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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2217497

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2217497

jeudi 26 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2217497
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation9ème Chambre
Avocat requérantSASITRA CONSULTING

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et trois mémoires complémentaires enregistrés les 26 décembre 2022, 3, 6 et 20 mars 2023, M. B D G représenté par Me Ibrahima Traoré, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler l'arrêté en date du 28 novembre 2022 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de 30 jours et a fixé le pays de son renvoi ;

2°) d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale " et à défaut de réexaminer sa situation ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

S'agissant de l'arrêté pris dans son ensemble :

- l'arrêté est entaché d'incompétence de son auteur ;

- il est entaché d'une insuffisance de motivation.

S'agissant de la décision portant refus de séjour :

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que la menace à l'ordre public n'est pas caractérisée ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :

- elle est entachée d'illégalité par voie d'exception d'illégalité de la décision portant refus de séjour ;

- le préfet ne pouvait prendre à son encontre une obligation de quitter le territoire français dès lors qu'en cas de trouble à l'ordre public, il devait faire l'objet d'une mesure d'expulsion en application de l'article L. 621-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les dispositions du 5° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît l'intérêt supérieur de l'enfant garanti par les stipulations du premier paragraphe de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

Par un mémoire en défense enregistré le 3 mars 2023, le préfet du Val-d'Oise conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 4 avril 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 21 avril 2023 à 12h.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement, sur proposition de la rapporteure publique, a dispensé cette dernière de présenter des conclusions sur cette affaire en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Colin, première conseillère.

Considérant ce qui suit :

1. M. D G, ressortissant congolais né le 25 mai 1979 est entré en France le 14 juin 2004 selon ses déclarations. A la suite du rejet de sa demande d'asile par la Cour Nationale du Droit d'Asile, le 26 mai 2005, il a été invité à quitter le territoire français par deux décisions du préfet du Loiret du 16 février 2005 et du 16 mai 2006 et par une décision du préfet des Hauts-de-Seine du 15 juin 2009. Il a par la suite bénéficié de titres de séjour dont le dernier expirait le 10 juin 2020. Le 19 juin 2021, il a déposé une demande d'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par l'arrêté du 28 novembre 2022 attaqué, le préfet du Val-d'Oise a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de son renvoi.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne les moyens communs à l'arrêté attaqué :

2. En premier lieu, l'arrêté contesté est revêtu de la signature de Madame C F, adjointe au directeur des migrations et de l'intégration de la préfecture du Val-d'Oise, qui avait reçu du préfet de ce département une délégation, par l'arrêté n° 22-128 du 27 juillet 2022 régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture du Val-d'Oise du même jour, à l'effet de signer les décisions de refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de la décision attaquée doit donc être écarté comme manquant en fait.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration dispose que : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; () ". Et l'article L. 211-5 du même code prévoit que : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ". Aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. ".

4. Il résulte de l'examen de l'arrêté attaqué qui n'avait pas à indiquer de manière exhaustive l'ensemble des éléments relatifs à la situation de l'intéressé que le préfet a mentionné les articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il est fait application ainsi que l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, la demande d'admission exceptionnelle présentée par M. D G le 19 juin 2021 sur le fondement de l'article L. 435-1 du code précité et rappelle les éléments de sa situation administrative, familiale et personnelle et entre autres sa nationalité. Il a notamment mentionné l'avis défavorable rendu par la commission du titre de séjour le 21 octobre 2020, et précise également les motifs pour lesquels il lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, à savoir qu'en raison de son comportement qui a gravement troublé l'ordre public, le requérant ne justifiait pas de considérations humanitaires justifiant son admission exceptionnelle au séjour. Par ailleurs, en application des dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la motivation de l'obligation de quitter le territoire français prise sur le fondement du 3 ° de l'article L. 611-1, se confond avec celle du refus de titre de séjour dont elle découle nécessairement et n'implique pas, dès lors que ce refus est lui-même motivé, comme en l'espèce, et que les dispositions législatives qui permettent d'assortir le refus de séjour d'une obligation de quitter le territoire français ont été rappelées, de mention spécifique pour respecter les exigences de motivation des actes administratifs. Par suite, le moyen tiré de ce que les décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français seraient entachées d'une insuffisance de motivation doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :

5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour de étrangers et du droit d'asile : " La délivrance d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle ou d'une carte de résident peut, par une décision motivée, être refusée à tout étranger dont la présence en France constitue une menace pour l'ordre public ".

