin a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B E, ressortissante congolaise née le 26 janvier 1992, est entrée sur le territoire français le 9 octobre 2012 selon ses déclarations et a par la suite été titulaire d'un titre de séjour en qualité de parent d'un enfant français arrivé à expiration le 3 juin 2022. Par une demande en date du 26 avril 2022, elle a sollicité auprès du préfet des Hauts-de-Seine le renouvellement de son titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 17 novembre 2022, le préfet des Hauts-de-Seine a refusé le renouvellement de ce titre de séjour, a prononcé à son encontre une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, et a fixé le pays de destination. Par la présente requête, Mme E demande l'annulation de l'ensemble de ces décisions.
Sur l'exception de non-lieu :
2. Le préfet des Hauts-de-Seine soutient qu'il n'y a plus lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation relatives à l'obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jour formulées dans la requête de Mme E dès lors que, suite à l'ordonnance du juge des référés du 22 décembre 2022 suspendant l'exécution de l'arrêté en litige, il a décidé de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Toutefois une décision prise pour l'exécution de l'ordonnance du juge des référés ne présente qu'un caractère provisoire. Par conséquent, son intervention ne prive pas d'objet les conclusions de Mme E tendant à l'annulation de l'arrêté du 17 novembre 2022. Il s'en suit que l'exception de non-lieu à statuer, opposée en défense par le préfet des Hauts-de-Seine, doit être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le refus de séjour :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. ". Aux termes de l'article L. 423-8 du même code : " Pour la délivrance de la carte de séjour prévue à l'article L. 423-7, lorsque la filiation est établie à l'égard d'un parent en application de l'article 316 du code civil, le demandeur, s'il n'est pas l'auteur de la reconnaissance de paternité ou de maternité, doit justifier que celui-ci contribue effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant, dans les conditions prévues à l'article 371-2 du code civil, ou produire une décision de justice relative à la contribution à l'éducation et à l'entretien de l'enfant. Lorsque le lien de filiation est établi mais que la preuve de la contribution n'est pas rapportée ou qu'aucune décision de justice n'est intervenue, le droit au séjour du demandeur s'apprécie au regard du respect de sa vie privée et familiale et au regard de l'intérêt supérieur de l'enfant ". Il résulte de ces dispositions que l'étranger qui sollicite la délivrance d'une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au motif qu'il est parent d'un enfant français doit justifier, outre de sa contribution effective à l'entretien et à l'éducation de l'enfant, de celle de l'autre parent, de nationalité française, lorsque la filiation à l'égard de celui-ci a été établie par reconnaissance en application de l'article 316 du code civil. Le premier alinéa de l'article L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoit que cette condition de contribution de l'autre parent doit être regardée comme remplie dès lors qu'est rapportée la preuve de sa contribution effective ou qu'est produite une décision de justice relative à celle-ci. Dans ce dernier cas, il appartient seulement au demandeur de produire la décision de justice intervenue, quelles que soient les mentions de celle-ci, peu important notamment qu'elles constatent l'impécuniosité ou la défaillance du parent français auteur de la reconnaissance. La circonstance que cette décision de justice ne serait pas exécutée est également sans incidence.
4. En l'espèce, pour contester la décision en litige, l'intéressée fait valoir que M. C D, ressortissant français, père de son fils A E D, né le 11 octobre 2016, contribue à l'éducation et à l'entretien de son enfant. Toutefois, à l'appui de ces allégations, Mme E se borne à produire six preuves de virements bancaires, la plupart inférieur à 50 euros, entre le 22 octobre 2020 et le 17 avril 2022, transferts dont le montant et la fréquence apparaissent insuffisants pour caractériser la contribution effective du père à l'entretien de son fils, en l'absence de convention réglant les obligations respectives des parents. Si l'intéressée affirme également que M. D s'acquitte des factures de restauration scolaires produites, celles-ci n'indiquent nullement l'identité du liquidateur de la créance. En outre, pour attester la contribution de M. D à l'éducation de son fils, elle se limite à verser à l'instance deux attestations du père en ce sens, l'une au demeurant non datée, ainsi qu'une attestation d'une voisine, rédigée postérieurement à la date de la décision attaquée pour les besoins de la cause et qui sont insuffisantes pour établir la réalité de cette contribution. Si, selon les déclarations de la requérante le 14 janvier 2021 devant les services de police lors de l'enquête conduite pour des faits de reconnaissance frauduleuse de paternité, M. D rendrait visite à son fils " trois fois dans le mois " au domicile de la mère, le prenant avec lui " des fois pour le week-end ", ces allégations ne sont nullement corroborées par des pièces suffisamment nombreuses et probantes, notamment par des photos permettant de constater la réalité et l'évolution du lien éducatif entre le père et son fils. Dans ces conditions, il apparaît que le préfet du Hauts-de-Seine n'a pas méconnu les dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. ".
