LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2216555

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2216555

vendredi 6 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2216555
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation6ème Chambre
Avocat requérantMARZAK

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du CNAPS de lui délivrer une autorisation préalable pour suivre une formation aux métiers de la sécurité privée. Le tribunal a jugé que le CNAPS avait fait une exacte application des dispositions du 2° de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, en se fondant sur des agissements répétés et graves de M. A (recel, faux, escroquerie, travail dissimulé, blessures involontaires), considérés comme contraires à la probité et de nature à porter atteinte à la sécurité des personnes et des biens. La décision n'est donc entachée ni d'erreur de droit, ni d'erreur manifeste d'appréciation.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 5 et 23 décembre 2022, M. B A, représenté par Me Marzak, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 1er juin 2022 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) lui a refusé la délivrance d'une autorisation préalable en vue de suivre une formation aux métiers de la sécurité privée, ensemble la décision implicite rejetant son recours gracieux née le 4 octobre 2022 ;

2°) d'enjoindre au directeur du CNAPS, à titre principal, de lui délivrer une autorisation préalable dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, et à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge du CNAPS la somme de 2 000 euros à lui verser au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision litigieuse est entachée d'une erreur de droit au regard des dispositions de l'article L. 612-20 1° du code de la sécurité intérieure ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article 10 de la loi n°78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et libertés ;

- elle est entachée d'une " erreur manifeste d'appréciation " de sa situation ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article 42 de la loi n°78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et libertés.

Par un mémoire, enregistré le 5 mai 2025, le CNAPS conclut au rejet de la requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de la sécurité intérieure ;

- la loi n°78-17 du 6 janvier 1978 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Mettetal-Maxant, première conseillère, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A a sollicité une autorisation préalable en vue de suivre une formation aux métiers de la sécurité privée. Par une décision du 1er juin 2022, le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a rejeté sa demande. Le 3 août 2022, le requérant a formé un recours gracieux à l'encontre de cette décision qui a été implicitement rejeté. M. A demande l'annulation de la décision du 1er juin 2022, ensemble décision implicite de rejet de son recours gracieux.

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 612-22 du code de la sécurité intérieure : " L'accès à une formation en vue d'acquérir l'aptitude professionnelle est soumis à la délivrance d'une autorisation préalable, fondée sur le respect des conditions fixées aux 1°, 2°, 3°, 4° et 4° bis de l'article L. 612-20. () ". Aux termes de l'article L. 612-20 de ce code : "" Nul ne peut être employé ou affecté pour participer à une activité mentionnée à l'article L. 611-1 : 1° S'il a fait l'objet d'une condamnation à une peine correctionnelle ou à une peine criminelle inscrite au bulletin n° 2 du casier judiciaire, ou pour les ressortissants étrangers, dans un document équivalent, pour des motifs incompatibles avec l'exercice des fonctions ; 2° S'il résulte de l'enquête administrative, ayant le cas échéant donné lieu à consultation, par des agents du Conseil national des activités privées de sécurité spécialement habilités par le représentant de l'État territorialement compétent et individuellement désignés, des traitements de données à caractère personnel gérés par les services de police et de gendarmerie nationales relevant des dispositions de l'article 31 de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, à l'exception des fichiers d'identification, que son comportement ou ses agissements sont contraires à l'honneur, à la probité, aux bonnes mœurs ou sont de nature à porter atteinte à la sécurité des personnes ou des biens, à la sécurité publique ou à la sûreté de l'État et sont incompatibles avec l'exercice des fonctions susmentionnées ".

3. Il ressort des pièces du dossier que, comme l'a relevé le Conseil national des activités privées de sécurité pour fonder sa décision, M. A, a été mis en cause en qualité d'auteur de faits de recel du 1er septembre 2002 au 28 décembre 2004, de faux documents administratifs et escroquerie du 22 décembre 2009 au 1er avril 2011, d'emploi d'une personne, entreprise de sécurité privée, sans autorisation, du 8 au 9 décembre 2012, d'exécution de travail dissimulé le 13 novembre 2015 et de blessures involontaires avec incapacité n'excédant pas trois mois par agression d'un chien le 9 mars 2021. Il ne ressort pas des pièces du dossier, que ces agissements, non utilement contestés par le requérant et dont seuls certains d'entre eux auraient pu faire l'objet d'un classement sans suite, seraient dépourvus d'incidence sur ses fonctions d'agent de sécurité dans les domaines de la surveillance et du gardiennage. Eu égard à leur gravité et à leur caractère répété, de tels agissements, qui ont valu au requérant pour les faits de faux documents administratifs et escroquerie une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité devant le tribunal judiciaire de Pontoise le 5 septembre 2011, doivent être regardés comme contraires à la probité et de nature à porter atteinte à la sécurité des personnes et des biens qui constitue une des missions essentielles confiées aux agents de sécurité privée. Dès lors, en retenant ces faits pour refuser de délivrer l'autorisation préalable sollicitée le Conseil national des activités privées de sécurité n'a pas fait une inexacte application des dispositions au 2° de l'article L. 612-20 du code de sécurité intérieure et n'a pas entaché sa décision d'une erreur d'appréciation.

4. En second lieu, le requérant, qui soutient que la décision attaquée était uniquement fondée sur la consultation de fichiers de traitement automatisé de données à caractère personnel, doit être regardé comme se fondant sur les dispositions de l'article 47 de la loi n°78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés selon lesquelles : " Aucune décision produisant des effets juridiques à l'égard d'une personne ou l'affectant de manière significative ne peut être prise sur le seul fondement d'un traitement automatisé de données à caractère personnel, y compris le profilage, ().". Cependant, il ne ressort ni des termes de la décision contestée, ni des autres pièces du dossier que l'administration se serait estimée liée par les mentions du fichier de traitement automatisé de données à caractère personnel géré par les services de police et de gendarmerie nationales, et abstenue d'exercer son pouvoir d'appréciation.

5. En troisième lieu, aux termes des dispositions de l'article 42 de la loi n°78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés : " I.- Le présent titre ne s'applique pas aux traitements de données à caractère personnel effectués : / () 3° Par les autorités compétentes à des fins de prévention et de détection des infractions pénales, d'enquêtes et de poursuites en la matière ou d'exécution de sanctions pénales, y compris la protection contre des menaces pour la sécurité publique et la prévention de telles menaces ; (). ". Si le requérant fait valoir que la décision attaquée ne pouvait valablement se fonder sur les faits précités alors qu'il n'a pas obtenu la communication de son entier dossier administratif et ne pouvait en conséquence vérifier les éléments y figurant, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il en ait fait la demande. Par suite, ce moyen doit être écarté.

6. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du directeur du CNAPS du 1er juin 2022, ensemble la décision implicite rejetant son recours gracieux du 4 octobre 2022. Par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction, ainsi que celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ne peuvent qu'être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête présentée par M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au conseil national des activités privées de sécurité.

Délibéré après l'audience du 12 mai 2025, à laquelle siégeaient :

- M. Buisson, président ;

- Mme Mettetal-Maxant, première conseillère ;

- Mme L'Hermine, première conseillère ;

assistés de Mme Duroux, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 juin 2025.

La rapporteure,

signé

A. Mettetal-Maxant

Le président,

signé

L. Buisson

La greffière,

signé

C. Duroux

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2216555 3

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions