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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2301710

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2301710

mercredi 21 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2301710
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation11ème Chambre
Avocat requérantROSIN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés le 8 février et le 10 mai 2023,

M. B A, représenté par Me Rosin, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 3 novembre 2021 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;

2°) d'enjoindre au préfet territorialement compétent, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour mention " vie privée et familiale " ou " salarié " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir et, dans cette attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour assortie d'une autorisation de travail dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 500 euros hors taxe au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

En ce qui concerne les moyens communs aux décisions attaquées :

- elles sont entachées d'incompétence de leur auteur ;

- elle sont insuffisamment motivées ;

- elle sont entachées par un défaut d'examen complet de sa situation personnelle ;

En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :

- elle a été prise au terme d'une procédure irrégulière dès lors que le dossier médical constitué par le médecin rapporteur n'est pas produit, que l'article R. 425-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile a été méconnu, que le caractère collégial de la délibération n'est pas démontré et qu'il n'est pas établi que le rapport médical a été rédigé par un médecin n'ayant pas siégé au sein du collège de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de séjour qui en constitue le fondement ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire :

- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de séjour qui en constitue le fondement.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de séjour qui en constitue le fondement.

Par un mémoire en défense enregistré le 14 avril 2023, le préfet du Val-d'Oise conclut au rejet de la requête.

Il soutient qu'aucun des moyens invoqués n'est fondé.

L'Office français de l'immigration et de l'intégration a présenté des observations enregistrées le 3 mai 2023.

M. A a été admis à l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau de l'aide juridictionnelle du tribunal judiciaire de Pontoise en date du 12 septembre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;

- l'arrêté du 27 décembre 2016 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Robert, premier conseiller, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Ressortissant camerounais né le 4 juillet 1982, M. B A déclare être entré en France le 8 mai 2017. Sa demande de reconnaissance du statut de réfugié a été rejetée par une décision du 2 septembre 2020 de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, confirmée par une décision de la Cour nationale du droit d'asile du 4 novembre 2020. Par un arrêté du 21 décembre 2020, le préfet du Val-d'Oise lui a fait obligation de quitter le territoire et fixé le pays de destination. Par jugement du 10 mars 2021, le tribunal de céans a annulé cet arrêté. Le 6 avril 2021, M. A a sollicité son admission au séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 3 novembre 2021, le préfet du Val-d'Oise lui a refusé la délivrance du titre de séjour sollicité, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi. Par la présente requête, M. A demande notamment l'annulation de cet arrêté.

Sur les moyens communs aux décisions attaquées :

2. En premier lieu, par arrêté n°21-038 du 21 octobre 2021, publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du Val-d'Oise le même jour, le préfet du Val-d'Oise a donné délégation à Mme C, adjointe au directeur des migrations et de l'intégration de la préfecture du Val-d'Oise, à l'effet de signer toutes décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français avec fixation d'un pays de destination. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision en litige manque ainsi en fait et doit, par suite, être écarté.

3. En deuxième lieu, l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration dispose que : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; () ". Et l'article L. 211-5 du même code prévoit que : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ".

4. L'arrêté attaqué vise les textes dont il fait application, notamment la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, la convention franco-camerounaise du 24 janvier 1994, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et celui des relations entre le public et l'administration. Il mentionne également les circonstances de faits propres à la situation de M. A dont les éléments sur lesquels le préfet du Val-d'Oise s'est fondé pour refuser de faire droit à sa demande de titre de séjour. Ainsi, il précise que le requérant déclare être entré en France le 8 mai 2017, qu'il a sollicité son admission au séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 425-9 du code précité le 6 avril 2021, mais que le collège des médecins de l'OFII conclut dans son avis du 10 septembre 2021 que son état de santé nécessite une prise en charge médicale, dont le défaut ne devrait pas entraîner de conséquences d'une exceptionnelle gravité et qu'il peut voyager sans risque pour sa santé, que les pièces versées au dossier de l'intéressé ne permettent pas de remettre en cause l'avis médical précité et de justifier l'attribution d'un titre de séjour au regard de son état de santé. En outre, l'arrêté attaqué précise que la demande de M. A a été examinée au titre des dispositions de l'article L. 435-1 du même code, mais qu'il ne peut se prévaloir des dispositions de cet article eu égard à la durée et aux conditions de son séjour en France et au fait qu'il n'est pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où résident ses parents, sa fratrie et où il a vécu jusqu'à l'âge de 35 ans. Enfin, l'arrêté mentionne que, eu égard à l'ensemble de sa situation privée et familiale, la présente décision ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit de M. A à mener une vie familiale normale conformément à l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Dès lors, la décision attaquée comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.

5. En troisième lieu, il ne ressort ni des pièces du dossier ni des termes de l'arrêté attaqué que le préfet du Val-d'Oise n'aurait pas procédé, avant son édiction, à l'examen particulier de la situation personnelle de M. A.

Sur les moyens propres à la décision de refus de titre de séjour :

6. En premier lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. () ". En vertu des dispositions des articles

R. 425-11 et R. 425-13 du même code, pris pour l'application de l'article L. 425-9, l'avis du collège de médecins à compétence nationale de l'OFII est émis au vu, notamment, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office, lequel ne siège pas au sein du collège. Aux termes de l'article 5 de l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le collège de médecins à compétence nationale de l'office comprend trois médecins instructeurs des demandes des étrangers malades, à l'exclusion de celui qui a établi le rapport. ". Enfin, aux termes de l'article 6 de ce même arrêté : " Au vu du rapport médical mentionné à l'article 3, un collège de médecins désigné pour chaque dossier dans les conditions prévues à l'article 5 émet un avis, conformément au modèle figurant à l'annexe C du présent arrêté, précisant : / a) si l'état de santé de l'étranger nécessite ou non une prise en charge médicale ; / b) si le défaut de cette prise en charge peut ou non entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur son état de santé ; / c) si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont le ressortissant étranger est originaire, il pourrait ou non y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ; / d) la durée prévisible du traitement. / Dans le cas où le ressortissant étranger pourrait bénéficier effectivement d'un traitement approprié, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, le collège indique, au vu des éléments du dossier du demandeur, si l'état de santé de ce dernier lui permet de voyager sans risque vers ce pays. / Cet avis mentionne les éléments de procédure. / Le collège peut délibérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle. / L'avis émis à l'issue de la délibération est signé par chacun des trois médecins membres du collège. ".

7. D'une part, il ressort des pièces du dossier que la décision attaquée a été édictée en prenant en compte l'avis émis le 10 septembre 2021 par le collège des médecins de l'OFII au regard du rapport médical sur l'état de santé du requérant, lequel a été établi le 27 août 2021 par un médecin qui n'a pas siégé lors de la séance du collège de médecins. Cet avis et ce dossier médical ont été produits par le préfet du Val-d'Oise dans le cadre de la présente instance. En outre, M. A n'apporte aucun élément de nature à faire douter que les membres du collège de médecins auraient été empêchés de confronter leur point de vue avant de rendre cet avis. Ainsi, l'avis, qui comporte la mention selon laquelle il a été rendu après délibéré, ainsi que les signatures des intéressés, doit également être regardé comme régulier à cet égard. Par suite, le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure doit être écarté.

8. D'autre part, pour refuser de délivrer le titre de séjour sollicité, le préfet du Val-d'Oise, se référant à l'avis émis le 10 septembre 2021 par le collège de médecins de l'OFII, s'est fondé sur la circonstance que l'état de santé de M. A nécessite une prise en charge médicale, dont le défaut ne devrait pas entraîner de conséquences d'une exceptionnelle gravité, et qu'il peut voyager sans risque pour sa santé. Le requérant, qui a levé le secret médical, établit qu'il présente trois pathologies : des séquelles de poliomyélite au membre inférieur gauche, avec une amyotrophie du quadriceps, une gonarthrose bilatérale et une artérite athéromateuse des membres inférieurs. Toutefois, s'il soutient que le défaut de prise en charge de ces pathologies entrainerait des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qu'il ne peut pas bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, les pièces produites au soutien de ces allégations ne sont pas de nature à remettre en cause l'avis précité dès lors qu'il ressort des pièces du dossier que, à la date d'édiction de la décision attaquée, les pathologies dont souffre M. A étaient traitées par de la kinésithérapie et des antalgiques de palier 1. En outre, dans ses écritures en défense, l'OFII précise que le suivi médical et les examens par échographie nécessaires sont disponibles au Cameroun, notamment au sein d'hôpitaux publics. Par suite, le moyen tiré d'une méconnaissance des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

9. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", "travailleur temporaire" ou "vie privée et familiale", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article

L. 432-14. ".

10. En présence d'une demande de régularisation présentée, sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 435-1, par un étranger qui ne serait pas en situation de polygamie et dont la présence en France ne présenterait pas une menace pour l'ordre public, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Dans cette dernière hypothèse, un demandeur qui justifierait d'une promesse d'embauche ou d'un contrat de travail, ne saurait être regardé comme attestant, par là même, des " motifs exceptionnels " exigés par la loi. Il appartient, en effet, à l'autorité administrative, sous le contrôle du juge, d'examiner, notamment, si la qualification, l'expérience et les diplômes de l'étranger ainsi que les caractéristiques de l'emploi auquel il postule, de même que tout élément de sa situation personnelle dont l'étranger ferait état à l'appui de sa demande, tel que l'ancienneté de son séjour en France, peuvent constituer, en l'espèce, des motifs exceptionnels d'admission au séjour.

11. M. A soutient qu'il réside en France depuis mai 2017 et qu'il justifie d'une insertion professionnelle réussie. Toutefois, la durée de séjour en France ne constitue pas, à elle-seule, une considération humanitaire ou un motif exceptionnel d'admission au séjour. En outre, le requérant, qui résidait sur le territoire français depuis moins de cinq ans à la date de la décision attaquée, est célibataire, sans enfant, et ne justifie pas qu'il possède en France le centre de ses intérêts privés et familiaux. A l'inverse, il n'est pas dépourvu d'attaches dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à ses 35 ans et où résident notamment ses parents et sa fratrie. Par ailleurs, concernant son insertion professionnelle, si le requérant justifie avoir obtenu la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé en décembre 2019, produit un contrat de travail à durée indéterminée conclu

le 1er décembre 2020 pour un emploi d'agent de service polyvalent et les bulletins de paye démontrant qu'il exerce cette activité depuis cette date, il ne justifiait que d'une ancienneté professionnelle de onze mois à la date d'édiction de l'arrêté attaqué. Dans ces conditions, la légalité d'une décision s'appréciant à la date de son édiction, le moyen tiré d'une méconnaissance des dispositions de l'article L. 435-1 du code précité doit être écarté.

12. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 7 et 11, le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.

Sur les moyens propres à la décision portant obligation de quitter le territoire français :

13. En premier lieu, en l'absence d'illégalité de la décision portant refus de délivrance de titre de séjour, le moyen tiré de cette illégalité et soulevé, par voie d'exception, à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

14. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 7 et 11, le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.

Sur le moyen propre à la décision fixant le délai de départ volontaire :

15. En l'absence d'illégalité des décisions portant refus de délivrance de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré de cette illégalité et soulevé, par voie d'exception, à l'encontre de la décision fixant le délai de départ volontaire doit être écarté.

Sur le moyen propre à la décision fixant le pays de renvoi :

16. En l'absence d'illégalité des décisions portant refus de délivrance de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré de cette illégalité et soulevé, par voie d'exception, à l'encontre de la décision fixant le pays de renvoi doit être écarté.

17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A doivent être rejetées. Par suite, doivent également être rejetées les conclusions à fin d'injonction, ainsi que celles tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet du Val-d'Oise.

Copie pour information sera adressée à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.

Délibéré après l'audience du 7 juin 2023, à laquelle siégeaient :

M. Bertoncini, président,

M. Robert, premier conseiller,

M. Dupin, conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 juin 2023.

Le rapporteur,

signé

D. Robert

Le président,

signé

T. Bertoncini

Le greffier,

signé

V. Guillaume

La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2301710

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