Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2301219

jeudi 1 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2301219
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantMUZEAU-COUTIER

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SAS MAESA d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de l’inspectrice du travail d’autoriser le licenciement pour motif économique d’un salarié protégé, M. A. Par un mémoire enregistré le 23 avril 2024, la société requérante a déclaré se désister purement et simplement de son action et de son instance. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 1er août 2024. Aucune appréciation sur le fond du litige n’a donc été rendue.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des pièces complémentaires enregistrées les 27 janvier et 6 février 2023, la SAS MAESA, représentée par Me Muzeau-Coutier, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 7 juin 2022 par laquelle l'inspectrice du travail de la direction régionale et internationale de l'économie, de l'emploi du travail et des solidarités (DRIEETS) d'Île-de-France a refusé d'autoriser le licenciement pour motif économique de M. B A, ensemble la décision implicite née 1er décembre 2022 par laquelle la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion a rejeté son recours hiérarchique ;

2°) d'enjoindre à la DRIEETS d'Île-de-France de prendre une nouvelle décision autorisant le licenciement pour motif économique de M. A, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision litigieuse est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que la réalité du motif économique est établie ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation en établissant un lien entre la demande d'autorisation de licenciement et le mandat de M. A et en retenant un motif d'intérêt général justifiant son maintien, pour refuser la demande d'autorisation de licenciement.

Par un mémoire enregistré le 23 avril 2024, la SAS MAESA a déclaré se désister d'action et d'instance.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1 Aux termes de l'article R. 222-1 du même code : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ".

2. Par un mémoire, enregistré le 23 avril 2024, la SAS MAESA a déclaré se désister d'action et d'instance. Ce désistement est pur et simple et rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance et d'action de la SAS MAESA.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SAS MAESA, à la Direction régionale et interdépartementale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités (DRIEETS) d'Île-de-France et à la ministre du travail, de la santé et des solidarités et M. B A.

Fait à Cergy le 1er août 2024.

La présidente de 9ème chambre

signé

H. LE GRIEL

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour ampliation, la greffière.

N°2301219