6. Il ressort des pièces du dossier et n'est pas contesté que le requérant a été condamné à trois reprises entre le 19 juillet 2017 et le 30 mai 2018 par le tribunal de grande instance de Pontoise et le tribunal de grande instance de Bobigny pour des faits de conduite sans permis, de conduite d'un véhicule sous l'empire d'un état alcoolique, de faux dans un document administratif constatant un droit, une identité ou une qualité, ou accordant une autorisation et usage de fausse plaque ou de fausse inscription apposée sur un véhicule à moteur ou remorque. En outre, le 20 novembre 2020 il a été condamné par la cour d'appel de Versailles à 2 ans d'emprisonnement dont 1 an et 2 mois avec sursis probatoire pendant 3 ans pour des faits de recel de bien provenant d'un vol, pour des faits de vol, à plusieurs reprises pour des faits de détention frauduleuse de plusieurs faux documents administratifs, pour des faits d'obtention frauduleuse de document administratif constatant un droit, une identité ou une qualité, ou accordant une autorisation (tentative), pour des faits d'escroquerie et de complicité d'escroquerie, pour des faits de contrefaçon ou falsification de chèque et des faits d'usage de chèque contrefait ou falsifié. Il a également été condamné le 20 novembre 2020 par la cour d'appel de Versailles à 2 mois d'emprisonnement pour des faits de prise du nom d'un tiers pouvant déterminer des poursuites pénales contre lui. Enfin, il ressort également du traitement des antécédents judiciaires que le requérant est connu pour d'autres faits, notamment pour violences volontaires par conjoint ou concubin avec ITT de moins de 8 jours, faits commis le 21 novembre 2006, pour faux ou usage de faux document administratif, faits commis le 15 février 2010, pour reconnaissance d'enfant pour l'obtention d'un titre de séjour, d'une protection contre l'éloignement ou pour l'acquisition de la nationalité française, faits commis le 06 novembre 2014, pour violence sans incapacité par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité, faits commis le 30 mars 2019 et enfin pour violence suivie d'incapacité supérieure à 8 jours d'ITT sur un mineur de 15 ans par un ascendant ou une personne ayant autorité sur la victime, faits commis le 16 juillet 2020. Le requérant fait valoir l'ancienneté des faits pour lesquels il a été condamné, l'absence de procédure pénale à son encontre depuis un an et sa volonté de se réinsérer. Toutefois, eu égard à leur répétition, à leur gravité et au caractère récent des derniers faits reprochés, le préfet du Val-d'Oise n'a pas fait une inexacte application des dispositions précitées de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en estimant que la gravité des faits ayant conduit aux condamnations du requérant caractérisait l'existence d'une menace à l'ordre public.

7. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du même code : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / () ". Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14.3".

8. En présence d'une demande de régularisation sur le fondement de l'article L. 435-1 précité, présentée par un étranger qui ne serait pas en situation de polygamie et dont la présence en France ne présenterait pas une menace pour l'ordre public, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Les dispositions précitées de l'article L. 435-1 laissent à l'administration un large pouvoir pour apprécier si l'admission au séjour d'un étranger répond à des considérations humanitaires ou si elle se justifie au regard des motifs exceptionnels que celui-ci fait valoir.

