lundi 13 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2302062 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | CABINET RICHER ET ASSOCIES DROIT PUBLIC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés les 16 février, 17 août et le 2 novembre 2023, l'association Respectez Parmain, Mme D et Mme A, représentées par Me Lubac, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 23 août 2022 par lequel le maire de la commune de Parmain a accordé un permis de construire à la société SAS 3J-WDG en vue de la transformation et de la réhabilitation d'une construction existante, 84 rue du maréchal Foch dans la commune, ensemble la décision rejetant leur recours gracieux contre cet arrêté ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Parmain une somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence de son signataire ;
- la demande de permis de construire est incomplète, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 431-30 du code de l'urbanisme ;
- elle méconnait les dispositions des articles R. 111-19-7 et suivants du code de la construction et de l'habitation, de l'arrêté du 25 juin 1980, du décret n° 2006-555 du 17 mai 2006 et de l'arrêté du 30 juin 2022, applicables à la sécurité et à l'accessibilité dans les établissements recevant du public (ERP) accueillant des locaux médicaux ;
- le permis de construire méconnait les dispositions de l'article 3UA7 du règlement du plan d'occupation des sols de la commune, dès lors qu'il prévoit une terrasse dont le garde-corps est situé à moins de 2,50 m de la limite latérale nord, que celle-ci offre des vues sur le fonds voisin, et qu'il prévoit une passerelle et un local vélos situés à moins de 2,50 m de la limite latérale sud ;
- il méconnait les articles R. 113-13 et R. 113-14 du code de la construction et de l'habitation, dès lors que la superficie du local à vélo est inférieure à 9 mètres carrés ;
- il méconnait les dispositions de l'annexe III du plan d'occupation des sols, dès lors qu'il prévoit une aire de stationnement des vélos qui n'est pas couverte ;
- il méconnait les dispositions des articles 3UA3 et 3UA12 du règlement du POS, dès lors que le parc de stationnement est dépourvu d'accès à une voie ouverte à la circulation publique ;
- il méconnait les dispositions de l'article UA9 du règlement du POS, dès lors que son emprise au sol est supérieure à l'emprise maximale autorisée en zone UA.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 4 octobre 2023 et le 13 novembre 2023, et un mémoire non communiqué, enregistré le 5 avril 2023, la commune de Parmain, représentée par Me Meyer, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge solidaire des requérants une somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que la requête est irrecevable faute pour les requérants de justifier d'un intérêt à agir, et qu'aucun des moyens soulevés par l'association Respectez Parmain n'est fondé.
Par des mémoires enregistrés le 19 juin 2023 et le 5 octobre 2023, la société 3J-WDG, représentée par Me Agostini, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge solidaire des requérants une somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que la requête est irrecevable faite d'intérêt à agir, et que les moyens soulevés par l'association Respectez Parmain ne sont pas fondés.
.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de l'urbanisme ;
-le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
-le rapport de M. Baude, rapporteur,
-les conclusions de M. Louvel, rapporteur public,
-et les observations de Me Lubac, représentant les requérants, de Me Petizon, représentant la commune et de Me Buonomo, représentant la SAS 3J-WDG.
Une note en délibéré présentée par la commune de Parmain a été enregistrée le 23 avril 2024.
Une note en délibéré présentée par la SAS 3J-WDG a été enregistrée le 26 avril 2024.
Une note en délibéré, présentée par l'association Respectez- Parmain a été enregistrée le 29 avril 2024.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 23 août 2022 le maire de la commune de Parmain a accordé un permis de construire à la société SAS 3J-WDG pour la démolition d'un poulailler vétuste, la rénovation du bâtiment existant avec extension mesurée et changement de destination partielle sur un terrain situé 84 rue du maréchal Foch dans ladite commune. Par la présente requête, les requérants demandent au tribunal l'annulation de cet arrêté, ensemble la décision de rejet de leur recours gracieux.
Sur les fins de non-recevoir opposées en défense :
2. Aux termes de l'article L. 600-1-1 du code de l'urbanisme : " Une association n'est recevable à agir contre une décision relative à l'occupation ou l'utilisation des sols que si le dépôt des statuts de l'association en préfecture est intervenu antérieurement à l'affichage en mairie de la demande du pétitionnaire. ". Il résulte de ces dispositions qu'une association n'est recevable à demander l'annulation pour excès de pouvoir d'une décision individuelle relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol, que si elle a déposé ses statuts en préfecture au moins un an avant l'affichage en mairie de la demande du pétitionnaire. Il appartient au juge administratif, lorsque cette condition est remplie, d'apprécier si l'association requérante justifie d'un intérêt lui donnant qualité pour agir contre la décision qu'elle attaque en se fondant sur les statuts tels qu'ils ont été déposés à la préfecture antérieurement à la date de l'affichage en mairie de la demande du pétitionnaire.
3. Il ressort des statuts de l'association que celle-ci se propose notamment d'agir sur le territoire de la commune de Parmain en vue de promouvoir un urbanisme préservant les droits des riverains et de s'opposer par des actions contentieuses aux projets qui méconnaîtraient cet objectif. Par suite, eu égard à la population et à l'étendue du territoire de la commune, et à la nature du projet, mitoyen de propriétés destinées à l'habitation, l'association a intérêt à agir à l'encontre de l'arrêté de permis de construire.
4. Aux termes de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme : " Une personne () n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol régie par le présent code que si la construction, l'aménagement ou le projet autorisé sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ou pour lequel elle bénéficie d'une promesse de vente, de bail, ou d'un contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation. / (). ".
5. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient, en particulier, à tout requérant qui saisit le juge administratif d'un recours pour excès de pouvoir tendant à l'annulation d'un permis de construire, de démolir ou d'aménager, de préciser l'atteinte qu'il invoque pour justifier d'un intérêt lui donnant qualité pour agir, en faisant état de tous éléments suffisamment précis et étayés de nature à établir que cette atteinte est susceptible d'affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien. Il appartient au défendeur, s'il entend contester l'intérêt à agir du requérant, d'apporter tous éléments de nature à établir que les atteintes alléguées sont dépourvues de réalité. Le juge de l'excès de pouvoir apprécie la recevabilité de la requête au vu des éléments ainsi versés au dossier par les parties, en écartant le cas échéant les allégations qu'il jugerait insuffisamment étayées mais sans pour autant exiger de l'auteur du recours qu'il apporte la preuve du caractère certain des atteintes qu'il invoque au soutien de la recevabilité de celui-ci. Eu égard à sa situation particulière, le voisin immédiat justifie, en principe, d'un intérêt à agir lorsqu'il fait état devant le juge, qui statue au vu de l'ensemble des pièces du dossier, d'éléments relatifs à la nature, à l'importance ou à la localisation du projet en cours de construction.
6. Il ressort des pièces du dossier que Mme D et Mme A justifient de leur qualité de propriétaires de maisons situées 82 et 78 rue du maréchal Foch au voisinage immédiat du projet. Elles font état d'éléments relatifs à la nature, à l'importance ou à la localisation du projet en cours de construction, et notamment la création de vues sur et depuis leurs fonds respectifs. Par suite elles disposent d'un intérêt à agir à l'encontre de l'arrêté.
7. Il résulte de ce qui précède que les fins de non-recevoir opposées en défense ne peuvent être accueillies.
Sur les conclusions d'annulation :
En ce qui concerne l'incompétence du signataire de l'acte attaqué :
8. Il ressort des pièces du dossier que le maire de la commune de Parmain a délégué à Mme C B, signataire de l'arrêté attaqué, toute attribution relevant du domaine de l'urbanisme par un arrêté du 6 juillet 2020 affiché et transmis au contrôle de légalité le lendemain. Par suite le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.
En ce qui concerne l'incomplétude du dossier de demande de permis de construire :
9. Il ressort des pièces du dossier et notamment de la notice architecturale, que le projet porte sur la création de bureaux et d'un logement dans des locaux précédemment occupés par un cabinet médical, sans comporter de mention faisant état du maintien de cette destination, ni de l'accueil de public. La seule circonstance que le plan du rez-de-chaussée du projet comporte une salle d'attente de 6,3 m2 est sans incidence sur la destination du projet. Par suite, le dossier n'avait pas à comporter de pièces relatives à l'accessibilité aux personnes handicapées et de dossier permettant de vérifier la conformité du projet avec les règles de sécurité.
En ce qui concerne le moyen tiré de la méconnaissance de la règlementation relative aux établissement recevant du public :
10. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le projet vise à créer un établissement recevant du public, ainsi qu'il l'a été dit au point précédent. Par suite le moyen tiré de ce que le permis de construire méconnaît les dispositions des articles R. 111-19-7 et suivants du code de la construction et de l'habitation, de l'arrêté du 25 juin 1980, du décret n° 2006-555 du 17 mai 2006 et de l'arrêté du 30 juin 2022, applicables à la sécurité et à l'accessibilité dans les ERP accueillant des locaux médicaux est inopérant et doit être écarté.
