LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2302817

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2302817

mardi 2 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2302817
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantSCP SOUCHON-CATTE-LOUIS

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société Victor Hugo Services, qui demandait le paiement de trois factures impayées par l'université Paris Ouest Nanterre La Défense, pour un montant total de 110 850 euros TTC. Le tribunal a fait droit à l’exception de prescription quadriennale soulevée par l’université, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968. Il a jugé que la créance, née en 2016, était prescrite depuis le 31 décembre 2020, faute de demande de paiement interruptive avant cette date, la première réclamation de la société datant de janvier 2021. La solution retenue est le rejet de l’intégralité des conclusions de la société requérante.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 27 février 2023, la société Victor Hugo Services, représentée par Me Louis, demande au tribunal :

1°) de condamner l'université Paris Ouest Nanterre La Défense à lui verser la somme totale de 110 850 euros toutes taxes comprises (TTC), assortie des intérêts moratoires à compter de la date d’exigibilité de chaque facture ;

2°) de mettre à la charge de la partie perdante la somme de 4 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que l’université se doit de lui payer la somme réclamée au titre de trois factures restées impayées, émises le 27 juin 2016 au titre de l’avenant à la convention de partenariat signée le 21 janvier 2013.


Par un mémoire en défense enregistré le 11 mars 2024, l'université Paris Ouest Nanterre La Défense conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que la créance dont se prévaut la société requérante est prescrite en application de la loi du 31 décembre 1968.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968 ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique du 6 novembre 2025, à 9 heures 45 :
- le rapport de M. Templier,
- les conclusions de Mme Fabas, rapporteure publique ;
- et les observations de M. A..., agent mandaté, représentant l’université Paris Ouest Nanterre La Défense.


Considérant ce qui suit :

1. La société Victor Hugo Services a conclu, le 21 janvier 2013, avec l’université Paris Ouest Nanterre La Défense une convention de partenariat au vu de l’élaboration d’un programme de formation sanctionné par la délivrance d’une licence professionnelle mention commerce, spécialité « transactions et gestion immobilière ». Cette convention a été complétée par la signature d’un avenant financier le 27 mars 2015. Dans le cadre de cette convention, la société Victor Hugo Services a établi, le 27 juin 2016, trois factures, pour un montant total de110 850 euros TTC, dont elle a demandé le paiement par un courrier du 20 janvier 2021 réceptionné par l’université le 25 janvier 2021. N’ayant pas obtenu de réponse à ce courrier, la société Victor Hugo Services a adressé à l’université un nouveau courrier du 27 octobre 2022 réceptionné le 2 novembre 2022, valant demande de paiement. Cette demande a été implicitement rejetée par l’université par une décision née le 2 janvier 2023. Par la présente requête, la société Victor Hugo Services demande au tribunal de condamner l’université Paris Ouest Nanterre La Défense à lui verser la somme totale de 110 850 euros TTC au titre du paiement des factures précitées.

2. Aux termes de l’article 1er de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur l’Etat, les départements, les communes et les établissements publics : « Sont prescrites, au profit de l'Etat, des départements et des communes, sans préjudice des déchéances particulières édictées par la loi, et sous réserve des dispositions de la présente loi, toutes créances qui n'ont pas été payées dans un délai de quatre ans à partir du premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle les droits ont été acquis. Sont prescrites, dans le même délai et sous la même réserve, les créances sur les établissements publics dotés d'un comptable public. ». Aux termes de l’article 2 de cette même loi : « La prescription est interrompue par : La prescription est interrompue par : Toute demande de paiement ou toute réclamation écrite adressée par un créancier à l'autorité administrative, dès lors que la demande ou la réclamation a trait au fait générateur, à l'existence, au montant ou au paiement de la créance, alors même que l'administration saisie n'est pas celle qui aura finalement la charge du règlement. (…). Un nouveau délai de quatre ans court à compter du premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle a eu lieu l'interruption. Toutefois, si l'interruption résulte d'un recours juridictionnel, le nouveau délai court à partir du premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle la décision est passée en force de chose jugée. ».

3. Il résulte de l’instruction que la société Victor Hugo Services n’a réclamé le paiement des factures en litige que par un courrier du 20 janvier 2021, notifié à l’université le 25 janvier 2021. Or, le délai de prescription de la créance correspondante, qui avait commencé à courir le 1er janvier 2017, était expiré depuis le 31 décembre 2020. Dès lors et dans la mesure où aucune cause interruptive de la prescription quadriennale n’est établie, c’est à bon droit que l’université fait valoir que cette créance est prescrite.

4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions pécuniaires de la société Victor Hugo Services doivent être rejetées. Par voie de conséquence, ses conclusions présentées au titre des frais liés au litige ne peuvent qu’être rejetées.


D E C I D E :

Article 1er : La requête de la société Victor Hugo Services est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société Victor Hugo Services et à l'université Paris Ouest Nanterre La Défense.


Délibéré après l'audience du 6 novembre 2025, à laquelle siégeaient :

M. Cantié, président,
Mme Jung, première conseillère,
M. Templier, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 décembre 2025.



Le rapporteur,
signé
P. TEMPLIER

Le président,
signé
C. CANTIE

La greffière,


signé


S. BOUSSUGE

La République mande et ordonne au ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce que requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions