mardi 28 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2301640 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | FALALA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 7 février 2023, M. B A, représenté par Me Falala, demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de l'arrêté du 6 décembre 2022 par lequel la Directrice du Centre d'Accueil et de Soins Hospitaliers (CASH) de Nanterre a prononcé son licenciement pour faute disciplinaire, sans préavis ni indemnité de licenciement ;
2°) d'enjoindre au Centre d'Accueil et de Soins Hospitaliers de Nanterre de le réintégrer provisoirement dans ses fonctions, rétroactivement à compter du 9 décembre 2022 et jusqu'à ce qu'il soit statué définitivement sur sa situation, dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 200 € par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge du cnetre d'accueil et de soisn hospitaliers de Nanterre la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est remplie, dès lors qu'il se retrouve privé des ressources qu'il tire de son activité professionnelle occassionnant des difficultés financières ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée ;
* elle est entachée de vices de procédure et d'une méconnaissance des droits de la défense en violation du décret n° 91-155 du 6 février 1991 relatif aux dispositions générales applicables aux agents contractuels de la fonction publique hospitalière ;
* elle méconnaît ses droits de défense ;
- la décision attaquée est entachée d'erreurs de droit ;
* elle méconnaît ses droits à congé ;
* elle est entachée d'un détournement de procédure et révèle une discrimination à son encontre ;
- la décision attaquée n'établit pas la matérialité des fautes qui lui sont reprochées ;
- la décision attaquée est illégale dès lors qu'elle est entachée d'une erreur d'appréciation, la sanction étant disproportionnée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 février 2023, le Centre d'accueil et de soins hospitaliers (CASH) de Nanterre, conclut au rejet de la requête et demande au tribunal de condamner le requérant à lui verser la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article
L. 761-1 du Code de justice administrative.
Il fait valoir que les moyens invoqués par le requérant ne sont pas fondés.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête n° 2301640, enregistrée le 7 février 2023, par laquelle M. A demande l'annulation de la décision susvisée.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le décret n° 91-155 du 6 février 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Van Muylder, vice-présidente, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes en référé.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience publique du 23 février 2023.
Ont été entendus au cours de l'audience publique, tenue en présence de Mme Soulier, greffière d'audience :
- le rapport de Mme Van Muylder, juge des référés ;
- les observations de Me Lesueur pour M. A ;
- et les observations de Me Gorse, subsituant Me Falala, représentant le centre d'accueil et de soins hospitaliers de Nanterre.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, contrôleur de gestion au sein du centre d'accueil et de soins hospitaliers (CASH) de Nanterre depuis 22 ans a fait l'objet d'un arrêté de licenciement en date du 6 décembre 2022 pour faute disciplinaire sans préavis ni indemnité de licenciement pour des propos et un comportement agressifs lors d'une réunion qui s'est tenue le 6 juillet 2022 et plus généralement pour des comportements répétés constitutifs de graves manquements aux obligations des agents publics. Par la présente requête, M. A demande au juge des référés statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de cette décision.
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation (), le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ".
3. A l'appui de sa demande de suspension de l'exécution de la décision du 6 décembre 2022, M. A soutient que la procédure est viciée dans la mesure où il a reçu postérieurement à la consultation de son dossier administratif et à l'entretien préalable les témoignages de collègues sur lesquels se fondent la décision de licenciement, le courrier de notification du licenciement ne précise pas les droits à congés annuels restant à courir, la commission consultative paritaire a été irrégulièrement consultée dès lors qu'elle n'était pas paritaire et que ses membres n'ont pas eu communication de ses observations orales et écrites, les droits de la défense ont été méconnus dès lors qu'il n'a pas eu une communication intégrale de son dossier administratif et qu'il n'a pas été informé de la date de réunion de la commission consultative paritaire, que la décision est entachée d'une erreur de droit résultant de la méconnaissance de ses droits à congés, elle est entachée d'une erreur de droit, d'un détournement de procédure et révèle une discrimination dès lors qu'eu égard à sa pathologie psychiatrique et sa situation de handicap reconnue par la maison départementale pour les personnes handicapées, le CASH n'aurait pas dû se placer sur le terrain disciplinaire, que la matérialité des faits reprochés n'est pas établie et enfin, que la décision de licenciement est disproportionnée, eu égard notamment à la sincérité des excuses qu'il a exprimées, à ses bons services depuis plus de vingt ans en qualité de contrôleur financier et de la détérioration de ses conditions de travail. Toutefois, en l'état de l'instruction, aucun des moyens soulevés par la requête n'est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision de licenciement de M. A.
4. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition de l'urgence, que les conclusions de M. A aux fins de suspension de l'exécution de la décision du 6 décembre 2022 doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, celles aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
5. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit à la demande du cenrte d'accueil et de soins hospitaliers de Nanterre présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions du centre d'accueil et de soins hospitaliers de Nanterre présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au centre d'accueil et de soins hospitaliers de Nanterre.
Fait à Cergy, le 28 février 2023.
La juge des référés,
signé
C. Van Muylder
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2301640
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026