jeudi 13 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2216447 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | MOUGENOT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 2 décembre 2022, la société Peintures 3000, représentée par Me Mougenot, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 13 octobre 2022 par laquelle le directeur général de l'office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a mis à sa charge la somme de 111 900 euros au titre de la contribution spéciale prévue à l'article L. 8253-1 du code du travail ainsi qu'une somme de 4 677 euros au titre de la contribution forfaitaire prévue à l'article L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
2°) d'annuler les titres de perception émis le 27 octobre 2022 en vue du recouvrement des sommes dues à la suite de la décision de l'OFII ;
3°) à titre subsidiaire, de la décharger de la somme due au titre de la contribution forfaitaire et de minorer le montant de la contribution spéciale en fixant ce montant à un maximum de 14 920 euros ou encore de ramener le montant des contributions à 3 650 euros ;
4°) de mettre à la charge de l'OFII la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée est entachée de vices de procédure dès lors que ses observations n'ont pas été visées par la décision et qu'elle n'a pas été informée par le courrier du 9 septembre 2022 de ce qu'elle était susceptible de se voir appliquer un taux majoré ;
- la décision est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est de bonne foi et elle n'avait aucun moyen de vérifier l'identité des salariés qui se prévalaient des nationalités française et espagnole :
- la contribution forfaitaire ne peut s'appliquer, en l'absence de preuve de l'exécution des reconduites à la frontière ;
- le montant de la contribution spéciale devrait être réformé ; ce montant méconnaît les principes de proportionnalité et d'équité ;
- les titres de perception doivent être annulés.
Par un mémoire en défense enregistré le 1er juin 2023, le directeur général de l'OFII conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens n'est fondé.
Par une ordonnance du 13 juin 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 14 juillet 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Bourragué,
- et les conclusions de M. Lebdiri, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Lors d'un contrôle effectué le 18 octobre 2021 sur un chantier à Deuil-la-Barre (95), exploité par la société Peintures 3000, les services de police ont constaté la présence en situation de travail d'un ressortissant malien et d'un ressortissant égyptien, employés et déclarés par la société mais dépourvus de titres les autorisant à séjourner et à travailler en France. Par un courrier du 9 septembre 2022, le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a invité la société Peintures 3000 à présenter ses observations. Le 13 octobre 2022, le directeur général de l'OFII a mis à la charge de la société la contribution spéciale prévue à l'article L. 8253-1 du code du travail pour un montant de 111 900 euros et la contribution forfaitaire prévue aux articles L. 822-2 à L. 822-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour un montant de 4 677 euros. La société demande l'annulation de cette décision ou, à défaut, la réduction du montant de la contribution spéciale et la décharge du montant de la contribution forfaitaire, ainsi que l'annulation des titres exécutoires émis pour le recouvrement de ces sommes.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 122-2 du code des relations entre le public et l'administration, les décisions à caractère de sanction " ne peuvent intervenir qu'après que la personne en cause a été informée des griefs formulés à son encontre et a été mise à même de demander la communication du dossier la concernant ". L'article L. 211-2 du même code prévoit que : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () 2° Infligent une sanction. ".
3. La décision du 13 octobre 2022 vise les dispositions du code du travail et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile applicables et fait état des circonstances de fait qui la fondent. Elle mentionne le procès-verbal d'infraction aux dispositions de l'article L. 8251-1 du code du travail établi à l'encontre de la société le 18 octobre 2021 ainsi que le courrier du 9 septembre 2022 par lequel le directeur général de l'OFII indiquait à la société requérante que les faits qui lui étaient reprochés étaient susceptibles de donner lieu au paiement de la contribution spéciale et de la contribution forfaitaire représentative des frais de réacheminement. Elle comporte également au verso la reproduction des textes applicables et en annexe un document précisant les noms et prénoms des salariés concernés et la circonstance qu'ils étaient démunis de titre autorisant le travail et de titre autorisant le séjour. Les éléments de droit et de fait qui fondent cette décision étant mentionnés, le moyen tiré de l'insuffisance de sa motivation doit être écarté.
