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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2216519

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2216519

lundi 15 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2216519
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantBORDESSOULE DE BELLEFEUILLE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance du 6 décembre 2022, la présidente du tribunal administratif de Versailles a transmis au tribunal administratif de Cergy-Pontoise la requête de M. A B, enregistrée le 8 novembre 2022.

Par cette requête, M. A B, représenté par Me Bordessoule de Bellefeuille demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision née du silence du préfet du Val-d'Oise sur sa demande de rendez-vous en préfecture afin de poursuivre sa demande de naturalisation ;

2°) d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de lui fixer un rendez-vous afin de déposer sa demande de naturalisation, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 400 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La requête a été communiquée au ministre de l'intérieur et au préfet du Val-d'Oise, qui n'ont pas produit de mémoire en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : "'Les présidents de tribunal administratif et de cour administrative d'appel, le vice-président du tribunal administratif de Paris et les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; ()'".

2. Il ressort des pièces du dossier qu'après avoir déposé une demande de naturalisation auprès des services de la préfecture du Val-d'Oise, M. B a cherché à obtenir un rendez-vous en vue de finaliser sa demande. Après de nombreuses tentatives infructueuses par le biais de la plateforme de prise de rendez-vous en ligne, et estimant s'être vu opposer un refus implicite de rendez-vous, M. B en demande l'annulation. Il présente également des conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint à l'administration de lui fixer un rendez-vous.

3. Toutefois, en l'absence de décision explicite de refus de fixer une date de rendez-vous en vue de l'instruction de sa demande de naturalisation, les difficultés voire l'impossibilité matérielles d'obtenir un tel rendez-vous ne constituent ni ne révèlent l'existence d'une décision de refus susceptible de recours en annulation. Dès lors, la requête de M. B, à qui il est toujours loisible de présenter sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative une demande d'injonction, est irrecevable et doit être rejetée en toutes ses conclusions en application des dispositions de l'article R. 222-1, 4° du code de justice administrative.

Par ces motifs, le tribunal ordonne :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, au préfet du Val-d'Oise et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Fait à Cergy, le 15 avril 2024.

La présidente de la 4ème chambre,

signé

C. Bories

La République mande et ordonne à la ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

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