6. Pour contester l'arrêté en litige, Mme E fait valoir l'ancienneté de son séjour ainsi que l'intensité des attaches qu'elle a construites sur le territoire français. D'une part, il ressort des pièces du dossier que l'intéressée réside sur le territoire français avec deux de ses enfants, A, né le 11 octobre 2016 et Brandy, né le 15 août 2019, lesquels sont scolarisés à l'école maternelle à Boulogne-Billancourt. Toutefois ces circonstances ne suffisent pas à démontrer l'intensité des liens privées et familiaux tissés en France dès lors qu'il est constant que Mme E est célibataire, qu'elle ne vit pas avec un des pères de ses enfants, et qu'elle ne démontre pas être dépourvue d'attaches dans son pays d'origine, où elle aurait vécu jusqu'à l'âge de 19 ans et où résident ses deux premiers enfants mineurs, âgés de 12 et 14 ans. D'autre part, les preuves de présence et les bulletins de salaires produits ne sont de nature ni à démontrer la continuité du séjour alléguée ni la réalité de l'intégration professionnelle de l'intéressée. Dès lors, Mme E n'établit pas avoir placé sur le territoire français le centre de ses intérêts privés et familiaux et c'est sans avoir méconnu les stipulations et dispositions précitées que le préfet des Hauts-de-Seine a pu édicter la décision en litige. Le moyen doit donc être écarté.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ".
8. Pour contester la décision en litige, Mme E fait valoir qu'elle porte gravement atteinte à l'intérêt supérieur de ses enfants. Toutefois, d'une part, ainsi qu'il a été dit au point 4 du présent jugement, la contribution à l'éducation et à l'entretien de son fils français par M. D n'étant nullement établie, rien ne fait obstacle à ce que A E D accompagne sa mère dans son pays d'origine, où du reste il n'est pas davantage établi qu'il serait dans l'impossibilité d'obtenir l'accompagnement dont il a besoin dans le cadre du handicap et du retard en matière de langage constaté par la maison départementale des personnes handicapée des Hauts-de-Seine dans l'attestation produite. Il en va de même du deuxième enfant résidant actuellement avec l'intéressée, dès lors que rien ne fait obstacle à ce que la cellule familiale se recompose dans le pays d'origine, notamment au regard du jeune âge des enfants de l'intéressée. Par suite, c'est sans avoir méconnu les stipulations précitées que le préfet des Hauts-de-Seine a pu édicter la décision en litige.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
9. Aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction applicable à l'espèce : " Ne peuvent faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français : / () 5° L'étranger ne vivant pas en état de polygamie qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans ; / () ".
10. Si le bénéfice de ces dispositions protectrices est subordonné à la condition que l'étranger se prévalant de sa qualité de parent d'enfant français contribue effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, cette condition, propre à l'étranger visé par les dispositions du 5° de l'article L. 611-3, n'implique pas que l'autre parent apporte également cette contribution.
11. En l'espèce, le préfet des Hauts-de-Seine ne conteste pas que Mme E contribue effectivement à l'entretien et à l'éducation de son fils de nationalité française. Par ailleurs, le préfet n'allègue pas que la reconnaissance de paternité présenterait un caractère frauduleux. Dans ces conditions, la requérante est fondée à soutenir qu'en lui faisant obligation de quitter le territoire français le préfet des Hauts-de-Seine a méconnu les dispositions précitées du 5° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et a ainsi entaché d'illégalité sa décision.
12. Il résulte de tout ce qui précède que Mme E est seulement fondée à demander l'annulation de la décision par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine lui a fait obligation de quitter le territoire français, et celle fixant le pays de destination qui en découle, par son arrêté du 17 novembre 2022.
Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :
13. Aux termes de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Si la décision portant obligation de quitter le territoire français est annulée, il est immédiatement mis fin aux mesures de surveillance prévues aux articles L. 721-6, L. 721-7, L. 731-1, L. 731-3, L. 741-1 et L. 743-13, et l'étranger est muni d'une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce que l'autorité administrative ait à nouveau statué sur son cas ".
14. En application de ces dispositions, l'annulation de la décision par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a fait obligation à Mme E de quitter le territoire français n'implique pas la délivrance d'un titre de séjour mais implique seulement le réexamen de la situation de l'intéressée. Il y a lieu, par suite, d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais du litige :
15. Il n'y a pas lieu dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge de l'Etat une somme sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
DECIDE :
Article 1er : L'arrêté du 17 novembre 2022 du préfet des Hauts-de-Seine est annulé en tant qu'il fait obligation à Mme E de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixe le pays de destination de cette mesure d'éloignement.
Article 2 : Il est enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer la situation de Mme E dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme E est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme B E et au préfet des Hauts-de-Seine.
Délibéré après l'audience du 22 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Ouillon, président,
M. Amazouz, premier conseiller,
M. Dupin, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 décembre 2023.
Le rapporteur,
signé
F. Dupin
Le président,
signé
S. OuillonLa greffière,
signé
M-J. Ambroise
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026