En ce qui concerne le local à vélo :
11. En premier lieu les dispositions des articles R. 113-13 et R. 113-14 du code de la construction et de l'habitation ne constituent pas des normes d'urbanisme dont le permis de construire a pour objet d'assurer l'application. Par suite le moyen est inopérant et doit être écarté.
12. En second lieu, aux termes de l'annexe III du règlement du POS : " Normes de stationnement. Bureaux et professions libérales. Il sera prévu en outre une aire de stationnement couverte pour les véhicules à deux roues ".
13. Il ressort des pièces du dossier que l'aire de stationnement des vélos projetée est dépourvue de toiture. Elle n'est donc pas couverte. Par suite et dès lors que le projet prévoit la création de bureaux, il aurait dû prévoir une aire de vélos couverte. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'annexe III du règlement du plan d'occupation des sols doit être accueilli.
En ce qui concerne les autres moyens :
14. En premier lieu, aux termes de l'article 3 UA 7 du règlement du POS de la commune de Parmain : " implantation des constructions par rapport aux limites séparatives du terrain. Les constructions doivent être édifiées sur au moins une des limites latérales. A défaut d'implantation sur la seconde limite latérale, les marges d'isolement par rapport à celle-ci doivent être respectées. Les marges d'isolement doivent également être respectées par rapport aux autres limites séparatives. Règle générale applicable aux marges d'isolement. Distance minimale (d). La largeur de la marge d'isolement doit être au moins égale à 2,50 mètres. Longueur de vue (L) : Toute baie éclairant des pièces d'habitation ou de travail doit être éloignée des limites séparatives d'une distance au moins égale à la différence d'altitude entre la partie supérieure de cette baie et le niveau du terrain naturel au droit de la limite séparative avec un minimum de 4 mètres. Cette distance se mesure perpendiculairement à la façade au droit de la baie. Cas particuliers : Les modifications ou extensions de bâtiments existants dont l'implantation ne respecte pas les règles de la zone, ne sont pas tenus de respecter les règles d'implantation qui précèdent, sous réserve : - que la distance par rapport à la limite séparative ne soit pas diminuée ; - que les baies éclairant des pièces d'habitation ou de travail créées à l'occasion des travaux respectent les distances réglementaires par rapport aux limites séparatives. () ".
15. Il ressort des pièces du dossier que le projet prévoit à l'ouest côté jardin l'aménagement d'une terrasse en R+1, dotée d'un garde-corps sur l'ensemble de son pourtour. Cette terrasse, si elle offre à ses occupants des vues sur les fonds voisins, ne comporte toutefois pas de baies, lesquelles doivent nécessairement s'entendre d'ouvertures aménagées dans une façade afin d'éclairer les volumes clos et couverts d'une construction. En outre, si le garde-corps ajouré ceinturant le pourtour de la terrasse est implanté en retrait de la limite séparative nord et s'en écarte de moins de 2,5 mètres, une telle installation, qui en tout état de cause n'est pas un élément de façade, constitue un ouvrage à claire -voie non soumis à l'obligation de respecter une marge d'isolement de 2,5 mètres.
16. Les requérants font valoir que la passerelle et le local à vélos prévus au sud du terrain d'assiette du projet méconnaissent tous deux la marge d'isolement de 2,50 mètres. Le projet ne comporte toutefois pas de bâtiment destiné au stationnement des vélos mais une simple aire ouverte à cette fin, qui ne constitue pas une construction. En revanche il prévoit l'aménagement d'une passerelle entre la terrasse et l'aire de stationnement. Cette passerelle constitue une construction au sens du règlement. Elle ne peut être regardée comme un ouvrage unidimensionnel ou à claire-voie. Située à moins de 2,5 mètres de la limite séparative sud, cette construction n'est pas conforme aux dispositions précitées. Par suite, le moyen tiré de ce que l'aménagement de la passerelle méconnaissait l'article 3UA 7 du règlement doit être accueilli.
17. En deuxième lieu, aux termes de l'article 3UA 3 du règlement du POS : " Les terrains doivent être desservis par des voies publiques ou privées (). Accès. Pour être constructible, tout terrain doit présenter un accès sur une voie publique ou privée. A défaut, son propriétaire doit obtenir un passage aménagé sur les fonds de ses voisins dans les conditions fixées à l'article 682 du code civil ". Et aux termes de l'article 3UA 12 du règlement : " Le stationnement des véhicules correspondant aux besoins des constructions et installations doit être assuré en dehors des voies publiques ou privées () ".