9. Compte tenu de ce qui a été dit au points 5 et 6, la décision en litige n'est pas entachée, au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers d'une erreur manifeste d'appréciation. En outre et au demeurant si l'intéressé se prévaut de sa durée de séjour en France depuis 2004, de son insertion personnelle et professionnelle depuis 2011 dans le cadre de plusieurs contrats, il n'établit pas l'existence de considérations humanitaires ni de motifs exceptionnels justifiant son admission au séjour. Ainsi, il ressort des pièces du dossier, que le requérant a travaillé sous couvert d'un contrat à durée indéterminée [0]pour la SARL AFG SECURITE du 18 octobre 2011 au 6 mai 2013 puis pour la société A2G SECURITE en 2015 au titre desquelles il fournit deux bulletins de salaire pour les mois de novembre et juin pour des montants de 389, 51 euros et 149,16 euros, puis pour la société Proman pour laquelle l'employeur atteste qu'il a travaillé en novembre et décembre 2016 puis de janvier à septembre 2017 qu'il corrobore par la fourniture de 6 bulletins de paie pour des salaires variant de 8 euros à 551,66 euros. Il ressort également des pièces du dossier que le requérant a conclu en 2019 un contrat de mission d'un mois avec la société DEFI TECHNOLGY, puis en février 2020 un contrat de travail avec la société GSF TREVISE pour un salaire mensuel de 678,60 euros au titre duquel il fournit deux bulletins de paie et enfin un contrat à durée indéterminée avec la société M3 logistics signé le 17 août 2022 et pour lequel il fournit un bulletin de paie du mois d'août, soit seulement une durée totale de deux ans et six mois sur une période de onze ans. Par ailleurs, il n'établit pas davantage, par les pièces qu'il verse au dossier, entretenir des liens familiaux intenses et stables sur le territoire français.

10. Enfin, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. I1 ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

11. Si l'intéressé se prévaut également de sa durée de séjour en France depuis 2004, de son insertion personnelle et professionnelle depuis 2011, compte tenu des éléments de sa situation exposés au point 9 et nonobstant sa durée de présence en France, et alors qu'il ne soutient ni même n'allègue être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de 25 ans, M. D G, n'est pas fondé à soutenir que le préfet du Val-d'Oise aurait méconnu les stipulations précitées en lui refusant la délivrance d'un titre de séjour.

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

12. En premier lieu, l'illégalité du refus de délivrance d'un titre de séjour opposé à M. D G n'étant pas établie, l'exception d'illégalité de ce refus, soulevée à l'appui des conclusions d'annulation dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire français, ne peut qu'être écartée.

13. En deuxième lieu, ainsi qu'il a été rappelé au point 7, le préfet peut être amené dans le cadre de son pouvoir discrétionnaire à examiner une demande de régularisation sur le fondement de l'article L. 435-1 précité, présentée par un étranger qui ne serait pas en situation de polygamie et dont la présence en France ne présenterait pas une menace pour l'ordre public. Par suite, le requérant ne peut utilement se prévaloir de ce que le préfet aurait dû prendre une mesure d'expulsion au titre de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le moyen tiré de l'erreur d'appréciation qu'aurait commise le préfet en prononçant une obligation de quitter le territoire français à son encontre doit être écarté.

14. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () 5° L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans (). ".

15. M. D soutient qu'il est père d'un enfant mineur français né le 4 juillet 2013 de sa relation avec Mme A E, ressortissante française, qu'il a reconnu dans un acte du 6 juin 2013 à la mairie de l'Ile Saint-Denis. Toutefois, la seule attestation de la mère de l'enfant du 4 mars 2023, au demeurant postérieure à la décision attaquée, ne saurait suffire à elle seule à établir que le requérant contribue à l'entretien et à l'éducation de son enfant. En outre, il ne ressort d'aucune des pièces du dossier que M. D G entretiendrait avec son fils ou avec la mère de l'enfant, un lien régulier et stable. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du 5° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

16. En quatrième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 9 et 11, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales sera écarté.

17. En cinquième lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. () ".

18. Pour les mêmes motifs que ceux mentionnés au point 15, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet du Val-d'Oise aurait méconnu les stipulations du premier paragraphe de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. Le moyen tiré de la violation de ces stipulations doit dès lors être écarté.

19. Il résulte de ce qui précède que M. D G n'est pas fondé à solliciter l'annulation de l'arrêté du 28 novembre 2022. Par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais liés au litige doivent être rejetées.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. D G est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B D G et au préfet du Val-d'Oise.

Délibéré après l'audience du 3 octobre 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Le Griel, présidente,

Mme Colin, première conseillère,

Mme Debourg, conseillère,

assistées de Mme Pradel, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 octobre 2023,

La rapporteure,

signé

C. ColinLa présidente,

signé

H. Le Griel

La greffière,

signé

E. Pradel

La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour ampliation, la greffière.

N°2217497

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