mardi 29 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2301210 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 8ème Chambre |
| Avocat requérant | FAYOL ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires complémentaires, enregistrés les 27 janvier et 24 mars 2023, la société à responsabilité limitée (SARL) Avi Paris, représentée par Me Sfez, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 20 décembre 2022 par lequel le maire de Fontenay-aux-Roses l'a mise en demeure de cesser immédiatement les travaux de construction entrepris sur le terrain cadastré M n°402, M n°403, M n°406 et M n°407 situé 8 place de Gaulle à Fontenay-aux-Roses ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Fontenay-aux-Roses la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision du 20 décembre 2022 en litige est insuffisamment motivée, en méconnaissance des dispositions des articles L. 211-2 du code de justice administrative et L. 480-2 du code de l'urbanisme, dès lors qu'elle ne vise pas le procès-verbal d'infraction du 11 décembre 2022 ; ce dernier est lui-même insuffisamment motivé dans la mesure où il n'apporte aucune indication sur la surélévation constitutive, selon la commune de Fontenay-aux-Roses, d'une infraction au code de l'urbanisme justifiant l'interruption des travaux ;
- elle a été prise sans procédure contradictoire préalable en méconnaissance de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, dès lors qu'elle n'a pas été mise en mesure de présenter des observations suite au procès-verbal d'infraction du 11 décembre 2022, que les pièces jointes au procès-verbal ne lui ont pas été transmises préalablement à l'édiction de l'arrêté litigieux et qu'elle n'a été invitée à présenter des observations préalablement à l'édiction du procès-verbal d'infraction que sur la surélévation et pas sur l'atteinte au site patrimonial remarquable ;
- elle est entachée d'une erreur de droit, dès lors que la commune de Fontenay-aux-Roses n'a pas satisfait à l'obligation d'établir la matérialité de la surélévation qui serait contraire aux dispositions de l'article 3.2 du plan local d'urbanisme ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, dès lors qu'il n'y a pas de surélévation et que la construction ne dépasse pas la hauteur maximale prévue par l'article 3.2.1 du règlement de la zone UD du plan local d'urbanisme comme mentionné dans le procès-verbal d'infraction.
La requête a été communiquée au préfet des Hauts-de-Seine qui n'a pas produit d'observations.
Par un mémoire, enregistré le 19 juin 2023, la commune de Fontenay-aux-Roses, représentée par Me Blanc, conclut au rejet de la requête et demande à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de la société requérante sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Cuisinier-Heissler, première conseillère,
- les conclusions de M. Bories, rapporteur public.
- les observations de Me Hecketcweler substituant Me Sfez et représentant la SARL Avis Paris ;
- et les observations de Me Abadie substituant Me Blanc et représentant la commune de Fontenay-aux-Roses.
Considérant ce qui suit :
1. La société à responsabilité limitée (SARL) Avi Paris a déposé une déclaration préalable concernant des travaux tendant à la " rénovation et modification de toiture d'une maison particulière " ainsi que la " création d'un plancher sans surélévation dans le bâtiment au fond de la cour " sur un terrain situé 5, rue Jean Lavaud à Fontenay-aux-Roses. Cette déclaration préalable, réceptionnée le 10 décembre 2021 par les services de la mairie, n'a fait l'objet d'aucune opposition. A la suite d'une visite de chantier, l'adjoint au maire délégué à l'urbanisme a adressé un courrier le 2 novembre 2022 à la SARL Avi Paris lui demandant d'apporter des justifications concernant la hauteur de la construction. La société a répondu le 8 novembre 2022 et déposé, le 9 décembre 2022, un dossier de demande de permis de construire en vue de régulariser la situation. Le 11 décembre 2022, après avoir constaté que le bâtiment en cause avait fait l'objet d'une surélévation non prévue par la déclaration préalable et que cette surélévation semblait de plus dépasser la hauteur maximale autorisée par le plan local d'urbanisme, le maire adjoint de Fontenay-aux-Roses a dressé un procès-verbal d'infraction au code de l'urbanisme. Le 20 décembre 2022, le maire de Fontenay-aux-Roses a pris un arrêté interruptif de travaux mettant en demeure la SARL Avi Paris de cesser immédiatement les travaux de construction entrepris sur le terrain " cadastré M n°402, M n°403, M n°406 et M n°407 situé 8 place de Gaulle à Fontenay-aux-Roses " et de mettre en sécurité le chantier.
2. Il ressort des pièces du dossier que l'adresse figurant dans le dispositif de l'arrêté attaqué est entachée d'une erreur matérielle, les travaux litigieux, objet de la déclaration préalable n°9203221000122 visée par ailleurs par l'arrêté et à l'origine du procès-verbal d'infraction notifié à la SARL Avi Paris le même jour que l'arrêté, ayant été entrepris sur le terrain situé 5, rue Jean Lavaud et non 8 place de Gaulle à Fontenay-aux-Roses. L'arrêté du 20 décembre 2022 dont la société requérante demande l'annulation doit être regardé, au vu des pièces du dossier, comme mettant la société requérante en demeure de cesser immédiatement les travaux de construction entrepris sur le terrain situé 5, rue Jean Lavaud à Fontenay-aux-Roses.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. Aux termes de l'article L. 480-2 du code de l'urbanisme : " () Dès qu'un procès-verbal relevant l'une des infractions prévues à l'article L. 480-4 du présent code a été dressé, le maire peut également, si l'autorité judiciaire ne s'est pas encore prononcée, ordonner par arrêté motivé l'interruption des travaux. Copie de cet arrêté est transmise sans délai au ministère public. () ". Aux termes de l'article 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " A cet effet, doivent être motivées les décisions qui :/ 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; ". Aux termes de l'article L. 121-1 du même code : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable ". Les dispositions de l'article L. 121-1 ne sont pas applicables : " 1° En cas d'urgence ou de circonstances exceptionnelles ". La décision par laquelle le maire ordonne l'interruption de travaux au motif qu'ils ne sont pas réalisés en conformité avec l'autorisation de construire est une mesure de police défavorable qui doit faire l'objet d'une motivation circonstanciée et d'une procédure contradictoire.
4. En premier lieu, pour prescrire par l'arrêté du 20 décembre 2020 l'interruption des travaux de construction entrepris par la SARL Avi Paris, le maire de Fontenay-aux-Roses s'est fondé sur le fait que la déclaration préalable n'autorisait pas de surélévation des bâtiments existants et que les travaux en cours consistant en une surélévation, étaient exécutés sans permis de construire ou autorisation d'urbanisme. L'arrêté en litige indique ainsi la nature de l'infraction commise et fait référence à l'intérêt général. Il mentionne également l'article L. 480-2 précité sur lequel il se fonde. Enfin, il ne résulte pas des dispositions de l'article L. 480-2 précité l'obligation pour l'arrêté interruptif de travaux de viser le procès-verbal d'infraction établi au préalable le 11 décembre 2022, ce que la société requérante ne conteste pas. Il s'ensuit que l'arrêté attaqué comporte les considérations de fait et de droit sur lesquels il se fonde. Par suite, le moyen tiré de son insuffisance de motivation manque en fait et ne peut qu'être écarté.
5. En deuxième lieu, il résulte des dispositions mentionnées au point 3 du présent jugement que la décision par laquelle le maire ordonne l'interruption des travaux au motif qu'ils ne sont pas menés en conformité avec une autorisation de construire, qui est au nombre des mesures de police qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, ne peut intervenir qu'après que son destinataire a été mis à même de présenter ses observations, sauf en cas d'urgence ou de circonstances exceptionnelles. Ces dispositions impliquent que la personne intéressée soit informée de la mesure que l'administration envisage de prendre et qu'elle bénéficie d'un délai suffisant pour présenter ses observations écrites. En revanche elles n'imposent pas à l'administration d'informer la personne concernée de sa faculté de présenter des observations écrites ou orales, de se faire assister par un conseil et, le cas échéant, de solliciter la communication des documents administratifs qui la concernent. La situation d'urgence permettant à l'administration de se dispenser de cette procédure contradictoire s'apprécie tant au regard des conséquences dommageables des travaux litigieux que de la nécessité de les interrompre rapidement en raison de la brièveté de leur exécution.
6. Il ressort des pièces du dossier que l'échange qui s'est tenu entre le maire de Fontenay-aux Roses et la SARL Avi Paris en novembre 2022 n'a pas été de nature à permettre à la société d'être informée que le maire envisageait de prendre un arrêté interruptif de travaux et de présenter ses observations sur l'éventualité d'une telle décision. Il s'ensuit que la décision contestée a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière.
7. Toutefois, un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise ou qu'il a privé les intéressés d'une garantie. Le respect, par l'autorité administrative compétente, de la procédure prévue par les dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration précité, constitue une garantie pour le titulaire de l'autorisation d'urbanisme que le maire envisage de retirer. L'arrêté interruptif de travaux pris par le maire est ainsi illégal s'il ressort de l'ensemble des circonstances de l'espèce que le titulaire de l'autorisation d'urbanisme a été effectivement privé de cette garantie.
8. En l'espèce, une visite de chantier a eu lieu le 6 octobre 2022, le 2 novembre suivant le maire a demandé à la société requérante de se justifier notamment à propos de la hauteur de l'appentis reconstruit en fond de parcelle, ce que le société requérante a fait le 8 novembre 2022 par un courrier dans lequel elle reconnaît la surélévation d'environ 20 cm due à la nécessité de consolider les murs existants qui risquaient de ne pas supporter le poids de la nouvelle toiture et de les retenir par un ceinturage entrainant une surélévation. Il s'ensuit que la société requérante a pu effectivement présenter des observations sur le motif fondant l'arrêté interruptif de travaux alors même que le maire ne l'a pas invité à le faire ni prévenu de la décision envisagée. La circonstance que le procès-verbal d'infraction du 11 décembre 2022 mentionne d'autres anomalies est sans incidence sur le motif unique de l'arrêté interruptif de travaux constitué par la réalisation de travaux non autorisés par la déclaration préalable. Dans ces conditions, le vice dont il s'agit n'a ni effectivement privé la société requérante de la garantie prévue à l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, ni été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision attaquée.
9. En troisième lieu, la société requérante doit être regardée comme soutenant que la matérialité de la surélévation ne serait pas établie. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que la société requérante a elle-même reconnu cette surélévation dans son courrier du 8 novembre 2022 et a ensuite déposé une demande de permis de construire mentionnant une hauteur maximale de 123,60 mètres pour le bâtiment situé en fond de parcelle alors que la déclaration préalable du 12 décembre 2021 mentionnait les travaux surélévation avec une hauteur de 123,35 mètres. Il est vrai que la SARL Avi Paris communique un état altimétrique réalisé par un géomètre expert, daté du 3 janvier 2023, qui conclut au fait qu'il n'y pas en réalité de surélévation. Toutefois, ce document mentionne que " le nivellement figurant sur le plan a été relevé le 03 janvier 2023 et calculé à partir de l'altitude du plancher rez-de-chaussée indiquée sur le fichier"20221205_FAR_PCMI_PROJET.dwg fourni par le requérant ", alors que le plan local d'urbanisme prévoit, pour le calcul de la hauteur et dans les définitions générales qui figurent au début du règlement, que la hauteur se calcule à partir du niveau du terrain naturel avant travaux, avec des modalités particulières pour les terrains en pente. Enfin, la société requérante ne peut utilement soutenir que la commune n'apporte pas la preuve de la méconnaissance des règles de hauteur fixée par le plan local d'urbanisme dès lors que l'arrêté interruptif de travaux contesté n'est pas fondé que la méconnaissance du plan local d'urbanisme mais sur le non-respect de la déclaration préalable. Dès lors, le moyen mentionné ci-dessus sera écarté.
Sur les conclusions fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
10. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, le versement d'une somme au titre des frais exposés par la SARL Avis Paris et non compris dans les dépens.
11. Lorsqu'il lui est demandé de mettre en œuvre les pouvoirs qu'il tient des articles L. 480-1 et L. 480-2 du code de l'urbanisme, le maire agit au nom de l'Etat. Ainsi et alors même qu'elle a été invitée par le tribunal à présenter des observations, la commune de Fontenay-aux-Roses n'est pas partie à la présente instance au sens des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Par suite, ces dispositions font obstacle à ce que soit mise à la charge de la SARL Avis Paris la somme que la commune demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Pour les même raisons, ces dispositions font également obstacle à ce que soit mis à la charge de la commune de Fontenay-aux-Roses la somme que la SARL Avi Paris réclame au même titre.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la SARL Avi Paris est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Fontenay-aux-Roses présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SARL Avi Paris et à la ministre de la transition écologique, de l'énergie, du climat et de la prévention des risques.
Copie en sera adressée pour information à la commune de Fontenay-aux-Roses.
Délibéré après l'audience du 1er octobre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Bertoncini, président,
M. Jacquinot, conseiller,
Mme Cuisinier-Heissler, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 octobre 2024.
La rapporteure,
S. Cuisinier-HeisslerLe président,
T. Bertoncini
La greffière,
K. Nabunda
La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique, de l'énergie, du climat et de la prévention des risques en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2301210
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026