18. Il ressort des pièces du dossier que le terrain d'assiette du projet est situé à l'alignement de la rue du maréchal Foch, voie publique ouverte à la circulation projet et qu'il comporte à l'ouest une aire de stationnement de huit places. Cette aire ne dispose pas d'accès à une voie publique ou privée ouverte à la circulation publique. Toutefois, la société bénéficiaire du permis justifie de l'existence d'un acte de constitution d'une servitude perpétuelle de passage automobile à son profit sur la voie privée carrossable située le long de la limite sud du terrain d'assiette du projet, suffisante pour permettre aux véhicules d'accéder à la rue du Maréchal Foch. La circonstance que l'acte de constitution de la servitude n'a pas été publié au service de la publicité foncière à la date de l'arrêté de permis de construire est sans incidence sur le respect de l'article précité. Il s'ensuit que le moyen tiré de la méconnaissance des articles 3 UA 3 et 12 du règlement du POS doivent être écartés.
19. En troisième lieu, aux termes de l'article 3UA 9 du règlement du POS : " l'emprise au sol des constructions ne peut excéder 40 % de la superficie totale du terrain ". Et aux termes du lexique du règlement : " emprise au sol : elle définit la surface au sol qu'occupe une construction ".
20. Il ressort des pièces du dossier que si la notice architecturale indique que l'emprise au sol de la construction projetée située en zone UA est de 166 m², et qu'elle correspond ainsi à 40 % de la fraction du terrain de 416 m² située en zone UA, elle n'inclut pas dans cette emprise la passerelle de 8 m² fixée à la fois dans le sol de l'aire de stationnement et dans la façade est de la construction projetée. Or la surface de cette passerelle porte à plus de 40 % l'emprise au sol du projet. Par suite l'emprise au sol du projet excède l'emprise maximale autorisée par l'article 3 UA 9, ainsi que les requérantes le font valoir. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 UA 9 du règlement du POS doit être accueilli.
Sur l'application de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme :
21. Aux termes de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5-1, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager ou contre une décision de non-opposition à déclaration préalable, estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice n'affectant qu'une partie du projet peut être régularisé, limite à cette partie la portée de l'annulation qu'il prononce et, le cas échéant, fixe le délai dans lequel le titulaire de l'autorisation pourra en demander la régularisation, même après l'achèvement des travaux. Le refus par le juge de faire droit à une demande d'annulation partielle est motivé ".
22. Les vices relevés aux points 13, 16 et 20 du jugement sont susceptibles d'être régularisés sans que cela implique d'apporter au projet en cause un bouleversement tel qu'il en changerait la nature même. Il y a lieu, dans ces conditions, d'annuler l'arrêté attaqué en tant seulement cet arrêté méconnait les dispositions de l'annexe III du POS de la commune de Parmain, s'agissant de l'aire de stationnement des vélos, les dispositions de l'article 3UA 7 du règlement du plan local d'urbanisme s'agissant de l'implantation de la passerelle et les dispositions de l'article 3UA 9 du règlement du plan local d'urbanisme s'agissant du respect de l'emprise au sol maximale du projet.
Sur les frais liés au litige :
23. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la commune de Parmain une somme de 1500 euros au titre des frais exposés par l'association Respectez Parmain et autres et non compris dans les dépens. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font en revanche obstacle à ce que soient mises à la charge des requérantes, qui ne sont pas les parties perdantes dans la présente instance, les sommes que la commune de Parmain et la SAS 3J-WDG demandent à ce titre.
D É C I D E :
Article 1er :L'arrêté du maire de la commune de Parmain en date du 23 août 2022 est annulé en tant qu'il méconnaît les dispositions de l'annexe III du plan d'occupation des sols de la commune de Parmain, s'agissant de l'aire de stationnement des vélos, les dispositions de l'article 3UA 7 du règlement, s'agissant de l'implantation de la passerelle à proximité de la limite séparative sud et les dispositions de l'article 3UA 9 du règlement, s'agissant du respect de l'emprise au sol maximale du projet.
Article 2 : La commune de Parmain versera à l'association Respectez Parmain, à Mme D et Mme A une somme globale de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 :Les conclusions de la requête sont rejetées pour le surplus.
Article 4 :Les conclusions présentées par la commune de Parmain au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : Les conclusions présentées par la SAS 3J-WDG au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 6 :Le présent jugement sera notifié à l'association Respectez Parmain, à Mme D et à Mme A à la commune de Parmain et à la SAS 3J-WDG.
Délibéré après l'audience du 23 avril 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Edert, présidente,
M. Baude, premier conseiller,
Mme Zaccaron Guerin, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 mai 2024
Le rapporteur,
signé
F.-E. Baude
La présidente,
signé
S. Edert La greffière,
signé
S. Le Gueux
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026