LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2300919

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2300919

mardi 6 février 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2300919
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantCABINET D'AVOCATS MARTIN ET ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 18 janvier et le 6 février 2023, M. B A, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler l'arrêté du 20 juillet 2022 par lequel le maire de la commune de Puteaux a délivré un permis de construire à la SAS République sur un terrain situé 113 bis rue de la République, ensemble la décision de rejet de son recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Puteaux une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- le permis de construire a été délivré sans consultation préalable de l'ensemble des services intéressés ;

- la demande de permis de construire était incomplète au regard des dispositions de R. 431-16-3 et de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme ;

- le permis de construire méconnaît les dispositions des articles UZ3 8.1.1 et UZ3 12.1 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Puteaux, faute de comporter 48 places de stationnement et de justifier du respect des règles d'implantation par rapport aux limites séparatives.

Par un mémoire en défense, enregistré le 18 octobre 2023, la commune de Puteaux conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge du requérant la somme de 5 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

Elle soutient que la requête est irrecevable en l'absence d'intérêt à agir du requérant.

Par des mémoires enregistrés le 13 octobre 2023 et le 24 octobre 2023, la SAS République, représentée par Me Raoul, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge du requérant la somme de 5 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La SAS République fait valoir :

- à titre principal que la requête, tardive et dont l'auteur est dépourvu d'intérêt à agir, est irrecevable ;

- à titre subsidiaire que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 19 octobre 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 9 novembre 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

-le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

-le rapport de M. Baude, rapporteur,

-les conclusions de M. Louvel, rapporteur public,

-et les observations de M. A, et de Me Hy, représentant la commune de Puteaux.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A est propriétaire d'un appartement situé 34 rue Rousselle à Puteaux. Il demande au tribunal d'annuler le permis de construire délivré le 20 juillet 2022 par le maire de la commune de Puteaux à la SAS République en vue de construire, sur un terrain situé 113 bis rue de la République, un immeuble de 42 logements en R + 6 + attique et six maisons individuelles.

Sur les fins de non-recevoir opposées en défense :

2. Aux termes de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme : " Une personne () n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol régie par le présent code que si la construction, l'aménagement ou le projet autorisé sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ou pour lequel elle bénéficie d'une promesse de vente, de bail, ou d'un contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation. / (). ".

3. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient, en particulier, à tout requérant qui saisit le juge administratif d'un recours pour excès de pouvoir tendant à l'annulation d'un permis de construire, de démolir ou d'aménager, de préciser l'atteinte qu'il invoque pour justifier d'un intérêt lui donnant qualité pour agir, en faisant état de tous éléments suffisamment précis et étayés de nature à établir que cette atteinte est susceptible d'affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien. Il appartient au défendeur, s'il entend contester l'intérêt à agir du requérant, d'apporter tous éléments de nature à établir que les atteintes alléguées sont dépourvues de réalité. Le juge de l'excès de pouvoir apprécie la recevabilité de la requête au vu des éléments ainsi versés au dossier par les parties, en écartant le cas échéant les allégations qu'il jugerait insuffisamment étayées mais sans pour autant exiger de l'auteur du recours qu'il apporte la preuve du caractère certain des atteintes qu'il invoque au soutien de la recevabilité de celui-ci. Eu égard à sa situation particulière, le voisin immédiat justifie, en principe, d'un intérêt à agir lorsqu'il fait état devant le juge, qui statue au vu de l'ensemble des pièces du dossier, d'éléments relatifs à la nature, à l'importance ou à la localisation du projet en cours de construction.

4. Le requérant est propriétaire d'un appartement au 3ème étage d'un immeuble situé 34 rue Rousselle à Puteaux et soutient que le projet est de nature à provoquer une perte de l'ensoleillement et une modification des vues dont il bénéficie. Il ressort toutefois des pièces du dossier que cet appartement est distant de plus de 190 mètres du terrain d'assiette du projet et qu'il en est séparé par plusieurs immeubles d'habitation contigus comportant 6 à 7 étages et formant un tissu urbain dense et compact entre son bien et le projet, lequel ne se distingue des immeubles voisins existants ni par la hauteur, ni par le gabarit, ni par les caractéristiques visibles des constructions projetées. M. A ne peut donc ses prévaloir de la qualité de voisin immédiat. En outre, le projet n'est pas de nature à porter atteinte à l'ensoleillement ou à la qualité des vues dont il bénéficie. Le requérant n'établit pas ainsi que le projet est de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien. Dans ces conditions, il ne justifie pas d'un intérêt à agir pour demander l'annulation des décisions attaquées ainsi que l'oppose en défense la commune de Puteaux et la SAS République.

5. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il y ait lieu d'examiner l'autre fin de non-recevoir soulevée en défense, la requête de M. A est irrecevable et doit donc être rejetée.

Sur l'amende pour recours abusif :

6. Aux termes de l'article R. 741-12 du code de justice administrative : " Le juge peut infliger à l'auteur d'une requête qu'il estime abusive une amende dont le montant ne peut excéder 10 000 euros ".

7. Eu égard au motif de rejet de la présente requête, dont l'absence d'intérêt à agir est incontestable, et aux saisines régulières des tribunaux administratifs par M. A, par des requêtes irrecevables, aux fins d'annuler de multiples arrêtés de délivrance de permis de construire, il y a lieu de condamner le requérant à une amende de 10 000 euros sur le fondement des dispositions précitées.

Sur les frais liés au litige :

8. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".

9. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Puteaux, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. A demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de M. A, une somme de 1 500 euros à verser à la SAS République. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de M. A la somme que la commune de Puteaux demande au même titre n'établissant pas avoir exposé des frais non compris dans les dépens à l'occasion de la présente instance.

D É C I D E :

Article 1er :La requête de M. A est rejetée.

Article 2 :Les conclusions de la commune de Puteaux présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 :M. A versera une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative à la SAS République.

Article 4 : M. A est condamné à payer la somme de 10 000 euros sur le fondement de l'article R. 741-12 du code de justice administrative.

Article 5 :Le présent jugement sera notifié à M. B A, à la commune de Puteaux et à la SAS République.

Délibéré après l'audience du 16 janvier 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Edert, présidente,

M. Baude, premier conseiller,

Mme Chaufaux, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 février 2024.

Le rapporteur,

signé

F.-E. BaudeLa présidente,

signé

S. Edert La greffière,

signé

S. Le Gueux

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions