mardi 26 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2301954 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | CABINET MONCONDUIT ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 13 février 2023, et un mémoire, non communiqué, enregistré le 12 septembre 2023, Mme B, Mme D et M. A, représentés par Me Bourhis, demandent au tribunal dans le dernier état de leurs écritures :
1°) d'annuler le certificat d'urbanisme opérationnel négatif du 13 janvier 2023 par lequel le maire de la commune de Mériel les a informés que le terrain situé 52 rue de l'Abbaye dans la commune ne peut être utilisé pour construire une maison individuelle ;
2°) d'enjoindre au maire de la commune de Mériel de leur délivrer un certificat d'urbanisme opérationnel dans le délai de quinze jour ou à défaut de réexaminer leur demande dans le délai d'un mois ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Mériel une somme globale de 2 000 euros en application de l'article L 761-1 du code de la justice administrative.
Ils soutiennent que le motif de refus tiré de la méconnaissance de l'article UB3 du règlement est illégal, dès lors que leur propriété dispose d'un portail sur la voie publique et qu'ils disposent, en tant que riverains, d'un droit de libre accès à cette voie.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 août 2023, la commune de Mériel, représentée par Me Monconduit, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge des requérants la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du Code de la justice administrative.
Elle soutient qu'aucun des moyens soulevés par les requérants n'est fondé et demande en outre au tribunal d'accueillir deux substitutions de motifs tirés de ce que le certificat d'urbanisme pouvait être légalement fondé sur les dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, d'une part, et d'autre part des risques que présenterait l'aménagement d'un accès pour la sécurité de la circulation routière sur le sente des Carrières.
Par ordonnance du 28 août 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 6 octobre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
-le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
-le rapport de M. Baude, rapporteur,
-les conclusions de M. Louvel, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Les requérants sont propriétaires d'une parcelle cadastrée AI 104 située 52 rue de l'Abbaye du Val et donnant au sud sur la sente des Carrières à Mériel (95630). La parcelle AI 104 est d'une superficie totale de 1866 m2 et se situe en zone urbaine (" UB ") du plan de zonage du plan local d'urbanisme. Les requérants ont pour projet de diviser la parcelle AI 104 sur laquelle est déjà édifiée une construction, en deux lots, afin de permettre la construction d'une maison individuelle. Le 17 novembre 2022 ils ont déposé auprès du maire de la commune une demande de certificat d'urbanisme opérationnel en vue de la construction d'une maison individuelle sur le lot à détacher de l'unité foncière. Par un arrêté du 13 janvier 2023, le maire de Mériel leur a délivré un certificat d'urbanisme opérationnel négatif. Les requérants demandent au tribunal d'annuler l'arrêté du 13 janvier 2023.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article UB3 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Mériel : " Les terrains doivent être desservis par des voies publiques ou privées, dans des conditions répondant à l'importance et à la destination de l'immeuble ou de l'ensemble d'immeubles à édifier, notamment en ce qui concerne la commodité, la sécurité de la circulation et des accès, ainsi que les moyens d'approche permettant une lutte efficace contre l'incendie. ACCÈS. Pour être constructible, tout terrain doit présenter un accès sur une voie publique ou privée présentant les caractéristiques suivantes : Une largeur et une hauteur minimum de 3,50 m. Les accès doivent être adaptés au type d'occupation ou d'utilisation du sol envisagés et aménagés de façon à apporter la moindre gêne à la circulation publique. Toutes dispositions assurant la sécurité des usagers des voies publiques et celle des personnes utilisant les accès créés doivent être prises pour le débouché des véhicules sur la voie publique ou privée (visibilité, position, configuration, et pente) ".
3. Il ressort des pièces du dossier que la propriété des requérants jouxte, au sud du terrain à détacher de l'unité foncière, une dépendance du domaine public à usage d'espace vert communal et que les requérants ne justifiaient pas, à la date de la décision attaquée être autorisés à utiliser le domaine public pour accéder à la voie publique. Ils étaient ainsi dépourvus d'accès à cette voie au sens des dispositions précitées. Par suite le maire de la commune pouvait, comme il l'a fait, leur refuser la délivrance du certificat sollicité au motif que leur terrain ne présentait pas d'accès carrossé sur la voie publique conforme aux dispositions de l'article UB3 du règlement. La circonstance qu'ils puissent bénéficier d'un tel accès en qualité de riverains de la voie publique, étant sans incidence sur la légalité de la décision attaquée.
4. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la substitution de motifs demandés par la commune, qu'il y a lieu de rejeter les conclusions aux fins d'annulation du certificat d'urbanisme opérationnel du 13 janvier 2023.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
5. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 13 janvier 2023, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite les conclusions à fin d'injonction des requérants ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
6. Il n'y a pas lieu de mettre à la charge de la commune de Mériel, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que les requérants réclament sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Dans les circonstances de l'espèce il n'y a pas lieu de mettre à la charge des requérants les sommes que la commune demande sur le même fondement.
D É C I D E :
Article 1er :La requête de Mme B et autres est rejetée.
Article 2 :Les conclusions présentées par la Commune de Mériel au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 :Le présent jugement sera notifié à Mme C B née A et à la commune de Mériel.
Délibéré après l'audience du 5 mars 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Edert, présidente,
M. Baude, premier conseiller,
Mme Chaufaux, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 mars 2024.
Le rapporteur,
signé
F.-E. Baude
La présidente,
signé
S. Edert
Le greffier,
signé
F. Lux
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026