4. En deuxième lieu, d'une part, si l'article R. 5283-4 du code du travail dispose que le directeur général de l'OFII décide, " au vu des éventuelles observations de l'employeur ", l'application de la contribution spéciale prévue à l'article L. 8253-1 du même code, ni ces dispositions, ni aucune autre disposition législative ou réglementaire, ni aucun principe n'impliquent qu'il vise ces observations ou qu'il en mentionne la teneur dans sa décision. L'absence de telles mentions ne sauraient en aucun cas révéler que cette autorité n'aurait tenu aucun compte de ces observations. D'autre part, le courrier adressé à la société requérante par le directeur général de l'OFII le 9 septembre 2022 mentionnait expressément l'article L. 8253-1 du code du travail, qui précise que le montant de la contribution spéciale qu'il prévoit peut-être minoré ou majoré selon les situations. Dès lors, la société Peintures 3000 était en mesure de connaître précisément ce qui lui était reproché et elle était en mesure d'apporter ses observations sur le montant de la contribution spéciale. Par suite, le moyen tiré des vices de procédures dont serait entachée la décision attaquée doit être écarté.
5. En troisième lieu, aux termes du premier alinéa de l'article L. 8251-1 du code du travail : " Nul ne peut, directement ou indirectement, embaucher, conserver à son service ou employer pour quelque durée que ce soit un étranger non muni du titre l'autorisant à exercer une activité salariée en France. ". L'article L. 8253-1 du même code dispose que : " Sans préjudice des poursuites judiciaires pouvant être intentées à son encontre, l'employeur qui a employé un travailleur étranger en méconnaissance des dispositions du premier alinéa de l'article L. 8251-1 acquitte, pour chaque travailleur étranger non autorisé à travailler, une contribution spéciale. ". L'article L. 5221-8 du même code prévoit que : " L'employeur s'assure auprès des administrations territorialement compétentes de l'existence du titre autorisant l'étranger à exercer une activité salariée en France, sauf si cet étranger est inscrit sur la liste des demandeurs d'emploi tenue par l'institution mentionnée à l'article L. 5312-1. ". Et l'article R. 5221-41 du même code dispose que : " En application de l'article L. 5221-8, l'employeur vérifie que l'étranger qu'il se propose d'embaucher est en situation régulière au regard du séjour. A cette fin, l'employeur saisit le préfet du département dans lequel l'établissement employeur a son siège ou le particulier employeur sa résidence. ". Enfin, l'article L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " Sans préjudice des poursuites judiciaires qui peuvent être engagées à son encontre et de la contribution spéciale prévue à l'article L. 8253-1 du code du travail, l'employeur qui a occupé un travailleur étranger en situation de séjour irrégulier acquitte une contribution forfaitaire représentative des frais d'éloignement du territoire français de cet étranger. ".
6. Il résulte de ces dispositions que les contributions qu'elles prévoient ont pour objet de sanctionner les faits d'emploi d'un travailleur étranger séjournant irrégulièrement sur le territoire français ou démuni de titre l'autorisant à exercer une activité salariée, sans qu'un élément intentionnel soit nécessaire à la caractérisation du manquement. Toutefois, un employeur ne saurait être sanctionné sur le fondement de ces dispositions lorsque tout à la fois, d'une part, et sauf à ce que le salarié ait justifié avoir la nationalité française, il s'est acquitté des obligations qui lui incombent en vertu de l'article L. 5221-8 du code du travail et que, d'autre part, il n'était pas en mesure de savoir que les documents qui lui étaient présentés revêtaient un caractère frauduleux ou procédaient d'une usurpation d'identité. De même, lorsqu'un salarié s'est prévalu lors de son embauche de nationalité française ou de sa qualité de ressortissant d'un État pour lequel une autorisation de travail n'est pas exigée, l'employeur ne peut être sanctionné s'il s'est assuré que ce salarié disposait d'un document d'identité de nature à en justifier et s'il n'était pas en mesure de savoir que ce document revêtait un caractère frauduleux ou procédait d'une usurpation d'identité.
7. La sanction en litige est fondée sur la constatation de l'emploi par la société requérante d'un ressortissant malien et d'un ressortissant égyptien, dépourvus de titre les autorisant à séjourner et à travailler en France. La matérialité des faits résulte des constatations mentionnées dans le procès-verbal établi le 18 octobre 2021 par les services de police, qui font foi jusqu'à preuve du contraire. La société requérante fait valoir sa bonne foi, ainsi que l'impossibilité de vérifier l'identité des deux ressortissants, le premier ayant présenté une carte d'identité française lors de son embauche et le second un document d'identité espagnol. Toutefois, il résulte de l'instruction que le salarié malien avait été embauché en toute connaissance de cause, sans avoir présenté aucun document d'identité lors de son recrutement. Il résulte également de l'instruction que le second salarié, ressortissant égyptien, a présenté à l'employeur une copie de carte d'identité espagnole dont la photographie n'était manifestement pas celle du salarié recruté. Il ne résulte pas de l'instruction que la société aurait, en tout état de cause, procédé à des vérifications sur la situation de ces deux salariés. Dans ces conditions, la société ne peut utilement invoquer ni l'absence d'élément intentionnel du manquement qui lui est reproché, ni l'absence d'obligation de procéder à des vérifications sur la situation de ses salariés, ni sa bonne foi. Par suite, les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation qu'aurait commises le directeur de l'OFII doivent être écartés.
Sur le montant des contributions :
8. En premier lieu, la circonstance que les salariés concernés n'aient pas été réacheminés dans leur pays d'origine est sans incidence sur la contribution prévue aux articles L. 822-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui présente un caractère forfaitaire et représentatif des frais de réacheminement, et n'est pas subordonnée au caractère effectif de ce dernier.
9. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 8253-1 du code du travail : " Sans préjudice des poursuites judiciaires pouvant être intentées à son encontre, l'employeur qui a employé un travailleur étranger en méconnaissance des dispositions du premier alinéa de l'article L. 8251-1 acquitte, pour chaque travailleur étranger non autorisé à travailler, une contribution spéciale. Le montant de cette contribution spéciale est déterminé dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat. Il est, au plus, égal à 5 000 fois le taux horaire du minimum garanti prévu à l'article L. 3231-12. () Il peut être majoré en cas de réitération et est alors, au plus, égal à 15 000 fois ce même taux. ". L'article R. 8253-2 du même code prévoit que : " I. Le montant de la contribution spéciale prévue à l'article L. 8253-1 est égal à 5 000 fois le taux horaire, à la date de la constatation de l'infraction, du minimum garanti prévu à l'article L. 3231-12. /() IV.-Le montant de la contribution spéciale est porté à 15 000 fois le taux horaire du minimum garanti lorsqu'une méconnaissance du premier alinéa de l'article L. 8251-1 a donné lieu à l'application de la contribution spéciale à l'encontre de l'employeur au cours de la période de cinq années précédant la constatation de l'infraction. ".
10. Pour prononcer une sanction sur le fondement de l'article L. 8253-1 du code du travail, l'administration doit apprécier, au vu notamment des observations éventuelles de l'employeur, si les faits sont suffisamment établis et, dans l'affirmative, s'ils justifient l'application de cette sanction administrative, au regard de la nature et de la gravité des agissements et des circonstances particulières à la situation de l'intéressé. De la même façon, le juge peut, après avoir exercé son plein contrôle sur les faits invoqués et la qualification retenue par l'administration, tant s'agissant du manquement que de la proportionnalité de la sanction, maintenir la contribution, au montant fixé de manière forfaitaire par l'article R. 8253-2 du code du travail, ou en décharger l'employeur.
11. La société requérante conteste la fixation du montant de la contribution spéciale à 15 000 fois le taux horaire minimum garanti, au motif qu'elle ne serait pas en état de réitération. Toutefois, il résulte de l'instruction que, par une décision du 8 octobre 2018, le directeur général de l'OFII avait mis à la charge de la société Peintures 3000 la contribution spéciale prévue à l'article L. 8253-1 du code du travail pour un montant de 35 700 euros et la contribution forfaitaire de réacheminement pour un montant de 4 433 euros. Il s'ensuit que la société Peintures 3000, qui se trouve en état de réitération, n'est pas fondée à soutenir que l'OFII aurait commis une erreur en lui appliquant la majoration prévue par les dispositions précitées de l'article L. 8253-2 du code du travail. Le moyen doit, dès lors, être écarté.
12. Pour les mêmes raisons, la société n'est pas fondée à soutenir qu'elle aurait dû bénéficier de la minoration du taux applicable à la contribution spéciale.
13. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés aux points 7 et 11 du présent jugement, la société Peintures 3000 n'est pas fondée à soutenir que la décision attaquée aurait été prise en méconnaissance du principe d'équité ou de proportionnalité. Par ailleurs, les circonstances que les métiers du bâtiment connaissent une pénurie de main d'œuvre et que les étrangers en situation irrégulières soient susceptibles d'y travailler plus qu'ailleurs sont inopérantes pour contester la légalité de la décision attaquée.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la société Peintures 3000 tendant à l'annulation de la décision contestée et à la réduction des sommes mises à sa charge ne peuvent qu'être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'annulation des titres exécutoires et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par ces motifs, le tribunal décide:
Article 1er : La requête de la société Peintures 3000 est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société Peintures 3000 et à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Délibéré après l'audience du 30 mai 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Bories, présidente,
M. Bourragué, premier conseiller,
Mme Goudenèche, conseillère,
Assistés de Mme Nimax, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juin 2024.
Le rapporteur,
signé
S. BourraguéLa présidente,
signé
C. Bories
La greffière,
signé
S. Nimax
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026